"Pour la première fois, une équipe de scientifiques, dirigée par le Pr Mamoru Watanabe de la Tokyo Medical and Dental University, a réussi à reconstituer une zone du gros intestin endommagée par des ulcères, à partir de cellules souches intestinales adultes. Cette technique a fait l’objet d’une publication dans la revue Nature Medicine* du 13 mars 2012.
L’épithélium intestinal ayant une grande capacité à se régénérer au moyen de ces cellules souches unipotentes, il était difficile pour les scientifiques de pouvoir mettre ces cellules en culture, tellement leur renouvellement était rapide. Jusqu’à aujourd’hui, diverses tentatives ont abouti, pour la plupart d’entre elles, à une 'périclitation du tissu en cinq jours'.
Pour réussir cette régénération de l’intestin, l’équipe scientifique japonaise a prélevé 'une seule cellule souche intestinale'. Par la suite, trois protéines 'ont été ajoutées au milieu de culture liquide habituellement employé pour les cellules de l’intestin grêle'. Après huit jours, les cellules se sont rapidement développées au point d’obtenir 'un million de cellules unipotentes' et donc un tissu. Enfin, l’ensemble de ces cellules ont été transplantées dans les zones intestinales détériorées par des ulcères. Cette transplantation a permis d’obtenir au bout d’un mois, un renouvellement complet du tissu. Selon le Pr Watanabe, cette technique pourrait permettre le traitement de maladies inflammatoires telles que la maladie de Crohn."
* Nature Medicine, "Functional engraftment of colon epithelium expanded in vitro from a single adult Lgr5+ stem cell", Shiro Yui, Tetsuya Nakamura, Toshiro Sato, Yasuhiro Nemoto, Tomohiro Mizutani, Xiu Zheng, Shizuko Ichinose, Takashi Nagaishi, Ryuichi Okamoto, Kiichiro Tsuchiya, Hans Clevers & Mamoru Watanabe, 11/03/12
http://www.genethique.org/revues/revues/2012/Mars/27_03_12.html
Merci de ne PAS poster de messages concernant la vente d'un organe et comportant des coordonnées téléphoniques, e-mail, etc. La loi française interdit la vente d'organes.
Affichage des articles dont le libellé est CELLULES SOUCHES STEM CELLTHERAPIE CELLULAIRECELL THERAPY. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est CELLULES SOUCHES STEM CELLTHERAPIE CELLULAIRECELL THERAPY. Afficher tous les articles
Cellules souches adultes : essais cliniques pour traiter les maladies cardiaques
"Ces dernières semaines, la presse s’est penchée sur les avancées des thérapies cellulaires visant à traiter des maladies cardiaques comme l’infarctus du myocarde, l’insuffisance cardiaque ou l’angine de poitrine. A l’heure actuelle, la moitié des essais cliniques de thérapie cellulaire concernent les maladies cardiovasculaires.
Le 14 février dernier, des chercheurs de Los Angeles, dirigés par Eduardo Marban ont publié dans la revue The Lancet les premiers résultats de leurs travaux consistant à utiliser des cellules prélevées au niveau du cœur. Après culture in vitro de ces cellules, les chercheurs ont réinjectés les amas cellulaires obtenus, par voie coronaire, à 17 malades, 2 à 4 semaines après qu’ils ont subi un infarctus. Un an plus tard, ils ont pu observer l’innocuité du traitement et constater que la taille de la cicatrice cardiaque a été réduite de moitié par rapport à celle des malades du groupe témoin n’ayant pas reçu le traitement. Ils ont aussi observé une augmentation du tissu cardiaque sain. Pourtant, les chercheurs n’ont pas observé d’améliorations particulières des performances cardiaques. Ils estiment toutefois que ce travail montre la possibilité à l’avenir d’inverser les effets d’une crise cardiaque et de régénérer le tissu endommagé grâce à une greffe de cellules souches autologues.
Le site Les Echos.fr évoque également le lancement d’un essai clinique en France à partir de cellules souches adultes mésenchymateuses, présentes dans la moelle osseuse. Avec 7 CHU français, Jérôme Roncalli, cardiologue interventionnel au CHU de Toulouse, prépare un essai qui portera sur 90 patients atteints d’insuffisance cardiaque (essai Mesami) (Cf. Synthèse de presse du 07/12/10).Il explique que cet essai "va tester la capacité de ces cellules à régénérer des vaisseaux sanguins dans les zones mal irriguées du cœur et à stimuler le renouvellement des cellules musculaires cardiaques". De précédentes études avaient déjà montré comment ces cellules souches mésenchymateuses stimulent les capacités de réparation du muscle cardiaque.
Enfin, Le Quotidien du médecin rapporte les bénéfices d’une étude clinique lancée il y a 10 ans par le Pr Philippe Hénon, directeur de l’Institut de recherche en hématologie et transplantation de Mulhouse. 7 patients ayant subi un infarctus sévère avaient reçu une réinjection intra-cardiaque directe de leurs propres cellules souches sanguines adultes. 3 mois plus tard, les chercheurs constataient une régénération tissulaire et vasculaire du muscle cardiaque et chez 6 patients sur 7, la fraction d’éjection ventriculaire gauche s’est peu à peu améliorée de sorte qu’ils ont pu reprendre une vie socioprofessionnelle normale. L’avantage de ce traitement est que les cellules souches adultes greffées proviennent du patient lui-même, éliminant les problèmes de rejet, explique le Pr Hénon qui a créé en 2008 une société de biotechnologie médicale, CellProthera, pour développer cette thérapie cellulaire inédite. Afin de rendre ce traitement accessible à plus de patients, CellProthera travaille depuis 2009 à industrialiser ce procédé : le prototype d’un automate permet de produire en 9 jours un greffon cellulaire autologue à partir d’un simple prélèvement sanguin. En cours de finalisation, un prototype amélioré sera utilisé début 2013 pour un essai clinique incluant 150 patients.
Le Quotidien du médecin évoque aussi les recherches du Pr Philippe Ménasché, de l’hôpital européen Georges-Pompidou, qui attend l’autorisation de l’Afssaps pour démarrer un essai clinique à partir de cellules souches embryonnaires humaines, sur des patients insuffisants cardiaques. Selon Philippe Ménasché, les cellules souches embryonnaires peuvent stimuler la repousse du muscle cardiaque. Il ajoute qu’il faut toutefois "maîtriser la question du rejet, qui ne se posent pas avec les cellules souches adultes, puisqu’elles proviennent du patient". Sans compter les risques de développement cancéreux que peut induire l’utilisation des cellules embryonnaires. "
Le 14 février dernier, des chercheurs de Los Angeles, dirigés par Eduardo Marban ont publié dans la revue The Lancet les premiers résultats de leurs travaux consistant à utiliser des cellules prélevées au niveau du cœur. Après culture in vitro de ces cellules, les chercheurs ont réinjectés les amas cellulaires obtenus, par voie coronaire, à 17 malades, 2 à 4 semaines après qu’ils ont subi un infarctus. Un an plus tard, ils ont pu observer l’innocuité du traitement et constater que la taille de la cicatrice cardiaque a été réduite de moitié par rapport à celle des malades du groupe témoin n’ayant pas reçu le traitement. Ils ont aussi observé une augmentation du tissu cardiaque sain. Pourtant, les chercheurs n’ont pas observé d’améliorations particulières des performances cardiaques. Ils estiment toutefois que ce travail montre la possibilité à l’avenir d’inverser les effets d’une crise cardiaque et de régénérer le tissu endommagé grâce à une greffe de cellules souches autologues.
Le site Les Echos.fr évoque également le lancement d’un essai clinique en France à partir de cellules souches adultes mésenchymateuses, présentes dans la moelle osseuse. Avec 7 CHU français, Jérôme Roncalli, cardiologue interventionnel au CHU de Toulouse, prépare un essai qui portera sur 90 patients atteints d’insuffisance cardiaque (essai Mesami) (Cf. Synthèse de presse du 07/12/10).Il explique que cet essai "va tester la capacité de ces cellules à régénérer des vaisseaux sanguins dans les zones mal irriguées du cœur et à stimuler le renouvellement des cellules musculaires cardiaques". De précédentes études avaient déjà montré comment ces cellules souches mésenchymateuses stimulent les capacités de réparation du muscle cardiaque.
Enfin, Le Quotidien du médecin rapporte les bénéfices d’une étude clinique lancée il y a 10 ans par le Pr Philippe Hénon, directeur de l’Institut de recherche en hématologie et transplantation de Mulhouse. 7 patients ayant subi un infarctus sévère avaient reçu une réinjection intra-cardiaque directe de leurs propres cellules souches sanguines adultes. 3 mois plus tard, les chercheurs constataient une régénération tissulaire et vasculaire du muscle cardiaque et chez 6 patients sur 7, la fraction d’éjection ventriculaire gauche s’est peu à peu améliorée de sorte qu’ils ont pu reprendre une vie socioprofessionnelle normale. L’avantage de ce traitement est que les cellules souches adultes greffées proviennent du patient lui-même, éliminant les problèmes de rejet, explique le Pr Hénon qui a créé en 2008 une société de biotechnologie médicale, CellProthera, pour développer cette thérapie cellulaire inédite. Afin de rendre ce traitement accessible à plus de patients, CellProthera travaille depuis 2009 à industrialiser ce procédé : le prototype d’un automate permet de produire en 9 jours un greffon cellulaire autologue à partir d’un simple prélèvement sanguin. En cours de finalisation, un prototype amélioré sera utilisé début 2013 pour un essai clinique incluant 150 patients.
Le Quotidien du médecin évoque aussi les recherches du Pr Philippe Ménasché, de l’hôpital européen Georges-Pompidou, qui attend l’autorisation de l’Afssaps pour démarrer un essai clinique à partir de cellules souches embryonnaires humaines, sur des patients insuffisants cardiaques. Selon Philippe Ménasché, les cellules souches embryonnaires peuvent stimuler la repousse du muscle cardiaque. Il ajoute qu’il faut toutefois "maîtriser la question du rejet, qui ne se posent pas avec les cellules souches adultes, puisqu’elles proviennent du patient". Sans compter les risques de développement cancéreux que peut induire l’utilisation des cellules embryonnaires. "
Le Figaro (Sandrine Cabut) 15/02/12 – Santelog.com 16/02/12 – les Echos.fr (Catherine Ducruet) 16/02/12 – Radio-canada. ca 16/02/12 – Atlantico.fr 15/02/12 - Le Quotidien du médecin.fr (Dr Micheline Fourcade) 20/02/12
Fertilité : découverte de cellules souches ovariennes
"Des chercheurs américains ont démontré l'existence de cellules souches adultes ovariennes capables de produire des ovocytes, dans les ovaires de la femme adulte. Les résultats des recherches de l'équipe de Jonathan Tilly, publiés le 26 février 2012 dans la revue Nature Medicine, viennent remettre en cause l'idée selon laquelle les femmes naissent avec une réserve fixe d'ovocytes, qui s'amenuise avec l'âge, pour être définitivement épuisée à la ménopause.Cette découverte pourrait constituer un espoir pour combattre l'infertilité chez les femmes. Dans une société où l'âge de la 1ère grossesse ne cesse de reculer et où 10% des femmes sont à risque de vieillissement ovarien précoce, elle pourrait aussi ouvrir des perspectives pour retarder la survenue d'insuffisance ovarienne avec la ménopause. Toutefois, des travaux complémentaires devront être menés afin de démontrer la viabilité de ces ovocytes."
Santelog.com 27/02/12 - 20minutes.fr 26/02/12 Sante.lefigaro.fr (Tristant Vey) 27/02/12 - La Croix (Denis Sergent) 27/02/12 - AFP (Véronique Martinache) 26/02/12 - Futura Sciences (Janlou Chaput) 27/02/12 - Psychomedia.qc.ca 26/02/12 - Maxisciences.com 27/02/12 - Rtl.be 27/02/12 - Informationhospitaliere.com 27/02/12
Source :
http://www.genethique.org/revues/revues/2012/Fevrier/28_02_12.html#1
Santelog.com 27/02/12 - 20minutes.fr 26/02/12 Sante.lefigaro.fr (Tristant Vey) 27/02/12 - La Croix (Denis Sergent) 27/02/12 - AFP (Véronique Martinache) 26/02/12 - Futura Sciences (Janlou Chaput) 27/02/12 - Psychomedia.qc.ca 26/02/12 - Maxisciences.com 27/02/12 - Rtl.be 27/02/12 - Informationhospitaliere.com 27/02/12
Source :
http://www.genethique.org/revues/revues/2012/Fevrier/28_02_12.html#1
Collaboration Aimed at Automating Manufacturing of Regenerative Medicine Therapies
WINSTON-SALEM, N.C. – Dec., 9, 2011– "When it comes to manufacturing tissues and organs to cure disease and save lives, regenerative medicine is just like any other industry where automation, quality and efficiency are keys to success. That’s why Wake Forest Baptist Medical Center’s Institute for Regenerative Medicine is teaming up with North Carolina State University’s Edward P. Fitts Department of Industrial and Systems Engineering with the goal of applying the latest advances in industrial engineering to the new field of regenerative medicine."
"'The institute’s expertise is in the science behind engineering replacement tissues and organs,' said Anthony Atala, M.D., director of the Wake Forest Institute for Regenerative Medicine. 'Our colleagues at NC State are experts in manufacturing and automation. In this partnership, they’ll help us optimize the manufacturing process of replacement tissues, just as they’ve done for the defense, automotive, textile and consumer product industries.'As one of the first engineering programs in the world to work closely to with a regenerative medicine research group to systemically examine manufacturing and automation issues, the goal is to become a recognized leader in research and development of industrial and systems engineering solutions for the growing field of regenerative medical products. Regenerative medicine, which has been called the 'next evolution of medical treatments' by the U.S. Department of Health and Human Services, is the science of creating living, functional tissue to repair or completely replace damaged tissue or organs in patients.
Patients are already benefiting from such lab-engineered tissues as skin, cartilage, bladders, blood vessels, urine tubes and tracheas. The goal of the collaboration is not only to increase the number and quality of organs produced, but also open the door for the manufacturing of more difficult-to-produce organs such as kidneys and livers.
'One priority will be to reduce the cost of regenerative medicine by creating formal engineering models for manufacturing,' said Paul H. Cohen, Ph.D., Woolard Distinguished Professor and head of the Fitts Department of Industrial and Systems Engineering at NC State. 'We will define the production requirements for tissues and organs and then design production systems that can produce living tissue safely, efficiently and affordably.'
The institutions will work collaboratively to assess, document and understand the current state-of–the-art for regenerative medicine manufacturing. Under the agreement, three students from NC State are working at the Institute to focus on the manufacturing aspects of a cell treatment for incontinence, engineering cartilage on a human ear implant and a system to stretch and grow skin in the lab for burn victims.
Defining the production system requirements will include analyzing such areas as flow patterns, processes, materials and U.S. Food and Drug Administration regulations in order to propose new concepts for manufacturing."
Lead faculty on the project are James J. Yoo, M.D., Ph.D., professor and chief scientific officer at the Wake Forest Institute for Regenerative Medicine, and Richard A. Wysk, Ph.D., Dopaco Distinguished Professor at the Edward P. Fitts Department of Industrial and Systems Engineering.
Media relations contact: Karen Richardson: krchrdsn@wakehealth.edu
In vitro reconstitution of human kidney structures for renal cell therapy.
ephrol Dial Transplant. 2012 Jan 28. [Epub ahead of print]
Guimaraes-Souza NK, Yamaleyeva LM, Aboushwareb T, Atala A, Yoo JJ.
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/22287659
Guimaraes-Souza NK, Yamaleyeva LM, Aboushwareb T, Atala A, Yoo JJ.
Source
1Wake Forest Institute for Regenerative Medicine, Wake Forest University Health Sciences, Winston Salem, NC, USA.Abstract
BACKGROUND:
"Recent advances in cell therapies have provided potential opportunities for the treatment of chronic kidney diseases (CKDs). We investigated whether human kidney structures could be preformed in vitro for subsequent implantation in vivo to maximize tissue-forming efficiency."METHODS:
"Human renal cells were isolated from unused donor kidneys. Human renal cells were cultured and expanded. Migration was analyzed using growth factors. To form structures, cells were placed in a three-dimensional culture system. Cells were characterized by immunofluorescence, western blots and fluorescence-activated cell sorting using renal cell-specific markers for podocin, proximal and distal tubules and collecting ducts. An albumin uptake assay was used to analyze function. Three-dimensional cultures were implanted into athymic rat kidneys to evaluate survival."RESULTS:
"Human renal cells were effectively expanded in culture and retained their phenotype, migration ability and albumin uptake functions. Human renal cell in three-dimensional culture-formed tubules, which stained positively for proximal, distal tubule and collecting duct markers, and this was confirmed by western blot. Polarity of the tubular cells was determined by the presence of E-cadherin, N-cadherin and Na-K ATPase. Colocalization of labeled albumin and proximal tubule markers proved functionality and specificity of the newly formed tubules. An in vivo study showed that cells survived in the kidney for up to 6 weeks."CONCLUSIONS:
"These findings demonstrate that human renal cell grown in three-dimensional culture are able to generate kidney structures in vitro. This system may ultimately be developed into an efficient cell-based therapy for patients with CKD."http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/22287659
Précurseurs neuronaux obtenus à partir de cellules de peau
Le 30 janvier 2012, l’équipe de chercheurs de l’école de médecine de Stanford, dirigée par le Pr Marius Wernig, a publié, dans Proceedings of the National Academy of Sciences, de nouveaux travaux présentant leur méthode pour obtenir des précurseurs de neurones à partir de cellules de peau. En 2010, ces chercheurs avaient déjà réussi à obtenir de la même façon des neurones, sans avoir à reprogrammer les cellules de peau en cellules souches pluripotentes (Cf. Synthèses de presse du 28/01/10 et du 31/05/11).
Pour obtenir ces précurseurs neuronaux à partir de cellules de peau, l’équipe de Marius Wernig a injecté 3 protéines, "facteurs de transcription", qui ont induit la transformation des cellules. Après 3 semaines, 1 cellule sur 10 environ était devenue un précurseur neuronal. En évoluant, ces précurseurs neuronaux permettent d’obtenir les 3 sortes de cellules constituant le système nerveux et le cerveau : les neurones, les oligodendrocytes, les astrocytes. De plus, ils se cultivent facilement en laboratoire : un bénéfice pour leur éventuelle utilisation pour des transplantations ou pour la recherche de médicaments.
L’avantage de cette méthode est aussi d’avoir des cellules porteuses du patrimoine génétique du patient sur lequel on a prélevé les cellules de peau. Cela évacue le risque de rejet en cas de greffe.
Le Pr Wernig se dit enthousiaste sur les perspectives ouvertes par ces cellules : "Nous avons montré que les cellules pouvaient être injectées dans le cerveau d’une souris atteinte d’une maladie génétique affectant le cerveau, et produire une protéine importante pour la propagation du signal électrique par les neurones".
Afin de s’assurer de l’efficacité et l’innocuité de cette méthode sur l’homme, des études complémentaires sur les cellules humaines sont indispensables.
Pour obtenir ces précurseurs neuronaux à partir de cellules de peau, l’équipe de Marius Wernig a injecté 3 protéines, "facteurs de transcription", qui ont induit la transformation des cellules. Après 3 semaines, 1 cellule sur 10 environ était devenue un précurseur neuronal. En évoluant, ces précurseurs neuronaux permettent d’obtenir les 3 sortes de cellules constituant le système nerveux et le cerveau : les neurones, les oligodendrocytes, les astrocytes. De plus, ils se cultivent facilement en laboratoire : un bénéfice pour leur éventuelle utilisation pour des transplantations ou pour la recherche de médicaments.
L’avantage de cette méthode est aussi d’avoir des cellules porteuses du patrimoine génétique du patient sur lequel on a prélevé les cellules de peau. Cela évacue le risque de rejet en cas de greffe.
Le Pr Wernig se dit enthousiaste sur les perspectives ouvertes par ces cellules : "Nous avons montré que les cellules pouvaient être injectées dans le cerveau d’une souris atteinte d’une maladie génétique affectant le cerveau, et produire une protéine importante pour la propagation du signal électrique par les neurones".
Afin de s’assurer de l’efficacité et l’innocuité de cette méthode sur l’homme, des études complémentaires sur les cellules humaines sont indispensables.
Japon : les recherches sur les cellules souches avancent
Japon : un centre spécialisé dans les cellules souches iPS
Fin novembre 2011, le Pr Yamanaka, scientifique de l'université de Kyoto, à l'origine de la découverte des cellules souches iPS* (Cf. Synthèse de presse du 6/12/07), a annoncé la prochaine "ouverture d'un département spécialisé dans ce type de cellules" à l'hôpital de l'université, grâce auquel les scientifiques espèrent faciliter "les prélèvements de cellules sur les patients" et ainsi "accélérer le développement des traitements pour les maladies incurables".
Même si le Center for iPS Cell Research and Application effectue déjà aujourd'hui de nombreux travaux avec l'aide des scientifiques de l'hôpital de l'université, c'est la première fois qu'un centre est dédié aux cellules iPS au sein d'un établissement hospitalier.
Le nouveau département sera sous la direction du pédiatre Heike Toshio et divisé en deux sections : la première, "iPS Saibu Gairai", informera les patients et prélèvera des cellules de peau de patients atteints de certaines maladies comme le cancer ou de l'Alzheimer. La seconde sera dédiée au perfectionnement des procédés de sélections des cellules iPS et au développement des traitements. Enfin, une banque de cellules pluripotentes induites mettra à la disposition des chercheurs des lignées de cellules, notamment pour la recherche sur les mécanismes de cancerisation.
Le Pr Yamanaka explique que ce département, unique en son genre, constitue un pas supplémentaire vers l'application clinique des cellules iPS.
Même si le Center for iPS Cell Research and Application effectue déjà aujourd'hui de nombreux travaux avec l'aide des scientifiques de l'hôpital de l'université, c'est la première fois qu'un centre est dédié aux cellules iPS au sein d'un établissement hospitalier.
Le nouveau département sera sous la direction du pédiatre Heike Toshio et divisé en deux sections : la première, "iPS Saibu Gairai", informera les patients et prélèvera des cellules de peau de patients atteints de certaines maladies comme le cancer ou de l'Alzheimer. La seconde sera dédiée au perfectionnement des procédés de sélections des cellules iPS et au développement des traitements. Enfin, une banque de cellules pluripotentes induites mettra à la disposition des chercheurs des lignées de cellules, notamment pour la recherche sur les mécanismes de cancerisation.
Le Pr Yamanaka explique que ce département, unique en son genre, constitue un pas supplémentaire vers l'application clinique des cellules iPS.
*les cellules iPS ou cellules souches pluripotentes induites sont obtenues suite à la reprogrammation génétique de cellules somatiques adultes. Ces cellules iPS possèdent les mêmes propriétés que les cellules souches embryonnaires, comme la capacité à se différencier en n'importe quel organe.
Bulletins électroniques 25/11/11
http://www.genethique.org/revues/revues/2011/D%C3%A9cembre/02_12_11.html
Première transplantation d’une trachée artificielle
Des médecins suédois l’ont créée de toutes pièces avec des cellules souches du patient
"Bien sûr, on ne pourra jamais remplacer tous les organes. Mais la médecine régénérative progresse. Pour la première fois, en Suède, des médecins ont transplanté sur un patient une trachée artificielle construite à l’aide de ses propres cellules souches (lire). Cette prouesse tant chirurgicale que technologique ouvre la voie à la fabrication d’organes sur mesure. Elle s’affranchit aussi de la nécessité de trouver un donneur.
Le patient, un Erythréen de 36 ans, Andemariam Beyene, souffrait d’une tumeur de la taille d’une balle de golf dans la partie inférieure de la trachée. Son ablation seule aurait tué le patient, la section ôtée étant indispensable à sa survie. En outre, la grosseur de la tumeur commençait à entraver la capacité respiratoire de cet étudiant en géologie de l’Université d’Islande, à Reykjavik. Il y avait urgence, c’était en juin dernier, rapporte l’article qui paraît aujourd’hui dans la revue The Lancet.
Le professeur Paolo Macchiarini, spécialiste de chirurgie thoracique et un des pionniers de l’ingénierie tissulaire, propose alors l’inédit: construire une trachée à l’aide des cellules souches du patient sur un échafaudage artificiel (nanocomposite). Avec l’imagerie 3D, l’équipe de l’Institut Karolinska, à Stockholm, construit le modèle de la section à ôter et remplacer. Le modèle est utilisé pour fabriquer la matrice artificielle. Celle-ci est ensuite ensemencée à l’aide des cellules souches de la moelle épinière de Beyene et placée dans un bioréacteur. En deux semaines, les cellules peuplent l’échafaudage, construisant une voie aérienne fonctionnelle. La transplantation durera douze heures.
Cinq mois plus tard, le patient se porte bien. Utilisant les cellules du patient, la technique du professeur Macchiarini exclut toute forme de rejet et évite la prise de médicaments immunosuppresseurs. La création de matrice artificielle permet aussi de ne plus dépendre d’un donneur et de faire du sur-mesure, y compris pour les enfants. Paolo Macchiarini prépare du reste la même opération sur un enfant sud-coréen de 13 mois."
http://www.tdg.ch/premiere-transplantation-trachee-artificielle-2011-11-24
"Bien sûr, on ne pourra jamais remplacer tous les organes. Mais la médecine régénérative progresse. Pour la première fois, en Suède, des médecins ont transplanté sur un patient une trachée artificielle construite à l’aide de ses propres cellules souches (lire). Cette prouesse tant chirurgicale que technologique ouvre la voie à la fabrication d’organes sur mesure. Elle s’affranchit aussi de la nécessité de trouver un donneur.
Le patient, un Erythréen de 36 ans, Andemariam Beyene, souffrait d’une tumeur de la taille d’une balle de golf dans la partie inférieure de la trachée. Son ablation seule aurait tué le patient, la section ôtée étant indispensable à sa survie. En outre, la grosseur de la tumeur commençait à entraver la capacité respiratoire de cet étudiant en géologie de l’Université d’Islande, à Reykjavik. Il y avait urgence, c’était en juin dernier, rapporte l’article qui paraît aujourd’hui dans la revue The Lancet.
Le professeur Paolo Macchiarini, spécialiste de chirurgie thoracique et un des pionniers de l’ingénierie tissulaire, propose alors l’inédit: construire une trachée à l’aide des cellules souches du patient sur un échafaudage artificiel (nanocomposite). Avec l’imagerie 3D, l’équipe de l’Institut Karolinska, à Stockholm, construit le modèle de la section à ôter et remplacer. Le modèle est utilisé pour fabriquer la matrice artificielle. Celle-ci est ensuite ensemencée à l’aide des cellules souches de la moelle épinière de Beyene et placée dans un bioréacteur. En deux semaines, les cellules peuplent l’échafaudage, construisant une voie aérienne fonctionnelle. La transplantation durera douze heures.
Cinq mois plus tard, le patient se porte bien. Utilisant les cellules du patient, la technique du professeur Macchiarini exclut toute forme de rejet et évite la prise de médicaments immunosuppresseurs. La création de matrice artificielle permet aussi de ne plus dépendre d’un donneur et de faire du sur-mesure, y compris pour les enfants. Paolo Macchiarini prépare du reste la même opération sur un enfant sud-coréen de 13 mois."
http://www.tdg.ch/premiere-transplantation-trachee-artificielle-2011-11-24
Vatican : congrès international sur les cellules souches adultes
"Du 9 au 11 novembre 2011, le Vatican a réunit 350 experts scientifiques, civiles et religieux pour un Congrès international intitulé 'Cellules souches adultes : science et avenir de l'homme et de la culture'. Ce colloque, co-organisé avec la Fondation américaine Stem for Life a pour but d'informer le grand public sur les nouvelles thérapies prometteuses qui emploient les cellules 'souches' ou 'staminales' adultes, prélevées sur le corps du patient lui-même, évitant ainsi la manipulation de cellules embryonnaires, dont l'emploi implique la destruction des embryons humains dont elles sont issues.
Ces nouvelles thérapies ont déjà fait leur preuve dans des cas de scléroses en plaque ou de leucémies, et devraient bientôt permettre la reconstitution des tissus abimés ou même d'organes. Actuellement, 3 500 traitements sont en cours dans le monde.
Parmi d'autres cas exposés, la britannique Sharon Porter a témoigné de sa guérison d'une maladie immunitaire (sclérodermie systémique) par transplantation 'non myélo-ablative' de ses propres cellules souches en 2008. Ces recherches alternatives représentent, selon le Saint-Siège, 'une voie d'avenir de la médecine régénérative'.
Le 12 novembre 2011, à l'issue de ce congrès scientifique, bioéthique et culturel, Benoît XVI recevra l'ensemble des experts. Comme l'explique le cardinal Gianfranco Ravasi, président du dicastère organisateur, le Conseil Pontifical de la culture souhaite 'jeter un pont non seulement entre le monde catholique et laïc mais aussi entre le monde de la science et celui de la culture'. Le sujet a aujourd'hui une importance capitale, puisqu'il peut apporter des perspectives de traitement du cancer, du diabète ou des maladies du système immunitaire, tout en apportant une solution aux problèmes éthiques liées à la recherche sur l'embryon humain."
Le Quotidien du Médecin (Stéphanie Hasendhal) 08/11/11 - Vatican Information Service 08/11/11 - Le Point.fr 09/11/11 - AFP 08/11/11 & (Jean-Louis de La Vaissière) 09/11/11 - Zenit.org 04/11/11, 08/11/11 & 09/11/11
http://www.genethique.org/revues/revues/2011/Novembre/10_11_11.html#2
Ces nouvelles thérapies ont déjà fait leur preuve dans des cas de scléroses en plaque ou de leucémies, et devraient bientôt permettre la reconstitution des tissus abimés ou même d'organes. Actuellement, 3 500 traitements sont en cours dans le monde.
Parmi d'autres cas exposés, la britannique Sharon Porter a témoigné de sa guérison d'une maladie immunitaire (sclérodermie systémique) par transplantation 'non myélo-ablative' de ses propres cellules souches en 2008. Ces recherches alternatives représentent, selon le Saint-Siège, 'une voie d'avenir de la médecine régénérative'.
Le 12 novembre 2011, à l'issue de ce congrès scientifique, bioéthique et culturel, Benoît XVI recevra l'ensemble des experts. Comme l'explique le cardinal Gianfranco Ravasi, président du dicastère organisateur, le Conseil Pontifical de la culture souhaite 'jeter un pont non seulement entre le monde catholique et laïc mais aussi entre le monde de la science et celui de la culture'. Le sujet a aujourd'hui une importance capitale, puisqu'il peut apporter des perspectives de traitement du cancer, du diabète ou des maladies du système immunitaire, tout en apportant une solution aux problèmes éthiques liées à la recherche sur l'embryon humain."
Le Quotidien du Médecin (Stéphanie Hasendhal) 08/11/11 - Vatican Information Service 08/11/11 - Le Point.fr 09/11/11 - AFP 08/11/11 & (Jean-Louis de La Vaissière) 09/11/11 - Zenit.org 04/11/11, 08/11/11 & 09/11/11
http://www.genethique.org/revues/revues/2011/Novembre/10_11_11.html#2
Essais de thérapie génique chez l'homme, pour une maladie rare de la rétine
Essai de thérapie génique chez l'homme
Début novembre 2011 à Nantes, un essai de thérapie génique chez l'homme incluant neuf patients a été commencée à Nantes dans l'amaurose congénitale de Leber, maladie rare de la rétine. Après des premiers résultats publiés en 2006 dans la revue Gene Therapy, annonçant le succès du traitement sur l'animal, l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé(AFSSAPS) a autorisé un essai de phase I-II sur l'homme.
Le Professeur Michel Weber qui dirige la recherche explique que "L'essai, dit de phase I-II, a pour objectif principal de vérifier la tolérance de deux doses de traitement chez les malades différemment atteints" et ainsi de "déterminer la dose la mieux tolérée".
Si les chercheurs français étaient des précurseurs dans les essais sur l'animal, ceux sur l'homme ont déjà été entrepris dans d'autres pays, comme au Royaume-Uni.
Le Professeur Michel Weber qui dirige la recherche explique que "L'essai, dit de phase I-II, a pour objectif principal de vérifier la tolérance de deux doses de traitement chez les malades différemment atteints" et ainsi de "déterminer la dose la mieux tolérée".
Si les chercheurs français étaient des précurseurs dans les essais sur l'animal, ceux sur l'homme ont déjà été entrepris dans d'autres pays, comme au Royaume-Uni.
Le Quotidien du Médecin.fr 03/11/11 (Dr Emmanuel Viel) - Le Quotidien du Médecin 09/11/11
Vatican To Host Stem Cell Research Conference
"A few years ago, Father Tomasz Trafny was brainstorming with other Vatican officials about what technologies would shape society, and how the Vatican could have an impact. And it hit them: Adult stem cells, which hold the promise of curing the most difficult diseases, are the technology to watch.
'They have not only strong potentiality,' says Trafny, 'but also they can change our vision of human being[s], and we want to be part of the discussion.'
In a rare move, the Vatican decided to collaborate with a private company, NeoStem, to do education and eventually research. The Catholic Church is investing $1 million to form a joint foundation, and next week, scientists from around the world will meet at the Vatican to discuss the future of stem cell therapies.
Trafny, who is chairman of the science and faith department at the Pontifical Council for Culture, says they believe there's a superior alternative to embryonic stem cell research.
'We don't see reason why we have to sacrifice human lives, while we have technologies that do the same without harming anyone and without raising any moral difficulties,' he says.
'What people don't realize is for 30 years, we've been using adult stem cells,' says Robin Smith, the chief executive officer of NeoStem. 'That's called a bone marrow transplant. Diseases like leukemia, lymphoma, multiple myeloma, anemia — this is all part of the standard of care.'
Smith says that unlike embryonic stem cells — which are still in the early stages of research and are just beginning to be tested to treat diseases — adult stem cells are already working. And she says that while embryonic stem cells were thought to be more versatile — they could become any kind of cell for any organ — recently scientists have been able to make cells that mimic the versatility of embryonic stem cells without destroying an embryo.
'Of course adult stem cell research is really important and very promising for the future of medicine,' Sean Morrison says.
But not if the Vatican is using its support to undermine research using embryos, which is what he suspects it is doing. Morrison, a leading stem cell researcher at the University of Texas Southwestern Medical Center, says that at this point, scientists don't know which kinds of stem cells are going to lead to breakthroughs and treatments.
'But until we do the research, we won't know,' he says. 'And patients in this country won't take any comfort from the idea that people are trying to close off avenues of research that could potentially help them.'
Morrison is worried that the Catholic Church will run a misleading campaign against embryonic research. He saw that happen in Michigan, when voters were deciding whether to allow such research. He says the Michigan Catholic Conference used 'fear-mongering' tactics in a series of television ads. One raised the specter of 'cloning human embryos and killing them for their stem cells' — something that was never considered. Another Catholic-funded commercial compared stem cell research to the Tuskegee experiments. A third suggested researchers would mix human DNA with cow eggs.
'They dressed up actors in cow suits to pretend like we were going to clone cow people,' Morrison says. 'And of course this was science fiction, and of course it has no truth to it whatsoever. But it illustrates the extent to which they were interested in confusing and frightening the public.'
Despite this campaign, the proposal passed.
If there were inaccuracies in the commercials, they must be corrected, says Father Tadeusz Pacholczyk, a neuroscientist and education director of the National Catholic Bioethics Center. He says that the spin runs both ways: Scientists often bury the moral arguments when they tout the promise of embryonic stem cell research.
'When we choose to take advantage of the weak for the benefit of the strong, that's the worst kind of science that we can choose to pursue,' Pacholczyk says.
He says, sure, if we spend enough money, embryonic stem cells will probably lead to treatments of disease.
'But the question is not, 'Can we make it work?' " he says. 'The question is, 'Should we?' Isn't this something that is so unethical that all men of goodwill should be saying, 'We need to be putting on the brakes here?''
And that's likely to be the underlying message when scientists meet at the Vatican next week."
http://www.npr.org/2011/11/01/141800862/vatican-to-host-stem-cell-research-conference
'They have not only strong potentiality,' says Trafny, 'but also they can change our vision of human being[s], and we want to be part of the discussion.'
In a rare move, the Vatican decided to collaborate with a private company, NeoStem, to do education and eventually research. The Catholic Church is investing $1 million to form a joint foundation, and next week, scientists from around the world will meet at the Vatican to discuss the future of stem cell therapies.
Trafny, who is chairman of the science and faith department at the Pontifical Council for Culture, says they believe there's a superior alternative to embryonic stem cell research.
'We don't see reason why we have to sacrifice human lives, while we have technologies that do the same without harming anyone and without raising any moral difficulties,' he says.
'What people don't realize is for 30 years, we've been using adult stem cells,' says Robin Smith, the chief executive officer of NeoStem. 'That's called a bone marrow transplant. Diseases like leukemia, lymphoma, multiple myeloma, anemia — this is all part of the standard of care.'
Smith says that unlike embryonic stem cells — which are still in the early stages of research and are just beginning to be tested to treat diseases — adult stem cells are already working. And she says that while embryonic stem cells were thought to be more versatile — they could become any kind of cell for any organ — recently scientists have been able to make cells that mimic the versatility of embryonic stem cells without destroying an embryo.
'Of course adult stem cell research is really important and very promising for the future of medicine,' Sean Morrison says.
But not if the Vatican is using its support to undermine research using embryos, which is what he suspects it is doing. Morrison, a leading stem cell researcher at the University of Texas Southwestern Medical Center, says that at this point, scientists don't know which kinds of stem cells are going to lead to breakthroughs and treatments.
'But until we do the research, we won't know,' he says. 'And patients in this country won't take any comfort from the idea that people are trying to close off avenues of research that could potentially help them.'
Morrison is worried that the Catholic Church will run a misleading campaign against embryonic research. He saw that happen in Michigan, when voters were deciding whether to allow such research. He says the Michigan Catholic Conference used 'fear-mongering' tactics in a series of television ads. One raised the specter of 'cloning human embryos and killing them for their stem cells' — something that was never considered. Another Catholic-funded commercial compared stem cell research to the Tuskegee experiments. A third suggested researchers would mix human DNA with cow eggs.
'They dressed up actors in cow suits to pretend like we were going to clone cow people,' Morrison says. 'And of course this was science fiction, and of course it has no truth to it whatsoever. But it illustrates the extent to which they were interested in confusing and frightening the public.'
Despite this campaign, the proposal passed.
If there were inaccuracies in the commercials, they must be corrected, says Father Tadeusz Pacholczyk, a neuroscientist and education director of the National Catholic Bioethics Center. He says that the spin runs both ways: Scientists often bury the moral arguments when they tout the promise of embryonic stem cell research.
'When we choose to take advantage of the weak for the benefit of the strong, that's the worst kind of science that we can choose to pursue,' Pacholczyk says.
He says, sure, if we spend enough money, embryonic stem cells will probably lead to treatments of disease.
'But the question is not, 'Can we make it work?' " he says. 'The question is, 'Should we?' Isn't this something that is so unethical that all men of goodwill should be saying, 'We need to be putting on the brakes here?''
And that's likely to be the underlying message when scientists meet at the Vatican next week."
http://www.npr.org/2011/11/01/141800862/vatican-to-host-stem-cell-research-conference
"L'homme réparé, c'est bien. L'homme augmenté, c'est mal."
Les cellules souches régénérées à partir de très vieilles cellules souches, de la science-fiction ? Non : un exploit réalisé par des scientifiques français, voilà qui est passé aux infos TV (La 2, JT de 20h par P. Pujadas), 1er novembre 2011. Le généticien Axel Kahn a donné une explication. Il n'était d'ailleurs pas trop mauvais sur ce coup (d'habitude il nous cite Platon et Descartes à tour de bras, histoire de montrer qu'il s'est rencardé en sciences humaines, bien que scientifique) ... Il a dit que c'était là un grand espoir ... Mais que quand on est très âgé, y a du boulot : beaucoup de "pièces" à changer : pas juste comme pour un couteau : la lame et le manche ... Et c'est là que cela devient difficile : changer tout dans le contexte d'une dégénérescence multi-organes, ce n'est pas encore pour demain ... Pour certaines choses du corps humain, réparer c'est plus difficile : les cellules nerveuses, notamment (plus difficile que pour certains organes) ... Mais rappelez-vous le credo des chirs mandarins transplanteurs 1.0 : "réparer c'est bien; augmenter c'est mal" ... Il y a donc tout un travail à faire pour accompagner le changement des mentalités ... Pour l'heure, les mandarins transplanteurs 1.0 pensent que tous ces changements ne les concernent pas ... A mon avis, ils sont légèrement à côté de la plaque ... Avec les cellules souches et les biotechs (bioengineering et biotechnologies), réparer l'homme, ce sera l'augmenter ... Qu'en pensez-vous ?
Cellules souches : cure de jouvence pour centenaires
"Offrir une seconde jeunesse à des cellules centenaires, en effaçant complètement les stigmates de l'âge. C'est l'exploit réussi par des chercheurs français qui publient leurs travaux dans la revue Genes & Development, datée du mardi 1er novembre.
En parvenant à reprogrammer, en laboratoire, des cellules au stade ultime du vieillissement, Jean-Marc Lemaître (Institut de génomique fonctionnelle, Inserm-CNRS-université de Montpellier) et son équipe démontrent que le phénomène de sénescence n'est pas irréversible.
Coeur, foie, pancréas, neurones... L'espoir de régénérer des tissus ou des organes à partir de cellules cultivées en laboratoire avance à grands pas ces dernières années.
Dans le monde, quelques essais cliniques sont en cours avec des cellules souches embryonnaires, qui ont la propriété de pouvoir se différencier en n'importe quelle cellule de l'organisme.
Mais cette approche suscite toujours des objections éthiques dans une partie de la communauté scientifique, du fait de l'utilisation d'embryons. En France, où les lois de bioéthique ont été révisées cet été, les recherches faisant appel à des cellules souches embryonnaires restent interdites, sauf dérogation.
En 2006-2007, l'équipe japonaise de Shinya Yamakanaka a ouvert une nouvelle voie en mettant au point des cellules souches non embryonnaires, les Induced Pluripotent Stem Cells (IPSC), dotées des mêmes potentialités que des cellules souches embryonnaires.
Longévité accrue !
Les Japonais sont partis de cellules adultes qu'ils ont reprogrammées grâce à un cocktail de quatre gènes, transportés par des virus qui vont s'intégrer au noyau (lentivirus). Depuis, de multiples recherches sont menées sur ces cellules IPSC qui permettent de s'affranchir des dilemmes éthiques. Il a été montré qu'elles sont effectivement capables d'être retransformées en toutes sortes de cellules. Mais, jusqu'ici, toutes les tentatives pour appliquer cette technique à des cellules très âgées étaient restées vaines.
Au fur et à mesure qu'une cellule se divise et vieillit, ses caractéristiques changent. Ainsi, les extrémités de ses chromosomes (télomères) se raccourcissent.
'Quand la cellule, qui fait un check-up régulier de ses fonctions, s'aperçoit qu'il y a péril, elle cesse de se diviser', explique Jean-Marc Lemaître. Ce stade de sénescence, dernière étape du vieillissement avant la mort cellulaire, semblait être un point de non-retour.
Persuadé au contraire de sa réversibilité, le biologiste décide de le prouver en travaillant sur des cellules de peau humaine (fibroblastes) amenées jusqu'à la sénescence. Dans un premier temps, les chercheurs conservent le cocktail mis au point par les Japonais, en y ajoutant divers agents pour l'améliorer.
'Rien n'y a fait, raconte le biologiste. On attendait trois semaines et on voyait toujours les cellules souffrir sous nos yeux.' Finalement, ils décident d'ajouter deux autres gènes impliqués dans la régulation de la pluripotence. C'est le déclic. 'Au bout de quinze jours, les cellules ont recommencé à proliférer, puis on a observé un changement de morphologie. C'était fabuleux !', se souvient Jean-Marc Lemaître.
Avec deux gènes supplémentaires, l'équipe avait donc dépassé la barrière de l'âge pour obtenir des cellules IPSC complètement fonctionnelles. Pour vérifier leurs caractéristiques, l'équipe de Montpellier les a ensuite retransformées en cellules adultes, qui ont été comparées aux cellules d'origine. Les cellules rajeunies ressemblaient comme deux gouttes d'eau à leurs grandes soeurs, mais sans aucune trace de vieillissement et avec des capacités de reproduction et de longévité accrues !
La recette a été appliquée, toujours avec succès, à des cellules de plus en plus âgées, jusqu'à 101 ans. Chez des cellules d'individus plus jeunes, elle s'est révélée plus efficace que le cocktail à quatre gènes. Forte de ces résultats, l'équipe Inserm commence des expériences sur des modèles de tissu et en particulier de peau.
Ces recherches offrent de nouvelles clés pour la compréhension des phénomènes de sénescence. Quant aux applications thérapeutiques, elles pourraient concerner, selon Jean-Marc Lemaître, toutes les maladies liées au vieillissement : pathologies neuro-dégénératives comme les maladies d'Alzheimer et de Parkinson, mais aussi l'arthrose, les atteintes cardio-vasculaires liées à l'âge...
Des perspectives passionnantes, mais encore lointaines. Pour l'instant, aucune cellule issue d'IPSC n'a jamais été réinjectée chez l'homme, et certains travaux montrent un taux élevé d'anomalies par rapport aux cellules dont elles sont issues.
Les chercheurs sont d'autant plus prudents que les facteurs de croissance utilisés pour les obtenir sont, pour certains, impliqués dans des cancers. En tout état de cause, insiste M. Lemaître, des recherches sur les cellules embryonnaires restent indispensables.
Par Sandrine Cabut
http://www.lemonde.fr/planete/article/2011/11/01/cellules-souches-cure-de-jouvence-pour-centenaires_1596781_3244.html#xtor=AL-32280515
Cellules souches : cure de jouvence pour centenaires
"Offrir une seconde jeunesse à des cellules centenaires, en effaçant complètement les stigmates de l'âge. C'est l'exploit réussi par des chercheurs français qui publient leurs travaux dans la revue Genes & Development, datée du mardi 1er novembre.
En parvenant à reprogrammer, en laboratoire, des cellules au stade ultime du vieillissement, Jean-Marc Lemaître (Institut de génomique fonctionnelle, Inserm-CNRS-université de Montpellier) et son équipe démontrent que le phénomène de sénescence n'est pas irréversible.
Coeur, foie, pancréas, neurones... L'espoir de régénérer des tissus ou des organes à partir de cellules cultivées en laboratoire avance à grands pas ces dernières années.
Dans le monde, quelques essais cliniques sont en cours avec des cellules souches embryonnaires, qui ont la propriété de pouvoir se différencier en n'importe quelle cellule de l'organisme.
Mais cette approche suscite toujours des objections éthiques dans une partie de la communauté scientifique, du fait de l'utilisation d'embryons. En France, où les lois de bioéthique ont été révisées cet été, les recherches faisant appel à des cellules souches embryonnaires restent interdites, sauf dérogation.
En 2006-2007, l'équipe japonaise de Shinya Yamakanaka a ouvert une nouvelle voie en mettant au point des cellules souches non embryonnaires, les Induced Pluripotent Stem Cells (IPSC), dotées des mêmes potentialités que des cellules souches embryonnaires.
Longévité accrue !
Les Japonais sont partis de cellules adultes qu'ils ont reprogrammées grâce à un cocktail de quatre gènes, transportés par des virus qui vont s'intégrer au noyau (lentivirus). Depuis, de multiples recherches sont menées sur ces cellules IPSC qui permettent de s'affranchir des dilemmes éthiques. Il a été montré qu'elles sont effectivement capables d'être retransformées en toutes sortes de cellules. Mais, jusqu'ici, toutes les tentatives pour appliquer cette technique à des cellules très âgées étaient restées vaines.
Au fur et à mesure qu'une cellule se divise et vieillit, ses caractéristiques changent. Ainsi, les extrémités de ses chromosomes (télomères) se raccourcissent.
'Quand la cellule, qui fait un check-up régulier de ses fonctions, s'aperçoit qu'il y a péril, elle cesse de se diviser', explique Jean-Marc Lemaître. Ce stade de sénescence, dernière étape du vieillissement avant la mort cellulaire, semblait être un point de non-retour.
Persuadé au contraire de sa réversibilité, le biologiste décide de le prouver en travaillant sur des cellules de peau humaine (fibroblastes) amenées jusqu'à la sénescence. Dans un premier temps, les chercheurs conservent le cocktail mis au point par les Japonais, en y ajoutant divers agents pour l'améliorer.
'Rien n'y a fait, raconte le biologiste. On attendait trois semaines et on voyait toujours les cellules souffrir sous nos yeux.' Finalement, ils décident d'ajouter deux autres gènes impliqués dans la régulation de la pluripotence. C'est le déclic. 'Au bout de quinze jours, les cellules ont recommencé à proliférer, puis on a observé un changement de morphologie. C'était fabuleux !', se souvient Jean-Marc Lemaître.
Avec deux gènes supplémentaires, l'équipe avait donc dépassé la barrière de l'âge pour obtenir des cellules IPSC complètement fonctionnelles. Pour vérifier leurs caractéristiques, l'équipe de Montpellier les a ensuite retransformées en cellules adultes, qui ont été comparées aux cellules d'origine. Les cellules rajeunies ressemblaient comme deux gouttes d'eau à leurs grandes soeurs, mais sans aucune trace de vieillissement et avec des capacités de reproduction et de longévité accrues !
La recette a été appliquée, toujours avec succès, à des cellules de plus en plus âgées, jusqu'à 101 ans. Chez des cellules d'individus plus jeunes, elle s'est révélée plus efficace que le cocktail à quatre gènes. Forte de ces résultats, l'équipe Inserm commence des expériences sur des modèles de tissu et en particulier de peau.
Ces recherches offrent de nouvelles clés pour la compréhension des phénomènes de sénescence. Quant aux applications thérapeutiques, elles pourraient concerner, selon Jean-Marc Lemaître, toutes les maladies liées au vieillissement : pathologies neuro-dégénératives comme les maladies d'Alzheimer et de Parkinson, mais aussi l'arthrose, les atteintes cardio-vasculaires liées à l'âge...
Des perspectives passionnantes, mais encore lointaines. Pour l'instant, aucune cellule issue d'IPSC n'a jamais été réinjectée chez l'homme, et certains travaux montrent un taux élevé d'anomalies par rapport aux cellules dont elles sont issues.
Les chercheurs sont d'autant plus prudents que les facteurs de croissance utilisés pour les obtenir sont, pour certains, impliqués dans des cancers. En tout état de cause, insiste M. Lemaître, des recherches sur les cellules embryonnaires restent indispensables.
Par Sandrine Cabut
http://www.lemonde.fr/planete/article/2011/11/01/cellules-souches-cure-de-jouvence-pour-centenaires_1596781_3244.html#xtor=AL-32280515
Relancer la production d'insuline grâce aux cellules souches ?
"Des chercheurs japonais du National Institute of Advanced Industrial Science and Technology (AIST Institute) ont mené une expérience chez le rat montrant la capacité des cellules souches neurales de devenir une source alternative naturelle d'insuline. Leurs travaux sont parus dans la revue EMBO Molecular Medicine d'octobre 2011.
Conduits par le Dr Tomoko Kuwabara, les chercheurs ont prélevé des cellules souches neurales situées dans le bulbe olfactif de la cavité nasale et dans l'hippocampe de rats atteints d'un diabète de type 2. Après avoir cultivé ces cellules in vitro, ils ont transplanté à chaque rat ses propres cellules, au niveau du pancréas. L'autotransplantation a pour avantage d'éviter tout rejet immunitaire.
Sept mois après l'opération, la glycémie des rats traités (diabète de type 2) était devenue quasi normale et la régulation de la concentration en glucose sanguin des rats ayant un diabète de type 1 s'était également améliorée. De plus, après ablation des cellules transplantées, les glycémies des rats avaient retrouvé des niveaux élevés.
Le Pr Kuwabara estime que cette découverte démontre le potentiel important des cellules souches neurales pour un traitement du diabète sans rejet de l'organisme et sans recours à la manipulation génétique."
Bulletins Electroniques Japon (Eric Perrot) 14/10/11 - Science Daily.com 06/10/11
http://www.genethique.org/revues/revues/2011/Octobre/21_10_11.html#1
Conduits par le Dr Tomoko Kuwabara, les chercheurs ont prélevé des cellules souches neurales situées dans le bulbe olfactif de la cavité nasale et dans l'hippocampe de rats atteints d'un diabète de type 2. Après avoir cultivé ces cellules in vitro, ils ont transplanté à chaque rat ses propres cellules, au niveau du pancréas. L'autotransplantation a pour avantage d'éviter tout rejet immunitaire.
Sept mois après l'opération, la glycémie des rats traités (diabète de type 2) était devenue quasi normale et la régulation de la concentration en glucose sanguin des rats ayant un diabète de type 1 s'était également améliorée. De plus, après ablation des cellules transplantées, les glycémies des rats avaient retrouvé des niveaux élevés.
Le Pr Kuwabara estime que cette découverte démontre le potentiel important des cellules souches neurales pour un traitement du diabète sans rejet de l'organisme et sans recours à la manipulation génétique."
Bulletins Electroniques Japon (Eric Perrot) 14/10/11 - Science Daily.com 06/10/11
http://www.genethique.org/revues/revues/2011/Octobre/21_10_11.html#1
En stimulant les cellules souches : chez la souris, un greffon hépatique toléré sans immunosuppresseurs
"SI LE SUCCÈS rencontré chez l’animal par une équipe américaine se confirme un jour chez l’homme, une révolution se fera en matière de greffe d’organe." Zhaoli Sun et coll. (Université Johns Hopkins, Baltimore)
Le Quotidien du Médecin, 18/10/2011
Le Quotidien du Médecin, 18/10/2011
Efficacité des cellules iPS dans une thérapie génique
"La revue Nature a publié les résultats de travaux* montrant que des cellules iPS (cellules souches pluripotentes induites) modifiées génétiquement, sont de bonnes candidates pour une thérapie génique chez un modèle murin d'insuffisance hépatique.
C'est la première fois qu'est démontrée la possibilité d'utiliser des cellules dérivées de cellules iPS humaines dans le cadre d'une thérapie génique. Cette découverte a été faite par l'équipe du Sanger Institute et de l'université de Cambridge qui a travaillé en collaboration avec des chercheurs de l'Institut Pasteur et de l'Inserm. Les chercheurs sont parvenus à corriger une mutation dans les cellules iPS humaines issues de patients atteints d'un déficit en alpha-1 anti-trypsine, maladie métabolique héréditaire du foie la plus fréquente. Résultant d'une mutation du gène AIAT, cette maladie aboutit à une cirrhose dont le seul traitement demeure la greffe de foie.
Après avoir prélevé des cellules de la peau des patients, les chercheurs de Cambridge (équipe de Ludovic Vallier et David Lomas) et du Sanger Institute (dirigés par Allan Bradley) les ont amenées à se dédifférencier en cellules iPS. Ils ont ensuite réussi, par génie génétique, à corriger dans ces cellules iPS la mutation en cause. Redevenues saines, ces cellules iPS ont alors été conduites à se différencier en cellules du foie (cellules hépatiques).
L'équipe de l'Institut Pasteur/Inserm, menée par Hélène Strick-Marchand, a alors testé ces nouvelles cellules hépatiques humaines sur des souris atteintes d'insuffisance hépatique. Les résultats de cette expérience se sont avérés concluants : fonctionnelles, ces cellules étaient capables de s'intégrer dans le tissu existant et de contribuer à la régénération du foie des souris traitées."
* Nature, "Targeted gene correction of α1-antitrypsin deficiency in induced pluripotent stem cells", Kosuke Yusa, S. Tamir Rashid, Helene Strick-Marchand, Ignacio Varela, Pei-Qi Liu, David E. Paschon, Elena Miranda, Adriana Ordóñez, Nicholas R. F. Hannan, Foad J. Rouhani, Sylvie Darche, Graeme Alexander, Stefan J. Marciniak, Noemi Fusaki, Mamoru Hasegawa, Michael C. Holmes, James P. Di Santo, David A. Lomas, Allan Bradley & Ludovic Vallier, 12/10/11
Le Quotidien du médecin.fr (Dr. Emmanuel de Viel) 13/10/11
http://www.genethique.org/revues/revues/2011/Octobre/14_10_11.html#2
C'est la première fois qu'est démontrée la possibilité d'utiliser des cellules dérivées de cellules iPS humaines dans le cadre d'une thérapie génique. Cette découverte a été faite par l'équipe du Sanger Institute et de l'université de Cambridge qui a travaillé en collaboration avec des chercheurs de l'Institut Pasteur et de l'Inserm. Les chercheurs sont parvenus à corriger une mutation dans les cellules iPS humaines issues de patients atteints d'un déficit en alpha-1 anti-trypsine, maladie métabolique héréditaire du foie la plus fréquente. Résultant d'une mutation du gène AIAT, cette maladie aboutit à une cirrhose dont le seul traitement demeure la greffe de foie.
Après avoir prélevé des cellules de la peau des patients, les chercheurs de Cambridge (équipe de Ludovic Vallier et David Lomas) et du Sanger Institute (dirigés par Allan Bradley) les ont amenées à se dédifférencier en cellules iPS. Ils ont ensuite réussi, par génie génétique, à corriger dans ces cellules iPS la mutation en cause. Redevenues saines, ces cellules iPS ont alors été conduites à se différencier en cellules du foie (cellules hépatiques).
L'équipe de l'Institut Pasteur/Inserm, menée par Hélène Strick-Marchand, a alors testé ces nouvelles cellules hépatiques humaines sur des souris atteintes d'insuffisance hépatique. Les résultats de cette expérience se sont avérés concluants : fonctionnelles, ces cellules étaient capables de s'intégrer dans le tissu existant et de contribuer à la régénération du foie des souris traitées."
* Nature, "Targeted gene correction of α1-antitrypsin deficiency in induced pluripotent stem cells", Kosuke Yusa, S. Tamir Rashid, Helene Strick-Marchand, Ignacio Varela, Pei-Qi Liu, David E. Paschon, Elena Miranda, Adriana Ordóñez, Nicholas R. F. Hannan, Foad J. Rouhani, Sylvie Darche, Graeme Alexander, Stefan J. Marciniak, Noemi Fusaki, Mamoru Hasegawa, Michael C. Holmes, James P. Di Santo, David A. Lomas, Allan Bradley & Ludovic Vallier, 12/10/11
Le Quotidien du médecin.fr (Dr. Emmanuel de Viel) 13/10/11
http://www.genethique.org/revues/revues/2011/Octobre/14_10_11.html#2
"Print your own organs"
(Audio version) If you need a new heart or lung, you’re in trouble. People are apparently reluctant to give up their inner workings to save others. But could you simply print a new heart? Andy Ridgway finds out. "It's 10am at the Hospital Clinic of Barcelona and one of the surgeons is doing his rounds. He’s stopped at the bed of a patient who for months has been fighting for breath whenever she walks anywhere. Things have got so bad recently that she can barely make it from her bedroom to the living room. A chest scan reveals that she’s got a serious condition called pulmonary hypertension. The blood vessels in her lungs have thickened, so the oxygen she breathes in struggles to get into her bloodstream.
But this is 2019, and a new technique has just come into mainstream use that could help her out. Just an hour after diagnosis, she’s in an operating theatre having stem cells injected into the airways of her lungs. The procedure is completed in minutes. Over the coming days, things start to look much better for the patient. She’s now walking the length of the ward without getting breathless and her doctors say she’ll make a full recovery.
This is the dream of Professor Paolo Macchiarini, who works at the hospital. He came to prominence last year when he performed the first organ transplant using a patient’s own stem cells. That patient was Claudia Castillo, whose windpipe was damaged by TB. Her stem cells were used to grow a new piece of windpipe to replace the damaged section, without risk of rejection.
Macchiarini has high hopes for stem cells – cells with the power to turn into many of the specialist cells in the body, such as muscle and nerves. In fact, he’s already tried injecting them into mice lungs to treat hypertension – and it worked. But his ideas don’t end there. The body is actually littered with stem cells and Macchiarini says that if you could find something to trigger them into action – a magic bullet – they could repair the organs, eliminating the need for a transplant in many cases. Crucially, Macchiarini says he thinks he knows what that magic bullet is.
And Macchiarini isn’t alone in his hope of finding new ways to restore organs. Professor Anthony Atala, one of the world’s leading tissue regeneration experts, is looking at the solution from an entirely different perspective. He thinks the humble ink jet printer could hold the answer.
Right now, in 2009, the outlook wouldn’t be too rosy for our hypothetical patient. Drugs would suppress her symptoms to an extent. But not much. And instead of a simple injection, she’d be on the organ transplant list, waiting for a new pair of lungs. The chances are, she’d probably be waiting a long time. In fact, she may die there. In the UK there are many successful transplants each year – there’s no doubting that. But about 400 people on UK waiting lists simply run out of time.
Dr David White, a British-born scientist who now works in Canada, has pretty strong views on the situation. 'Transplantation is a complete failure,' he says. 'And the reason it’s a failure is that there aren’t enough organs to transplant.'
Baboon heart
One obvious solution to this lack of organs for transplant is to use body parts from animals. It may sound unsavoury, but the idea of xenotransplantation has already been tried on more than one occasion.
Back in 1984, a five-pound infant known only as Baby Fae had a baboon’s heart placed in her chest at the University Medical Center in California. She died 20 days after the transplant when her body launched a massive immune response.
Despite early setbacks like this, there’s still interest in organs taken from animals. A World Health Organisation meeting in China last November resulted in the so-called Changsha Communique – a document that will eventually guide the practice of xenotransplantation globally. And in the US, pig hearts have already been transplanted into baboons, paving the way for trials in humans. Much of the research is focused on genetically altering the pigs so their organs don’t provoke the kind of immune response Baby Fae experienced.
Rather than transplanting a complete animal organ, White’s area of interest is in transplanting parts of organs. He is looking at taking insulin-producing cells from pigs and transfering them into diabetics. The cells, called Islets of Langerhans are taken from the pig’s pancreas and places inside the patient’s abdomen, to help regulate their blood sugar level.
White, who works at the Robarts Research Institute in Canada, has a few clever tricks up his sleeve to make sure the patient’s immune system doesn’t go into overdrive and launch an attack on the pig cells. The islets are mixed with another type of cell called Sertoli cells that are found in pig testes. These act as guardians for the insulin producers, preventing an attack by the patient’s immune system. White is hoping to get permission from the US authorities to start clinical trials of the procedure in the next 12 months.
But won’t people feel squeamish about having cells from pigs inside them? 'I’ve been asked this question many times,' says White. 'I think someone who is not diabetic may well raise the yuk factor. But we have been using pig insulin to treat diabetes since 1923 and no-one is squeamish about that.'
Think before you print
But instead of taking organs from animals, why don’t we just make our own from scratch? That’s where Professor Atala’s ink jet printers come in. He uses a printer that works with living cells rather than ink.
The printer head has been modified so it moves vertically producing a 3D structure, one layer at a time.
'We can print a complete solid organ, such as a heart, but in miniature,' says Atala, director of Wake Forest Institute for Regenerative Medicine in North Carolina. 'The idea of 3D printing has been around for a long time in things like CAD [computer aided design]. All we’re doing is applying the technology that’s already out there to biological systems.'
Once they have been printed using mouse or donated human cells, these miniature hearts spookily start beating. The biggest challenge is keeping all the cells supplied with nutrients. And it’s this problem that’s causing most of the head scratching at Wake Forest.
Atala’s extensive tissue-growing know-how will be tapped into during a military project that has some mind-blowing aims. Last year the US Department of Defense announced the creation of the Armed Forces Institute of Regenerative Medicine (AFIRM). Aimed at helping troops who’ve been injured in battle, it will look at how to regrow skin, muscles and tendons – even ears, fingers, arms and legs (see ‘Grow your own,’ above).
One of Atala’s colleagues, Dr James Yoo, will carry out research for AFIRM. 'One approach we are looking at is utilising the body’s ability to regenerate,' says Yoo. 'There are stem cells in almost every organ and we are trying to find a way to activate them to regenerate tissue. It could be used for both internal and external organs [fingers and toes, for instance]. The key is to find the right cues.' [cue = trigger factor]
That’s where Macchiarini’s magic bullet comes in. But what is this mystical substance that could kick-start the body’s stem cells into action so they repair damaged organs? Well, anyone with an interest in professional cycling will have heard the name – erythropoietin, or EPO. For cyclists it has the handy (but outlawed) effect of boosting the number of oxygen-carrying red blood cells in the blood. Atala believes the hormone could also be a signal to stem cells to take action.
If he’s right, then an EPO injection – along with, perhaps, an implant of a few extra stem cells for good measure – could be enough to repair a faulty heart, lung or liver. The EPO would know where to act by spotting inflammation.
No miracle cures
Professor Andrew George at Imperial College London researches techniques to reduce a patient’s immune response to transplants – both conventional ones and those involving xenotransplantation. He says it’s important to manage people’s expectations of the alternatives to conventional transplants – whether they are stem cells, printed organs or tissues from animals. 'When I started work on monoclonal antibodies in the mid-’80s, they were going to cure everything – heart disease, acne, cancer, flatulence – everything,' he says. 'Anyone with a white coat and a syringe could get a grant to work on them. When I came back from the States in 1992, you could not get money to work on them. Now they have important applications, such as herceptin. But they are only used in certain areas.'
George thinks that stem cells could follow the same pattern. At the moment, they’re the cure-all miracle of tomorrow. In five years’ time maybe they’ll be the latest medical white elephant. And only five years after that will we have a realistic appraisal of what they can do.
'We went through a period when xenotransplantation would do everything and we’d have organs coming out of our ears,' he says. 'Then there was a period when we said it would do nothing. Now we’re at the stage of saying, ‘Where can we apply it?’ It’s about managing hype, which is something we’re not very good at.'"
Andy Ridgway is news and features editor of Focus
Première autotransfusion de globules rouges créés à partir de cellules souches
"Pour la première fois chez l’Homme, des chercheurs ont réussi à injecter à un donneur humain des globules rouges cultivés (GRc) créés à partir de ses propres cellules souches hématopoïétiques (CSH). Une avancée dans la recherche de substituts sanguins à mettre à l'actif de l'équipe du Pr Luc Douay (Unité mixte de recherche 938 Inserm – Université Pierre et Marie Curie, l'hôpital Saint-Antoine AP-HP), en collaboration avec l’unité d’Ingénierie et de Thérapie Cellulaire de l'Établissement français du sang (EFS).
En utilisant les cellules souches qui fabriquent tous les types de cellules sanguines d’un donneur humain, les chercheurs ont réussi à produire en laboratoire des milliards de globules rouges.
Ces globules rouges ont été cultivés, avec l’aide de facteurs de croissance spécifiques qui régulent la prolifération et la maturation des CSH en globules rouges. Les chercheurs ont ensuite réinjecté au donneur volontaire les globules rouges cultivés à partir de ses propres cellules souches et évalué leur survie chez l’Homme : au bout de cinq jours, le taux de survie des globules rouges cultivés dans la circulation sanguine du donneur était compris entre 94 et 100% et, au bout de 26 jours, entre 41 et 63%.
Ce taux est comparable à la demi-vie moyenne de 28 jours des globules rouges normaux.
Ces résultats démontrent que la durée de vie et le taux de survie des cellules cultivées sont similaires à ceux des globules rouges 'classiques', ce qui étaye leur validité en tant que source possible de transfusion.
'Bien que les recherches déjà menées aient montré qu’il est possible de transformer les CSH en globules rouges matures, cette étude est la première à démontrer que ces cellules peuvent survivre dans le corps humain, une percée majeure pour la médecine transfusionnelle. Nous avons cruellement besoin de nouvelles sources de produits sanguins pouvant être transfusés, en particulier pour faire face à la pénurie de donneurs de sang et pour réduire le risque d’infection lié aux nouveaux virus émergeants, associé à la transfusion classique.' souligne Luc Douay, principal auteur de l’étude, directeur de l’équipe de recherche 'Prolifération et différenciation des cellules souches' (Inserm – UPMC) à l’Hôpital Saint Antoine (AP-HP).
'Bien que la production à grande échelle de ces cellules nécessite des progrès technologiques supplémentaires dans le domaine de l’ingénierie cellulaire, nous sommes convaincus que les GRc pourraient constituer une réserve illimitée de cellules sanguines et une alternative aux produits de transfusion classiques', conclut-il."
D'après un communiqué de presse Inserm/UPMC/AP-HP
http://www.reseau-chu.org/les-articles/article/article/1ere-autotransfusion-de-globules-rouges-crees-a-partir-de-cellules-souches/
Ces globules rouges ont été cultivés, avec l’aide de facteurs de croissance spécifiques qui régulent la prolifération et la maturation des CSH en globules rouges. Les chercheurs ont ensuite réinjecté au donneur volontaire les globules rouges cultivés à partir de ses propres cellules souches et évalué leur survie chez l’Homme : au bout de cinq jours, le taux de survie des globules rouges cultivés dans la circulation sanguine du donneur était compris entre 94 et 100% et, au bout de 26 jours, entre 41 et 63%.
Ce taux est comparable à la demi-vie moyenne de 28 jours des globules rouges normaux.
Ces résultats démontrent que la durée de vie et le taux de survie des cellules cultivées sont similaires à ceux des globules rouges 'classiques', ce qui étaye leur validité en tant que source possible de transfusion.
'Bien que les recherches déjà menées aient montré qu’il est possible de transformer les CSH en globules rouges matures, cette étude est la première à démontrer que ces cellules peuvent survivre dans le corps humain, une percée majeure pour la médecine transfusionnelle. Nous avons cruellement besoin de nouvelles sources de produits sanguins pouvant être transfusés, en particulier pour faire face à la pénurie de donneurs de sang et pour réduire le risque d’infection lié aux nouveaux virus émergeants, associé à la transfusion classique.' souligne Luc Douay, principal auteur de l’étude, directeur de l’équipe de recherche 'Prolifération et différenciation des cellules souches' (Inserm – UPMC) à l’Hôpital Saint Antoine (AP-HP).
'Bien que la production à grande échelle de ces cellules nécessite des progrès technologiques supplémentaires dans le domaine de l’ingénierie cellulaire, nous sommes convaincus que les GRc pourraient constituer une réserve illimitée de cellules sanguines et une alternative aux produits de transfusion classiques', conclut-il."
D'après un communiqué de presse Inserm/UPMC/AP-HP
http://www.reseau-chu.org/les-articles/article/article/1ere-autotransfusion-de-globules-rouges-crees-a-partir-de-cellules-souches/
Révision de la loi de bioéthique : mobilisations
"Les initiatives se multiplient pour mobiliser les députés, avant la deuxième lecture du projet de loi sur la bioéthique, contres les 'graves transgressions' introduites dans le texte par le Sénat et entérinées par la Commission de bioéthique de l’Assemblée nationale les 10 et 11 mai 2011. Parmi ces transgressions, les mesures concernant le diagnostic prénatal de la trisomie 21 et l’autorisation de la recherche sur l’embryon humain suscitent de vives inquiétudes.
Dans une tribune publiée dans Valeurs actuelles, 58 députés (UMP, Nouveau Centre et villiéristes) appellent ainsi le gouvernement et leurs collègues députés à rétablir le principe d’interdiction de l’expérimentation sur l’embryon humain. 'Si le principe de dignité de la personne humaine n’est plus au cœur de notre projet de loi, alors il ne mérite plus son nom et il ne fera que couvrir une dérive vers une éthique de circonstance', dénonce le député Dominique Souchet. Les signataires de l’appel expliquent qu’outre les motifs idéologiques, 'les intérêts financiers qui sont en jeu derrière cet acharnement' à autoriser la recherche sur l’embryon 'ne doivent pas être occultés'. Le Leem (lobby des grandes entreprises du médicament) indiquait en novembre 2010 que 'les industriels du médicament s’engagent aux cotés des chercheurs pour une révision de la législation sur la recherche sur les cellules embryonnaires'. Il n’a 'cessé de chercher à influencer discrètement gouvernement et législateur en faveur d’une suppression du principe d’interdiction', constate Dominique Souchet.
Car l’embryon humain est un 'matériau' intéressant pour les firmes pharmaceutiques : gratuit, ses cellules peuvent être directement utilisées comme modèle humain, ce qui permet d’éviter l’achat coûteux de cellules animales et de réduire le coût et la durée nécessaires à la modélisation de nouvelles molécules. Une telle logique est pourtant inacceptable, au moment même où la directive du 22 septembre 2010 de l’Union européenne fixe pour objectif aux Etats membres le remplacement total des procédures d’expérimentation sur les animaux, y compris dans 'leurs formes embryonnaires et fœtales'. 'Peut-on raisonnablement et moralement accepter que l’embryon animal bénéficie à terme d’une protection supérieure à l’embryon humain ?' interrogent les députés. Pour eux, l’autorisation de la recherche sur l’embryon ne peut manquer d’ouvrir 'un champ potentiel très large de conflits d’intérêts majeurs devant lesquels le législateur ne peut se voiler la face'.
C’est la raison pour laquelle trois députés UMP, Jean-Marc Nesme, Xavier Breton et Sylvie Bassot, ont par ailleurs demandé la création d’une commission d’enquête parlementaire sur les conflits d’intérêts potentiels en matière de biotechnologie, notamment en ce qui concerne la recherche sur l’embryon humain et la médecine prénatale.
Dans ce dernier domaine en effet, le projet de loi sur la bioéthique, à l’article 9, systématise la proposition du dépistage de la trisomie 21, ce contre le code civil qui dispose que 'toute pratique eugénique tendant à l’organisation de la sélection des personnes est interdite', précise la Fondation Jérôme Lejeune. Celle-ci a donc lancé une pétition en ligne (...) pour dénoncer la 'contradiction criante' existant entre le code civil et 'les pratiques eugéniques en cours'.
L’article 9 du projet de loi est également contraire au code de déontologie médicale qui prévoit que les médecins disposent d’une 'liberté de prescriptions qui seront celles qu’ils estiment les plus appropriées en la circonstance'. 'Nous sommes très déçus, réagit Delphine Ollive, gynécologue obstétricienne, membre du Comité pour sauver la médecine prénatale (CSMP). Nous espérions que l’Assemblée reviendrait sur le côté systématique de ce dépistage. Pourquoi en effet contraindre les médecins à le proposer à des femmes qui, bien souvent, n’en mesurent pas les conséquences ?' Le CSMP et la Fondation Jérôme Lejeune appellent donc les parlementaires à rétablir la liberté de prescription des médecins en matière de DPN, ainsi que le prévoyait l’amendement du rapporteur de la commission sur la bioéthique Jean Leonetti, adopté en première lecture à l’Assemblée nationale."
Famille Chrétienne (Emmanuel Pellat) 21/05/11 – Valeurs Actuelles 19/05/11 – Romandie News 18/05/11 – Direct matin 18/05/11
http://www.genethique.org/revues/revues/2011/Mai/19_05_11.html#1
Dans une tribune publiée dans Valeurs actuelles, 58 députés (UMP, Nouveau Centre et villiéristes) appellent ainsi le gouvernement et leurs collègues députés à rétablir le principe d’interdiction de l’expérimentation sur l’embryon humain. 'Si le principe de dignité de la personne humaine n’est plus au cœur de notre projet de loi, alors il ne mérite plus son nom et il ne fera que couvrir une dérive vers une éthique de circonstance', dénonce le député Dominique Souchet. Les signataires de l’appel expliquent qu’outre les motifs idéologiques, 'les intérêts financiers qui sont en jeu derrière cet acharnement' à autoriser la recherche sur l’embryon 'ne doivent pas être occultés'. Le Leem (lobby des grandes entreprises du médicament) indiquait en novembre 2010 que 'les industriels du médicament s’engagent aux cotés des chercheurs pour une révision de la législation sur la recherche sur les cellules embryonnaires'. Il n’a 'cessé de chercher à influencer discrètement gouvernement et législateur en faveur d’une suppression du principe d’interdiction', constate Dominique Souchet.
Car l’embryon humain est un 'matériau' intéressant pour les firmes pharmaceutiques : gratuit, ses cellules peuvent être directement utilisées comme modèle humain, ce qui permet d’éviter l’achat coûteux de cellules animales et de réduire le coût et la durée nécessaires à la modélisation de nouvelles molécules. Une telle logique est pourtant inacceptable, au moment même où la directive du 22 septembre 2010 de l’Union européenne fixe pour objectif aux Etats membres le remplacement total des procédures d’expérimentation sur les animaux, y compris dans 'leurs formes embryonnaires et fœtales'. 'Peut-on raisonnablement et moralement accepter que l’embryon animal bénéficie à terme d’une protection supérieure à l’embryon humain ?' interrogent les députés. Pour eux, l’autorisation de la recherche sur l’embryon ne peut manquer d’ouvrir 'un champ potentiel très large de conflits d’intérêts majeurs devant lesquels le législateur ne peut se voiler la face'.
C’est la raison pour laquelle trois députés UMP, Jean-Marc Nesme, Xavier Breton et Sylvie Bassot, ont par ailleurs demandé la création d’une commission d’enquête parlementaire sur les conflits d’intérêts potentiels en matière de biotechnologie, notamment en ce qui concerne la recherche sur l’embryon humain et la médecine prénatale.
Dans ce dernier domaine en effet, le projet de loi sur la bioéthique, à l’article 9, systématise la proposition du dépistage de la trisomie 21, ce contre le code civil qui dispose que 'toute pratique eugénique tendant à l’organisation de la sélection des personnes est interdite', précise la Fondation Jérôme Lejeune. Celle-ci a donc lancé une pétition en ligne (...) pour dénoncer la 'contradiction criante' existant entre le code civil et 'les pratiques eugéniques en cours'.
L’article 9 du projet de loi est également contraire au code de déontologie médicale qui prévoit que les médecins disposent d’une 'liberté de prescriptions qui seront celles qu’ils estiment les plus appropriées en la circonstance'. 'Nous sommes très déçus, réagit Delphine Ollive, gynécologue obstétricienne, membre du Comité pour sauver la médecine prénatale (CSMP). Nous espérions que l’Assemblée reviendrait sur le côté systématique de ce dépistage. Pourquoi en effet contraindre les médecins à le proposer à des femmes qui, bien souvent, n’en mesurent pas les conséquences ?' Le CSMP et la Fondation Jérôme Lejeune appellent donc les parlementaires à rétablir la liberté de prescription des médecins en matière de DPN, ainsi que le prévoyait l’amendement du rapporteur de la commission sur la bioéthique Jean Leonetti, adopté en première lecture à l’Assemblée nationale."
Famille Chrétienne (Emmanuel Pellat) 21/05/11 – Valeurs Actuelles 19/05/11 – Romandie News 18/05/11 – Direct matin 18/05/11
http://www.genethique.org/revues/revues/2011/Mai/19_05_11.html#1
Inscription à :
Articles (Atom)


