Merci de ne PAS poster de messages concernant la vente d'un organe et comportant des coordonnées téléphoniques, e-mail, etc. La loi française interdit la vente d'organes.

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La loi française (et européenne) interdit la vente d'organes ; pas la crise ou le chômage

by Jared Yee | Jun 09, 2012 |
 tags: organ market, organ trafficking, organ transplants

The financial crisis in Europe has sparked an increase in the trade of human body parts, as families and individuals scramble to put food on the table. Experts say that the black market for human organs -- traditionally based in India, China, Brazil and the Philippines -- is spreading to crisis-hit Western countries like Greece, Italy, Spain and poor Balkan nations like Serbia. Vulnerable and impoverished people are trying to sell their kidneys, bone marrow, lungs or corneas, spurred on by the internet, amoral organ traffickers and a global shortfall of organs for transplantation.
A 46-year-old businessman from Piraeus, Greece, said recently that the only way to rescue his family from ending up on the street was to sell one of his kidneys for €100,000, or US$123,000. He told Greek media that he even hired a private investigator to track down a buyer.
The trade has expanded to the US where, according to experts, there have been many recent cases of poor undocumented immigrants selling their kidneys via websites such as Craigslist to get by.
“Thanks to the global financial crisis organ trafficking is a growth industry,” said Jonathan Ratel, a European Union prosecutor. “Organized criminal groups are preying upon the vulnerable on both sides of the supply chain, people suffering from chronic poverty, and desperate and wealthy patients who will do anything to survive,” he said.
While accurate statistics are hard to find, 15,000 to 20,000 kidneys are sold illegally each year, according to Organ Watch, a human rights group in Berkeley, California, that tracks the illegal trade in organs. The UN estimates that 5% to 10% of kidney transplants performed annually result from organ trafficking. Mr Ratel, the prosecutor, said organ tourists mainly come from the US, Britain, France, Israel, Italy and Germany. Often, donors never see a penny, he added. ~ New York Times, Jun 1

http://www.bioedge.org/index.php/bioethics/bioethics_article/10107

Dénonciation d'un trafic d'organes au Bengladesh

"Un anthropologue d'une Université de l'Etat du Michigan, Monir Moniruzzaman, a enquêté sur le trafic d'organes auquel se livre des personnes démunies au Bengladesh. Cette étude, publiée dans la revue trimestrielle Medical Anthropology, décrit les atrocités que vivent ces vendeurs d'organes.

Pour réaliser son enquête, l'anthropologue s'est penché sur 33 donneurs de reins. Il aboutit a un premier constat : les donneurs ne reçoivent jamais l'argent 'qui leur a été promis' et sont confrontés à de 'graves problèmes de santé qui les empêchent de travailler', comme la 'honte' ou la 'dépression'.
Au bout de dix ans d'étude, Monir Moniruzzaman constate également que le trafic d'organes est un 'marché mondial en pleine expansion' et qu'il concerne diverses parties du corps telles que les reins, des parties du foie et même les cornées. Selon l'anthropologue, les receveurs sont des habitants du Bengladesh vivant à l'étranger, comme aux Etats-Unis, en Europe ou encore au Moyen-Orient. En outre, il précise que les trafiquants 'falsifient les documents en mentionnant que receveur et vendeur sont liés et indiquent que l'acte est un don familial'. Monir Moniruzzaman considère que médecins, fonctionnaires hospitaliers et laboratoires pharmaceutiques ignorent cette situation qui leur est profitable.

Pour Monir Moniruzzaman, ce trafic d'organes est une 'grave forme d'exploitation des populations les plus pauvres, dont les organes deviennent des marchandises pour prolonger la vie des minorités riches'. Pour lutter contre le trafic d'organes, il effectue certaines recommandations comme 'davantage de vigilance de la part des gouvernements', ou encore de la part des médecins lorsque ceux-ci vérifient la relation qui existe entre donneur et receveur."

Bioedge (Michael Cook) 23/03/12 - ScienceDaily 12/03/12
http://www.genethique.org/revues/revues/2012/Mars/29_03_12.html

"Le marché des organes humains"

Le marché des organes humains
Le marché des organes humains
Genre : Société
Durée : 55 minutes
Année de sortie : 2011
Réalisateur : Rama Rau
Résumé : "Au Canada, le pays qui manque le plus de donneurs, un patient meurt tous les trois jours faute de rein compatible. De l'autre côté du globe, cette pénurie est à l'origine d'un marché florissant : un bidonville du Sud de l'Inde, spécialisé dans le trafic d'organes et baptisé 'Kidney Village' - le 'village des reins' -, en est la cruelle illustration. Sur les 85 000 dollars que déboursent les patients occidentaux pour l'achat d'un organe, les donneurs n'en reçoivent qu'entre 1000 et 2000. Le reste, ce sont les médecins, les trafiquants et les agences qui l'empochent. Dans cette enquête sur les rouages de ces organisations, patients, donneurs et trafiquants évoquent leurs motivations. Y a-t-il un lien entre l'expansion de ce marché illégal et la dégradation du système de santé en Amérique du Nord ?"

LE MARCHÉ DU REIN

29.08.11 23h15 France 3 "Le marché du rein"

"Aujourd'hui, de plus en plus de patients refusent de mourir sur liste d'attente. Ils décident alors de se procurer par leurs propres moyens, l'organe qui les sauvera ..."

"Devenu au fil des décennies l'organe le plus recherché en France et dans le monde. Si en 2008, 3 500 personnes ont été transplantées, 14 000 se trouvaient toujours sur liste d'attente et 225 étaient mortes fautes de greffes. Pourquoi de tels chiffres ? Pourquoi meurt-on encore au XXIe siècle faute de greffe ? Pour répondre à ces questions, ce documentaire plonge dans le monde secret de la transplantation du rein et de son marché en Inde, aux USA et en France. Aujourd'hui, de plus en plus de patients refusent de mourir sur liste d'attente. Ils décident alors de se procurer par leurs propres moyens, l'organe qui les sauvera."

Reportage de Dominique Mesmin, à voir ! Il a été enquêter sur place, et ce récemment, notamment en Chine, en compagnie d'un chirurgien transplanteur français. Le Ministère de la santé n'a pas trop aimé (en France personne n'est impliqué dans le trafic d'organes, dixit les institutionnels des greffes, alors faut pas en parler) et Dominique a eu du mal à diffuser son reportage ... C'est ENFIN fait !

Démantèlement d'un trafic d'organes de l'Algérie vers le Maroc

http://www.reflexiondz.net/DEMANTELEMENT-D-UN-RESEAU-DE-TRAFIC-D-ORGANES-HUMAIN-A-TLEMCEN-Trafic-d-organes-humains-de-l-Algerie-vers-le-Maroc_a12929.html

"La gendarmerie nationale algérienne vient de démanteler un réseau de trafic d’organes humains dans la ville de Tlemcen, dirigé par un professeur universitaire demeurant à Hannaya, une cité située à 11 km au nord du chef lieu de Wilaya et qui est une ville frontalière avec le Maroc. Le démantèlement est intervenu, suite à la découverte du cadavre mutilé d'un malade mental de 23 ans, sur lequel des organes ont été prélevés, c’est ce qu’a rapporté ce jeudi le quotidien algérien 'Ennahar', après une enquête minutieuse les éléments de la gendarmerie ont pu procéder à l’arrestation du coupable alors qu'il s'apprêtait à entrer au Maroc. Interrogé, le mis en cause finira par avouer qu'il travaillait pour un réseau de trafic d'organes spécialisé dans les déficients mentaux, dirigé par un professeur universitaire. Ce dernier a été arrêté à son tour sur la base des investigations de la gendarmerie, alors que deux autres complices sont toujours en cavale, ajoute le quotidien sans donner de détail sur comment était organisé ce trafic ni sur la destination finale des organes ainsi prélevés. La recherche médicale a démontré qu’une greffe de rein, de cœur, de foie ou de tout autre organe augmente les chances de survie des patients. L’obtention d’organes à partir de donneurs décédés, mais surtout de donneurs vivants, est très limitée et strictement réglementé surtout pour ce qui est de l’Algérie. Il est clair que des réseaux mafieux souvent en connexion avec le trafic de drogue et la traite d’êtres humains comme partout dans le monde sont liés d’une manière ou d’une autre, car les trafics d’organes d’êtres humains sont devenus courants et les réseaux de trafic d’organes d’être humains a pris de l’ampleur tout comme la drogue, en raison de la pénurie chronique d’organes. Un grand trafic a été érigé, par des hommes sans scrupules, et des humains sont vendus comme pièces détachées pour répondre à la demande de riches malades en attente de transplantations d’organes. Un trafic lucratif mais personne ne sait comment il est organisé, du fait que c’est un genre de trafic qui relève des experts en criminologie."

C. Djamel
Samedi 13 Août 2011
http://www.reflexiondz.net/DEMANTELEMENT-D-UN-RESEAU-DE-TRAFIC-D-ORGANES-HUMAIN-A-TLEMCEN-Trafic-d-organes-humains-de-l-Algerie-vers-le-Maroc_a12929.html

Chine : Pékin fait commerce des organes de ses condamnés à mort

"D'après le quotidien Maariv daily, la Chine est devenue la destination numéro 1 des ressortissants israéliens en quête désespérée d'une transplantation. Les autorités chinoises font commerce des organes des condamnés à mort et pratiquent des prix défiants toute concurrence, explique le journal israélien.

Une transplantation coûterait en Chine 30% moins cher qu'en Colombie, Bulgarie, Russie et Afrique du Sud, ou ce macabre commerce semble également fleurir. 'En outre, le service est excellent car l'Etat contrôle toute la filière : les organes viennent de condamnés à mort qui appartiennent à l'Etat et les transplantations se font sous contrôle national.' analyse Amos Canaf, président de l'association israélienne des transplantés rénaux. Les autorités chinoises récupèrent les organes des condamnés à mort et les vendent officiellement aux plus offrants."

Source :
http://site.abolition.fr/fr/actualites/chine-p%C3%A9kin-fait-commerce-des-organes-de-ses-condamn%C3%A9s-%C3%A0-mort

Japon : découverte d'un trafic d'organes

"La police japonaise a arrêté 5 personnes impliquées dans un trafic d'organes, organisé par un groupe mafieux (yakuza). Toshinobu Horiuchi, un médecin de 55 ans souffrant d'insuffisance rénale, a rencontré la femme d'un yakuza qui lui a promis de lui trouver un donneur de rein pour 10 millions de yens (125 000 dollars). Toshinobu Horiuchi a alors été présenté à un ancien gangster de 48 ans supposé être le donneur. Au Japon, les donneurs d'organes devant être membres de la famille du receveur, même de façon éloignée, les papiers du donneur ont été falsifiés. Toutefois, les yakuzas ayant réclamé 10 millions de yens supplémentaires, l'accord a échoué. Toshinobu Horiuchi a finalement adopté un jeune homme de 20 ans qui lui a donné son rein. La police enquête pour savoir s'il a payé ce dernier pour cela, mais le jeune homme a disparu.

Cette affaire montre que les strictes directives régissant le don d'organes au Japon sont contournées. D'après le journal Mainichi Shimbun, la mafia organisant ce marché noir recrutent, via des usuriers, des personnes lourdement endettées pour donner leurs organes. Pour effectuer le don suivant les conditions de la loi, adoptions et mariages frauduleux sont des tactiques courantes."

Bioedge (Michael Cook) 24/06/11
http://www.genethique.org/revues/revues/2011/Juin/27_06_11.html#4

Transplant Tourism—An Update Regarding the Realities

Author:  Francis L. Delmonico
Posted: 05/16/2011; Nat Rev Nephrol. 2011;7(5):248-250. © 2011 Nature Publishing Group
http://www.medscape.com/viewarticle/742184?src=mp&spon=17

Abstract
"A recent article exposes the ongoing industry of transplant tourism in China, where foreign patients can receive vendor organs recovered from executed prisoners. Concerning data reveal the long-term complications of kidney transplant tourism, particularly the increased risk of malignancy. These findings relay an important message to transplant communities and physicians worldwide."

Introduction
"A paper published recently in Kidney International draws attention to the practice of transplant tourism from Taiwan to mainland China, where transplant tourists receive vendor organs that have been recovered from executed prisoners.[1] The authors evaluated medical records of 215 Taiwanese patients who underwent commercial transplantation in China, comparing their outcomes with those of a cohort of domestic transplant recipients who received legitimate renal transplants from deceased donors in Taiwan over the same time period. The graft and patient survival rates were better for the domestic group than for the tourist group 10 years after transplantation, but the differences between the groups were not statistically significant. However, the authors focus on transplant tourism as an independent risk factor for post-transplantation malignancy—attributed to the tourist recipients generally being older, to induction immunosuppressive treatment as a factor contributing to malignancy, and to the absence of, or inadequacy of, pretransplantation cancer screening of the donor.

This study is one of several that have been published regarding the hazards of transplant tourism.[2,3,3–5] The data reveal either poor medical care of the tourist or an increased rate of complications, but the data are also alarming regarding the health of the vendor donor. The Sindh Institute of Urology and Transplantation in Karachi, Pakistan, followed vendor kidney donors from the time of nephrectomy and found that many had compromised renal function and a high risk of developing chronic renal failure in the long term.[6] These donors who receive no proper medical care and follow-up may some day be in need of a kidney transplant themselves. Unethical practices are now well known to be part of the commercialism of transplant tourism. A widely referenced program from Iran has reported its misgivings to conclude that the impaired quality of life of the vendor—both before and after nephrectomy—necessitates careful assessment before making a commercial program of unrelated transplantation the centerpiece of policy.[7]

The Declaration of Istanbul Custodian Group has developed a brochure for individuals contemplating transplantation in a foreign destination. This patient brochure is readily available at the Declaration of Istanbul website[8] and the hazards of transplant tourism are made clear.

Recently, the dangers of medical and transplant tourism have intensified following the identification of esoteric bacteria carrying the New Delhi metallo-β-lactamase-1 (NDM-1) multiple antibiotic resistance gene, originally found in India and Pakistan (frequent destinations of transplant tourists), but now observed in patients in the UK and other countries around the world.[9]

Meanwhile, the transplant procedure that is performed in China using organs from executed prisoners is not a procedure of transparency with regulatory oversight. Many transplant professionals have visited China in recent years, yet none has witnessed this unethical process spanning the execution and transplantation. The facilities in China that are performing such transplantations wish to conceal the numbers and outcomes of their experience. No mandate is available to assess quality improvement when the transplantation is obviously carried out for commercial purposes, victimizing both the vulnerable donor being executed and the recipient who is receiving inadequate care.

The report from Taiwan exemplifies the anticipated consequences of transplant tourism for the transplant centers and for the transplant recipients. For the transplant centers, the expansion of this type of unregulated tourism necessitates increased resources to be unpredictably available for care of the transplant tourist after transplantation. For the individual 'tourist', the report reveals the inadequate perioperative transplant care and the different post-transplantation medical care compared to patients who undergo kidney transplantation in their home country.

Canadian professional societies have published a helpful policy statement in concert with the Declaration of Istanbul regarding the responsibilities of the physician for transplant tourists.[10] Physicians have a duty to advocate for their patients in obtaining a transplant, but as members of the medical community they also have a duty to prevent harm to their patients and other individuals—in this instance the kidney donor. The policy also recognizes that physicians have an obligation to care for the transplant tourist who has an acute complication; however, in nonemergency situations, physicians may elect to defer the care of the transplant tourist to another physician, especially in circumstances in which the hazards of undergoing transplantation in a foreign country have been explained in advance.[10]

The alternative to patients needing to leave their country for transplantation is national self-sufficiency: fulfilling the organ donation needs of a nation by utilizing resources from within the country. The World Health Assembly Resolution of 2010 calls upon all countries to address those needs and not foster transplant tourism. In that regard, Israel has taken a commendable step in prohibiting insurance companies from supporting Israeli patients who undergo illegal transplantation in foreign countries. It is now illegal for a foreign national to undergo transplantation in China. Transplant tourism systematized with the cooperation of governments and its embassies sustains the commercialism while setting aside responsibility of government to develop a program of deceased donation for its own people. This issue should not be overlooked by state governments. Recently, the State of Arizona decided to no longer provide Medicaid funding for its residents to undergo transplantation. The result was the reported interest of a brokerage group to outsource transplantation to Mexico. Of course, immediate questions arise—where are the organs going to come from and what would such a program mean for Mexicans in need of transplants?

The experience of centers in the care of transplant tourists must continue to be reported in the medical literature to provide revealing information and affirm an international standard—that transplant tourism is not ultimately advantageous for the patient or acceptable to the physician accountable for medical care."

References

1.Tsai, M.-K. et al. De novo malignancy is associated with renal transplant tourism. Kidney Int. doi: 10.1038/ki.2010.500.

2.Padilla, B. S. Regulated compensation for kidney donors in the Philippines. Curr. Opin. Organ Transplant. 14, 120–123 (2009).

3.Khamash, H. A. & Gaston, R. S. Transplant tourism: a modern iteration of an ancient problem. Curr. Opin. Organ Transplant. 13, 395–399 (2008).

4.Rizvi, S. A. Commercial transplants in local Pakistanis from vended kidneys: a socio-economic and outcome study. Transpl. Int. 22, 615–621 (2009).

5.Prasad, G. V., Shukla, A., Huang, M., D'A Honey, R. J. & Zaltzman, J. S. Outcomes of commercial renal transplantation: a Canadian experience. Transplantation 82, 1130–1135 (2006).

6.Naqvi, S. A. et al. Health status and renal function evaluation of kidney vendors: a report from Pakistan. Am. J. Transplant. 8, 1444–1450 (2008).

7.Nejatisafa, A. A. et al. Quality of life and life events of living unrelated kidney donors in Iran: a multicenter study. Transplantation 86, 937–940 (2008).

8.The Declaration of Istanbul on Organ Trafficking and Transplant Tourism [online], http://www.declarationofistanbul.org/index.php?option=com_content&view=article&id=113&Itemid=41 (2008).

9.Moellering, R. C. Jr. NDM-1—a cause for worldwide concern. N. Engl. J. Med. 363, 2377–2379 (2010).

10.Gill, J. S. et al. Policy statement of Canadian Society of Transplantation and Canadian Society of Nephrology on organ trafficking and transplant tourism. Transplantation 90, 817–820 (2010).

Source:
http://www.medscape.com/viewarticle/742184?src=mp&spon=17

Trafic d’organes : la Serbie réclame une enquête de l’ONU

"Lors de sa visite à Paris le 3 mars 2011, le ministre Serbe des affaires étrangères, Vuk Jeremic, a demandé l’ouverture d’une enquête internationale sur le trafic d’organes au Kosovo et en Albanie. L’armée de libération du Kosovo (UCK) est accusée d’avoir prélevé des organes sur des prisonniers serbes dans les mois suivants la guerre de 1999 (Cf. Synthèse de presse du 18/02/11).

Les allégations sur ce trafic ont été relancées en 2011 par le rapport du parlementaire suisse Dick Marty, après que Carla Del Ponte, ancien procureur du Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie en avait parlé dans un ouvrage publié en 2008.

La Serbie refuse que l’enquête soit exclusivement conduite par la mission européenne de police et de justice du Kosovo (Eulex) même si sa participation est autorisée. Des problèmes liées à la protection des témoins clés et de juridiction en seraient la cause. 'Le rapport Marty montre que les événements ne concernent pas que le Kosovo mais aussi l’Albanie. Les traces conduisent dans d’autre pays, hors UE comme la Turquie et les acheteurs des organes pourraient se trouver au Moyen-Orient. Eulex n’est pas capable d’y enquêter' déclare M. Jeremic.

'Nous avons besoin d’un mécanisme crédible et indiscutable pour que des investigations soient conduites' a- t-il ajouté.

La Serbie a fait appel au Conseil de sécurité des Nations Unies (ONU) pour enquêter sur cette affaire. 'Tous les crimes commis dans les années 1990 en ex-Yougoslavie ont fait l’objet d’enquête dans le cadre d’un mandat des Nations Unies. Pourquoi serait-ce différent pour cette affaire, la juge-t-on subalterne ?' a dénoncé le ministre serbe."

Le Monde (Piotr Smolar) 03/03/11
http://www.genethique.org/revues/revues/2011/Mars/04_03_11.html

Chine : les trafiquants d'organes susceptibles d'écoper de la peine capitale

"Les criminels condamnés pour avoir prélevé des organes de force écoperont de la peine de mort en vertu du projet de loi que le parlement chinois s'emploie actuellement à réviser. L'amendement a été présenté mercredi au Comité Permanent de l'Assemblée Populaire Nationale (APN) pour une troisième relecture. Il stipule que les criminels reconnus coupables de 'prélèvements d'organes forcés, de dons d'organes forcés ou de prélèvement d'organes sur mineurs' pourraient écoper de peine pour homicide. Selon l'article 232 du Code pénal, une personne reconnue coupable d'homicide écope soit de la condamnation à mort, soit de la réclusion à perpétuité, soit d'une peine d'emprisonnement d'une durée minimum de 10 ans.
Toutefois, selon le projet de loi examiné par les législateurs en décembre 2010, les criminels impliqués dans le commerce illégal d'organes ne peuvent être accusés que du crime de lésions corporelles intentionnelles (IBH). Or conformément à l'article 234, un criminel reconnu coupable d'IBH ne peut être condamné qu'à une peine d'emprisonnement d'une durée maximale de trois ans ou à la détention criminelle, il peut également être placé sous surveillance judiciaire. Dans le cas de lésions corporelles graves, le coupable sera condamné à une peine d'emprisonnement comprise entre trois et dix ans. Ce n'est que lorsque un criminel cause la mort ou provoque 'de graves sévices corporel résultant en de sévères handicaps', qu'il peut être condamné à une peine d'emprisonnement d'une durée minimum de 10 ans, à la réclusion à perpétuité ou à la mort, stipule l'article 234.

Qin Xiyan, avocat issu du Hunan et député de l'APN, estime que le prélèvement d'organes forcé devrait entrer dans la catégorie des homicides volontaires, car pouvant entrainer la mort. Liu Renwen, chercheur au sein de l'Institut de droit relevant de l'Académie chinoise des sciences sociales, a déclaré mercredi au journal China Daily qu'il était grand temps que le Code pénal couvre spécifiquement le trafic d'organes. Selon lui, ces dernières années, le marché noir serait en plein essor tant 'à l'intérieur, qu'à l'extérieur du pays'. 'Certaines personnes démunies vendent leurs organes pour une petite somme d'argent. Personne ne les force mais ils ignorent complétement les risques pour la santé,' a souligné Liu. 'Qui plus est, le commerce illégal d'organes est nuisible à la société dans son ensemble.' Cet amendement devrait ainsi permettre de dissuader les criminels potentiels, a confié Liu, car il révèle la détermination du gouvernement à sévir contre le commerce illégal.

Il y a encore peu de temps, le seul chef d'accusation qui portait sur les criminels condamnés pour prélèvements d'organes forcés était la conduite d'affaires illégales, le droit pénal ne couvrant pas ce type d'infraction spécifique. Mais en août dernier, le prélèvement d'organes est venu se greffer au sein du projet d'amendement du droit pénal dans le cadre d'un examen législatif.

A Beijing, un peu plus tôt ce mois-ci, Liu Yunlu 31 ans, originaire de la province du Hebei et Dong Binggang, 25 ans, de la province du Shaanxi, ont tous deux été accusés d'avoir mené des opération commerciale illégales sous forme de trafic d'organes humains.

Chaque année, 10 000 transplantations d'organes sont réalisées en Chine. Or, on estime qu'environ 1,3 millions de personnes seraient en attente d'un organe.

L'écart colossal entre l'offre et la demande a naturellement conduit à l'émergence du commerce illégal d'organes, a rapporté le Quotidien du Parquet basé à Beijing.

Afin donc de mieux gérer les dons d'organes et de prévenir le trafic illégal de ceux-ci, Qin a proposé de punir les hôpitaux et les médecins qui seraient de connivence avec les trafiquants.

Si le dernier projet de modification du Code pénal est approuvé lors de la réunion bimensuelle du Comité Permanent de l'APN qui durera jusqu'à vendredi, il entrera en vigueur le 1er mai."

Cao Yin a contribué à la rédaction de cet article.(China Daily)
http://www.chinadaily.com.cn/fr/chine/2011-02/24/content_12072261.htm

"Quand un leadership peu inspiré prend le pas sur nos valeurs"

Essais cliniques controversés de Roche en Chine (14.01.10)

"La Chine annonce avec fierté que quelque 10 000 opérations de transplantation d’organes ont lieu chaque année dans ses cliniques. Néanmoins, pour des raisons culturelles, ce pays ne compte quasiment pas de donneurs volontaires parmi la population. Dans ce cas, d’où proviennent les organes ?A la fin de 2008, le vice-ministre de la Santé chinois a admis, dans une revue médicale, que plus de 90% des organes transplantés proviennent de prisonniers condamnés à mort. La World Medical Association et d’autres organisations internationales ont pris position, qualifiant unanimement les transplantations d’organes provenant de prisonniers comme une pratique violant l’éthique médicale. Même si les condamnés donnaient véritablement leur consentement, celui-ci ne pourrait être considéré comme libre et volontaire compte tenu de leurs conditions de détention. Malgré ces pratiques de transplantation éthiquement condamnables, l’entreprise pharmaceutique Roche commercialise en Chine son médicament Cellcept, qui agit contre le rejet d’organes transplantés. Depuis plusieurs années, elle le produit également dans ce pays. L’entreprise bâloise teste actuellement l’efficacité de son médicament sur quelque 300 organes transplantés, dans de nombreuses cliniques chinoises. Selon ses propres déclarations, Roche ne possède aucune information sur la provenance de ces organes. Comme il n’est pas possible de savoir s’ils proviennent de prisonniers, Roche doit cesser immédiatement ces essais cliniques.
Comportement irresponsable
Le marché chinois prend toujours plus d’importance pour Roche. En 2005, le médicament Cellcept figurait au troisième rang de ses produits les plus vendus en Chine. En 2006 déjà, l’entreprise bâloise menait un essai clinique sur quelque 36 cœurs transplantés dans trois cliniques chinoises afin de tester l’efficacité du Cellcept. Selon ses propres déclarations, elle teste actuellement l’efficacité de son médicament sur environ 300 reins ou foies transplantés dans de nombreuses cliniques chinoises, sans connaître l’origine des organes. En Chine, 90% des organes transplantés proviennent de prisonniers. Il y a donc de fortes chances pour que ce soit également le cas de ceux soumis à cette étude. Si l’entreprise Roche entend faire des affaires dans un contexte aussi discutable et y mener des essais cliniques sur des organes transplantés, elle est moralement tenue de s’assurer et de faire vérifier, par une instance indépendante, que les organes ne proviennent pas de prisonniers.
Conséquences
Les avocats chinois ont publiquement exprimé leur inquiétude quant à l’influence des demandes d’organes sur le nombre exorbitant d’exécutions en Chine, où la peine de mort est appliquée pour près de 70 délits et les chiffres exacts gardés secrets par l’Etat. Le Comité des Nations Unies contre la torture s’inquiète en outre que les organes utilisés pour les transplantations proviennent de prisonniers de conscience appartenant au mouvement spirituel Falun Gong et demande au gouvernement chinois qu’une enquête indépendante soit menée. Les membres de cette communauté sont considérés en Chine comme des ennemis de l’Etat et sont enfermés, de longues années et la plupart du temps sans jugement, dans des camps de redressement et de travail, où ils trouvent souvent la mort dans des circonstances inexpliquées. Face à ces indices sérieux, qui laissent penser que des organes prélevés sur des membres de la communauté Falun Gong pourraient également être utilisés pour des transplantions, il est impératif que Roche prenne ses responsabilités en clarifiant l’origine des organes transplantés. En menant des essais cliniques en Chine sans pouvoir garantir que les organes transplantés ne proviennent pas de prisonniers, Roche mine les efforts de la communauté internationale pour mettre un terme à une pratique contraire aux principes de l’éthique médicale.
Situation actuelle et revendications
L’entreprise pharmaceutique Roche se défend en affirmant que ses essais répondent aux nouvelles règlementations en vigueur en Chine. Toutefois, celles-ci permettent toujours la transplantation d’organes provenant de prisonniers, et ce malgré les protestations de la communauté internationale, qui souligne que les prisonniers ne sont pas en mesure de donner un consentement libre et volontaire. Malgré des efforts dans ce sens, il n’existe en Chine aucun système indépendant et transparent de don d’organes permettant de garantir que les organes ne proviennent pas de prisonniers. Dans ses principes directeurs relatifs aux transplantations d’organes, l’OMS exige toutefois une organisation transparente du don d’organes ainsi que la traçabilité des organes transplantés. Tant que Roche ne sera pas en mesure de prouver que les organes sur lesquels son médicament est testé ne proviennent pas de prisonniers, elle doit renoncer à de tels essais et arrêter immédiatement ceux en cours. De plus, les organisations médicales internationales, comme la World Medical Association et The Transplantation Society, devraient étendre leurs directives sur la déontologie médicale en matière de transplantations d’organes aux entreprises pharmaceutiques qui profitent des pratiques chinoises, contraires aux principes de l’éthique médicale."
Extrait: Déclaration de Berne
http://www.agora-focus.com/?p=716

Trafic d'organes: un rapport examiné

"Les parlementaires du Conseil de l'Europe examinaient hier le rapport du Suisse Dick Marty sur un trafic d'organes prélevés sur des détenus et attribué à des responsables de l'Armée de libération du Kosovo (UCK) à la fin des années 90 en Albanie. Selon le sénateur suisse, connu pour un précédent rapport sur les centres de détentions secrets de la CIA en Europe, la plupart des victimes étaient des prisonniers détenus dans des camps secrets de l'UCK."
"'Nous sommes les vigiles des valeurs représentées par la Convention européenne des droits de l'Homme', a affirmé Dick Marty en présentant son rapport. Celui-ci 'ne traite pas mais surtout ne relativise pas les crimes commis par le régime (de l'ancien président serbe Slobodan) Milosevic, il n'est pas contre le peuple kosovar ni contre le peuple albanais', a-t-il assuré. 'Les victimes étaient des Serbes, des Kosovars albanais considérés comme des traîtres ou des membres de groupes rivaux, pour nous ce sont avant tout et seulement des êtres humains', a souligné Dick Marty.
Dans son document de 27 pages, il met en cause le 'Groupe de Drenica' qui regroupait des responsables de l'UCK. Selon le juge tessinois, leur chef n'était autre que l'actuel premier ministre kosovar sortant Hashim Thaçi. Dick Marty a toutefois précisé la semaine dernière à la Radio Télévision du Kosovo (RTK) n'avoir jamais affirmé que Hashim Thaçi était directement impliqué dans ce trafic d'organes. 'Mais il est difficile de penser qu'il n'en a jamais entendu parler', avait-il ajouté.
Le rapport, rendu public en décembre, a suscité une très vive émotion au Kosovo et en Albanie. Il fait état 'de nombreux indices qui confirment qu'à la fin du conflit armé, avant que les forces internationales aient pu rétablir l’ordre et la légalité, des organes auraient été prélevés dans une clinique en territoire albanais, près de Fushë-Krujë', au nord de Tirana. Il s'agissait surtout d'un commerce de reins pris sur 'une poignée' de prisonniers sommairement exécutés, ces organes étant ensuite transplantés à l'étranger.
Dans son rapport, Dick Marty regrette que les organisations internationales en place au Kosovo après l'été 1999 aient 'privilégié une approche politique pragmatique' en ne procédant pas à un 'examen approfondi' de ces allégations. Il recommande que la Mission de police et de justice de l'Union européenne (Eulex) fasse 'toute la lumière sur les indications de trafic d'organes'.
Les parlementaires doivent se prononcer (...) sur un projet de texte qui demande notamment aux autorités albanaises et à l'administration kosovare de 'collaborer sans réserve' avec Eulex et les autorités serbes pour faire la lumière sur des crimes commis au Kosovo et dans le nord de l'Albanie."
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/01/25/97001-20110125FILWWW00437-trafic-d-organes-un-rapport-examine.php

Kosovo : découverte d'un trafic d'organes

"Le 11 janvier 2011, les policiers du Kosovo et l'agence européenne Eulex ont arrêté Yusuf Sonmez, un chirurgien turc ayant orchestré un vaste trafic d'organes. Libéré sous caution avec interdiction de quitter le territoire le 12 janvier 2011, les autorités kosovares cherchent à obtenir son extradition auprès du gouvernement turc. Yusuf Sonmez, surnommé 'Docteur Vautour' a pratiqué des transplantations illégales à la clinique Medicus à Pristina. L'enquête avait débuté en novembre 2008 au hasard d'un contrôle à l'aéroport de Pristina : l'état de faiblesse de Yilman Altun, un citoyen turc en partance pour Istanbul, avait inquiété les policiers. Le médecin appelé pour l'ausculter avait découvert une fraîche cicatrice dans son dos. Yilman Altun avait alors raconté comment on lui avait proposé de faire don d'un de ses reins contre beaucoup d'argent. Les receveurs, venus d'Israël, d'Allemagne ou du Canada auraient déboursé entre 50 000 et 90 000 euros pour obtenir une transplantation rénale.
L'enquête révèle que Sonmez et ses complices auraient bénéficié de soutiens complaisants hauts placés, notamment de Ilir Rrecaj, ancien secrétaire permanent au ministère de la santé du Kosovo. C'est le Dr. Lutfi Dervishi, chef du service d'urologie de l'hôpital de Pristina, qui aurait imaginé, en 2006, ce trafic, après sa rencontre avec Yusuf Sonmez lors d'un congrès. Le Dr. Moshe Harel s'était occupé de la mise en relation des donneurs venus de Turquie, Kazakhstan, Moldavie et Russie. Cette affaire fait écho à un autre scandale révélé par un rapport du Conseil de l'Europe (Cf. Synthèse de presse du 16/12/10)."
Le Figaro (Cyrille Louis) 13/01/11
http://www.genethique.org/revues/revues/2011/Janvier/14_01_11.html#5

Trafic d'organes, guerre et droits de l'homme !?

"L'évolution des soins de santé vers les greffes d'organes pouvait difficilement ne pas rencontrer de problèmes éthiques.
Dans l'exemple de xénogreffes, la question peut paraitre anodine mais la définition de l'identité humaine reste pertinente, bien que plus philosophique que morale.
D'emblée le prélèvement d'organes sur des défunts égratignait de plusieurs manières la sphère émotionnelle, parce que ressentie comme une atteinte à l'intégrité du corps mais aussi par la nécessaire intervention avant le travail de deuil.
Cet évènement peut ainsi se ressentir comme l'arrachement d'une partie de l'identité trépassé alors qu'émotionnellement il reste partiellement vif ou incomplètement disparu.
Du point de vue du récepteur aussi l'aspect affectif reste d'une approche particulière puisqu'il va incarner un élément porteur de l'identité d'un autre, défini par un code génétique différent, porteur mystique peut-être d'une autre identité.
Cependant la nécessité vitale est une puissante motivation, qui peut amener à surmonter voire à écarter ces considérations morales. Le même besoin essentiel peut forcer l'offre, notamment pécuniaire, et c'est la naissance inévitable d'un odieux et inacceptable marché.
Nos sociétés tendent à considérer que le commerce d'organes doit être proscrit en tant que négoce d'objets de valeur ; pourtant les petites annonces même comprennent des offres de vente d'un rein, puisque l'on sait possible de vivre avec un seul.
Aux Indes et au Bengladesh, selon les informations d'émissions télévisées, il semble que cette pratique soit presque courante parmi les populations les plus démunies.
Il existe ainsi réellement un marché ouvert dont les règles, apparemment, sont connues pour ces exemples tandis que la situation européenne est moins claire puisque, théoriquement au moins, la législation ne permet pas ce marchandage.
Le vide juridique des pays peut aussi laisser exister et se développer de telles pratiques et l'absence de contrôle ou de contingentement en la matière peut le faciliter.
La pratique chinoise de prélever des organes sur les corps de prisonniers condamnés à mort a stimulé assez fortement des réactions, notamment parce que ce commerce créé une incitation au maintien, à la pratique voire au développement de la peine de mort, dans un pays où elle est pratiquée notoirement pour des motifs politiques.
Le rapport réalisé par Dick Marty à la demande de la communauté européenne a provoqué beaucoup d'effervescence, cependant que l'existence et les conditions d'un trafic étaient évoquées déjà par le livre de Carla Del Ponte.
Deux aspects sans doutes ont choqué car d'une part l'organisation dénoncée est presque institutionnalisée dans le contexte de gestion des prisonniers, dans la zone géographique en guerre mais aussi dans le pays voisin, d'autre part deux personnalités gouvernementales actuelles de premier plan sont mises en cause.
Néanmoins si ce trafic nous heurte et nous révolte, nous ne devons pas oublier une réalité abominable : tout se produit dans les régions et les périodes en état de guerre civile ou rangée, et aucune horreur n'est trop grande pour s'y trouver.
La force des besoins économiques de l'armement est d'autre part un moteur qui souvent balaie toute barrière, tandis que l'absence de structures sociales et la disponibilité du pouvoir dans les faits donnent les moyens d'action.
Il serait donc bien étonnant que ce moment et cet endroit soient les seuls où de tels actes aient existé et il sera bien plus utile et nécessaire de réfléchir aux obstacles à trouver pour éviter ou au moins restreindre une répétition.
Car les prélèvements d'organes effectués dans l'enfer belliqueux déstructuré sont couplés à des greffes réalisées dans un établissement hospitalier intégré à une structure de santé 'civilisée' qui permet un contingentement, l'exigence d'une traçabilité des organes."

http://meditationsetreactions.blog.tdg.ch/archive/2011/01/05/trafic-d-organes-guerre-et-droits-de-l-homme.html

Trafic d’organes au Kosovo : un rapport accablant

"Le rapport présenté le 16 décembre devant le Conseil de l’Europe par le député suisse Dick Marty sur le trafic d’organes dont auraient été victimes des prisonniers de l’Armée de libération du Kosovo (UCK) a fait l’effet d’une bombe (1). Pourtant, les allégations contenues dans ce rapport ne sont pas nouvelles : ce trafic est déjà évoqué dans les mémoires publiées en 2008 par l’ancienne Procureure générale du Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY), Carla Del Ponte (2) et, au Kosovo, l’hypothèse d’un tel trafic est une « rumeur » qui circule depuis longtemps. De même, l’enquête publiée en 2009 par les journalistes Altin Raxhimi, Michael Montgomery et Vladimir Karaj avait confirmé l’existence d’un véritable « archipel » de centres secrets de détention de l’UCK en Albanie (3).

Le rapport de M. Marty apporte cependant nombre d’informations nouvelles, permettant de mieux comprendre les mécanismes de ce trafic. Plusieurs centaines de prisonniers capturés par l’UCK — principalement des Serbes du Kosovo, mais aussi probablement des Roms et des Albanais accusés de « collaboration » — auraient été déportés en Albanie, en 1998 et 1999. Emprisonnés dans plusieurs petits centres de détention — dont la fameuse « maison jaune » du village de Rripë, près de Burrel, visitée par les inspecteurs du TPIY —, certains d’entre eux auraient alimenté un trafic d’organes. Les prisonniers étaient conduits vers une petite clinique située à Fushë Kruja, à une quinzaine de kilomètres de l’aéroport international de Tirana lorsque des clients se manifestaient pour recevoir des organes. Ils étaient alors abattus d’une balle dans la tête avant que les organes, principalement des reins, soient prélevés. Ce trafic était conduit par le « groupe de la Drenica », un petit noyau de combattants de l’UCK regroupés autour de deux figures clés : M. Hashim Thaçi, actuel Premier ministre du Kosovo, et M. Shaip Muja, alors responsable de la brigade médicale de l’UCK et aujourd’hui conseiller pour la santé de ce même Hashim Thaçi.

Le rapport de M. Marty laisse beaucoup de questions sans réponses, notamment le nombre exact de prisonniers victimes de ce trafic. La justice serbe, pour sa part, parle de 500 personnes déportées en Albanie. On ignore également quels étaient les partenaires étrangers de ce trafic, et surtout quels en étaient les bénéficiaires. Le rapport relève cependant que 60 patients de l’hôpital universitaire de Jérusalem auraient bénéficié d’une transplantation rénale en 2001, un chiffre exceptionnellement élevé.

Il importe de placer le crime supposé à sa juste valeur. Si le trafic est avéré, il s’agit d’un crime contre l’humanité massif, qui se situe, dans l’ordre de l’horreur, au « même niveau » que le massacre génocidaire de Srebrenica. Autre point essentiel, ce trafic se serait poursuivi au moins jusqu’en 2001, c’est-à-dire deux ans après l’entrée des troupes de l’OTAN au Kosovo et l’instauration du protectorat des Nations Unies sur le territoire. Le rapport note d’ailleurs qu’à partir de juin 1999, la frontière entre l’Albanie et le Kosovo n’était soumise à aucun contrôle réel.

Le rapport a suscité un tollé de protestations et de démentis. Certains ont voulu disqualifier le rapport de M. Marty, en jetant le doute sur son auteur, présenté comme un « adversaire de l’indépendance du Kosovo », voire comme un « ennemi du peuple albanais ». Le Premier ministre d’Albanie, M. Sali Berisha, l’a ouvertement qualifié de « raciste ». À l’appui de ces assertions, est souvent citée une interview accordée par M. Marty en mars 2008 au site du Réseau Voltaire, dans laquelle celui-ci critique, du point de vue de la légalité internationale, la proclamation d’indépendance du Kosovo (4). Cette prise de position ne traduit nullement une « aversion » à l’égard du peuple albanais ni du Kosovo, et le rapport de M. Marty ne serait ni plus ni moins étayé si son auteur avait approuvé, de ce même point de vue juridique, la proclamation d’indépendance. Notons enfin que la presse d’Albanie reproche explicitement à M. Marty son « anti-américanisme », puisque celui-ci a déjà révélé en 2006 le scandale des prisons secrètes de la CIA en Europe. Certaines déclarations officielles de Tirana, ces derniers jours, associent « l’anti-américanisme » supposé du rapporteur et son préjugé « anti-albanais ». M. Marty appartient pourtant au Parti radical, une formation politique qui se classe sur la droite de l’échiquier politique suisse et qui n’a jamais été réputée pour son anti-impérialisme forcené.

Certains accusent également M. Marty de « préjugés politiques », car il a publié son rapport quelques jours après les élections parlementaires organisées au Kosovo le 12 décembre, qui ont été entachées de fraudes massives, principalement commises, semble-t-il, par le Parti démocratique du Kosovo (PDK) de M. Thaçi. Cet argument est facile à rejeter, car la concomitance des dates ne tient, à l’évidence, que de hasards du calendrier. Les élections du 12 décembre étaient un scrutin anticipé, dont la date n’a été fixée que début novembre. Que n’aurait-on dit si M. Marty avait publié ce rapport à la veille de ces élections !

Pour sa part, directement mis en cause, M. Thaçi a sorti l’artillerie lourde pour répondre à M. Marty. Dans une interview publiée le 30 décembre dans le Tages Anzeiger de Zürich, il reprend les accusations de racisme et va même jusqu’à comparer le rapport à la « propagande de Goebbels » (5). À l’inverse, l’affaire est également surexploitée dans le contexte politique suisse, quelques semaines après l’adoption par référendum d’une loi prévoyant l’expulsion des « étrangers délinquants ». La Présidente de la Confédération, Mme Micheline Calmy-Rey, a ainsi préféré « différer » la réception du « prix de la diaspora » qui devait lui être attribué fin décembre par l’ambassade du Kosovo à Berne. Les Albanais, en plus d’alimenter les chiffres de la délinquance en Suisse seraient des « trafiquants d’organes ». On comprend que certains veuillent opposer un déni d’ensemble à cette criminalisation collective.

De nombreux commentateurs estiment enfin qu’il serait « impossible » d’attribuer un tel crime à des Albanais, et tentent de « relativiser » la portée du rapport en rappelant l’ampleur des crimes commis par des Serbes, au Kosovo et ailleurs dans les Balkans. On ne peut que s’étonner du revirement de beaucoup, qui présentaient Mme Del Ponte comme une héroïne de la justice internationale quand elle traquait les criminels de guerre serbes, et sont sur le point de mettre en doute sa santé mentale depuis qu’elle a évoqué ce trafic. Mme Florence Hartman, ancienne porte-parole de Mme Del Ponte, a ainsi fustigé dans de nombreuses interviews « l’irresponsabilité » de l’ancienne Procureur, qui présenterait « comme des faits avérés de simples hypothèses », soulignant que les enquêtes menées par le TPIY n’avaient pas apporté de preuves concluantes. Or, ces enquêtes, notamment dans la fameuse « maison jaune » de Rripë, n’ont jamais pu être menées à bien, en partie à cause du refus de collaboration opposé par les autorités albanaises (6).

En attendant qu’une enquête sérieuse et systématique soit menée et puisse établir ou non la réalité du trafic d’organes, en attendant que des inculpations soient éventuellement prononcées par un tribunal compétent, on peut retenir comme acquis plusieurs faits. Tout d’abord, les corps de plusieurs centaines de Serbes et d’autres prisonniers de l’UCK n’ont jamais été retrouvés et il est très peu probable qu’ils le soient sur le petit territoire du Kosovo, où tous les sites éventuels de charniers et de fosses communes ont été identifiés et fouillés. Il est également certain qu’un nombre important de ces prisonniers ont été déportés en Albanie, où l’UCK disposait d’un réseau de centres de détention. On doit également admettre, plus de dix ans après les faits, qu’il est très probable que ces prisonniers sont aujourd’hui pour la plupart morts. Leurs corps n’ont pas non plus été découverts en Albanie (7).

Par ailleurs, l’existence d’un trafic d’organes au Kosovo, alimenté par des « volontaires » venant vendre leurs reins est également attestée. Des patients, principalement israéliens, se rendaient dans la clinique Medicus de Pristina pour recevoir des organes sains. Ce trafic implique un personnage très inquiétant, un chirurgien turc nommé Yusuf Erçin Sönmez, alias « Docteur Vautour », actuellement en fuite. L’affaire de la clinique Medicus, dont le procès vient de s’ouvrir à Pristina, n’est pas forcément liée à l’éventuel trafic d’organes pratiqué, dix ans plus tôt, sur des prisonniers de l’UCK, mais les coïncidences sont troublantes (8).

Les réactions dans les médias albanais, dans la classe politique et plus largement dans la société albanaise, notamment dans la diaspora (9), rappellent immanquablement l’attitude de déni longtemps opposée par de larges secteurs de l’opinion serbe face aux crimes commis par les forces serbes. Les deux arguments centraux sont les mêmes : « notre peuple ne peut pas avoir commis de telles atrocités », et « notre peuple a été victime de crimes encore pires que ceux qu’on lui impute ». La réalité des crimes commis par les forces serbes au Kosovo n’invalide pourtant pas l’hypothèse que certains Albanais aient pu commettre un autre crime, particulièrement abject.

Tout le problème est que « le peuple albanais » n’est aucunement coupable de cet éventuel trafic, tout comme « le peuple serbe » n’a pas à porter la responsabilité du massacre génocidaire de Srebrenica : ces crimes ont des coupables, dont il appartient à la justice d’établir la responsabilité personnelle. Ce travail de justice est la seule manière d’éviter à des peuples entiers, et aux générations futures, de porter le fardeau accablant d’une responsabilité collective. Au Kosovo, seul M. Albin Kurti, le dirigeant du mouvement Vetëvendosja (« Autodétermination ») semble avoir compris la véritable signification de ce qui est en train de se jouer. Il a officiellement demandé que la justice se saisisse du dossier de M. Thaçi, estimant que c’était la seule manière de laver l’ensemble des combattants et des sympathisants de l’UCK du soupçon d’une responsabilité collective (10).

En Albanie, une des rares voix critiques à s’être élevée est celle de l’essayiste Fatos Lubonja, ancien prisonnier politique du régime stalinien et grande figure de la gauche. Dans un article publié par le quotidien Panorama, M. Lubonja ose établir un parallèle entre ce crime, supposé, et celui, établi, de Srebrenica, en soulignant que les Albanais risquent désormais d’en subir le poids accablant sur leur conscience collective. Dénonçant le « front patriotique », qui se forme, de Tirana à Pristina, pour refuser une enquête, il écrit : « l’accusation est certes lourde, mais refuser l’enquête qui la confirmerait ou l’infirmerait est encore pire. Ce refus nous rend tous coupables et je crois que la plupart des Albanais ne veulent pas se sentir mêlés à ce genre de crimes » (11).

Les critiques de M. Marty pointent l’absence de preuves fournies par son rapport. La résolution adoptée à l’unanimité par la Commission de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe demande justement que des enquêtes soient diligentées pour établir ces preuves. Par la voix de sa représentante pour les Affaires étrangères, Mme Catherine Ashton, l’Union européenne a estimé que cette enquête devait être menée par la mission européenne Eulex, précisément chargée d’assister les institutions du Kosovo dans la construction de l’Etat de droit. Tout en répétant ses critiques, le gouvernement albanais a fait savoir qu’il ne s’opposerait pas à ce que cette enquête se poursuive sur son territoire. Pour sa part, Mme Del Ponte a soulevé le problème de la juridiction compétente pour se saisir d’une telle affaire : le TPIY ne pouvant plus ouvrir de nouveaux dossiers, il faudrait créer un tribunal ad hoc, ou bien transmettre le dossier à la Cour pénale internationale (CPI) (12).

Enfin, les responsabilités que pointent le rapport ne concerne pas seulement M. Thaçi et les anciens dirigeants de la guérilla albanaise. Dans son livre, Mme Del Ponte explique le mur auquel elle s’est heurtée lorsqu’elle a essayé, à partir de 2000, de mener des enquêtes sur les crimes supposés de l’UCK, citant nommément le chef de la mission de l’ONU, M. Bernard Kouchner, ainsi que le général français Valentin, alors commandant en chef de la KFOR. Pour tenter d’expliquer ce blocage, elle écrit : « Je suis certaine que les responsables de la MINUK et même de la KFOR craignaient pour leur vie et pour la vie des membres de leurs missions ». Plus loin, elle ajoute : « dans l’esprit de la MINUK et de la KFOR, [M. Hashim] Thaçi et [l’ancien chef militaire de l’UCK, M. Agim] Ceku ne représentaient pas uniquement un danger pour la sécurité de leur personnel et l’accomplissement de leurs missions : ils mettaient en péril tout l’édifice du processus de paix dans les Balkans » (13).

Dans une interview publiée le 21 décembre par le quotidien serbe Politika, le capitaine canadien Stu Kellock, ancien chef du département de police de la Minuk, déclare : « Je ne peux pas affirmer que Kouchner connaissait le trafic d’organe, mais il est impossible qu’il n’ait pas eu d’informations sur le crime organisé au Kosovo. » De fait, la lutte contre la criminalité organisée représentait l’une des priorités des missions internationales au Kosovo. Le capitaine Kellock explique également que « toute critique à l’encontre de Hashim Thaçi et de son entourage » était immédiatement rejetée dans les « cercles où [il] travaillait » (14).

Par « réalisme politique », plusieurs pays occidentaux ont fait le choix de jouer la « carte » politique que représentait M. Thaçi. On sait que ce dernier était conseillé, déjà durant la guerre, par des agents de certains services de renseignements, notamment de la DGSE française. L’implication directe de M. Thaçi dans de nombreuses activités illégales (racket, blanchiment d’argent, etc.) est également avérée. Par souci de ne pas « griller » un précieux allié politique, les « protecteurs » occidentaux de M. Thaçi ont fait le choix de passer l’éponge sur ces « péchés véniels ». Si une enquête confirme l’implication de M. Thaçi dans un abject trafic d’organes, la responsabilité de ses « protecteurs » occidentaux risque d’être accablante.

Interrogé par un journaliste serbe sur le trafic d’organes le 27 février dernier, alors qu’il se trouvait en voyage officiel au Kosovo, M. Kouchner, alors ministre des Affaires étrangères, avait éclaté de rire, avant de s’exclamer : « J’ai une tête à vendre des organes, moi ? », et de suggérer au journaliste « d’aller se faire soigner » (15). Le rire de M. Kouchner résonne aujourd’hui de manière sinistre."

Jean-Arnault Dérens

(1) Le rapport est disponible sur le site du Conseil de l’Europe.

(2) Traduction française : Carla Del Ponte, La chasse. Les criminels de guerre et moi, Paris, Héloïse d’Ormesson, 2009.

(3) Lire Altin Raxhimi, Michael Montgomery et Vladimir Karaj, « Albanie et Kosovo : les camps de la mort de l’UÇK », Le Courrier des Balkans, 10 avril 2009.

(4) « Dick Marty : “L’indépendance du Kosovo n’a pas été décidée à Pristina” », voltairenet.org, 12 mars 2008.

(5) « Martys Vorgehen erinnert mich an Goebbels », Tages Anzeiger, 30 décembre 2010.

(6) Lire Ben Andoni, « Trafic d’organes en Albanie : dans la “clinique fantôme” de Carla Del Ponte », Le Courrier des Balkans, 19 mai 2008.

(7) Rappelons que les autorités albanaises avaient refusé d’accéder en 2003 aux demandes des enquêteurs du TPIY, qui souhaitaient procéder à des exhumations dans le cimetière de Rripë. Ce refus a été officiellement justifié par des « raisons culturelles ».

(8) Lire « Trafic d’organes : le vaste réseau de “Docteur Vautour”, chirurgien turc », Le Courrier des Balkans, 21 décembre 2010.

(9) Lire Blerim Shabani & Sevdail Tahiri, « Le rapport de Dick Marty secoue la diaspora albanophone en Suisse », albinfo.ch, 20 décembre 2010.

(10) Lire « Kosovo : Vetëvendosje demande que Thaçi soit déféré devant la justice », Le Courrier des Balkans, 18 décembre 2010.

(11) Fatos Lubonja, « Pse refusohet raporti i Dick Martit ? », Panorama, 22 décembre 2010.

(12) Lire « Trafic d’organes de l’UÇK : Carla Del Ponte pour la saisine de la CPI », Le Courrier des Balkans, 23 décembre 2010.

(13) Carla Del Ponte, La chasse, op.cit., pp.460-461.

(14) Lire Rade Maroević, « Kušner je morao da zna », Politika, 21 décembre 2010, et R.S.V., « Trafic d’organces : Kouchner savait », Le Courrier des Balkans, 29 décembre 2010.

(15) La vidéo de cet échange circule beaucoup sur Internet. On peut la consulter sur Dailymotion.

http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2011-01-04-Kosovo

kosovo: Murdering Serb prisoners for their organs during the 1999 civil war?


Was Kosovo's recently re-elected Prime Minister involved in murdering Serb prisoners for their organs during the 1999 civil war? An official report from a committee of the Council of Europe said this week that there is enough evidence to warrant further investigation. This was angrily repudiated by Hashim Thaci, the prime minister, as defamatory and as Serb propaganda. These rumours had been thoroughly discredited many times, he told a press conference in Pristina.
The report, by Swiss politician Dick Marty, says that there are "numerous indications" that organs were removed from some prisoners of the Kosovo Liberation Army in 1999. Mr Thaci, a former KLA commander, was accused of being "the boss" of a mafia-like criminal organisation involved in heroin dealing and organ trafficking.
According to the Guardian, which received an advance copy, the report says: "The testimonies on which we based our findings spoke credibly and consistently of a methodology by which all of the captives were killed, usually by a gunshot to the head, before being operated on to remove one or more of their organs."
The organ trafficking seems to have continued after the war. Seven men were charged this week in Pristina this week. Poor people from Moldova, Kazakhstan, Russia and Turkey were promised up to €14,500 for their organs.  The recipients, who came from Canada, Germany, Poland and Israel, paid between €80,000 and €100,000 for them. But the donors were never paid, European Union prosecutor Jonathan Ratel told Pristina District Court. Five of the seven were doctors.
The gruesome story is extremely murky, but this week's developments support claims made by Carla Del Ponte, a former United Nations war crimes prosecutor, in a 2008 book. ~ Guardian, Dec 14
http://www.bioedge.org/index.php/bioethics/bioethics_article/9352/

"Pour éviter un dépôt de bilan, je mets en vente un rein"

Bien des chirurgiens transplanteurs pensent que le trafic d'organes constitue une réelle menace pour la société. J'en ai rencontré qui pensent qu'il serait bien d'encadrer le commerce des organes - un moyen pour les plus pauvres de gagner leur vie (y compris en France ?) ...
Pendant longtemps on a voulu nous faire croire qu'en poussant sur le Don, on allait éviter le trafic. On voit bien qu'il n'en est rien.