Merci de ne PAS poster de messages concernant la vente d'un organe et comportant des coordonnées téléphoniques, e-mail, etc. La loi française interdit la vente d'organes.

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Les urgences : quels enjeux pour la santé publique ?

La Cité de la santé propose en partenariat avec le Groupe hospitalier Henri-Mondor - Albert Chenevier, AP-HP, un cycle de rencontres pour comprendre les enjeux de santé publique et de société qui se nouent autour de l’urgence. 

Les mardis, de 18h30 à 20h :
 - 10 avril 2012 : Qu'est-ce qu'une urgence ? Avec le Dr Alice HUTIN- ADELINE, chef de clinique assistant
- 15 mai 2012  : L'organisation d'un service d'urgence.
Avec le Dr Sihem OUAR-EPELBOIN, chef de clinique assistant
- 12 juin 2012  : Les questions éthiques liées à la fin de vie aux urgences :
la loi Leonetti.Avec le Dr Aline SANTIN, praticien Hospitalier

Cinéma Jean Painlevé, Bibliothèque niv. -2
Accès libre dans la limite des places disponibles

Avis du comité national d'éthique sur les questions d’éthique relatives au prélèvement et au don d’organes à des fins de transplantation

Ce rapport émis par le Comité Consultatif National d’Éthique date de 2011. En clair, il y est dit que la population n'a aucune idée des conditions de prélèvement d'organes vitaux sur un mourant (ce qui est appelé dans le discours public : "donner ses organes après sa mort) ... Il y a donc promotion et non information sur le "don" d'organes ... Sans blague ... Donc on l'écrit noir sur blanc là où le grand public ne va pas fourrer son nez, comme ça on se donne bonne conscience en disant que ça y est, on a informé ... Ben si on le disait les gens ils voudraient plus donner et les "labos" ils gagneraient moins de sous parce qu'ils vendraient moins de médocs immunosuppresseurs (antirejet), sauf à réorganiser l'ensemble du bazar en privilégiant le don de rein de son vivant, ce qui suppose un tout autre modèle économique que celui mis en place depuis plusieurs décennies en Gaule ... On peut toujours rêver ... Sinon, cela ronronne gentiment, dans ce rapport, à lire avant de s'endormir, donc ... Cet avis ou rapport date d'avril 2011 et notre aimable comité bioconservateur gaulois ne pipe mot sur les alternatives à la transplantation d'organes ... C'est ... heuh ... consternant ? Bon, maintenant que vous avez bien dormi sur ce rapport N° 115 (115 ?! ben ils en pondent, des rapports, dites-moi), faut vous réveiller ... pour voir quelque chose de bien plus vivifiant ici et ici, et encore ici (hem ...)

Sauf que les choses vivifiantes qui se passent aux USA sont freinées (voire interdites en France dans le cas du séquençage du génome) par ... tiens tiens, justement, notre aimable comité bioconservateur gaulois ... Moi je sais pas mais je serais patient en insuffisance rénale sévère (et ils sont nombreux !), cela m'énerverait grave ... Bon enfin, moi, ce que j'en dis ...

Découverte d'une molécule permettant la fécondation

Découverte d’une molécule permettant la fécondation

Découverte d’une molécule permettant la fécondationLe chercheur chinois William Yeung de l’université d’Hong-Kong et ses collègues, en partenariat avec trois universités, ont fait une découverte concernant le déroulement du processus de fécondation de l’ovocyte par le spermatozoïde.  Les résultats de leur étude sont parus dans la revue Sciencele 10 août 2011.

Une molécule nommée sialyl-LewisX (SLeX) présente sur l’enveloppe de l’ovocyte agirait comme une "colle" entre les deux cellules reproductrices, permettant au spermatozoïde de féconder l’ovule. Une fois "collé", le spermatozoïde peut fusionner avec l’ovule et générer le zygote. 

Les chercheurs sont parvenus à identifier cette molécule grâce à de nouvelles technologies telle que l'imagerie par spectrométrie. 

Cette découverte pourrait faire progresser la recherche pour traiter l’infertilité touchant près de 15% des couples en âge de procréer dans le monde. Elle permettrait de déterminer la cause de l'infertilité de certains patients, liée à  l’absence de cette molécule. Outre la recherche de traitements contre ce type d'infertilité, les chercheurs évoquent aussi la possibilité de développer des agents naturels de contraception qui empêcheraient la fixation des spermatozoïdes à l'ovocyte.
Levif.be 26/08/11 – Techno-science.net (Cédric Depond) 05/09/11 – Canoe.ca 06/09/11

"Le Don d'organes : promesses et menaces"

N° 53

Printemps 2011
Le don d'organes, promesses et menaces
Dossier : De l'engagement social catholique

"LES TRANSPLANTATIONS D’ORGANES représentent un progrès médical considérable, mais leur évolution induit certaines questions graves d’ordre éthique et juridique. S’agissant des greffes d’organes prélevés sur des donneurs en état de mort encéphalique (95 % de l’activité de prélèvement en France), les interrogations portent sur le recueil du consentement du défunt et les modalités de constat de la mort, le questionnement éthique redoublant avec l’autorisation récente par les pouvoirs publics du prélèvement chez des personnes en état d’arrêt cardiaque. Concernant les prélèvements par donneurs vivants et le don croisé d’organes conçu pour neutraliser les problèmes d’incompatibilité (5% de l’activité), d’autres problèmes sont posés : les risques de dépendance psychologique entre receveur et donneur, les risques de pression affective ou familiale et les risques de dérive financière vers une forme de commercialisation du don."

Le don d’organes, promesses et menaces
PRELEVEMENT D’ORGANES : UN NOUVEAU DEFI BIOETHIQUE

PIERRE-OLIVIER ARDUIN — "L’évolution des transplantations d’organes induit de graves questions éthiques et juridiques. S’agissant des greffes d’organes prélevés sur des donneurs en état de mort encéphalique, les interrogations portent sur le recueil du consentement du défunt et les modalités de constat de la mort."

L’ALTRUISME DU DON D’ORGANES PAR DES PERSONNES VIVANTES

Mgr JACQUES SUAUDEAU — "Les transplantations d’organes provenant de donneurs vivants est riche d’immenses promesses médicales, pouvant compenser les limites posées par les dons post-mortem. Toutefois, ce type de don n’est pas sans risque pour le sujet donneur, et des questions sont posées par la liberté parfois relative de son consentement informé."

Source :
http://www.libertepolitique.com/la-revue-liberte-politique/76/6900

La loi de bioéthique est parue au "Journal officiel"

Le Quotidien du Médecin 11/07/2011

"La loi bioéthique relative au don, à l’utilisation des éléments produits du corps humain, à l’assistance médicale à la procréation (AMP) et au diagnostic prénatal est parue le 8 juillet au 'Journal officiel'.

Le projet de loi, qui révise le texte de 2004, a été adopté définitivement le 23 juin par le Sénat, en commission mixte paritaire. Peu de changements ont finalement été entérinés. La recherche sur l’embryon et les cellules souches embryonnaires reste, par principe, interdite (le moratoire pour les dérogations a toutefois été suspendu). Le don de gamètes reste anonyme mais le (ou la) donneur(se) peut ne pas avoir procréé. 'Il se voit alors proposer le recueil et la conservation d’une partie de ses gamètes ou de ses tissus germinaux en vue d’une éventuelle réalisation ultérieure, à son bénéfice', d’une AMP. Le transfert d’embryon post-mortem est toujours interdit et l’AMP reste réservée aux couples qui souffrent d’infertilité médicale (sans qu’une condition de stabilité soit requise). L’information aux femmes enceintes est renforcée dans le cadre du diagnostic prénatal. Le don d’organes entre vifs est élargi à 'toute personne pouvant apporter la preuve d’un lien affectif étroit et stable depuis au moins deux ans avec le receveur'. En cas d’incompatibilité entre le donneur et le receveur, ceux-ci peuvent se voir proposer 'le recours à un don croisé d’organes'. (1)

La loi fera l’objet d’un nouvel examen d’ensemble par le Parlement dans un délai maximal de sept ans et l’Agence de la biomédecine doit établir, chaque année, un rapport d’activité."

(1) Un échange de reins de couple à couple : soit le couple A et B, et le couple C et D.  Il n'y a pas de compatibilité dans le couple entre donneur et receveur, mais il s'avère que A est compatible avec C et B avec D ... A, au lieu de donner son rein à B, va le donner à C. En échange, D, qui n'est pas compatible avec C, va donner son rein à B.

Allemagne : le Bundestag autorise la recherche génétique sur les embryons ne faisant plus l'objet de projet parental

"PID-Abstimmung - Bundestag erlaubt Gentests an Embryonen - Der Bundestag hat sich entschieden. Durch künstliche Befruchtung gezeugte Embryonen dürfen auf Erbkrankheiten untersucht werden."
Source : Die Welt 07/07/2011

Prochain lancement d'un 2e plan greffe pour 2012-2017

"Lors de la 11e journée nationale de réflexion sur le don d'organes et la greffe, le 22 juin 2011, la secrétaire d'Etat à la santé Nora Berra a annoncé le prochain lancement d'un 2e plan Greffe pour la période 2012-2017. Voulant 'faire de la greffe une priorité', elle souhaite que le taux d'opposition au prélèvement d'organes après la mort en France passe de 30 à 15% comme c'est par exemple le cas en Espagne et au Portugal. Afin d'atteindre cet objectif, les établissements devront 'améliorer leurs conditions d'information, d'accueil et d'annonce auprès des proches'. Une formation de toute la chaîne des professionnels et non plus des seules équipes spécialisées sera pour cela requise, a expliqué Nora Berra qui souhaite que les indicateurs relatifs aux résultats des établissements, tant quantitatifs que qualitatifs, soient publiés sur les site du ministère de la santé. Des appels d'offres 'dédiés au domaine de la greffe' seront lancés afin d'encourager la recherche et 8 millions d'euros seront investis dans la mise en place du suivi, pendant 12 ans, d'une cohorte de 3600 patients insuffisants rénaux.

A l'occasion de cette journée, l'Agence de la biomédecine (ABM) a également lancé une campagne d'information avec pour slogan 'pour sauver des vies, il faut l'avoir dit' (Cf. Synthèse de presse du 15/06/11). Il s'agit de sensibiliser les Français à la nécessité d'informer leurs proches de leur volonté en matière de don d'organes. Actuellement, il n'existe aucun registre national de donneur mais un registre national de refus pour signifier son opposition à subir des prélèvements après sa mort.

Selon une enquête effectuée en février 2011 par Opinion Way pour la Fondation Greffe de vie, si les 3/4 des Français se disent prêts à donner leurs organes après leur mort, 40 pour cent d'entre eux pensent que la possession d'une carte de donneur suffit à faire connaître leur volonté. Or, cette carte reste indicative et n'a pas de valeur légale. Les médecins interrogent toujours la famille pour confirmer le consentement au don. Incertains de la volonté du défunt, les proches refusent fréquemment le prélèvement.

Sur 15 613 malades en attente de greffe, 4708 greffes ont été réalisées en France en 2010. 92% de ces greffes, ont été effectuées à partir de donneurs décédés et 300 à partir de donneurs vivants. La loi de bioéthique, qui doit être adoptée définitivement le 23 juin 2011, prévoit d'autoriser la pratique du don croisé d'organes afin d'étendre les possibilités de don de rein entre vivants. Le don d'organes entre vivants est également élargi, au-delà de la famille proche, 'aux personnes ayant un lien affectif étroit et stable d'une durée d'au moins 2 ans avec le receveur' (Cf. Synthèse de presse du 01/02/11)."

Le Quotidien du médecin.fr (Stéphanie Hasendahl) 22/06/11 - Le Figaro.fr (Pauline Fréour) 22/06/11 - Liberation.fr 21/06/11 - La Croix 23/06/11
http://www.genethique.org/revues/revues/2011/Juin/23_06_11.html#2

Don d’organes : toujours plus d’information

"A la veille de la journée de réflexion sur le don d’organes, le 22 juin, le Comité consultatif national d’éthique estime qu’il est nécessaire de 'diffuser bien plus largement' l’information sur les conditions légales du prélèvement post mortem.

Dans son avis n°115 sur les 'questions d’éthique relatives au prélèvement et au don d’organes à des fins de transplantation', le Comité consultatif national d’éthique (ccne-ethique.fr) recommande d’inciter les gens à parler de leur position à leurs proches, 'pour que ces derniers puissent mieux témoigner de la volonté du défunt auprès du personnel de la coordination hospitalière responsable du prélèvement'.

Selon le comité, il faut également maintenir une séparation nette entre les équipes de réanimation, 'dont l’objectif ne doit être que l’intérêt du patient', et les équipes du prélèvement, 'qui interviennent de façon seconde, après constat de la mort et qui doivent, en fin d’intervention de prélèvement d’organes, veiller à la meilleure restitution tégumentaire possible du corps'.

L’information intra et inter hospitalière sur les circonstances de la mort susceptibles de donner lieu à des prélèvements d’organes post mortem doit être améliorée. Le CCNE insiste sur le lien que suppose le don d’organes. Les responsables de la coordination de la transplantation, 'trop peu nombreux en France ', doivent assurer le suivi des donneurs vivants bien après le don. Autre conseil, de vocabulaire, il serait préférable de substituer à l’expression 'don cadavérique' celle de 'prélèvement d’organes post mortem', plus conforme à la réalité, selon le CCNE. [Parce que c'est en latin et que cette langue n'est concrète pour personne ?- en particulier, pour des proches confrontés à la question du don d'organes alors que l'être aimé n'est pas encore mort, mais cela ne fait rien, ils doivent se décider ... les organes d'un mort ne sauvent personne ... Leur parler en latin, bonne idée, tiens, cela va les aider ... leur rendre les choses plus concrètes ... Ndlr.]

Par ailleurs, le maintien du vocabulaire économique de la 'pénurie' lui semble préjudiciable au principe éthique de non patrimonialité du corps et de gratuité du don. Le CCNE recommande de redoubler de prudence dans l’éventuel débat éthique relatif à la catégorie III de Maastricht : la loi du 22 avril 2005 dite loi Leonetti sur la limitation et les arrêts de traitement tant attendue 'n’équivaut pas à une autorisation de prélèvement dans cette situation'. 'Seule une compréhension en profondeur de cette loi peut retirer toute suspicion à son égard', estime le CCNE. Il faut aussi renforcer la confiance de l’ensemble de la société dans le dialogue mené par le personnel de la coordination hospitalière responsable du prélèvement. 'Ce dialogue demande une grande compétence ; il ne doit jamais apparaître comme une intrusion dans la vie intime des proches du défunt, mais comme un accompagnement dans le deuil, que le prélèvement ait lieu ou non'."

lequotidiendumedecin.fr 15/06/2011

Le Comité Consultatif National d'Ethique publie un avis sur les questions d'éthique relatives au prélèvement et au don d'organes à des fins de transplantation

Aujourd'hui (15/06/2011), à l'occasion de la publication de l'avis 115 du Comité Consultatif National d'Ethique (CCNE, conseil de bioéthique de l'Elysée) sur les "Questions d'éthique relatives au prélèvement et au don d'organes à des fins de transplantation", le CCNE tiendra une conférence de presse à 15h00

35, rue Saint Dominique 75007 Paris
Salle René Cassin

Source :
Service presse du CCNE
http://www.ccne-ethique.fr/
01 44 88 88 24

Le projet de loi de bioéthique adopté en 2e lecture au Sénat

Le 9 juin 2011, le Sénat a adopté, en deuxième lecture, le projet de loi sur la bioéthique.

"Les sénateurs ont notamment voté, par 164 voix contre 161, le principe d'interdiction de la recherche sur l'embryon humain, assortie de dérogations, opérant ainsi un revirement par rapport à leur prise de position en première lecture en avril dernier (...) et au sein de la commission de bioéthique du Sénat le 1er juin 2011. L'amendement rétablissant l'interdiction avec dérogations, adopté in extremis à quelques voix près, a été déposé par Jean-Claude Gaudin, président du groupe UMP. Le vote étant conforme à celui des députés, le texte est définitif concernant cette question de l'expérimentation sur l'embryon humain.

La discussion qui a précédé le vote de l'article 23 a été très vive dans l'hémicycle. Certains sénateurs, tel que Bruno Retailleau et Marie-Thérèse Hermange ont souligné 'la transgression anthropologique' que constituerait une autorisation de la recherche sur l'embryon, rejoignant la position du gouvernement. Alain Milon, le rapporteur du texte au Sénat a qualifié le rétablissement de l'interdiction de 'dramatique pour les chercheurs' et déclaré qu'elle 'ne prend pas en compte l'évolution de la société'.

D'autres points ont été adoptés conformément au vote des députés et ne devraient plus évoluer avant le vote final : l'interdiction du transfert d'embryon post mortem et de la gestation pour autrui, l'élargissement du cercle des donneurs vivants d'organes, le maintien de l'anonymat des donneurs de gamètes. L'accès de l'assistance médicale à la procréation restera réservée aux couples hétérosexuels.

Deux points font encore toutefois débat et devront être tranchés en commission mixte paritaire (constituée de 7 députés et de 7 sénateurs) le 15 juin 2011 : le principe de révision de la loi tous les 5 ans et les conditions du dépistage prénatal (DPN). Les sénateurs ont gardé l'obligation pour les médecins d'informer toute femme enceinte sur le DPN mais en modifiant légèrement la précision sur cette information : celle-ci doit être 'adaptée à la situation' de la femme et non plus 'appropriée'."

La Croix (Marine Lamoureux) 10/06/11 - Le Figaro.fr 09/06/11 - Le Quotidien du médecin.fr 09/06/11 - 20minutes.fr 09/06/11 - Le Parisien.fr 09/06/11 - Public Sénat.fr 09/06/11 - Libération 10/06/11 - Nouvelobs.com 10/06/11 - Le Télégramme.com 09/06/11 - Information hospitaliere.com 10/06/11 - Le Point.fr 09/06/11 - Genethique 10/06/11

Loi bioéthique : voté par 280 voix contre 217

"L’Assemblée nationale a voté en deuxième lecture le projet de révision de la loi de bioéthique. La recherche sur l’embryon et les cellules souches embryonnaires reste sous le régime de 2004, une interdiction avec dérogations. Le Parti socialiste y voit 'une occasion manquée' et les Verts 'une régression'.

Le texte, qui a été adopté par 280 voix contre 217, est désormais dans le camp des sénateurs, favorables, en première lecture (et contre l’avis du gouvernement), à une autorisation de cette recherche, strictement encadrée par l’Agence de la biomédecine. La commission des Affaires sociales se penchera dès demain sur l’examen des amendements. La discussion en séance publique aura lieu à partir du 8 juin."
lequotidiendumedecin.fr 31/05/2011

Bioéthique : les Sénateurs s’emparent du débat

"Adopté à l’Assemblée le 15 février, le projet de loi est désormais examiné par les sénateurs en première lecture jusqu’à vendredi, au plus tard. D’importantes modifications ont été entre-temps apportées par la commission des Affaires sociales.

À la tribune, la secrétaire d’État à la Santé, qui a ouvert les discussions cet après-midi, a rappelé la position du gouvernement (retenue par les députés mais modifiée par la commission) concernant les recherches sur l’embryon : 'Il n’y a pas lieu de modifier le régime instauré en 2004 qui a permis de concilier le haut degré de protection accordé à l’embryon avec une qualité de la recherche internationalement reconnue', a insisté Nora Berra. 'Les symboles ont leur importance', considère-t-elle, tandis que d’autres, comme les sénateurs Bernard Cazeau (PS), Gilbert Barbier (RDSE) et Guy Fischer (CRC-SPG) dénoncent l’hypocrisie du régime d’interdiction assujetti à des dérogations. 'Le législateur ne doit pas être à la remorque de la science et doit créer le cadre des conditions du vivre ensemble', propose Gilbert Barbier.

Mais pour la sénatrice Marie-Thérèse Hermange (UMP), toute la discussion consiste à savoir si 'c’est la science qui crée la vie ou si c’est la vie qui crée la science'. 'Le législateur doit encourager les avancées de la science quand elles servent les êtres humains et non quand elles se servent' d’eux, répond-elle, indiquant qu’elle veut déposer un amendement contre le diagnostic préimplantatoire HLA. François Zocchetto (UC) ne conçoit pas, pour sa part (une idée partagée par les premiers orateurs), d’accorder le transfert d’embryon post-mortem pour un enfant qui naîtrait de facto sans père. Après les 'bébés-médicaments', 'nous aurions les bébés-souvenirs', déplore-t-il. Seule la gestation pour autrui semble rassembler contre elle. 'Je ne dirais mon vote qu’à l’issue du débat', prévient Guy Fischer, en expliquant que 'le projet de loi peut être très mouvant'."
› S. H.
http://www.lequotidiendumedecin.fr/information/bioethique-les-senateurs-s-emparent-du-debat?ku=9v7668AB-BBy8-96EA-vDDE-vDx58ywBy6DC#utm_source=lequotidiendumedecin&utm_medium=email&utm_campaign=news_derniere_heure_qdm

La révision de la loi au Sénat

"L’AMP suspendue au débat éthique

Le Sénat entame aujourd’hui la deuxième lecture du projet de loi de bioéthique. L’un des enjeux majeurs est la levée de l’interdiction de la recherche sur l’embryon."
 
Le Quotidien du Médecin, 05/04/2011

Lois bioéthiques : Avis du CCNE pour le transfert d'embryon post mortem

"Le 9 mars 2011, le Comité consultatif national d'éthique (CCNE) a rendu public un avis dans lequel il se prononce pour le transfert d'embryon post mortem sous certaines conditions et s'oppose à l'insémination post mortem. Cet avis vient conforter le vote en première lecture des parlementaires le 15 février 2011 (...).
La question du transfert d'embryon post mortem se pose lorsqu'une procédure d'assistance médicale à la procréation (AMP) entamée est interrompue par le décès du conjoint. Le CCNE a assorti sa position favorable de trois conditions. L'homme doit avoir donné, de son vivant, son consentement exprès au transfert après son décès, la femme doit respecter un 'délai de réflexion minimum' (6 mois) après le décès de son mari, afin qu'elle ne prenne pas sa décision dans un 'état de grande vulnérabilité' et un 'délai maximum' (18 mois) de sorte que 'la naissance éventuelle d'un enfant ne soit pas trop éloignée du décès du père'. Enfin, des changements devront être faits au niveau juridique pour que 'la filiation paternelle de l'enfant soit assurée'.
Le CCNE a fait remarquer le 'dilemme éthique' entre le fait de faire naître délibérément un enfant orphelin de père et la souffrance d'une femme voulant poursuivre le 'projet parental' commencé avec son conjoint. Dans ce dernier cas, le Comité a estimé que l'enfant à naître a déjà une forme d'existence procédant des deux membres du couple de leur vivant. Il affirme que la 'présence d'un embryon' atteste d'un 'projet parental avancé' et que la condition d'un enfant ne peut être résumée 'à son statut d'orphelin'. 'Il saura qu'il a été désiré et qui est son père, dont la présence symbolique' demeurera, a expliqué Danièle Siroux, rapporteur de l'avis. Aujourd'hui, souligne-t-elle, 'la femme se trouve confrontée à un choix impossible : la destruction [des embryons], le don à la recherche ou à un autre couple' alors qu'il peut s'agir de son 'ultime chance d'être mère'.
En revanche, dans le cas d'une fécondation in vitro post mortem, l'enfant aura été conçu à un moment où son père était déjà mort, 'ce qui symboliquement équivaut à permettre à un mort de procréer'. La majorité des membres du CCNE a donc jugé opportun de maintenir l'interdiction de l'insémination post mortem du fait de la 'non présence d'un embryon' qui concrétiserait le 'projet parental'.
Le transfert d'embryons post mortem concerne peu de personnes et le CCNE estime à 1 ou 2 par an les cas qui pourraient se présenter. 'Mais demain ?' a interrogé Alain Grimfeld, président du CCNE, qui a annoncé la mise en place d'un 'groupe de réflexion permanente' sur ces questions, dirigé par le Pr. Sureau."

La Croix (Pierre Bienvault) 10/03/11 - 20minutes.fr 09/03/11 - Romandie News 09/03/11 - Hospimedia.fr 09/03/11
http://www.genethique.org/revues/revues/2011/Mars/10_03_11.html

Lois bioéthiques : DPN : réponse de Jean Leonetti aux professionnels de santé

"Le député Jean Leonetti a réagi à l’appel de certains professionnels de santé qui s’opposent à l’amendement de l’article 9 du projet de loi sur la bioéthique relatif au diagnostic prénatal (DPN). Celui-ci dispose que les examens de DPN seront proposés aux femmes 'si les conditions médicales le nécessitent'. 'Si la loi passe en l’état au Sénat, il y aura une vraie inégalité d’information des femmes en fonction du médecin sur qui elles tombent. Certaines sauront que le dépistage existe, d’autres non. Le médecin deviendra le seul juge, et c’est très dangereux !', a déclaré Nicolas Fries, président du Collège français d’échographie fœtale (Cf. Synthèse de presse du 22/02/11).

Jean Leonetti, qui a proposé et défendu cet amendement à l’Assemblée Nationale pour éviter le caractère systématique du DPN et les dérives eugéniques qui peuvent en découler, a expliqué que 'par conditions médicales, il ne faut pas entendre tel ou tel médecin, dans son coin, qui juge si sa patiente doit ou non avoir accès au dépistage. Il faut entendre l’état des connaissances médicales'. Il a précisé : 'Il ne faut pas se focaliser sur la seule trisomie 21. La loi n’est pas écrite uniquement pour cette pathologie et uniquement pour aujourd’hui. Il faut avoir en tête que tout va très vite. Que demain, avec une simple prise de sang, la science permettra sans doute de savoir si un fœtus a un risque accru de mourir précocement d’un infarctus. Et là, on voit bien le risque d’eugénisme'.
Devant l’insistance des gynécologues, il n’exclut pas de rediscuter l’amendement mis en cause."
Le Parisien (Hélène Bry) 08/03/11
http://www.genethique.org/revues/revues/2011/Mars/08_03_11.html#2

Bioéthique : "dogmatisme" du modèle familial ?

"Ruwen Ogien est un philosophe français contemporain. Directeur de recherche au CNRS, ses travaux portent notamment sur la philosophie morale, la philosophie des sciences sociales et l'éthique, notamment auprès de Charles Larmore.

Formé à Bruxelles, Tel-Aviv, Cambridge, Paris, Columbia et Montréal, il se rattache à la philosophie analytique. Il revient sur le projet de loi de bioéthique, adopté le 15 février 2011, qu’il pense 'aussi peu ouvert aux évolutions de la société que les précédents'.

Selon lui, la France possède l''un des régimes bioéthiques les plus autoritaires d’Europe' car fondé sur 'le paternalisme politique et médical' de l’Etat qui ne laisse pas le choix 'au citoyen de décider ce qui est bien pour lui'.

Il parle de 'dogmatisme' à propos du modèle familial traditionnel hétérosexuel, qui expliquerait le maintien de l’anonymat du don de gamètes, de la prohibition de la gestation pour autrui, ainsi que l’interdiction de l’AMP aux couples homosexuels.

'La volonté de justifier la législation par des grands principes comme celui de la dignité humaine' n’est, selon Ruwen Ogien, pas recevable. Il ne voit pas pourquoi le modèle familial fondé sur un père et une mère 'exprimerait mieux que n’importe quel autre la dignité de la personne humaine'. Il considère que ce modèle repose sur un 'préjugé culturel' qui 'n’a rien d’universel'.

Il souhaite que soient votées 'des lois plus respectueuses de la diversité des styles de vie'".

http://www.genethique.org/revues/revues/2011/Fevrier/25_02_11.html#2
Libération 25/02/11
Droits image :
http://www.babelio.com/auteur/Ruwen-Ogien/18401

Les lois bioéthiques en Europe

Le site touteleurope.eu publie une étude comparative sur les lois de bioéthique en Europe.

"Une résolution du Parlement européen du 3 juillet 2002 a recommandé aux Etats membres de légaliser l’avortement. Aujourd’hui, il est donc autorisé dans la quasi-totalité des Etats membres à l’exception de Chypre, Malte, l’Irlande et la Pologne. En Pologne, l’avortement avait été légalisé par le régime soviétique en 1956, mais le gouvernement l’a limité après la tombée du communisme et l’interdit totalement en 1997. Il est cependant autorisé en cas de viol, d’anomalie du fœtus ou sur indications médicales ; il en va de même à Chypre et Malte. En Irlande, l’IVG est autorisée en cas de danger de mort pour la mère. En 1993, 67% des Irlandais se sont prononcés contre la légalisation de l’avortement. Les femmes voulant avorter se rendent en Grande-Bretagne.

C’est d’ailleurs en Grande Bretagne que le délai limite pour avorter est le plus élevé : 24 semaines, pour une moyenne de 12 semaines dans l’UE. Le Portugal, qui a légalisé l’avortement par référendum (à 59,3%) en 2007, conserve un délai de dix semaines.

Le diagnostic prénatal (DPN) est pratiqué partout en Europe, sauf en Irlande où il est interdit. En Pologne, il est autorisé dans un délai de 22 semaines. Malte ne l’autorise que pour des affections qui peuvent être soignées.

Le diagnostic préimplantatoire (DPI), légalisé en France, n’est autorisé en Allemagne que jusqu’à un certain stade de l’embryon. Il est absolument interdit en Italie où le statut de l’embryon est protégé, et en Autriche où la procréation assistée est uniquement réservée aux cas de stérilité. En Irlande, il n’est pas légiféré car le Droit de l’enfant à naître prévu dans la Constitution ne couvre pas les embryons in vitro. Un appel contre ce jugement est en cours d’examen.

Le 'bébé-médicament' est autorisé dans huit pays : la France, la Suède, le Danemark, le Royaume-Uni, la Belgique, la Grèce, le Portugal et l’Espagne."

Touteleurope.eu 15/02/11
http://www.touteleurope.eu/fr/actions/social/sante-publique/presentation/comparatif-les-questions-bioethiques-en-europe-le-dpi-et-le-dpn.html
http://www.genethique.org/revues/revues/2011/Fevrier/24_02_11.html#2

"En bioéthique, la France est assez subtile"

Interview de Pierre Le Coz, vice-président du CCNE (Comité Consultatif National d'Ethique) :

http://www.temoignagechretien.fr/ARTICLES/Accueil/%C2%AB-En-bioethique-la-France-est-assez-subtile-%C2%BB-/Default-1-2414.xhtml

Extraits de cet article :

1.- Quel est pour vous le problème éthique prioritaire en ce moment ?

Pierre le Coz : "Pour moi, il existe deux questions prioritaires : la question du sang de cordon et celle de la vitrification (congélation pour les conserver) des ovocytes. Avec le sang de cordon (lire plus bas), on pourrait récupérer des cellules souches qui permettraient à terme de régénérer certains organes. Cela constituerait une alternative au don d’organes au moins dans certains cas. La transplantation est une des prouesses du XXe siècle. Mais cette technique peut entraîner des dérives comme le trafic d’organes. Il faut donc arrêter ce jeu de massacre et développer toutes les alternatives possibles.

En France, il est de bon ton de décrier le principe des banques privées de cordons, au nom du risque de dérives financières. Mais pour éviter ce risque, on en prend de plus graves comme l’augmentation de la demande de transplantations, avec les dérives de trafic international (via internet) que cela entraîne. Soyons honnêtes : nous n’avons pas assez d’argent pour constituer suffisamment de ban­ques pub­liques et créer des centres de recherche. Le risque est qu’on accumule du retard, et que les gens partent à l’étranger déposer leurs cordons dans des banques privées. Au lieu de diaboliser le privé, on devrait établir des partenariats, en fixant des conditions strictes.Dans le domaine de la recherche, il faut se donner les moyens de ses ambitions.

Quant à la vitrification des ovocytes, elle pose beaucoup moins de problème éthique que la congélation des embryons par exemple, lors d’une aide médicale à la procréation. Ce serait un moyen pour les femmes jeunes atteintes de cancer de préserver leur fertilité en congelant leurs ovules pour s’en servir plus tard. Il y aurait des embryons, mais sans doute en aurions-nous moins besoin."

2.- Lois bioéthiques : ce qui change :

Sang de Cordon

"En France, il n’est pas possible de déposer le cordon de son enfant dans une banque privée et de le conserver pour un usage personnel. En revanche, on peut déposer le sang de cordon dans une banque publique où il servira à d’autres, selon les principes de gratuité et de solidarité qui régissent le don en France.

Cependant, dans des cas bien précis, comme celui du 'bébé du double espoir', dans une famille touchée par une maladie génétique incurable, on peut récupérer les cellules souches contenues dans le sang de cordon d’un bébé pour soigner l’un de ses frères et sœurs atteint par la maladie. L’enfant naît par fécondation in vitro après un double diagnostic pré-implantatoire afin d’implanter un embryon sain qui soit un donneur compatible pour un de ses aînés.

Cette disposition est autorisée par la loi de bioéthique de 2004 et ses décrets d’application de 2006. La première française a eu lieu le 26 janvier dernier avec la naissance d’Umut-Talha, baptisé le 'bébé médicament'."

Remarque : plus les banques de sang de cordon seraient développées en France, moins on aurait besoin de créer des "bébés du double espoir" ... Je parle au conditionnel, vu le retard de la France en la matière ... Près de 30 ans de retard, d'après le Pr. Eliane Gluckman, pionnière de la greffe de sang de cordon.

Merci à Pierre Le Coz et au journaliste pour cette interview et cet article très intéressants !

Le projet de loi de bioéthique en débat

"Libération qualifie le projet de loi sur la bioéthique de 'rendez vous manqué', et 'd’un étonnant statut quo' qui maintient l'interdiction de de la recherche sur l'embryon humain et de la gestation pour autrui et maintient l'anonymat des dons de gamètes (...).
'Concevoir avec un géniteur mort, c’est légitime. Avec un homo, toujours pas' résume Libération, évoquant le transfert d’embryons. [Bravo !!! Ndlr.]
Le diagnostic prénatal a 'fait l’objet d’un long débat', notamment le dépistage de la trisomie 21, qui amène à un taux de 96 % de grossesses interrompues. Désormais, le médecin proposera à la femme des informations sur des associations qui pourront l'aider et un délai d’une semaine lui sera proposé avant toute décision concernant la grossesse.
Pour certains députés PS, le projet de loi est 'un texte de régression'.
Jean Leonetti pense que ce texte est équilibré et 'qu’il y a eu des avancées'. Il déplore qu''au final, on va aboutir à un vote droite contre gauche, ce qui n’était pas mon souhait'.
Pour Marine Le Pen, ce débat sur la bioéthique est un 'sujet fondamental, qui touche à notre vision de l’homme et aux racines de notre civilisation'.
Dans un entretien avec le journal La Croix, elle affirme que le Front National et les Français ont été écartés de ce débat. 'On l’a bien vu avec le bébé médicament : ils ont appris du jour au lendemain que l’on pouvait faire un bébé pour en soigner un autre' dénonce-t-elle. On bascule vers 'la transformation de l’être humain en objet. Avec des notions de rentabilité, d’utilité de la procréation'.
Elle explique vouloir revenir sur la Loi Veil qui a été 'dénaturée'. L’avortement qui devait être un 'ultime choix' en cas de détresse, est devenu la seule proposition que l’on donne à une femme qui se rend au Planning familial : 'on lui propose l'avortement ou... l'avortement'. Elle s'oppose au remboursement de l’avortement, jugeant qu''il existe suffisamment de moyens de contraception' et préfère placer les aides financières dans l’adoption prénatale."
Libération (Charlotte Rotman, Eric Favereau) 15/02/11 - La Croix (Laurent de Boissieu, Marine Lamoureux) 15/02/11
http://www.genethique.org/revues/revues/2011/Fevrier/15_02_11.html#4

Bioéthique : la révision de la loi adoptée en première lecture

"L’Assemblée a adopté, en première lecture, le projet de révision de la loi bioéthique par 272 voix contre 216. Le Parti socialiste, qui prône une autorisation encadrée de la recherche sur l’embryon et les cellules souches embryonnaires, a voté contre.
Cette révision n’entraîne aucun changement majeur si ce n’est l’autorisation du transfert d’embryon post-mortem, l’ouverture du don d’ovocytes aux femmes sans enfants et l’élargissement du cercle des donneurs vivants. 'Sur des questions cruciales comme la recherche sur l’embryon, la majorité parlementaire a choisi de maintenir une situation hypocrite d’interdiction avec dérogations, refusant ainsi de reconnaître et de soutenir la légitimité et l’intérêt de ces recherches, et portant une atteinte durable à la recherche française dont le carcan juridique fait figure d’exception parmi les démocraties d’Europe', s’indigne le PS. L’option d’autoriser cette recherche avait pourtant été retenue par le Conseil d’État, le Comité d’éthique, les états généraux, l’Académie de médecine, l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et techniques.
Le groupe GDR (PCF, Verts, PG) s’est dit partagé. Noël Mamère, avec deux autres députés Verts, a voté contre et dénoncé 'un grand gâchis qui aboutit à un statu quo'. Paul Jeanneteau (UMP) y voit au contraire 'un texte équilibré'. 'Pourquoi changer en profondeur la loi de bioéthique puisque notre société demeure attachée à ces valeurs sur lesquelles elle repose ?', s’est-il demandé."
› S. H
Le Quotidien du Médecin, 15/02/2011