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Précurseurs neuronaux obtenus à partir de cellules de peau

Le 30 janvier 2012, l’équipe de chercheurs de l’école de médecine de Stanford, dirigée par le Pr Marius Wernig, a publié, dans Proceedings of the National Academy of Sciences, de nouveaux travaux présentant leur méthode pour obtenir des précurseurs de neurones à partir de cellules de peau. En 2010, ces chercheurs avaient déjà réussi à obtenir de la même façon des neurones, sans avoir à reprogrammer les cellules de peau en cellules souches pluripotentes (Cf. Synthèses de presse du 28/01/10 et du 31/05/11).

Pour obtenir ces précurseurs neuronaux à partir de cellules de peau, l’équipe de Marius Wernig a injecté 3 protéines, "facteurs de transcription", qui ont induit la transformation des cellules. Après 3 semaines, 1 cellule sur 10 environ était devenue un précurseur neuronal. En évoluant, ces précurseurs neuronaux permettent d’obtenir les 3 sortes de cellules constituant le système nerveux et le cerveau : les neurones, les oligodendrocytes, les astrocytes. De plus, ils se cultivent facilement en laboratoire : un bénéfice pour leur éventuelle utilisation pour des transplantations ou pour la recherche de médicaments.

L’avantage de cette méthode est aussi d’avoir des cellules porteuses du patrimoine génétique du patient sur lequel on a prélevé les cellules de peau. Cela évacue le risque de rejet en cas de greffe.
Le Pr Wernig se dit enthousiaste sur les perspectives ouvertes par ces cellules : "Nous avons montré que les cellules pouvaient être injectées dans le cerveau d’une souris atteinte d’une maladie génétique affectant le cerveau, et produire une protéine importante pour la propagation du signal électrique par les neurones".
Afin de s’assurer de l’efficacité et l’innocuité de cette méthode sur l’homme, des études complémentaires sur les cellules humaines sont indispensables.
Sante.lefigaro.fr (Pauline Fréour) 31/01/12

Des cellules souches progénitrices contre le vieillissement ?

"Des chercheurs de l’école de médecine de l’université de Pittsburgh viennent de publier, dans le dernier numéro de Nature Communications, une étude* menée sur des souris, montrant des effets bénéfiques des cellules souches progénitrices pour ralentir le vieillissement.
 Si le vieillissement va de pair avec un déclin du nombre et du fonctionnement des cellules souches adultes (réplication et différenciation), il est difficile de savoir s'il est cause du vieillissement ou s'il ne fait qu’y contribuer.
Après avoir prélevé des cellules souches progénitrices au niveau de muscles de souris jeunes et en bonne santé, les chercheurs les ont injectées à des souris atteintes de progéria, une maladie génétique humaine caractérisée par un vieillissement accéléré. Multipotentes, les cellules souches progénitrices sont dotées d’une forte capacité de prolifération et de différenciation. Les chercheurs ont observé que ces greffes de cellules souches progénitrices gardaient en santé plus longtemps les rongeurs malades et rallongeaient leur durée de vie.
Ils ont également constaté que les cellules injectées avaient des "effets systémiques" en induisant la formation de nouveaux vaisseaux sanguins dans les muscles et le cerveau, où leur présence n’a pourtant pas été détectée.

Pour les auteurs de ces travaux, le fait que la transplantation de cellules souches progénitrices fonctionnelles suffise à allonger la vie des souris atteintes de progéria  'fournit la preuve expérimentale que le déclin des aptitudes des cellules souches adultes contribue aux manifestations du vieillissement'. Ils ajoutent que 'ces observations suggèrent que les cellules souches progénitrices issues du muscle favorisent la santé et la longévité en secrétant des facteurs activateurs qui induisent la régénération des tissus, et que les cellules souches des animaux âgés ont manifestement perdu cette fonction sécrétoire'."

*Nature Communications, “Muscle-derived stem/progenitor cell dysfunction limits healthspan and lifespan in a murine progeria model”, Mitra Lavasani, Andria R. Robinson, Aiping Lu, Minjung Song, Joseph M. Feduska, Bahar Ahani, Jeremy S. Tilstra, Chelsea H. Feldman, Paul D. Robbins, Laura J. Niedernhofer & Johnny Huard, 03/01/12
 
le Devoir.com 05/01/12  - ctv.ca 03/01/12
 
© Copyright Gènéthique - Chaque article présenté dans Gènéthique est une synthèse d'articles parus dans la presse et dont les sources sont indiquées dans l'encadré. Les opinions exprimées ne sont pas toujours cautionnées par la rédaction.

Régénération des organes : les cellules des testicules et du thymus au secours du pancréas, du foie et des tissus


"Alors que des biologistes de l'Inserm ont récemment annoncé avoir réussi à rajeunir des cellules centenaires, la médecine régénérative avance également en Suisse, où on est parvenu à créer de la peau à partir de cellules du thymus. Demain, la science permettra peut-être de produire ou régénérer des organes, réglant du coup le problème des dons.
Une équipe de chercheurs suisses (CHUV, EPFL et UNIL) caresse le rêve de pouvoir un jour arriver à créer, à partir d’un rein, un nouveau foie ou bien encore de donner naissance à un pancréas grâce à un testicule (la polyvalence des cellules testiculaires, très proche de celles des cellules souches embrionnaires, intéresse beaucoup les scientifiques). Ces champs scientifiques plutôt encourageants ont été décryptés par le site Largeur.com.
Cette perspective offre une lueur d'espoir à toutes les personnes en attente d'une greffe. Plus de dépendance aux donneurs signifie en effet des organes disponibles sur commande pour les receveurs. Et, surtout, le rejet des greffons deviendra de l’histoire ancienne. Aussi, les grands brûlés bénéficieront de greffes de leur propre peaux. 

Les rats d’abord, puis enfin l’homme

Mais avant d’atteindre ce zénith scientifique appliqué au corps humain, la médecine régénérative mène ses expériences sur les rongeurs. Elle est en particulier intéressée par le thymus du rat, organe situé dans la cage thoracique, qui est au cœur du système immunitaire. Les cellules souches de cet organe permettent de renouveler les tissus.
Yann Barrandon, dirigeant du Laboratoire de dynamique des cellules souches, précise que ces dernières ont été injectées dans la peau d’un bébé souris. 'Des signaux présents dans ce milieu ont transformé les cellules thymiques en cellules souches de la peau, capables à leur tour de créer des poils, de l’épiderme et des glandes', affirme le chercheur. Ce dernier souhaite tenter comme nouvelle expérience, toujours à partir du thymus, de créer des cellules souches du pancréas. Les diabétiques pourraient produire à nouveau de l’insuline. La médecine régénérative, véritable boîte de Pandore, annonce la promesse de progrès fulgurants dans le traitement de nombreuses maladies." 

"Produire un foie avec un rein, bientôt une réalité"
"Une équipe lausannoise a créé de la peau à partir de cellules du thymus. Une réussite qui ouvre la porte à de nouvelles applications dans le domaine de la médecine régénérative. Explications.
Par Benjamin Bollmann
Créer un nouveau foie à partir d’un morceau de rein, un pancréas à partir d’un testicule ? Cette idée étonnante — produire un organe à partir d’un autre — nourrit les espérances de la médecine régénérative, qui par tous les moyens cherche à résoudre le problème de la rareté des dons ainsi que celui du rejet des greffes.
C’est aussi le rêve d’une équipe réunissant des chercheurs du CHUV, de l’UNIL et de l’EPFL. 'Nous avons créé l’an dernier de la peau à partir de cellules du thymus', explique Yann Barrandon, qui dirige le Laboratoire de dynamique des cellules souches.
Pourtant, le thymus n’a à priori rien en commun avec la peau. Cet organe situé dans la cage thoracique joue un rôle clé dans le système immunitaire. Pour réaliser leur prouesse, les biologistes ont d’abord prélevé sur le thymus d’un rat quelques cellules souches, ces cellules génériques trouvées dans certains organes et capables de renouveler leurs tissus. Ces dernières ont ensuite été injectées dans la peau d’un bébé souris. 'Des signaux présents dans ce milieu ont transformé les cellules thymiques en cellules souches de la peau, capables à leur tour de créer des poils, de l’épiderme et des glandes', décrit le chercheur.

Meilleure peau artificielle

Cette avancée pourrait à l’avenir améliorer les greffes pratiquées pour traiter les grands brûlés. Les brûlures au troisième degré tuent les cellules souches de la peau, qui en temps normal renouvellent l’épiderme en permanence. Un traitement déjà couramment utilisé consiste à cultiver des cellules souches prélevées sur le patient pour créer un épiderme artificiel, puis à le greffer. Seulement, cette technique ne permet pas de reconstituer trois composants essentiels : les glandes sudoripares qui font transpirer la peau, les glandes sébacées qui la graissent pour éviter son dessèchement, ainsi que les poils. Etonnamment, cette limitation ne touche pas les cellules souches tirées du thymus, rendant leur potentiel médical d’autant plus important.
L’expérience lausannoise démontre qu’il est possible de reprogrammer intégralement des cellules souches en les exposant à un nouvel environnement. 'De nombreux chercheurs essaient de changer la nature des cellules souches en manipulant directement leurs gènes, dit Yann Barrandon. Cette procédure risque de provoquer des effets secondaires comme des tumeurs. Pour les applications cliniques, il sera plus prudent d’agir sur l’environnement.'
A terme, la technique pourrait être utilisée pour créer d’autres tissus. Yann Barrandon compte transformer les cellules souches du thymus en cellules souches du pancréas. L’enjeu: guérir le diabète en régénérant les cellules qui produisent l’insuline."
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Une version de cet article est parue dans CHUV Magazine.

Cellules iPS : obtention de cellules souches régénératrices du système nerveux

"Le 28 septembre 2011, la revue Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS) a publié les résultats obtenus par l’équipe du Pr Hideyuki Okano (université de Tokyo) qui est parvenu à réparer avec succès la moelle épinière endommagée de souris grâce à des cellules souches iPS (cellules pluripotentes induites) (...)

L’expérience, réalisée dans le cadre d’une compétition internationale de stratégies innovantes et sûres de médecine, consistait à greffer dans la moelle épinière de souris infirmes des cellules iPS, obtenues à partir de fibroblastes humains et reprogrammées en précurseurs de cellules du système nerveux. Une fois ces précurseurs implantés, ils se sont multipliés, ont migrés et se sont différenciés en neurones, astrocytes et oligodendrocytes. Les chercheurs ont alors observé la formation de synapses entre les neurones induits par les cellules iPS et les neurones de la souris, l'expression de facteurs neurotrophiques, une angiogénèse marquée, une croissance axonale et une production de myeline dans les zones blessées. 4 mois plus tard, la totalité des 18 souris infirmes faisait preuve d’une mobilité très satisfaisante (8cm/s). Plus tard, aucune n’a développé de cancer et le processus de réparation s’est poursuivi. Selon le Pr Okano, les résultats représentent un espoir quant à la réparation de lésions de la moelle épinière.

L’obtention de cellules souches neuronales capables d’assurer la régénération du système nerveux à partir de cellules iPS est une avancée importante en médecine régénératrice. Ces résultats montrent qu’elles sont aujourd’hui un outil médical prometteur dont on n’a pas fini de découvrir le potentiel thérapeutique."

Bulletins électroniques Japon (Eric Perrot) 07/10/11
http://www.genethique.org/revues/revues/2011/Octobre/07_10_11.html#4

Le Fonds stratégique d'investissement (FSI) aide Cellectis à devenir champion des cellules souches

La société française de biotechnologies a annoncé l'achat du suédois Cellartis, leader européen des cellules souches. La transaction valorise le groupe scandinave 33,8 millions d'euros, dont 16,4 millions seront payés en numéraire et le reste en titres Cellectis.

"Cellectis change de dimension. Le spécialiste français de l'ingénierie du génome a annoncé hier soir l'acquisition du suédois Cellartis, leader européen des cellules souches. La transaction valorise le groupe scandinave 33,8 millions d'euros, dont 16,4 millions seront payés en numéraire et le reste en titres Cellectis. Un gros morceau pour la société tricolore de biotechnologies, qui reste déficitaire avec un résultat net négatif de 8 millions d'euros l'an dernier.
Pour mener à bien son projet de croissance externe, Cellectis a obtenu deux soutiens de poids. Le Fonds stratégique d'investissement (FSI), détenu par l'Etat et la Caisse des Dépôts, et un investisseur privé, Pierre Bastid, vont apporter chacun 25 millions d'euros à Cellectis. Chacun obtiendra environ 17 % du capital.
'Cellectis possède plusieurs atouts importants : sa technologie est maîtrisée et elle s'applique à des domaines très différents, qui vont du végétal aux cellules souches en passant par les kits de recherche. Cette variété permet de diversifier les risques et d'augmenter les chances de succès. La société a en outre signé une cinquantaine d'accords avec des industriels de renom', explique Thomas Devedjian, membre du comité exécutif du FSI.
L'arrivée de Pierre Bastid au capital et au conseil d'administration de Cellectis est par ailleurs emblématique de la réorientation entreprise par la biotech. Forte de 130 personnes aujourd'hui (auxquelles s'ajouteront les 62 salariés de Cellartis), la société veut changer d'échelle et se transformer pour devenir un groupe industriel de taille mondiale. Or Pierre Bastid est un bon connaisseur de l'industrie : il a présidé Converteam, une ancienne filiale d'Alstom spécialisée dans les systèmes de conversion d'énergie, qu'il a revendue au printemps à General Electric à un très bon prix.
'Dans le domaine des cellules souches, tout l'intérêt de Cellartis est qu'elle sait industrialiser un savoir-faire et réalise déjà un chiffre d'affaires, de l'ordre de 3 millions d'euros. En fusionnant notre filiale Ectycell avec Cellartis, nous allons pouvoir fabriquer nos produits nous-mêmes et visons clairement le leadership mondial', détaille André Choulika, le PDG de Cellectis.
En termes de recherche, Cellartis fera en outre gagner trois ou quatre ans à son nouveau propriétaire. L'opération doit être source de synergies, puisque la promotion des produits Cellartis sera assurée par la force de vente de Cellectis.
Objet de multiples travaux de recherche, les cellules souches doivent permettre de restaurer les tissus et organes endommagés (peau, os, cerveau, sang, etc.). Dix ans après sa création, Cellartis possède la plus grande banque de cellules souches au monde. Ce spin-off de l'université de Göteborg a par ailleurs conclu en 2008 un important accord de partenariat avec le spécialiste danois du diabète Novo Nordisk, qui pourrait lui rapporter jusqu'à 100 millions d'euros de revenus. La recherche porte sur des cellules productrices d'insuline, un marché évalué à 33 milliards de dollars. De son côté, Ectycell travaille avec l'Institut français du sang sur des globules rouges de substitution. Là encore, les besoins non satisfaits sont très importants : dans le monde, la part des patients n'ayant pas accès à une transfusion est estimée à 80 %.
Au-delà de l'acquisition de Cellartis, la levée de fonds servira à assurer la croissance de Cellectis. Elle permettra par exemple de financer le développement de 4 nouveaux traits de plantes en agriculture biologique, ou les projets de recherche de thérapies ciblées du cancer et de médicaments orphelins pour les maladies sanguines."
LAURENCE BOLLACK, Les Echos

Cellectis annonce l'acquisition prochaine du leader européen des cellules souches

15/09/11 07:30 Cellectis annonce l'acquisition prochaine de Cellartis, leader européen des cellules souches, simultanément à une levée de fonds auprès du FSI et de Pierre Bastid et a l’attribution gratuite de bsa aux actionnaires actuels

"Ces opérations, qui seront soumises à l'assemblée générale des actionnaires de Cellectis devant se tenir d'ici à la fin du mois d'octobre 2011, doivent permettre à Cellectis de devenir un leader mondial des cellules souches et de renforcer significativement ses autres activités
Cellectis annonce l'acquisition prochaine de Cellartis, leader européen des cellules souches, simultanément à une levée de fonds auprès du FSI et de Pierre Bastid et a l'attribution gratuite de bsa aux actionnaires actuels

Regulatory News:
Cellectis (Paris:ALCLS) annonce la signature d'un contrat d'acquisition de Cellartis, société suédoise leader européen des outils de R&D in vitro dérivés des cellules souches. Ce rachat, qui sera réalisé sous réserve de la levée de fonds par ailleurs envisagée, doit permettre à Cellectis de devenir le leader mondial de la fourniture de modèles in-vitro issus de cellules souches et de technologies liées qui révolutionnent la recherche et le développement de traitements thérapeutiques.
En contrepartie de la cession totale de leur participation, les actionnaires de Cellartis recevront 16,4 millions d'euros en numéraire et 1,93 million d'actions Cellectis1.
Concomitamment, dans le but de financer la part en numéraire de l'acquisition de Cellartis et d'accélérer le développement de l'ensemble de ses activités, Cellectis lèvera 50 millions d'euros auprès du FSI et de Pierre Bastid. 2 Cette levée de fonds sera réalisée par le conseil d'administration sur délégation de l'assemblée susvisée :
- soit par une augmentation de capital réservée si le cours de bourse de l'action Cellectis est supérieur ou égal à 8E (auquel cas le prix d'émission sera compris entre 8E et 9E) ;3
- soit par une émission réservée d'obligations remboursables en actions (ORA), si ce cours est inférieur à 8E. Dans ce cas, les ORA seront émises à un prix de 8E.4
Cellectis bénéficiera ainsi des moyens financiers nécessaires à son développement à moyen terme comme d'une base d'actionnaires stable. Ce sont deux atouts déterminants pour le développement de la société.
L'assemblée générale des actionnaires de Cellectis doit être convoquée pour la fin du mois d'octobre 2011 afin de statuer sur ces opérations qui restent soumises à son approbation et à l'évolution des conditions de marché.
La réalisation de cet investissement est également soumise aux conditions suspensives d'usage.
Dans ce contexte, le FSI et Pierre Bastid s'engageraient à conserver les actions et, le cas échéant, les ORA souscrites pour une période de 24 mois, les actionnaires de Cellartis s'engageraient à conserver les actions reçues dans le cadre de l'apport pour une période de 18 mois et les deux dirigeants fondateurs de Cellectis (André Choulika et David Sourdive) s'engageraient à conserver leurs titres pour une période de 48 mois. Ces engagements de conservation feraient l'objet de certaines exceptions.
Par ailleurs, le conseil d'administration sera élargi à 8 membres et 2 censeurs. Deux administrateurs seront nommés sur proposition du FSI et un administrateur et un censeur sur celle de Pierre Bastid.
Sous réserve d'approbation par la prochaine assemblée des opérations susvisées et d'obtention du visa de l'AMF, et afin de permettre aux actionnaires actuels (i.e. exclusion faite du FSI, de Pierre Bastid et des actionnaires de Cellartis) de participer au développement de Cellectis, des bons de souscription d'actions (BSA) leur seront attribués à titre gratuit. Ces BSA, d'une durée d'exercice de 3 ans, donneront le droit de souscrire au prix de 9.0E à des actions nouvelles à raison de 1 action nouvelle pour 5 BSA, à raison d'1 BSA attribué pour chaque action existante.5
Les termes de ces opérations seront plus amplement décrits à l'occasion de la préparation de la prochaine assemblée des actionnaires de Cellectis, qui donnera prochainement lieu à la publication d'un avis de réunion au BALO, et dans le prospectus qui sera soumis au visa de l'AMF préalablement à l'émission de BSA aux actionnaires existants.
Création d'un leader mondial des cellules souches : rationnel du rapprochement
Cette acquisition s'inscrit pleinement dans la stratégie de Cellectis qui, depuis la création d'Ectycell en 2009, a considérablement renforcé ses capacités, programmes et ressources dédiés à l'application des nucléases au domaine des cellules souches. Le rapprochement des activités d'Ectycell avec celles de Cellartis, créera l'un des leaders mondiaux des outils de R&D in vitro issus de cellules souches et avancera de 3 à 4 années le développement de Cellectis dans ce domaine. L'activité combinée, dont les outils auront des applications dans toutes les industries des sciences de la vie, devrait bénéficier pleinement des très fortes complémentarités entre les deux sociétés : (i) technologique dans l'ingénierie des génomes et dans la différentiation cellulaire, (ii) industrielle, Cellartis apportant une capacité de production solide et opérationnelle, (iii) commerciale, avec la mise à contribution de la force de vente expérimentée de Cellectis pour accélérer la diffusion des produits Cellartis.
Fort de près d'une centaine d'employés, le nouvel ensemble Ectycell/Cellartis, dont la structure juridique sera arrêtée dans les mois suivant la réalisation des transactions envisagées, sera présent sur toutes les étapes-clés du développement de produits issus des cellules souches pour des applications in vitro, allant de la collecte de cellules à la différentiation à grande échelle. A court terme, le rapprochement permettra de déployer la principale banque de cellules souches au monde en volume et d'adresser un très vaste panel d'utilisations dans les industries des sciences de la vie. A moyen / long terme, il contribuera au développement d'applications dans le domaine de la médecine régénératrice dans lequel Cellectis et Cellartis ont toutes deux un portefeuille de projets thérapeutiques développés en partenariat. On peut citer notamment un ambitieux programme de recherche dans le domaine du diabète avec Novo Nordisk, susceptible de générer des revenus supérieurs à 100 millionsd'euros, et le projet globules rouges de substitution pour les transfusions, en collaboration avec l'Etablissement Français du Sang.
« L'acquisition de Cellartis témoigne de notre volonté d'accélérer notre développement grâce à des opérations de croissance externe ciblées et pertinentes. » déclare André Choulika, co-fondateur et Président directeur général de Cellectis, qui précise que, « en choisissant d'investir et de nous accompagner pour plusieurs années, le FSI et Pierre Bastid affichent leur confiance dans notre stratégie de croissance et dans notre capacité à atteindre une rentabilité pérenne et créatrice de valeur. C'est une très grande reconnaissance pour Cellectis et ses équipes »
« Nous sommes enthousiastes d'avoir l'opportunité de combiner l'expertise mondialement reconnue de Cellartis dans les applications industrielles basées sur les cellules souches pluripotentes humaines avec la plateforme d'ingénierie génétique de pointe de Cellectis. Ensemble, nous aurons les capacités d'accélérer la mise au point de traitements ciblant des maladies réputées incurables grâce à la médecine régénératrice » précise Gunnar Fernström, Président de Cellartis, ajoutant être «convaincu que la plateforme industrielle et les produits basés sur les cellules souches développés par Cellectis au cours de la dernière décennie, constituent des actifs très valorisants qui contribueront de manière significative à la création d'un leader mondial dans le domaine des cellules souches. »
Thomas Devedjian, Directeur, Membre du Comité Exécutif du FSI déclare : « Cellectis est l'un des leaders mondiaux dans le domaine de l'ingénierie du génome. L'acquisition de Cellartis va lui permettre d'accéder à une position de leadership dans le domaine très porteur des cellules souches. Le FSI se réjouit d'accompagner cette entreprise très innovante dans ses projets de développement ».
« Ma participation à cette opération s'inscrit dans la droite ligne des investissements que j'ai réalisés jusqu'à présent : dans une société leader d'un secteur d'avenir, aux côtés d'un management de grande qualité et bénéficiant d'une vision stratégique claire et très prometteuse », résume Pierre Bastid"
Dans le cadre de cette opération, Cellectis est conseillée par Messier Maris & Associés ainsi que Bryan, Garnier & Co., et Jones Day.
A propos de Cellartis
Spin-off de l'Université de Göteborg, Cellartis est une société suédoise active depuis 10 ans dans le développement, l'industrialisation et la commercialisation de cellules cardiaques ou de cellules de foie issues de cellules souches. Ces cellules différenciées sont à ce jour principalement pour la recherche et les essais cliniques pharmaceutiques, et présentent une performance inégalée pour des tests de toxicologie.
La position unique de Cellartis s'appuie sur la propriété et l'exploitation de la plus grande banque de cellules-souches au monde (30 lignées propriétaires) ainsi que sur sa maîtrise des technologies de différentiation développée depuis sa création. Le déploiement industriel de ces technologies est opérationnel, avec deux sites certifiés en Suède et en Ecosse. Cellartis est impliquée, avec des partenaires de premier plan, dans des programmes de médecine régénératrice utilisant le potentiel immense des cellules-souches pour restaurer des tissus et organes endommagés. Cellartis compte 62 salariés, disposant tous d'une très forte expertise scientifique et industrielle. La société a réalisé un chiffre d'affaires de 3ME en 2010. Ses capitaux propres s'élevaient par ailleurs à 2,6 millions SEK et sa trésorerie nette à 7.5 millions SEK pour un endettement financier nul au 30 juin 2011 (chiffres non audités).
Pour plus d'informations : www.cellartis.com.
A propos du Fonds Stratégique d'Investissement
Société anonyme détenue à 51% par la Caisse des Dépôts et Consignations et 49% par l'Etat, le FSI est un investisseur avisé qui intervient en fonds propres pour prendre des participations minoritaires dans des entreprises françaises porteuses de projets industriels créateurs de valeur et de compétitivité pour l'économie.
Pour plus d'informations : www.fonds-fsi.fr.
A propos de Pierre Bastid
Pierre Bastid est un industriel français, ancien Président de la société Converteam qu'il a rachetée à Alstom en 2005 avec l'appui de fonds d'investissement, et cédée à General Electric en septembre 2011. Pierre Bastid va désormais se consacrer à des activités d'investissement, ciblant prioritairement des sociétés à fort potentiel de développement évoluant dans des secteurs d'avenir.
A propos de Cellectis
Cellectis améliore la qualité de vie en mettant en?uvre son expertise de l'ingénierie des génomes au service de nombreux secteurs, dont la thérapeutique humaine, la recherche biologique et l'agriculture. Cellectis est cotée sur le marché Alternext de NYSE-Euronext (code : ALCLS) de Paris.
Pour plus d'informations : www.cellectis.com.
Avertissement
Le présent communiqué et les informations qu'il contient ne constituent pas et ne sauraient être considérés comme constituant une offre au public, une offre de souscription ou une sollicitation d'intérêt du public en vue d'une opération par offre au public de titres financiers. Aucune offre au public de titres financiers ne sera effectuée en France ou à l'étranger avant la délivrance par l'Autorité des marchés financiers d'un visa sur un prospectus conforme aux dispositions de la Directive 2003/71/CE.

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Les actions et bons de souscription d'actions de Cellectis qui seraient le cas échéant émis ne pourront être offerts ou vendus aux Etats-Unis en l'absence d'enregistrement ou de dispense d'enregistrement au titre du U.S. Securities Act of 1933, tel que modifié. Les actions et bons de souscription d'actions de Cellectis ne sont pas, et ne seront pas, enregistrés au titre du U.S. Securities Act et Cellectis n'envisage pas d'effectuer une quelconque offre publique d'actions ou bons de souscription d'actions aux Etats-Unis.

Ce communiqué contient des informations prospectives, et notamment des informations relatives à l'activitéde Cellectis et une éventuelle offre de bons de souscription d'actions de Cellectis. Ces informations prospectives sont sujettes à plusieurs risques et incertitudes, notamment des risques inconnus de Cellectis ou que Cellectis ne considère pas comme significatifs à cette date, et aucune garantie ne peut donc être donnée quant à la réalisation de ces prévisions ou sur le fait que les objectifs envisagés seront effectivement atteints. Les facteurs importants qui pourraient avoir pour conséquence que les résultats réels diffèrent significativement des résultats anticipés dans les informations prospectives comprennent, notamment, l'évolution de la conjoncture économique, des marchés financiers et des marchés sur lesquels Cellectis est présente,
1 Représentant une dilution d'environ 13,1% des actionnaires existants sur une base pleinement diluée après réalisation de l'acquisition et avant la levée de fonds. Conformément aux dispositions légales applicables, un commissaire aux apports sera nommé par le tribunal de commerce, dont la mission sera étendue à l'appréciation du caractère équitable de la parité, et dont le rapport sera rendu disponible en vue de l'assemblée.
2 Les fonds ainsi levés sont destinés à être utilisés comme suit : (i) environ 30 ME seront consacrés à l'acquisition de Cellartis et au financement de sa croissance; (ii) environ 15 ME seront consacrés à l'activité « plantes » ; et (iii) environ 5 ME seront consacrés à l'activité « bioresearch ».
3 Représentant environ 5,6 millions d'actions nouvelles soit une dilution de 30% des actionnaires existants, et une participation d'environ 15% pour chacun des nouveaux investisseurs sur une base pleinement diluée après réalisation de l'augmentation de capital et avant acquisition de Cellartis, en supposant un prix d'émission de 9E par action Cellectis.
4 Représentant environ 6,3 millions d'actions nouvelles soit une dilution d'environ 33% des actionnaires existants, et une participation d'environ 16,5% pour chacun des nouveaux investisseurs, sur une base pleinement diluée après remboursement des ORA et avant acquisition de Cellartis, en supposant que ce remboursement serait réalisé sur la base d'un prix de 8E par action (1 action par ORA). Les ORA porteront un coupon de 5% maximum et seront remboursées par anticipation si le cours de bourse de Cellectis dépasse 8E. Si tel n'était pas le cas, leur parité de remboursement en actions, initialement fixée à une action par ORA, pourrait être ajustée à la hausse (ajustement maximum à hauteur du cours de référence retenu à l'émission) à leur échéance (3 ans) si le cours de bourse était alors inférieur à 8E.
5 Représentant 2,3 millions d'actions nouvelles en cas d'exercice de la totalité des BSA, permettant une relution maximale légèrement supérieure à 10% des actionnaires existants sur une base pleinement diluée après réalisation de l'acquisition de Cellartis et de la levée de fonds en supposant que cette dernière serait réalisée au prix de 8E par action.

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La mère des cellules souches de moelle est identifiée

"Pour la première fois depuis la découverte des cellules souches il y a cinquante ans, des chercheurs ont réussi à isoler une cellule souche hématopoïétique humaine (CSHh) dans sa forme la plus pure : une cellule souche unique capable de régénérer tout le système sanguin entier ; cette cellule est reconnaissable par le marqueur CD49f. Cette avancée ouvre la voie à une meilleure exploitation du pouvoir thérapeutique des cellules souches.


Jusqu’ici, la biologie des cellules souches hématopoïétiques (CSH) humaines restait mal comprise en raison de la rareté de ces cellules et du manque de méthode pour isoler les CSH des progéniteurs multipotents (PMP), afin d’obtenir des populations pures pouvant être analysées sur le plan biologique et moléculaire.

Dans une étude publiée par 'Science', Notta, Dick et coll. ont réussi à purifier les CSHs, séparant les CSHs des PMPs. Ils révèlent que la cellule CSH peut être reconnue par le marqueur spécifique CD49f, une molécule d’adhésion exprimée à la surface des CSHs.

'Cette découverte signifie que nous avons maintenant une feuille de route de plus en plus détaillée du système de développement des lignées cellulaires sanguines humaines, incluant la cellule souche tant recherchée', déclare le Pr John Dick (University of Toronto, Canada). 'Nous avons isolé une cellule unique qui produit toutes les branches du système sanguin, ce qui est essentiel pour maximiser le pouvoir potentiel des cellules souches dans un plus grand nombre d’applications cliniques.'

'Depuis le commencement de la recherche scientifique sur les cellules souches, les chercheurs ont été en quête de l’insaisissable filon mère – la cellule souche pure et unique qui pourrait être contrôlée et multipliée en culture avant la transplantation chez un patient. Récemment, les chercheurs ont commencé à exploiter les cellules souches trouvées dans le sang du cordon ombilical ; cependant, pour de nombreux patients, un échantillon d’un donneur unique n’est pas suffisant. Ces nouveaux résultats représentent un pas majeur pour produire des quantités suffisantes de cellules souches afin d’élargir leur usage clinique et de réaliser ainsi les promesses de la médecine régénérative pour les patients.'"

Le Quotidien du Médecin, 11/07/2011, Dr VÉRONIQUE NGUYEN, "Science" 8 juillet 2011, Notta et coll.

Corée : création d'une banque de cellules iPS

"Une banque de cellules souches pluripotentes induites (iPS) va être créée en Corée, a indiqué, le 27 mai 2011, le Pr Kim Dong Uk, directeur du Stem Cell Research Center.

Issues de cellules somatiques adultes ramenées à un état de pluripotence, les cellules iPS ont l'avantage d'échapper aux problèmes éthiques liés à l'utilisation de cellules souches embryonnaires humaines. En outre, elles limitent les risques d'effets secondaires, tel que le rejet immunitaire.

L'équipe du Pr Kim Dong Uk possède environ 50 lignées de cellules iPS obtenues à partir de cellules somatiques d'une personne en bonne santé et de 6 patients, respectivement atteints de la maladie de Parkinson, de la maladie d'Alzheimer, du diabète de type 1, de la dystrophie musculaire de Duchenne, de l'adrénoleucodystrophie et de l'adrénomyéloneuropathie. Ces cellules iPS seront mises à la disposition des chercheurs, tant coréens qu'étrangers, qui travaillent sur la recherche des causes de ces maladies et sur la mise au point de médicaments."

Bulletins Electroniques Corée (Julien Nicoletti) 06/07/11
http://www.genethique.org/revues/revues/2011/Juillet/07_07_11.html#4

Obtention d’hépatocytes par reprogrammation de fibroblastes humains

"La revue Nature a publié, le 30 juin 2011, une découverte des professeurs Suzuki et Sekiya du Medical Institute of Bioregulation de l’université de Kyushu à Fukuoka. Ceux-ci ont obtenu des cellules hépatiques (cellules de foie) en reprogrammant des cellules de peau humaine (fibroblastes).

Les cellules hépatiques naissent au niveau embryonnaire par l’expression des gènes menant à la différenciation hépatique. Les recherches menées ont émis l’hypothèse que le programme de spécialisation hépatique peut aussi être déclenché dans des cellules n’appartenant pas initialement à la lignée hépatique, notamment en les soumettant à différents facteurs de transcription hépatique. Ainsi les chercheurs ont insérés deux gènes dans des fibroblastes humains et dans des cellules embryonnaires. Ils ont réussi à obtenir in vitro des cellules ayant les mêmes caractéristiques que des cellules hépatiques 'normales'.

Ces nouvelles cellules, ou cellule hépatocytes induites, cellules iHep (induced hepatocyte-like), ont une grande faculté à réparer les tissus ainsi qu’à proliférer. De plus elles présenteraient un faible risque de cancérisation. La découverte des cellules iHep constitue une avancée pour la médecine régénératrice qui pourrait, à terme, les utiliser."

Bulletins Electroniques Japon (Eric Perrot) 01/07/2011
http://www.genethique.org/revues/revues/2011/Juillet/05_07_11.html#2

Obtention de neurones à partir de cellules de peau

"Des chercheurs californiens de l'Université de Stanford ont réussi à obtenir, à partir de cellules de peau de foetus ou de nouveaux-nés humains, des cellules se comportant comme des neurones. Leurs résultats sont parus dans la revue Nature*.
Les cellules de peau n'ont pas été reprogrammées en cellules souches pluripotentes mais directement transformées en neurones. La technique utilisée par les chercheurs, déjà démontrée sur la souris (Cf. Synthèse de presse du 28/01/10), consiste à introduire 4 différents facteurs de transcription dans les cellules de peau foetales (via des virus génétiquement modifiés). Les neurones obtenus ont une morphologie typique de cellule nerveuse et expriment des marqueurs de neurones "normaux". Beaucoup, en se développant, ont établi des contacts avec d'autres cellules nerveuses et se sont avérés capables de générer les phénomènes électriques attendus.

Si l'on savait déjà qu'il était possible de convertir une cellule spécialisée en cellule souche pluripotente induite (iPS), on ne savait pas qu'une cellule spécialisée pouvait être conduite à se différencier d'une façon autre que le retour à la pluripotence, a expliqué Marius Wernig, professeur adjoint de pathologie à l'Ecole de médecine de l'université de Stanford. Des cellules spécialisées ont déjà été transformées en cellules d'un type semblable mais c'est la première fois, selon lui, que l'on voit des cellules spécialisées subir une conversion aussi radicale : 'Nous avons montré qu'il est possible de convertir des cellules de peau directement en cellules nerveuses qui n'existent, habituellement, que dans le cerveau'.

La modélisation de pathologies sera l'une des applications immédiates de cette découverte, estime le Pr. Wernig. Les cellules de peau de patients atteints d'une maladie neurologique pourraient être utilisées pour produire des cellules cérébrales permettant de faire progresser la recherche."

* Nature, "Induction of human neuronal cells by defined transcription factors", Zhiping P. Pang, Nan Yang, Thomas Vierbuchen, Austin Ostermeier, Daniel R. Fuentes, Troy Q. Yang, Ami Citri, Vittorio Sebastiano, Samuele Marro, Thomas C. Südhof & Marius Wernig, 26/05/11

Le Monde 28/05/11 - BBC (Neil Bowdler) 26/05/11
http://www.genethique.org/revues/revues/2011/Mai/31_05_11.html#1

Cellules souches adultes : une fillette guérie

"Une opération chirurgicale à partir de cellules souches adultes s'est avérée vitale pour une une fillette de 10 ans qui avait développé, à l'âge d'un an, un caillot de sang dans le vaisseau reliant son intestin et son foie, ce qui était potentiellement mortel en cas d'hémorragie.
Michael Olausson, chirurgien au Sahlgrenska University Hospital à l'université de Göteborg en Suède, a utilisé le vaisseau sanguin d'un donneur dont il a retiré les tissus et l'ADN avant de l'ensemencer de cellules souches issues de la moelle osseuse de la fillette afin de générer un vaisseau sain. 'Nous avons effectué l'opération il y a maintenant trois mois et le résultat était très bon, sans complications graves. [...] La jeune fille est en bonne santé et nous croyons que son pronostic est très bon. Puisque la veine a été produite avec ses propres cellules souches, elle n'a pas besoin de prendre de médicaments empêchant le rejet', a déclaré Michael Olausson. Selon lui, des recherches plus poussées pourrait permettre de régénérer d'autres organes et des artères.

En 2008, un procédé similaire avait été utilisé à Barcelone par des chirurgiens qui avaient produit une nouvelle trachée pour une femme de 30 ans dont les voies respiratoires avaient été endommagées par la tuberculose (Cf. Synthèse de presse du 19/11/08). Un enfant britannique avait également bénéficié, en 2010, d'une greffe de trachée reconstituée à partir de ses propres cellules souches (Cf. Synthèse de presse du 23/03/10)."
Genethique.org
Bloomberg (Rob Waters) 09/05/11