CHU d'Amiens : "Institut Faire Faces, pôle d'expertise en chirurgie de la défiguration"

AMIENS - "Avec deux transplantations faciales à son actif dont une première mondiale en 2005, l'équipe du professeur Devauchelle pionnière en chirurgie de la défiguration, continue à innover en programmant pour 2012 l'ouverture de l'Institut Faire Faces (IFF) : premier centre international dédié à la recherche et à la formation sur l'ensemble des techniques et des approches mobilisées dans la reconstruction de la face.

Pôle de référence unique en Europe, l'Institut Faire Faces réunira les spécialités et techniques de pointe, de la thérapie cellulaire à la robotique en passant par les biomatériaux ou les dernières techniques d'imagerie. Le regroupement des compétences confortera les synergies entre ces différentes disciplines et permettra de faire progresser les approches chirurgicales.
Centre international de formation en chirurgie réparatrice du visage et microchirurgie, l'Institut Faire Faces sera ouvert aux chirurgiens souhaitant se spécialiser. 'L'Institut renforcera la capitalisation des programmes existants et le réseau européen' analyse le professeur Devauchelle. A la pointe de la technologie, un centre de téléconférence reliera les salles de formation aux blocs chirurgicaux, et s'inscrira dans les applications les plus récentes de la télémédecine.
Le champ de recherche de l'Institut Faire Faces s'étendra à la santé publique et aux sciences humaines. Il s'ouvrira aux réflexions philosophiques et sociétales liées aux défigurations et aux greffes de la face.
Lieu d'accueil et d'information du public, IFF engagera également une démarche de réflexion et de sensibilisation en faveur de l'intégration des personnes défigurées. Il accueillera par ailleurs, un pôle d'orthophonie et un centre du langage.
Si une partie des projets de recherche sont d'ores et déjà en place, l'Institut Faire Faces a pour vocation de créer un pôle d'activités appuyé sur des réseaux régionaux, nationaux et européens, et de valoriser les recherches et les travaux de l'équipe et de ses partenaires. Au-delà du prestige apporté par l'implication de chirurgiens et de chercheurs de haut-niveau, les activités d'IFF contribueront à renforcer l'image innovante de la région Picardie et la dynamique technologique de ses entreprises. Le programme de recherche sur les techniques de pointe vise le développement d'applications industrielles.
L'Institut Faire Faces se construit en partenariat avec les autres structures de recherche du CHU, sur le site du nouveau Centre hospitalo-universitaire. Porté par le CHU d'Amiens et le professeur Devauchelle et soutenu par le Conseil régional et par l'Union européenne, il bénéficie de nombreux partenariats : l'association des Gueules Cassées, l'Université de Technologie de Compiègne (UTC), l'Institut polytechnique Lasalle, de l'Université de Picardie-Jules Vernes (UPJV).
Future plate-forme européenne de recherche et de formation avancée en chirurgie de l'extrémité céphalique, IFF a également reçu le support de l'Association européenne de chirurgie maxillo-faciale, dont il anime le projet de recherche. Il associe également de grands noms internationaux de la chirurgie réparatrice au plan mondial. En 2010, porté par l'équipe du Pr Devauchelle, l'Institut Faire Faces franchira de nouvelles étapes en rassemblant de nouveaux soutiens et de nouveaux partenaires en s'inscrivant dans le projet national de dynamisation de la recherche française."

Pour plus d'informations contacter :

Directrice des Affaires Générales et de la Communication
CHU d'Amiens
Place Victor Pauchet
80054 AMIENS CEDEX
Téléphone : 03 22 66 80 22
Fax : 03 22 66 80 19
email : Dupaigne.bergamote@chu-amiens.fr

Source :
La Lettre "Réseau-CHU"
N° 507 - 9 février 2010

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"LYON : 1ère greffe des 2 mains : 10 ans de recul et le leadership mondial"

"Le 13 janvier 2000, Denis Chatelier recevait une double greffe de mains et entrait, avec l'équipe du Pr Dubernard, dans la grande histoire des premières mondiales. Depuis, 4 autres personnes ont bénéficié d'une double allogreffe de mains. Le talent des opérateurs conjugué à la confiance des patients a permis aux Hospices Civils de Lyon de maîtriser les techniques complexes de greffes composites de tissus. L'équipe lyonnaise est d'ailleurs celle qui a réalisé le plus de doubles greffes de mains au monde : un espoir pour toutes les personnes mutilées, un leadership qui fait de la France une référence internationale dans ce domaine et une nouvelle ambition pour Lyon : la création d'un Institut Hospitalo Universitaire de la Transplantation.
Greffe des mains : interdisciplinarité et coopération public-privé
Les progrès en immunologie et chirurgie ont été déterminants. A Lyon, les chirurgiens spécialistes de la chirurgie de la main, de la chirurgie vasculaire et de la chirurgie plastique viennent du secteur privé. Ils collaborent avec les anesthésistes, réanimateurs des HCL.
Cependant, la réussite d'une greffe ne se limite pas au succès de l'acte chirurgical. La greffe requiert aussi une maîtrise pointue des protocoles immunosuppresseurs. Un traitement au long cours sera adapté en fonction de chaque patient. Les médecins doivent aussi prévoir des réajustements réguliers car des épisodes de rejet précoces surviennent chez tous les patients.
A ces compétences se rajoutent le savoir faire des rééducateurs. 12 heures après l'opération, c'est au tour des kinésithérapeutes d'intervenir. Pour éveiller la sensibilité et accroître la mobilité, il font appel à diverses techniques : physiothérapie, électrostimulation, ergothérapie…
Enfin, avant et après l'opération, un suivi psychologique s'impose. Il faut apprécier la motivation du patient. Après la greffe, il faudra l'accompagner et l'aider à 'apprivoiser' ses nouvelles mains. Avec les premiers transplantés, les psychologues ont exploré un nouveau territoire et réussi à mieux cerner les phénomènes de déni et de clivage – mécanisme de défense où deux pensées contradictoires existent sans que la contradiction ne soit perçue (ce sont mes mains / ce ne sont pas mes mains).
Valoriser l'expertise française au sein d'un Institut de la TransplantationGrâce à ces avancées, le CHU de Lyon a construit une expertise unique dans les domaines de l'immunologie de la transplantation, des neurosciences et de la psychologie. Les perspectives sont nombreuses : greffer des mains chez les nouveau-nés qui en sont dépourvus et à terme de supprimer pour eux le traitement immunosuppresseur, passer de la greffe d'avant-bras à la greffe de bras, accroître l'activité de greffe de face en collaboration avec le CHU d'Amiens, développer les greffes de la paroi abdominale, du larynx et de la trachée. L'équipe lyonnaise souhaite autonomiser l'activité des greffes composites au sein du Service de Transplantation et d'Immunologie Clinique, une activité qui pourrait s'intégrer dans le cadre plus large d'un Institut Hospitalo Universitaire de la Transplantation."

Pour en savoir plus
"Ambassadeur du progrès médical, Denis Chatelier revient sur son destin singulier et répond aux questions de RESEAU CHU.
Réseau CHU : 'Comment apprend-on à vivre avec les mains d'un autre ?' Denis Chatelier : J'ai attendu mes greffes de mains pendant quatre ans. Aujourd'hui, cela fait dix ans que je vis avec ces mains-là, que je les promène avec moi. Je me suis habitué à elles. Pourtant, je pense tous les jours au donneur. Il est gravé dans mon coeur.Une fois qu'on est greffé, il faut savoir qu'on est greffé et ne jamais l'oublier. Cela veut dire qu'il faut l'accepter moralement. Il faut accepter la contrainte des traitements antirejet et la lourdeur de la rééducation : 6 heures trente par jour, ce n'est pas rien ! Au niveau de la rééducation, ce qui a été le plus difficile pour moi a été de récupérer la sensibilité.
'Rencontrez-vous des difficultés aujourd'hui ?'
Denis Chatelier : Pas du tout. J'ai retrouvé un travail depuis 2003, une vie et une activité normales. C'est génial. Aujourd'hui, je ne crains plus le rejet. Lorsque j'ai fait deux épisodes de rejet, au 52e et 91e jour, j'étais très inquiet parce que cela se voit à l'oeil nu. A l'époque, j'étais revenu en Charente-Maritime, je me retrouvais donc loin des équipes soignantes. Sur le conseil de mon médecin traitant, je suis parti immédiatement sur Lyon et tout est rentré dans l'ordre très vite. Je n'ai plus jamais connu d'épisode de rejet. Tant mieux.
'Aujourd'hui suivez-vous encore un traitement contraignant ?'
Denis Chatelier : Au fil des ans, les doses du traitement antirejet ont diminué fortement, mais je le prends toujours. Je viens une fois par an à Lyon pour mes contrôles. Je ne fais plus de rééducation depuis longtemps, que ce soit de la physiothérapie, de l'électrostimulation ou de l'ergothérapie. Par contre, je m'entraîne très régulièrement à la maison avec des balles.
'Vos souffrances et vos épreuves sont désormais dépassées. Quels enseignements avez-vous tiré de cette immersion forcée dans le monde hospitalier ?'
Denis Chatelier : Grâce aux médecins qui me l'ont expliqué, j'ai appris tout ce qui se passe dans les mains et tout ce qui les compose : les muscles, les os, les tendons, les nerfs. Quand je regarde mes mains, je sais où tout cela se trouve !Je suis heureux de partager mon expérience avec d'autres greffés. J'en ai rencontré plusieurs avant leur greffe. Je leur ai expliqué le traitement antirejet : il est lourd, mais fondamental et il ne faut pas l'arrêter. Je parle aussi de la rééducation. Elle est de très longue haleine. On ne la finit jamais. Il faut tenir ! Je leur dis aussi que, quand on signe le consentement, il ne faut plus reculer, ni douter, mais aller toujours de l'avant.
'A nouveau entouré de journalistes, quels messages souhaitez faire passer aux personnes gravement blessées ? aux professionnels de la santé ? au grand public ?'
Denis Chatelier Je pense à tous les amputés de Haïti suite au tremblement de terre. Certains ont été opérés à vif dans des conditions horribles. Je souffre pour eux. J'ai un immense respect pour les médecins, pour leur savoir, pour les équipes qui nous entourent, nous les greffés. Je voudrais aussi dire ma reconnaissance envers l'agence de biomédecine et envers les familles des donneurs, qui acceptent que l'un des leurs soit amputé.Pour le grand public, je ne sais pas. Je pense que beaucoup de gens n'ont pas encore compris l'importance des greffes pour nos vies. Ceux-là ne sont pas très intelligents. Je me souviens de certaines remarques blessantes, notamment lorsque quelqu'un a refusé de me serrer la main, parce que, pour lui, c'était la main d'un cadavre. J'ai entendu ce type de réflexions plus d'une fois. On m'a appelé souvent Robocop aussi. Mais aujourd'hui, j'estime que j'ai vécu une belle aventure et je me sens utile d'aider les autres dans la détresse."

Propos recueillis par Anne-Sophie Léonard, journaliste à la DirCom des HCL" (Direction de la Communication des Hospices Civils de Lyon)

Pour plus d'informations contacter :
Directeur de la Communication
Hospices civils de Lyon
3, quai des célestins
69229 Lyon cedex
Téléphone : 04 72 40 70 30
Fax : 04 72 40 72 30
email : danielle.gimenez@chu-lyon.fr

Source :
La Lettre "Réseau-CHU"
N° 507 - 9 février 2010

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La greffe à partir de donneur vivant fait débat

"Alors que la loi de bioéthique est en cours de révision, le débat est relancé sur la pratique de la greffe à partir de donneurs vivants. Rare en France, cette pratique n'est pas encouragée par les chirurgiens spécialistes de la transplantation. Sociologue dans les domaines de l'éducation et du travail, Christian Baudelot a fait don en 2006 de l'un de ses reins à son épouse Olga atteinte de polykystose rénale, lui évitant d'être mise sous dialyse, traitement lourd que la mère de celle-ci avait subi pendant dix-huit ans.
Le couple Baudelot fait 'partie des premiers couples à bénéficier d'un don d'organe entre conjoints'. Cette possibilité avait été ouverte par la loi bioéthique de 2004, mais elle est restée peu appliquée avec seulement 222 greffes réalisées de cette façon en 2008. Le 10 juin 2009, Christian Baudelot s'est rendu à l'Assemblée nationale pour témoigner devant les parlementaires de son bon état de santé à la suite du don de son rein : 'J'ai donné mon rein droit à ma femme il y a trois ans [...]. J'ai 70 ans, je me porte très bien, je nage tous les matins dans une piscine parisienne durant trente minutes. L'été, je fais entre 30 et 40 km par jour, à bicyclette. Je suis un retraité actif. [...] Les chek-up que je subis annuellement à l'hôpital me déclarent en pleine forme. Ce n'est pas une exception, c'est le cas de l'immense majorité des donneurs de reins. Généralement ils ne regrettent rien et recommenceraient'. Depuis le don de son rein, Christian Baudelot est devenu partisan de la greffe à partir de donneur vivant. Celle-ci pourrait constituer une 'solution à la pénurie actuelle' et 'permettrait de soulager une partie des 13 000 malades en attente d'organes'. Il regrette que le donneur d'organes doive passer de très nombreux examens médicaux et psychologiques. Il souhaiterait une évolution de l'actuelle réglementation qu'il considère trop stricte. 'C'est dans ce parcours du combattant du donneur d'organe qu'il y aurait un motif légitime d'inquiétude éthique' dit-il, puisqu'on ne cesse d'être considéré soit comme un coupable, soit comme un suspect. Quant aux risques de voir se développer un trafic d'organes comme le redoute le Conseil d'Etat, ils sont quand même assez minces'.

Bien que réalisée couramment au Royaume-Uni ou aux Pays-Bas, la greffe à partir d'un donneur vivant est peu répandue en France. Les transplantations rénales à partir de donneurs vivants sont rares 'car le corps médical résiste' : la peur est de 'perdre la vie du donneur' ou 'd'abîmer un organisme en bon état de marche'. Christian Baudelot explique que 'pour certains praticiens, altérer un corps vivant est bien plus grave que laisser mourir 220 personnes chaque année. C'est une question de culture et d'éthique médicale'. Le risque encouru par le donneur en cas d'une greffe de rein est pourtant très faible avec '1 décès pour 3000 prélèvements au plan mondial'. Dans un pays comme la Norvège, '40 pour cent des greffes rénales sont réalisées à partir d'un donneur vivant'. Mais les réticences françaises ne sont pas que médicales. Des raisons éthiques freinent l'acceptation des élus. En 2009, le Conseil d'Etat recommandait 'de ne pas faire évoluer le don entre personnes vivantes en raison des risques de dérive marchande et des pressions familiales'. Auditionné le 10 juin 2009 à l'Assemblée nationale, le Pr Jean-Michel Dubernard, spécialiste de la transplantation, a expliqué qu'il était toujours réticent aux dons à partir de donneurs vivants considérant qu''il est impossible d'éviter les pressions familiales', avant de préciser : 'quand il y a mort d'un donneur, comme cela m'est déjà arrivé, c'est 100 pour cent pour notre gueule'. Christian Baudelot ne comprend pas : 'Vue la batterie d'entretiens à laquelle j'ai été soumis, [...] comité d'experts, médecins, psychologues ou psychiatres, ne peuvent pas passer à côté d'un donneur réticent'.
Avec d'autres patients et leurs proches, et des spécialistes de la transplantation rénale, Christian et Olga Baudelot ont créé 'Demain la greffe', un groupe de réflexion visant à faire évoluer la loi afin qu'elle 'élargisse le cercle des donneurs d'organes aux relations étroites et stables, c'est-à-dire aux amis proches, aux intimes'. Les députés n'y ont pas été favorables mais ont privilégié la piste de l'autorisation du 'don croisé' permettant un échange d'organe(s) compatible(s) entre deux familles."

Libération (Cécile Daumas)
Copyright Gènéthique

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La greffe des tissus composites : un nouveau marché ?

A la une du Quotidien du Médecin du 03/02/2010
"Gueules cassées : les experts"


"Le Pr Laurent Lantieri a été contacté par ses collègues américains pour son expertise dans les greffes de la face. Motif : chez les soldats américains blessés en Irak, on compte entre 150 et 200 blessures du visage tellement dévastatrices qu'elles doivent être abordées par des greffes de tissus composites. Dans ce domaine, la France a une avance colossale sur les États-Unis sur le plan technique. Dans un entretien avec 'le Quotidien', le chirurgien explique comment va s'organiser une coopération, avec une transmission de l'expertise très spécifique des Français."

Cette perspective d'une industrialisation de la greffe de la face fait tout de même froid dans le dos. 200 patients en attente de greffe d'un seul coup, et combien demain ? La greffe doit-elle devenir un traitement comme un autre ? Voilà qui changerait la face de la médecine ...

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Doctors in Seville carry out Spain's second face transplant

"Doctors at Seville's Virgen del Rocío hospital have successfully completed Spain's second face transplant, and the ninth operation of its kind to be performed in the world.

25 different specialists took part in the operation that lasted almost 30 hours.

Head of Andalucia's health department, María Jesús Montero told the press yesterday that she was 'proud' that the Andalucian public health system had been able to carry out the transplant of 'facial structures' and also announced legal measures to protect the identity of the recpient.

She said that details about this 'complex' intervention would not be released immediately and added that the next 72 hours would be crucial in terms of whether the patient's body rejected the transplanted organ.

The president of the Junta de Andalucía (regional government) José Antonio Griñan, congratulated the team at the hospital, saying that their operation was 'an example' of how new technology could be used to solve health problems that 'previously had no solution'.

Face transplant recipients are usually people with very marked facial deformities, normally accompanied by difficulties in smelling or tasting as well as the associated psychological problems.

The donor has to be the same sex, roughly the same age, have the same blood group, a similar-sized face and similar skin colouring. The surgery is very complex as it involves transplanting and connecting different types of tissue: muscle, skin, nerves and blood vessels.

The first transplant of this kind was carried out in France in 2005, with the recipient being Isabelle Dinoire, a woman whose face was left deformed after an attack by her dog.

Spain's first face transplant was carried out by pioneering surgeon Pedro Cavadas at Valencia's La Fe hospital in August last year and was the first to include the jaw and the tongue."

Source :
http://www.thinkspain.com

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France: Face transplant patient Isabelle Dinoire reveals her new life

http://www.timesonline.co.uk

On ne peut que saluer la profonde sincérité des propos d'Isabelle Dinoire. Une femme attachante, soutenue par l'écrivain Noëlle Chatelet, qui raconta l'odyssée moderne de la première greffe de "tissus composites de la face" chez Isabelle Dinoire : "Le Baiser d'Isabelle"

Ce qui me séduit dans les propos d'Isabelle, c'est sa sincérité. Elle n'élude rien des difficultés psychologiques et physiologiques de l'avant- et de l'après-greffe. Elle ne considère pas la greffe comme un traitement comme un autre, mais comme quelque chose d'à part, à la fois merveilleux et très difficile, sur le plan psychologique et physiologique. On est loin du discours racoleur sur le don d'organes, véhiculant tant de clichés à côté des réalités des transplantations. On est plus dans l'éthique. On a décidément l'impression qu'Isabelle est très à l'écoute de ce qu'elle ressent et de ce qu'elle vit réellement, et qu'elle sait le transmettre avec des mots simples. Mais ce qu'elle exprime en somme est complexe. Et nous apprend beaucoup sur les réalités des transplantations. On souhaiterait que tous les patients transplantés fassent preuve de la même authenticité, au lieu de s'enfermer dans un discours lisse : "Tout va bien ! La greffe, c'est 'peanuts'", comme on a pu l'entendre dans une émission grand public sur le don d'organes en septembre 2009. Pour bien des patients transplantés, la pression idéologique est très forte, et ne leur permet de dire que deux choses : "Le don, c'est formidable ! Tout le monde devrait donner !", et "Je vais bien, aucun problème".

Désolée, mais on n'y croit pas. Le don d'organes est un don, et non un devoir. Un patient greffé qui promeut le don d'organes me met mal à l'aise. Comment être juge et parti ? D'autre part, les immunosuppresseurs ne sont pas anodins : ils attaquent les reins, le foie, augmentent le risque d'hypertension, de diabète, de cholestérol, de cancer.

Saluons la sincérité d'Isabelle et souhaitons-lui avant tout de garder son courage, sa sincérité et son authenticité très, très longtemps. J'ai comme l'impression que c'est ce qui lui permettra de vivre sa greffe au mieux.

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Chine : les défis écologiques, économiques et ... humains !

L'ancien Secrétaire d'Etat canadien (Asie-Pacifique) et Membre du Parlement David Kilgour a tenu hier un discours sur les défis écologiques, économiques et humains en Chine, au Rotary Club d'Ottawa.


==> Télécharger le discours de David Kilgour (PDF, 700 Ko.)

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Suisse : lutte contre le trafic d'organes en Chine récompensée

"La section suisse de la Société internationale pour les droits de l'homme (SIDH) a distingué deux Canadiens pour leur lutte contre le trafic d'organes en Chine. Les adeptes du Falun-Gong seraient particulièrement victimes de ce commerce.

Les deux lauréats sont David Kilgour, ancien secrétaire d'Etat canadien, et l'avocat des droits de l'homme David Matas. Ils ont été distingués pour leurs efforts sans relâche en vue de sensibiliser le monde au trafic d'organes.

MM. Kilgour et Matas se sont fait un nom par leur engagement contre la trafic d'organes prélevés sur des adeptes du Falun-Gong, mouvement religieux interdit en Chine.

Le Prix SIDH est remis chaque année depuis 1994. Il a entre autres honoré le Dalaï Lama, Cornelio Sommaruga, Adolf Ogi, Dick Marty ou la Chaîne du Bonheur."

Source :
http://www.romandie.com

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UK : Des nouvelles de Hannah Jones



http://www.express.co.uk


Hannah_Jones
On se souvient de cette adolescente britannique de 13 ans, qui avait, en 2008, refusé une transplantation cardiaque. Alors très affaiblie, la transplantation avait, du point de vue des spécialistes, peu de chances de réussir.

Durant l'été 2009, elle se retrouve en insuffisance rénale. La situation est critique, il faut qu'Hannah soit transplantée pour survivre. L'adolescente de 14 ans a entre-temps pris des forces et goûté à la vie à la maison (alors qu’elle avait passé le plus clair de son temps à l’hôpital, depuis toute petite). Elle est prête à accepter une transplantation qui a plus de chances d'aboutir. Transplantée durant l’été 2009, elle connaîtra quelques épisodes de retour à l’hôpital.

Et maintenant …

La voici de retour à l'école.

 HANNAH JONES: THE GIRL WHO HAD A CHANGE OF HEART AND CHOSE TO LIVE

UK Express - ‎5 janv. 2010‎

“Hannah Jones, 14, turned down a transplant after enduring years of health complications when medication for leukaemia left her heart weak. ...”

Heart refusal girl back at school BBC News

LET-ME-DIE HEART GIRL BACK IN CLASS Mirror.co.uk

 

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"Chinese Vice Minister of Health Dodges Questions on Organ Harvesting"

TAIPEI, Taiwan — "Chinese Vice Minister of Health, Huang Jiefu, visited Taiwan on Jan. 19 to attend the H1N1 Prevention Symposium in Taipei. While attending the symposium, he was confronted with questions related to the allegations of live organ harvesting of Falun Gong practitioners in China, but avoided answering them.

French TV5 Network cited a non-governmental report on Jan. 7 stating that there are more than 300 concentration camps with 300,000 detainees in China; 150,000 of whom are Falun Gong practitioners who have all experienced a comprehensive blood analysis. This is a prerequisite to finding matching organs for potential organ transplant customers.

It was reported that Huang Jiefu personally performed a liver transplant in Xinjiang in September 2005. From searching for a liver to having the liver delivered to the operation room, it only took him about one day. He also had two livers delivered to him, one from Chongqing and the other from Guangzhou, it was reported. This level of efficiency and speed in organ matching is not a secret in China’s organ harvesting community.

During the intermission at the conference, a reporter broached Huang Jiefu and asked: 'Canadian human rights lawyer David Matas and former Canadian Secretary of State for Asia-Pacific David Kilgour have revealed in their investigation report the Chinese Communist Party (CCP) has conducted live organ harvesting of Falun Gong ...' Before the sentence was completed, a guard next to Huang interrupted, 'Minister, the meeting hall is calling you to go back.'

Huang Jiefu responded that he had already explained China’s organ policy and future guide at the International Congress of Transplantation Society at Sydney. Huang evaded the question about the allegation that the CCP had conducted live organ harvesting from Falun Gong adherents. When pressed by the reporter, Huang Jiefu said, 'I do not wish to comment to the media. I am a surgeon.'

Huang was pulled away and quickly squeezed into an elevator. Behind a human shield of security guards, the reporter once again confronted him and asked him if the CCP is going to respond to the request made by the UN Committee against Torture (UNCAT) for an open investigation of the allegation. After several requests, Huang finally said that he had already answered the question.

Chiu Huang-Chuan, Vice-Chair of the Asia Division of the Coalition to Investigate the Persecution of Falun Gong, wondered whether Huang’s evasion of the question meant he felt guilty. Chiu cautioned the Taiwanese government, political parties, and the public about Huang Jiefu’s personal background, 'an unspeakable background of violating human rights.'"

Article by Yu-Xian Geng
Epoch Times

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