"Medicine must become an information science" (read more).
En direct de Boston, MA, USA ... La médecine est en train de changer de visage ... sauf que certains n'y ont pas intérêt ... Voilà ce qui se dit aussi bien à la Harvard Med School de Boston qu'en France ... Il y a la médecine Ancien Régime qui se bat pour garder ses privilèges, alors que la médecine Nouveau Régime arrive ... au grand galop ... La première chose que je me dis, confrontée à toutes ces informations, c'est que ce vieux monde et son paternalisme médical craquent ... Ces médecins et institutionnels santé de l'Ancien Régime sont remis en cause, aussi bien ici, aux USA, qu'en France :
A quels forums de santé faut-il se fier ?
Ce qui est dit à Harvard ?
"You want a vision for the future of health care? Don’t look to policymakers and regulators. Look to innovators and innovations." (lire)
Pour autant, ici comme en France, le système de santé (mais ne mettons pas tout le monde dans le même sac de suie noire, comme dirait l'ami Yann) n'a pas intérêt (financier) à aller dans le sens de ... ce qu'il faut bien appeler un changement de paradigme majeur ... Mêmes obstacles institutionnels en Gaule et outre-Atlantique, donc ... question de gros sous ... Pour autant, faut-il abandonner tout espoir de voir la médecine se moderniser, le patient être mieux informé et mieux pris en charge, ces lobbies qui tirent la croissance humaine et économique vers le bas ne plus tenir le haut du pavé ? "Non !" Même réponse dans les deux pays. Pourquoi ? Là encore, même analyse. Le temps où la médecine était entièrement aux mains des soignants payés pour cela, des institutionnels et autres politiques législateurs, est révolu. Les réseaux sociaux ont montré qu'ils pouvaient faire un bon ménage de printemps ... même si ce ménage prend du temps et ne se fait pas en un jour ... La crise de santé publique est présente en France et aux USA ... Même si l'ampleur des dégâts n'est pas identique dans les deux pays, le problème de fond est le même : l'attelage Ancien Régime va dans le mur, le Titanic va couler ... Notre "insubmersible" système de santé ... eh oui ... c'est bien de lui dont il s'agit ... Combien de temps mettra-t-il à sombrer ? Va-t-on laisser l'histoire se répéter? Non. Des experts venus de divers horizons, notamment ceux des nouvelles technologies, de l'écologie et du développement durable, se penchent sur les problèmes de nos systèmes de santé yankee et gaulois ... cherchent et trouvent des failles, mettent au point des solutions ... et n'hésitent pas à dire au roi (le mandarin, le médecin, le législateur ou autre institutionnel) qu'il est nu(l) ... version yankee, cela donne : "has been" ... Ces experts ont la puissance des réseaux sociaux et des géants de l'informatique pour eux ... Ce qui autrefois était disséqué en congrès de spécialiste ou à l'Académie de Médecine (et ne sortait pas de ces murs experts, secret médical oblige) est actuellement aux mains d'Apple, de Google, de Toshiba, ou encore d'équipes médicales et chirurgicales réfléchissant à comment faire pour innover ... à Harvard, à Paris, etc. Le "secret médical" se trouve désormais en vidéo publique sur You Tube ... Il est bien loin le temps de l'omnipotence des experts arrogants ... gardant jalousement leurs petits secrets ... Lesquels sont étalés aujourd'hui sur Facebook, sur des blogs et forums de santé ... et lus par des ingénieurs biomédicaux du monde entier, possédant une expertise dans le domaine médical et numérique ... Des synergies se mettent en place ... les frontières physiques et autres barrières psychologiques volent en éclat ... A peine revenu d'un symposium à Hong-Kong, M. Jean-Michel Billaut, économiste, Président Fondateur de l'Atelier Numérique BNP Paribas, a filé au congrès HIT à Paris - un congrès sur les systèmes d'information en santé et le monde hospitalier ... Depuis qu'il observe le milieu de la santé, M. Billaut commence à connaître du monde ... et poste ses expertises en ligne (lire) ... Des expertises pointues et ciblées, qui vont fédérer les efforts d'ingénieurs travaillant ou souhaitant travailler dans la santé ... Cela ne serait pas arrivé si M. Billaut n'avait pas perdu une jambe il y a bientôt trois ans de cela ... Auparavant, le domaine de la médecine lui était (quasi) totalement inconnu ... Mais après son amputation il s'est dit que si les outils numériques appropriés (et existants) avaient été mis en place, il aurait pu conserver sa jambe ... A partir de là il a pu constater l'inertie dont font preuve les institutionnels pour que rien ne change ... et que ces outils ne soient pas mis en place ... car cela n'est pas dans leur intérêt. "On n'est pas là pour innover, on est là pour soigner", disent ces mandarins arrogants. "Cela ne marche pas, les gars, j'y ai laissé une jambe", répond M. Billaut ... "Et alors ? C'est pas notre problème, on s'en fout", rétorquent lesdits mandarins arrogants. "Cela va le devenir", dit M. Billaut ... Cela me rappelle un autre dialogue ... Celui-là, entre Steve Jobs, le patron d'Apple décédé l'année dernière, et moi. "Pourquoi m'ont-ils sur-vendu la greffe ?" me demande Steve. "Ben, parce qu'il y a beaucoup d'argent à la clé", ai-je répondu. "Comment se fait-il que les alternatives ne se soient pas développées plus vite ? Il y a la médecine régénératrice, par exemple ..." "Ben, parce que les lobbies installés par les laboratoires pharmaceutiques leaders sur le marché mondial du médicament immunosuppresseur ont fait leur boulot correctement ... et même plus que correctement ...", ai-je répondu ... Au fait, vous saviez que Reed, le fils de Steve Jobs, fait des études de génomique à la fac de médecine de Stanford ? Ce n'est pas un hasard ... Steve voyait bien sa cadette, Eve, travailler à Apple ... Faudra encore attendre quelques années ... Ni M. Billaut ni Steve Jobs ne sont (ou n'ont été) des malades faciles et dociles ... Pourtant avec le recul, d'ici une ou deux décennies, ou plus, on comprendra que sans le concours de telles personnalités (très différentes au demeurant), l'Ancien Régime aurait pu durer encore et encore et encore ... Des gens comme eux arrivent sur les réseaux sociaux ... A mon avis il est illusoire de chercher un de Gaulle de l'e-santé en France ou aux USA ... L'époque ne s'y prête pas ... Les politiciens ne travaillent jamais qu'à leur carrière, qu'ils soient de droite ou de gauche ... En revanche, des personnalités sachant fédérer les talents et l'innovation ... mis en avant sur les réseaux sociaux, ou encore aux Conférences TED (très écoutées dans le monde entier) ...
J'ai parlé d'un "printemps arabe" dans le monde de la santé ... C'est parce qu'il est question de mettre l'usager de la santé au centre du système, et non plus (comme c'est le cas actuellement) l'institution ... Pour cela il faut un "printemps arabe" ... pour rétablir la démocratie et instaurer un développement durable dans le domaine de la santé ...
Qui est le dinosaure gaulois ayant affirmé que "toutes les civilisations ne se valent pas" ? Va pas tarder à se geler le cul, celui-là (et d'autres avec lui) ...
Merci de ne PAS poster de messages concernant la vente d'un organe et comportant des coordonnées téléphoniques, e-mail, etc. La loi française interdit la vente d'organes.
Un coeur artificiel de 11 g. pour un bébé
http://www.santelog.com/news/cardiologie/c-ur-artificiel-11-g-de-titane-sauvent-la-vie-d-un-bebe-de-16-mois_8335_lirelasuite.htm
INSUFFISANCE CARDIAQUE: Premier cœur artificiel pour l’Enfant autorisé par la FDA
http://www.fda.gov/downloads/AdvisoryCommittees/CommitteesMeetingMaterials/MedicalDevices/MedicalDevicesAdvisoryCommittee/CirculatorySystemDevicesPanel/UCM263039.pdf
Les microturbines à débit continu en remplacement de la transplantation cardiaque sont déjà au point pour les adultes ... mais pas encore pour les bébés ... Gageons que cela ne saurait tarder ...
Rappelons que la greffe cardiaque n'est pas la panacée : un enfant greffé du cœur a une espérance de vie réduite ... ce que vous dira n'importe quel chirurgien honnête ... d'où l'importance de ces micro-turbines ou cœurs artificiels miniature totalement intégrés ... en REMPLACEMENT de la transplantation cardiaque ...
INSUFFISANCE CARDIAQUE: Premier cœur artificiel pour l’Enfant autorisé par la FDA
http://www.fda.gov/downloads/AdvisoryCommittees/CommitteesMeetingMaterials/MedicalDevices/MedicalDevicesAdvisoryCommittee/CirculatorySystemDevicesPanel/UCM263039.pdf
Les microturbines à débit continu en remplacement de la transplantation cardiaque sont déjà au point pour les adultes ... mais pas encore pour les bébés ... Gageons que cela ne saurait tarder ...
Rappelons que la greffe cardiaque n'est pas la panacée : un enfant greffé du cœur a une espérance de vie réduite ... ce que vous dira n'importe quel chirurgien honnête ... d'où l'importance de ces micro-turbines ou cœurs artificiels miniature totalement intégrés ... en REMPLACEMENT de la transplantation cardiaque ...
Don d'organes, du nouveau ...
Jeudi 10 mai 2012
Hé oui, c’est une réalité qui est rarement révélée aux donneurs, et à leur famille. Cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas faire de don d’organes, au contraire. Mais il est important de ne pas le faire aveuglément.
Pour pouvoir être transplantés, les organes doivent être frais. Le cœur d’une personne morte depuis ne serait-ce que cinq minutes est inutilisable : il ne se remettra jamais à battre, y compris avec un pacemaker (un appareil qui donne des chocs électriques pour stimuler les pulsations). Il en va de même des autres organes vitaux (reins, foie, pancréas, poumons…)
Pour que les organes soient bien frais, donc, il faut qu’ils soient encore en train de fonctionner au moment où ils sont prélevés. Ils ne peuvent donc pas être prélevés sur un « mort » réellement mort, mais sur une personne en état de « mort cérébrale », ce qui, nous allons le voir… est très différent.
L’affaire s’est produite à l’hôpital universitaire de Coventry, dans le nord de l’Angleterre :
Stephen Thorpe, 17 ans, avait été gravement blessé à la tête lors d’un accident de voiture au cours duquel était mort son ami Matthieu, 18 ans, qui conduisait le véhicule.
Les médecins le mirent sous coma artificiel et, deux jours plus tard, le déclarèrent en état de « mort cérébrale ». La « mort cérébrale » permet l’ouverture de la procédure de prélèvement d’organes. Mais les parents de Stephen, qui étaient auprès de lui, affirmèrent qu’ils « sentaient que leur fils était encore là » et qu’il réagissait à certaines paroles.
Alors que quatre médecins de l’hôpital confirment la « mort cérébrale » et souhaitent que commence le prélèvement d’organes, les parents de Stephen font appel au Docteur Julia Piper, praticienne de médecines traditionnelles et alternatives. Celle-ci obtient l’autorisation de faire examiner Stephen par un neurochirurgien de confiance, qu’elle connaît.
Celui-ci conclut que le jeune garçon n’est absolument pas « mort cérébralement ». Il demande qu’il soit au plus vite sorti de son coma artificiel. Et en effet, cinq semaines plus tard, Stephen rentre chez lui, entièrement remis.
Aujourd’hui, Steven a 21 ans et étudie la comptabilité à l’université de Leicester. « Mon impression est que l’hôpital n’était pas très favorable à ce que mon père demande une contre-expertise médicale » a-t-il déclaré au Daily Mail.
Une personne était vivante tant que son corps restait chaud, que son cœur continuait à battre, qu’elle respirait et que son sang continuait à circuler.
La mort, au contraire, était déclarée lorsque la vie avait quitté le corps. Un corps mort, au sens traditionnel du terme, devient froid, rigide. Il ne répond plus à aucun stimulus. Le cœur ne bat plus, la tension artérielle disparaît. Le patient arrête de respirer. La peau, les ongles et les muqueuses prennent une couleur bleutée. Mettre le cadavre sous respiration artificielle ne relance pas l’oxygénation du corps. Stimuler le cœur par une impulsion électrique (pacemaker) ne le fait pas recommencer à battre.
Une personne morte ne peut tout simplement plus guérir. Ses organes vitaux, le cœur, le foie, les poumons, les reins et le pancréas ne fonctionnent plus. On ne peut plus les transplanter sur une personne vivante, car ils commencent à se décomposer aussitôt que l’oxygénation et la circulation sanguine s’arrêtent. Cinq minutes plus tard, ils sont inutilisables.
Pour pouvoir prélever des organes encore vivants, et donc capables d’être transplantés sur une nouvelle personne, les médecins créèrent en 1968 le concept de « mort cérébrale ». Une personne dont le cœur fonctionne, le sang circule, et la respiration est régulière peut donc aujourd’hui être déclarée en état de « mort cérébrale ». On sait pourtant que, dans ce cas, la plupart des fonctions vitales continuent, dont la digestion, l’excrétion (évacuation des déchets), et l’équilibre des fluides.
S’il a des blessures, on constatera que le « mort cérébral » cicatrise, et si c’est un enfant, qu’il continue à grandir. Il peut même traverser la puberté. Une femme enceinte en état de « mort cérébrale » peut continuer à porter son enfant : la plus longue période enregistrée est de 107 jours jusqu’à l’accouchement.
En revanche, une fois que ses organes vitaux sont retirés pour être transplantés sur une autre personne, le « donneur » d’organe décède pour de bon.
Pour pouvoir prélever les organes vitaux, les médecins doivent donc pratiquer l’anesthésie, ou injecter des substances paralysantes pour éviter les spasmes musculaires, ou les changements brutaux de pression sanguine, de rythme cardiaque, et d’autres réflexes protecteurs.
Dans la pratique médicale normale, de telles réactions de la personne opérée indiquent à l’anesthésiste que l’anesthésie est trop légère, et que le patient souffre.
Ces informations, que n’importe quel médecin pourra vous confirmer, sont malheureusement mal connues du grand public. Il semble également que les familles à qui l’on demande d’autoriser un prélèvement d’organe ne soient malheureusement pas toujours informées objectivement.
En 2011, l’Hôpital Sainte-Croix de Drummondville (au Québec), a demandé l’autorisation d’extraire les yeux d’une patiente qui s’était étranglée pendant son repas à l’hôpital en l’absence de personnel soignant, affirmant qu’elle était en état de « mort cérébrale ». Après que la famille eut demandé des preuves au médecin, elle se réveilla et retrouva l’essentiel de ses facultés. (2)
En 2008, un Français de 45 ans s’est réveillé sur la table d’opération, tandis que les médecins s’apprêtaient à lui prélever ses organes, suite à un arrêt cardiaque. Lors de l’enquête menée par le « comité d’éthique », plusieurs médecins reconnurent que ce type de cas, bien que rare, leur était parfaitement connu. (3)
La même année, Sack Dunlap, un Américain de 21 ans, « mort cérébralement », était sur le point de se faire retirer ses organes vitaux lorsque ses deux sœurs, toutes les deux infirmières, décidèrent de vérifier qu’il était en effet « mort cérébralement ». Discrètement, elles enfoncèrent une pointe sous son ongle de pied, ce qui provoqua une forte réaction de Dunlap, prouvant qu’il était conscient. Il se remit complètement et déclara plus tard qu’il était conscient et entendait les médecins autour de lui discuter des organes qu’ils allaient lui prélever !
Alors, dans ce domaine comme dans tous les autres, cher lecteur, rappelez-vous qu’il s’agit de votre vie, votre santé, et jamais de celle ni des médecins, ni des personnes qui vous conseillent, même lorsque celles-ci sont de la meilleure volonté.
Bien à vous,"
Sources de cet article :
1. The Daily Mail, le 24 avril 2012 : http://www.dailymail.co.uk/health/article-2134346/Steven-Thorpe-Teenager-declared-brain-dead-FOUR-doctors-makes-miracle-recovery.html?printingPage=true
2. http://www.journalexpress.ca/Société/Santé/2011-06-30/article-2624757/Un-mal-de-dent-qui-a-failli-virer-en-don-dorganes/1
3. Article publié dans le journal Le Monde, disponible ici : http://actuagencebiomed.blogspot.fr/2008/06/le-donneur-dorganes-ntait-pas-mort.html
http://www.santenatureinnovation.fr/chirurgie/avant-de-donner-vos-organes-lisez-ceci?utm_source=Newsletter-gratuite&utm_medium=emailing&utm_campaign=201205D-avant-de-donner-vos-organes-lisez-ceci
Avant de donner vos organes, lisez ceci
"Saviez-vous que, pour pouvoir prélever des organes, le « mort » doit souvent être… anesthésié ???Hé oui, c’est une réalité qui est rarement révélée aux donneurs, et à leur famille. Cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas faire de don d’organes, au contraire. Mais il est important de ne pas le faire aveuglément.
Pour pouvoir être transplantés, les organes doivent être frais. Le cœur d’une personne morte depuis ne serait-ce que cinq minutes est inutilisable : il ne se remettra jamais à battre, y compris avec un pacemaker (un appareil qui donne des chocs électriques pour stimuler les pulsations). Il en va de même des autres organes vitaux (reins, foie, pancréas, poumons…)
Pour que les organes soient bien frais, donc, il faut qu’ils soient encore en train de fonctionner au moment où ils sont prélevés. Ils ne peuvent donc pas être prélevés sur un « mort » réellement mort, mais sur une personne en état de « mort cérébrale », ce qui, nous allons le voir… est très différent.
Revenu du séjour des morts
Le journal anglais Daily Mail publie l’histoire d’un jeune britannique qui a eu la vie sauvée par son père qui s’était opposé à ce que ses organes soient prélevés pour servir à des transplantations. (1)L’affaire s’est produite à l’hôpital universitaire de Coventry, dans le nord de l’Angleterre :
Stephen Thorpe, 17 ans, avait été gravement blessé à la tête lors d’un accident de voiture au cours duquel était mort son ami Matthieu, 18 ans, qui conduisait le véhicule.
Les médecins le mirent sous coma artificiel et, deux jours plus tard, le déclarèrent en état de « mort cérébrale ». La « mort cérébrale » permet l’ouverture de la procédure de prélèvement d’organes. Mais les parents de Stephen, qui étaient auprès de lui, affirmèrent qu’ils « sentaient que leur fils était encore là » et qu’il réagissait à certaines paroles.
Alors que quatre médecins de l’hôpital confirment la « mort cérébrale » et souhaitent que commence le prélèvement d’organes, les parents de Stephen font appel au Docteur Julia Piper, praticienne de médecines traditionnelles et alternatives. Celle-ci obtient l’autorisation de faire examiner Stephen par un neurochirurgien de confiance, qu’elle connaît.
Celui-ci conclut que le jeune garçon n’est absolument pas « mort cérébralement ». Il demande qu’il soit au plus vite sorti de son coma artificiel. Et en effet, cinq semaines plus tard, Stephen rentre chez lui, entièrement remis.
Aujourd’hui, Steven a 21 ans et étudie la comptabilité à l’université de Leicester. « Mon impression est que l’hôpital n’était pas très favorable à ce que mon père demande une contre-expertise médicale » a-t-il déclaré au Daily Mail.
Ne pas confondre « mort » et « mort cérébrale »
Le concept de « mort cérébrale » a été inventé en 1968. Jusque-là, on ne connaissait que deux états : vivant ou mort.Une personne était vivante tant que son corps restait chaud, que son cœur continuait à battre, qu’elle respirait et que son sang continuait à circuler.
La mort, au contraire, était déclarée lorsque la vie avait quitté le corps. Un corps mort, au sens traditionnel du terme, devient froid, rigide. Il ne répond plus à aucun stimulus. Le cœur ne bat plus, la tension artérielle disparaît. Le patient arrête de respirer. La peau, les ongles et les muqueuses prennent une couleur bleutée. Mettre le cadavre sous respiration artificielle ne relance pas l’oxygénation du corps. Stimuler le cœur par une impulsion électrique (pacemaker) ne le fait pas recommencer à battre.
Une personne morte ne peut tout simplement plus guérir. Ses organes vitaux, le cœur, le foie, les poumons, les reins et le pancréas ne fonctionnent plus. On ne peut plus les transplanter sur une personne vivante, car ils commencent à se décomposer aussitôt que l’oxygénation et la circulation sanguine s’arrêtent. Cinq minutes plus tard, ils sont inutilisables.
Pour pouvoir prélever des organes encore vivants, et donc capables d’être transplantés sur une nouvelle personne, les médecins créèrent en 1968 le concept de « mort cérébrale ». Une personne dont le cœur fonctionne, le sang circule, et la respiration est régulière peut donc aujourd’hui être déclarée en état de « mort cérébrale ». On sait pourtant que, dans ce cas, la plupart des fonctions vitales continuent, dont la digestion, l’excrétion (évacuation des déchets), et l’équilibre des fluides.
S’il a des blessures, on constatera que le « mort cérébral » cicatrise, et si c’est un enfant, qu’il continue à grandir. Il peut même traverser la puberté. Une femme enceinte en état de « mort cérébrale » peut continuer à porter son enfant : la plus longue période enregistrée est de 107 jours jusqu’à l’accouchement.
En revanche, une fois que ses organes vitaux sont retirés pour être transplantés sur une autre personne, le « donneur » d’organe décède pour de bon.
Pour prélever des organes, le « mort » doit d’abord être anesthésié
Très souvent, la personne en état de « mort cérébrale » est sensible aux opérations chirurgicales. C’est ce que les médecins appellent l’effet Lazare, du nom de l’homme qui, dans les Evangiles, ressortit de son tombeau.Pour pouvoir prélever les organes vitaux, les médecins doivent donc pratiquer l’anesthésie, ou injecter des substances paralysantes pour éviter les spasmes musculaires, ou les changements brutaux de pression sanguine, de rythme cardiaque, et d’autres réflexes protecteurs.
Dans la pratique médicale normale, de telles réactions de la personne opérée indiquent à l’anesthésiste que l’anesthésie est trop légère, et que le patient souffre.
Ces informations, que n’importe quel médecin pourra vous confirmer, sont malheureusement mal connues du grand public. Il semble également que les familles à qui l’on demande d’autoriser un prélèvement d’organe ne soient malheureusement pas toujours informées objectivement.
Le cas de Stephen n’est pas isolé
Il existe des dizaines de cas similaires à celui de Stephen, dans lesquels une personne comateuse ou inconsciente est déclarée en état de « mort cérébrale » ou « sans espoir de guérison ». Bien souvent, les familles subissent alors des pressions pour autoriser les prélèvements d’organes.En 2011, l’Hôpital Sainte-Croix de Drummondville (au Québec), a demandé l’autorisation d’extraire les yeux d’une patiente qui s’était étranglée pendant son repas à l’hôpital en l’absence de personnel soignant, affirmant qu’elle était en état de « mort cérébrale ». Après que la famille eut demandé des preuves au médecin, elle se réveilla et retrouva l’essentiel de ses facultés. (2)
En 2008, un Français de 45 ans s’est réveillé sur la table d’opération, tandis que les médecins s’apprêtaient à lui prélever ses organes, suite à un arrêt cardiaque. Lors de l’enquête menée par le « comité d’éthique », plusieurs médecins reconnurent que ce type de cas, bien que rare, leur était parfaitement connu. (3)
La même année, Sack Dunlap, un Américain de 21 ans, « mort cérébralement », était sur le point de se faire retirer ses organes vitaux lorsque ses deux sœurs, toutes les deux infirmières, décidèrent de vérifier qu’il était en effet « mort cérébralement ». Discrètement, elles enfoncèrent une pointe sous son ongle de pied, ce qui provoqua une forte réaction de Dunlap, prouvant qu’il était conscient. Il se remit complètement et déclara plus tard qu’il était conscient et entendait les médecins autour de lui discuter des organes qu’ils allaient lui prélever !
Alors, dans ce domaine comme dans tous les autres, cher lecteur, rappelez-vous qu’il s’agit de votre vie, votre santé, et jamais de celle ni des médecins, ni des personnes qui vous conseillent, même lorsque celles-ci sont de la meilleure volonté.
Bien à vous,"
Sources de cet article :
1. The Daily Mail, le 24 avril 2012 : http://www.dailymail.co.uk/health/article-2134346/Steven-Thorpe-Teenager-declared-brain-dead-FOUR-doctors-makes-miracle-recovery.html?printingPage=true
2. http://www.journalexpress.ca/Société/Santé/2011-06-30/article-2624757/Un-mal-de-dent-qui-a-failli-virer-en-don-dorganes/1
3. Article publié dans le journal Le Monde, disponible ici : http://actuagencebiomed.blogspot.fr/2008/06/le-donneur-dorganes-ntait-pas-mort.html
http://www.santenatureinnovation.fr/chirurgie/avant-de-donner-vos-organes-lisez-ceci?utm_source=Newsletter-gratuite&utm_medium=emailing&utm_campaign=201205D-avant-de-donner-vos-organes-lisez-ceci
Peut-on breveter un gène ?
Selon Daniel Ravicher, directeur exécutif de la Public Patent Foundation, base public de brevets aux Etats-Unis, "personne ne peut 'inventer' des gènes, donc personne ne peut revendiquer leur propriété". En effet, le brevet déposé par Myriad Genetics, ne concerne pas un "nouveau médicament ou un nouvel outil pour lutter contre le cancer" mais se rapporte à "des marqueurs génétiques qui se produisent naturellement dans le corps humain". Ils ne peuvent donc pas être objet de brevet.
The New York Times (Andrew Pollack) 26/03/12 - The Scientist (Sabrina Richards) 28/03/12
Dénonciation d'un trafic d'organes au Bengladesh
"Un anthropologue d'une Université de l'Etat du Michigan, Monir Moniruzzaman, a enquêté sur le trafic d'organes auquel se livre des personnes démunies au Bengladesh. Cette étude, publiée dans la revue trimestrielle Medical Anthropology, décrit les atrocités que vivent ces vendeurs d'organes.
Pour réaliser son enquête, l'anthropologue s'est penché sur 33 donneurs de reins. Il aboutit a un premier constat : les donneurs ne reçoivent jamais l'argent 'qui leur a été promis' et sont confrontés à de 'graves problèmes de santé qui les empêchent de travailler', comme la 'honte' ou la 'dépression'.
Au bout de dix ans d'étude, Monir Moniruzzaman constate également que le trafic d'organes est un 'marché mondial en pleine expansion' et qu'il concerne diverses parties du corps telles que les reins, des parties du foie et même les cornées. Selon l'anthropologue, les receveurs sont des habitants du Bengladesh vivant à l'étranger, comme aux Etats-Unis, en Europe ou encore au Moyen-Orient. En outre, il précise que les trafiquants 'falsifient les documents en mentionnant que receveur et vendeur sont liés et indiquent que l'acte est un don familial'. Monir Moniruzzaman considère que médecins, fonctionnaires hospitaliers et laboratoires pharmaceutiques ignorent cette situation qui leur est profitable.
Pour Monir Moniruzzaman, ce trafic d'organes est une 'grave forme d'exploitation des populations les plus pauvres, dont les organes deviennent des marchandises pour prolonger la vie des minorités riches'. Pour lutter contre le trafic d'organes, il effectue certaines recommandations comme 'davantage de vigilance de la part des gouvernements', ou encore de la part des médecins lorsque ceux-ci vérifient la relation qui existe entre donneur et receveur."
Bioedge (Michael Cook) 23/03/12 - ScienceDaily 12/03/12
http://www.genethique.org/revues/revues/2012/Mars/29_03_12.html
Pour réaliser son enquête, l'anthropologue s'est penché sur 33 donneurs de reins. Il aboutit a un premier constat : les donneurs ne reçoivent jamais l'argent 'qui leur a été promis' et sont confrontés à de 'graves problèmes de santé qui les empêchent de travailler', comme la 'honte' ou la 'dépression'.
Au bout de dix ans d'étude, Monir Moniruzzaman constate également que le trafic d'organes est un 'marché mondial en pleine expansion' et qu'il concerne diverses parties du corps telles que les reins, des parties du foie et même les cornées. Selon l'anthropologue, les receveurs sont des habitants du Bengladesh vivant à l'étranger, comme aux Etats-Unis, en Europe ou encore au Moyen-Orient. En outre, il précise que les trafiquants 'falsifient les documents en mentionnant que receveur et vendeur sont liés et indiquent que l'acte est un don familial'. Monir Moniruzzaman considère que médecins, fonctionnaires hospitaliers et laboratoires pharmaceutiques ignorent cette situation qui leur est profitable.
Pour Monir Moniruzzaman, ce trafic d'organes est une 'grave forme d'exploitation des populations les plus pauvres, dont les organes deviennent des marchandises pour prolonger la vie des minorités riches'. Pour lutter contre le trafic d'organes, il effectue certaines recommandations comme 'davantage de vigilance de la part des gouvernements', ou encore de la part des médecins lorsque ceux-ci vérifient la relation qui existe entre donneur et receveur."
Bioedge (Michael Cook) 23/03/12 - ScienceDaily 12/03/12
http://www.genethique.org/revues/revues/2012/Mars/29_03_12.html
Spectaculaire greffe de visage aux États-Unis
"Selon l'université du Maryland, il s'agit de la plus importante opération de ce type réalisée à ce jour."
http://sante.lefigaro.fr/actualite/2012/03/28/17852-spectaculaire-greffe-visage-etats-unis
Cellule souche et régénération de l'épithélium intestinal
"Pour la première fois, une équipe de scientifiques, dirigée par le Pr Mamoru Watanabe de la Tokyo Medical and Dental University, a réussi à reconstituer une zone du gros intestin endommagée par des ulcères, à partir de cellules souches intestinales adultes. Cette technique a fait l’objet d’une publication dans la revue Nature Medicine* du 13 mars 2012.
L’épithélium intestinal ayant une grande capacité à se régénérer au moyen de ces cellules souches unipotentes, il était difficile pour les scientifiques de pouvoir mettre ces cellules en culture, tellement leur renouvellement était rapide. Jusqu’à aujourd’hui, diverses tentatives ont abouti, pour la plupart d’entre elles, à une 'périclitation du tissu en cinq jours'.
Pour réussir cette régénération de l’intestin, l’équipe scientifique japonaise a prélevé 'une seule cellule souche intestinale'. Par la suite, trois protéines 'ont été ajoutées au milieu de culture liquide habituellement employé pour les cellules de l’intestin grêle'. Après huit jours, les cellules se sont rapidement développées au point d’obtenir 'un million de cellules unipotentes' et donc un tissu. Enfin, l’ensemble de ces cellules ont été transplantées dans les zones intestinales détériorées par des ulcères. Cette transplantation a permis d’obtenir au bout d’un mois, un renouvellement complet du tissu. Selon le Pr Watanabe, cette technique pourrait permettre le traitement de maladies inflammatoires telles que la maladie de Crohn."
* Nature Medicine, "Functional engraftment of colon epithelium expanded in vitro from a single adult Lgr5+ stem cell", Shiro Yui, Tetsuya Nakamura, Toshiro Sato, Yasuhiro Nemoto, Tomohiro Mizutani, Xiu Zheng, Shizuko Ichinose, Takashi Nagaishi, Ryuichi Okamoto, Kiichiro Tsuchiya, Hans Clevers & Mamoru Watanabe, 11/03/12
http://www.genethique.org/revues/revues/2012/Mars/27_03_12.html
L’épithélium intestinal ayant une grande capacité à se régénérer au moyen de ces cellules souches unipotentes, il était difficile pour les scientifiques de pouvoir mettre ces cellules en culture, tellement leur renouvellement était rapide. Jusqu’à aujourd’hui, diverses tentatives ont abouti, pour la plupart d’entre elles, à une 'périclitation du tissu en cinq jours'.
Pour réussir cette régénération de l’intestin, l’équipe scientifique japonaise a prélevé 'une seule cellule souche intestinale'. Par la suite, trois protéines 'ont été ajoutées au milieu de culture liquide habituellement employé pour les cellules de l’intestin grêle'. Après huit jours, les cellules se sont rapidement développées au point d’obtenir 'un million de cellules unipotentes' et donc un tissu. Enfin, l’ensemble de ces cellules ont été transplantées dans les zones intestinales détériorées par des ulcères. Cette transplantation a permis d’obtenir au bout d’un mois, un renouvellement complet du tissu. Selon le Pr Watanabe, cette technique pourrait permettre le traitement de maladies inflammatoires telles que la maladie de Crohn."
* Nature Medicine, "Functional engraftment of colon epithelium expanded in vitro from a single adult Lgr5+ stem cell", Shiro Yui, Tetsuya Nakamura, Toshiro Sato, Yasuhiro Nemoto, Tomohiro Mizutani, Xiu Zheng, Shizuko Ichinose, Takashi Nagaishi, Ryuichi Okamoto, Kiichiro Tsuchiya, Hans Clevers & Mamoru Watanabe, 11/03/12
http://www.genethique.org/revues/revues/2012/Mars/27_03_12.html
Conservation d'ovocytes: évolutions techniques et questions éthiques
"Les dernières techniques de conservation de gamètes féminins et de tissu ovarien sont sources d'espoir pour les femmes et pour les fillettes subissant des traitements altérant leur fertilité.
Aujourd'hui, une technique 'consiste à prélever chirurgicalement un ovaire entier ou des fragments' et à les congeler. Au moment de leur utilisation, les fragments sont décongelés et greffés afin de 'rétablir les fonctions ovariennes et restaurer une fertilité'. Toutefois, le Dr Sophie Mirallié, du service de biologie de la reproduction au CHU de Nantes, précise que les greffons ont une durée de vie courte et présentent un risque de 'réintroduction de la maladie après greffe'. Il reste donc encore à trouver une technique permettant d'effectuer des prélèvements ovariens qui ne contiendraient pas de 'cellules tumorales' pour qu'elles ne soient pas réintroduites dans l'organisme au moment de la greffe.
De plus, la loi de bioéthique du 7 juillet 2011 a autorisé la technique de la vitrification d'ovocytes, technique de congélation ultrarapide. Là où les méthodes classiques de congélation produisent des cristaux de glace qui peuvent altérer les cellules, cette technique empêche la formation de cristaux et permet une meilleure préservation des cellules.
Cette technique soulève des interrogations éthiques. Selon le Docteur Pierre Boyer de l'Hôpital Saint-Joseph à Marseille, l'autoconservation d'ovocytes est une alternative à la congélation des embryons.
Selon le Dr Grégoire Moutel, du laboratoire d'éthique et de médecine légale de l'université Paris Descartes, 'la conservation d'ovocytes doit être présentée comme un nouveau droit des femmes', tout en avertissant 'les patientes d'une incertitude sur les résultats'. Par ailleurs, les demandes de conservation d'ovocytes pour convenances personnelles forment un marché en pleine expansion aux Etats-Unis. En France, cette pratique est interdite, elle pose de nombreuses questions éthiques. Le Dr Grégoire Moutel explique que cette pratique pose, entre autres, la question de savoir si un âge limite doit être posé et au-delà duquel les femmes ne pourraient plus conserver d'ovocytes. En effet, 'au delà d'un certain âge, les grossesses sont médicalement plus risquées et le taux de malformation fœtale augmente'.
Interrogé sur les particularités du consentement dans le domaine de l'assistance médicale à la procréation, le Dr Moutel souligne la nécessité d'informer les patients des bénéfices et des risques liés à ces techniques. Au motif que les patients sont souvent 'obnubilés par leur désir d'enfant', ils ne prennent pas toujours suffisamment en compte les risques lorsqu'ils donnent leur consentement. Les professionnels ont donc une responsabilité, ils 'n'ont pas le droit de tout faire au motif du consentement'."
Le Monde (Sandrine Cabut) 24/03/2012
http://www.genethique.org/revues/revues/2012/Mars/26_03_12.html#1
Aujourd'hui, une technique 'consiste à prélever chirurgicalement un ovaire entier ou des fragments' et à les congeler. Au moment de leur utilisation, les fragments sont décongelés et greffés afin de 'rétablir les fonctions ovariennes et restaurer une fertilité'. Toutefois, le Dr Sophie Mirallié, du service de biologie de la reproduction au CHU de Nantes, précise que les greffons ont une durée de vie courte et présentent un risque de 'réintroduction de la maladie après greffe'. Il reste donc encore à trouver une technique permettant d'effectuer des prélèvements ovariens qui ne contiendraient pas de 'cellules tumorales' pour qu'elles ne soient pas réintroduites dans l'organisme au moment de la greffe.
De plus, la loi de bioéthique du 7 juillet 2011 a autorisé la technique de la vitrification d'ovocytes, technique de congélation ultrarapide. Là où les méthodes classiques de congélation produisent des cristaux de glace qui peuvent altérer les cellules, cette technique empêche la formation de cristaux et permet une meilleure préservation des cellules.
Cette technique soulève des interrogations éthiques. Selon le Docteur Pierre Boyer de l'Hôpital Saint-Joseph à Marseille, l'autoconservation d'ovocytes est une alternative à la congélation des embryons.
Selon le Dr Grégoire Moutel, du laboratoire d'éthique et de médecine légale de l'université Paris Descartes, 'la conservation d'ovocytes doit être présentée comme un nouveau droit des femmes', tout en avertissant 'les patientes d'une incertitude sur les résultats'. Par ailleurs, les demandes de conservation d'ovocytes pour convenances personnelles forment un marché en pleine expansion aux Etats-Unis. En France, cette pratique est interdite, elle pose de nombreuses questions éthiques. Le Dr Grégoire Moutel explique que cette pratique pose, entre autres, la question de savoir si un âge limite doit être posé et au-delà duquel les femmes ne pourraient plus conserver d'ovocytes. En effet, 'au delà d'un certain âge, les grossesses sont médicalement plus risquées et le taux de malformation fœtale augmente'.
Interrogé sur les particularités du consentement dans le domaine de l'assistance médicale à la procréation, le Dr Moutel souligne la nécessité d'informer les patients des bénéfices et des risques liés à ces techniques. Au motif que les patients sont souvent 'obnubilés par leur désir d'enfant', ils ne prennent pas toujours suffisamment en compte les risques lorsqu'ils donnent leur consentement. Les professionnels ont donc une responsabilité, ils 'n'ont pas le droit de tout faire au motif du consentement'."
Le Monde (Sandrine Cabut) 24/03/2012
http://www.genethique.org/revues/revues/2012/Mars/26_03_12.html#1
Vers une transplantation d'utérus chez la femme ?
"Vers une transplantation d'utérus chez la femme ?Après des succès de transplantations d'utérus chez des animaux, la question se pose de savoir si une telle transplantation pourrait obtenir le même succès chez la femme et lui permettre de donner naissance à un enfant.
En 2002, en Arabie Saoudite, une première tentative avait échoué. En 2011, une équipe de médecins turcs a annoncé qu'un greffon était toujours fonctionnel au bout de 120 jours, mais rien aujourd'hui ne permet de savoir si cette transplantation pourra permettre à la femme qui l'a reçu de mener à bien une grossesse. Cette tentative n'a à l'heure actuelle donné lieu à aucune publication.
Au cours du printemps 2012, une nouvelle tentative pourrait être effectuée sur dix femmes grâce à des donneuses vivantes, par une équipe suédoise de l'université de Göteborg qui travaille depuis plus d'une dizaine d'année sur des animaux. Lorsque la donneuse est vivante, le greffon est de meilleur qualité. En outre, les traitements immunosuppresseurs devant être pris par la femme après la greffe ne sont pas incompatible avec la grossesse. "L'avantage des transplantations d'utérus est qu'elles s'adressent à des patientes jeunes et en bonne santé, et qu'elles sont temporaires puisque le greffon peut être retiré après la grossesse", explique le Dr Gautier du service gynéco-obstétrique au CHU de Limoges."
Le Monde (Sandrine Cabut) 24/03/2012
http://www.genethique.org/revues/revues/2012/Mars/26_03_12.html#2
En 2002, en Arabie Saoudite, une première tentative avait échoué. En 2011, une équipe de médecins turcs a annoncé qu'un greffon était toujours fonctionnel au bout de 120 jours, mais rien aujourd'hui ne permet de savoir si cette transplantation pourra permettre à la femme qui l'a reçu de mener à bien une grossesse. Cette tentative n'a à l'heure actuelle donné lieu à aucune publication.
Au cours du printemps 2012, une nouvelle tentative pourrait être effectuée sur dix femmes grâce à des donneuses vivantes, par une équipe suédoise de l'université de Göteborg qui travaille depuis plus d'une dizaine d'année sur des animaux. Lorsque la donneuse est vivante, le greffon est de meilleur qualité. En outre, les traitements immunosuppresseurs devant être pris par la femme après la greffe ne sont pas incompatible avec la grossesse. "L'avantage des transplantations d'utérus est qu'elles s'adressent à des patientes jeunes et en bonne santé, et qu'elles sont temporaires puisque le greffon peut être retiré après la grossesse", explique le Dr Gautier du service gynéco-obstétrique au CHU de Limoges."
Le Monde (Sandrine Cabut) 24/03/2012
http://www.genethique.org/revues/revues/2012/Mars/26_03_12.html#2
Greffe rénale : vers une extension du "pool" de donneurs vivants ?
Pour que cette méthode soit utilisée, il faudrait étendre le "pool" des donneurs de rein vivants. Car on ne voit pas très bien comment on va prélever de la moelle osseuse chez un patient en état de mort encéphalique sans risque pour le receveur ... A moins de prélever cette moelle sur un "cadavre" si frais qu'il n'est plus un cadavre du tout, donc moins de risques pour le receveur mais problèmes éthiques et déontologiques de taille sur le plan du constat de décès du "donneur" ... D'autre part, le sang du cordon ombilical et le sang placentaire sont appelés à remplacer la moelle osseuse dans le traitement de certaines leucémies ...
Aux Etats-Unis, une méthode a été trouvée pour limiter le risque de rejet des greffons par le système immunitaire des receveurs.
Par la greffe préalable de cellules souches de sang issues de la moelle osseuse d’un donneur d'organe sur un patient receveur, une équipe de l’Institut de thérapie cellulaire du Kentucky a pu greffer un rein de ce même donneur sur ce receveur.
Source :
http://www.genethique.org/revues/revues/2012/Mars/19_03_12.html#2
Par la greffe préalable de cellules souches de sang issues de la moelle osseuse d’un donneur d'organe sur un patient receveur, une équipe de l’Institut de thérapie cellulaire du Kentucky a pu greffer un rein de ce même donneur sur ce receveur.
La prouesse réside ici dans le fait que le receveur n’a pas eu besoin de "traitements immunosuppresseurs antirejet" une fois la greffe réalisée; son système immunitaire a en effet subi au préalable une préparation – la greffe de cellules souches de la moelle osseuse – pour accepter le greffon.
Selon la revue Science Translational Medicine il faudra plusieurs années avant de pouvoir juger de l’intérêt thérapeutique de cette avancée, la procédure étant plus délicate avec des organes vitaux tels que le cœur ou le poumon. Cependant, des experts pensent que des maladies du sang pourraient être traitées de la même manière (anémie, drépanocytose), ces maladies nécessitant également des greffes de moelle osseuse.
Source :
http://www.genethique.org/revues/revues/2012/Mars/19_03_12.html#2
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