Merci de ne PAS poster de messages concernant la vente d'un organe et comportant des coordonnées téléphoniques, e-mail, etc. La loi française interdit la vente d'organes.

Affichage des articles dont le libellé est ETHIQUE APPLIQUEE. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est ETHIQUE APPLIQUEE. Afficher tous les articles

Robert Spaemann : "Prélever un organe conduit souvent à la mort du donneur"


"A l’occasion de la journée nationale du don d’organes, le 22 juin, le philosophe Robert Spaemann [ndlr : figure éminente de la philosophie morale en Allemagne] a été interviewé par l’hebdomadaire Famille Chrétienne."

Ainsi, Robert Spaemann précise que le constat, selon lequel "les prélèvements d’organes sont de plus en plus nombreux", est "inquiétant car pour avoir des organes vivants, il faut que le donneur d’organes soit vivant. Or,  prélever un organe conduit à la mort du donneur". Alors que pour certains le fait que la respiration soit "maintenue de manière artificielle […] lors de la mort encéphalique, […] ne serait pas exactement le maintient de la vie",  Robert Spaemann considère au contraire que la vie "reste la vie, […] qu’importe que la vie soit maintenue artificiellement ou non".
Il décrit une perversion de la fonction de médecin : alors qu’autrefois, la fonction du médecin était de confirmer ou infirmer un constat de mort posé par l’entourage du patient, "aujourd’hui, c’est le contraire. La famille voit que son proche est toujours vivant, qu’il respire, même de façon artificielle, et le médecin dit : ‘Non, il est mort ! Il faut faire vite, car nous avons besoin de tel organe’ ".    
Mais que signifie alors la notion de "besoin" d’organes ? A cette question, Robert Spaemann rappelle que "dans les camps nazis on faisait des expériences sur des êtres humains que l’on soumettait à des températures très basses pour tester la résistance humaine au froid [en précisant que c’était] utile, [car, disaient-ils] ‘on en a besoin pour nos soldats’ ".   

Les urgences : quels enjeux pour la santé publique ?

La Cité de la santé propose en partenariat avec le Groupe hospitalier Henri-Mondor - Albert Chenevier, AP-HP, un cycle de rencontres pour comprendre les enjeux de santé publique et de société qui se nouent autour de l’urgence. 

Les mardis, de 18h30 à 20h :
 - 10 avril 2012 : Qu'est-ce qu'une urgence ? Avec le Dr Alice HUTIN- ADELINE, chef de clinique assistant
- 15 mai 2012  : L'organisation d'un service d'urgence.
Avec le Dr Sihem OUAR-EPELBOIN, chef de clinique assistant
- 12 juin 2012  : Les questions éthiques liées à la fin de vie aux urgences :
la loi Leonetti.Avec le Dr Aline SANTIN, praticien Hospitalier

Cinéma Jean Painlevé, Bibliothèque niv. -2
Accès libre dans la limite des places disponibles

"Should we scrap the dead donor rule?"

From Michael Cook, BioEdge Editor:

Hi there,
Our lead stories this  week deal with donation after cardiac death. Frankly, I find this a bit perplexing, as there are several schools of thought on whether it is ethical to remove organs from someone after his heart has ceased to beat. Passions run high when lives are at stake. The donor's life, first of all. Is he dying a natural death or is he being killed for his organs? And then all those thousands of people whose lives could be saved if they get kidney or a lung.
The premise of these debates is a fundamental principle, "the dead donor rule". Surgeons agree that vital organs can only be taken from donors who are dead. Otherwise they would be murderers.
But no principle is so fundamental that bioethicists somewhere will not challenge it. Writing in the latest Journal of Medical Ethics, two Americans argue that the revered dead donor rule ought to be scrapped. They contend that "killing by itself is not morally wrong although it is still morally wrong to cause total disability". Their point is that simply being alive is no big deal. If you are alive, but cannot move, speak, think, or feel, the notion of "life" is meaningless. So why not transfer your organs to someone who can make better use of them?
On the other hand, several doctors in Canada and the US argue that donation after cardiac death is so controversial that transplant surgeons ought to declare a moratorium until these ethical issues have been settled once and for all.
It's a fascinating topic. I hope that you will take time to comment on the articles.
Cheers,
MC, BioEdge