Jeudi 10 mai 2012
Avant de donner vos organes, lisez ceci
"Saviez-vous que, pour pouvoir prélever des organes, le « mort » doit souvent être… anesthésié ???
Hé oui, c’est une réalité qui est rarement révélée aux
donneurs, et à leur famille. Cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas
faire de don d’organes, au contraire. Mais il est important de ne pas le
faire aveuglément.
Pour pouvoir être transplantés, les organes doivent être
frais. Le cœur d’une personne morte depuis ne serait-ce que cinq minutes
est inutilisable : il ne se remettra jamais à battre, y compris avec un
pacemaker (un appareil qui donne des chocs électriques pour stimuler
les pulsations). Il en va de même des autres organes vitaux (reins,
foie, pancréas, poumons…)
Pour que les organes soient bien frais, donc, il faut qu’ils soient
encore en train de fonctionner
au moment où ils sont prélevés. Ils ne peuvent donc pas être prélevés
sur un « mort » réellement mort, mais sur une personne en état de « mort
cérébrale », ce qui, nous allons le voir… est très différent.
Revenu du séjour des morts
Le journal anglais
Daily Mail publie l’histoire d’un jeune
britannique qui a eu la vie sauvée par son père qui s’était opposé à ce
que ses organes soient prélevés pour servir à des transplantations. (1)
L’affaire s’est produite à l’hôpital universitaire de Coventry, dans le nord de l’Angleterre :
Stephen Thorpe, 17 ans, avait été gravement blessé à la tête lors
d’un accident de voiture au cours duquel était mort son ami Matthieu, 18
ans, qui conduisait le véhicule.
Les médecins le mirent sous
coma artificiel
et, deux jours plus tard, le déclarèrent en état de « mort cérébrale ».
La « mort cérébrale » permet l’ouverture de la procédure de prélèvement
d’organes. Mais les parents de Stephen, qui étaient auprès de lui,
affirmèrent qu’ils « sentaient que leur fils était encore là » et qu’il
réagissait à certaines paroles.
Alors que quatre médecins de l’hôpital confirment la « mort cérébrale
» et souhaitent que commence le prélèvement d’organes, les parents de
Stephen font appel au Docteur Julia Piper, praticienne de médecines
traditionnelles et alternatives. Celle-ci obtient l’autorisation de
faire examiner Stephen par un neurochirurgien de confiance, qu’elle
connaît.
Celui-ci conclut que le jeune garçon n’est absolument pas « mort
cérébralement ». Il demande qu’il soit au plus vite sorti de son coma
artificiel. Et en effet, cinq semaines plus tard, Stephen rentre chez
lui, entièrement remis.
Aujourd’hui, Steven a 21 ans et étudie la comptabilité à l’université
de Leicester. « Mon impression est que l’hôpital n’était pas très
favorable à ce que mon père demande une contre-expertise médicale »
a-t-il déclaré au
Daily Mail.
Ne pas confondre « mort » et « mort cérébrale »
Le concept de « mort cérébrale » a été inventé en 1968. Jusque-là, on ne connaissait que deux états : vivant ou mort.
Une personne était vivante tant que son corps restait chaud, que son
cœur continuait à battre, qu’elle respirait et que son sang continuait à
circuler.
La mort, au contraire, était déclarée lorsque la vie avait quitté le
corps. Un corps mort, au sens traditionnel du terme, devient froid,
rigide. Il ne répond plus à aucun stimulus. Le cœur ne bat plus, la
tension artérielle disparaît. Le patient arrête de respirer. La peau,
les ongles et les muqueuses prennent une couleur bleutée. Mettre le
cadavre sous respiration artificielle ne relance pas l’oxygénation du
corps. Stimuler le cœur par une impulsion électrique (pacemaker) ne le
fait pas recommencer à battre.
Une personne morte ne peut tout simplement plus guérir. Ses organes
vitaux, le cœur, le foie, les poumons, les reins et le pancréas ne
fonctionnent plus. On ne peut plus les transplanter sur une personne
vivante, car ils commencent à se décomposer aussitôt que l’oxygénation
et la circulation sanguine s’arrêtent. Cinq minutes plus tard, ils sont
inutilisables.
Pour pouvoir prélever des organes encore vivants, et donc capables
d’être transplantés sur une nouvelle personne, les médecins créèrent en
1968 le concept de « mort cérébrale ». Une personne dont le cœur
fonctionne, le sang circule, et la respiration est régulière peut donc
aujourd’hui être déclarée en état de « mort cérébrale ». On sait
pourtant que, dans ce cas, la plupart des fonctions vitales continuent,
dont la digestion, l’excrétion (évacuation des déchets), et l’équilibre
des fluides.
S’il a des blessures, on constatera que le « mort cérébral »
cicatrise, et si c’est un enfant, qu’il continue à grandir. Il peut même
traverser la puberté. Une femme enceinte en état de « mort cérébrale »
peut continuer à porter son enfant : la plus longue période enregistrée
est de 107 jours jusqu’à l’accouchement.
En revanche, une fois que ses organes vitaux sont retirés pour être
transplantés sur une autre personne, le « donneur » d’organe décède pour
de bon.
Pour prélever des organes, le « mort » doit d’abord être anesthésié
Très souvent, la personne en état de « mort cérébrale » est sensible
aux opérations chirurgicales. C’est ce que les médecins appellent
l’effet Lazare, du nom de l’homme qui, dans les Evangiles, ressortit de
son tombeau.
Pour pouvoir prélever les organes vitaux, les médecins doivent donc
pratiquer l’anesthésie, ou injecter des substances paralysantes pour
éviter les spasmes musculaires, ou les changements brutaux de pression
sanguine, de rythme cardiaque, et d’autres réflexes protecteurs.
Dans la pratique médicale normale, de telles réactions de la personne
opérée indiquent à l’anesthésiste que l’anesthésie est trop légère, et
que le patient souffre.
Ces informations, que n’importe quel médecin pourra vous confirmer,
sont malheureusement mal connues du grand public. Il semble également
que les familles à qui l’on demande d’autoriser un prélèvement d’organe
ne soient malheureusement pas toujours informées objectivement.
Le cas de Stephen n’est pas isolé
Il existe des dizaines de cas similaires à celui de Stephen, dans
lesquels une personne comateuse ou inconsciente est déclarée en état de «
mort cérébrale » ou « sans espoir de guérison ». Bien souvent, les
familles subissent alors des pressions pour autoriser les prélèvements
d’organes.
En 2011, l’Hôpital Sainte-Croix de Drummondville (au Québec), a
demandé l’autorisation d’extraire les yeux d’une patiente qui s’était
étranglée pendant son repas à l’hôpital en l’absence de personnel
soignant, affirmant qu’elle était en état de « mort cérébrale ». Après
que la famille eut demandé des preuves au médecin, elle se réveilla et
retrouva l’essentiel de ses facultés. (2)
En 2008, un Français de 45 ans s’est réveillé sur la table
d’opération, tandis que les médecins s’apprêtaient à lui prélever ses
organes, suite à un arrêt cardiaque. Lors de l’enquête menée par le «
comité d’éthique », plusieurs médecins reconnurent que ce type de cas,
bien que rare, leur était parfaitement connu. (3)
La même année, Sack Dunlap, un Américain de 21 ans, « mort
cérébralement », était sur le point de se faire retirer ses organes
vitaux lorsque ses deux sœurs, toutes les deux infirmières, décidèrent
de vérifier qu’il était en effet « mort cérébralement ». Discrètement,
elles enfoncèrent une pointe sous son ongle de pied, ce qui provoqua une
forte réaction de Dunlap, prouvant qu’il était conscient. Il se remit
complètement et déclara plus tard qu’il était conscient et entendait les
médecins autour de lui discuter des organes qu’ils allaient lui
prélever !
Alors, dans ce domaine comme dans tous les autres, cher lecteur,
rappelez-vous qu’il s’agit de votre vie, votre santé, et jamais de celle
ni des médecins, ni des personnes qui vous conseillent, même lorsque
celles-ci sont de la meilleure volonté.
Bien à vous,"
Sources de cet article :
1. The Daily Mail, le 24 avril 2012 :
http://www.dailymail.co.uk/health/article-2134346/Steven-Thorpe-Teenager-declared-brain-dead-FOUR-doctors-makes-miracle-recovery.html?printingPage=true
2.
http://www.journalexpress.ca/Société/Santé/2011-06-30/article-2624757/Un-mal-de-dent-qui-a-failli-virer-en-don-dorganes/1
3. Article publié dans le journal Le Monde, disponible ici :
http://actuagencebiomed.blogspot.fr/2008/06/le-donneur-dorganes-ntait-pas-mort.html
http://www.santenatureinnovation.fr/chirurgie/avant-de-donner-vos-organes-lisez-ceci?utm_source=Newsletter-gratuite&utm_medium=emailing&utm_campaign=201205D-avant-de-donner-vos-organes-lisez-ceci