Le nouveau centre de dialyse des Hospices Civils de Lyon
"Soins plus sûrs grâce à la proximité d’unités spécialisées, choix de la technique laissé à l’appréciation du patient, suivi global conduit par une équipe pluridisciplinaire de médecins experts, de kinés, de diététiciens et d’assistante sociale, souplesse des horaires et accès wifi dans toutes les chambres... Tels sont les atouts du nouveau centre de dialyse des Hospices Civils de Lyon (HCL). Situé au 3ème étage de l’hôpital Edouard Herriot, il compte 24 postes et une place de plasmaphérèse (1). 4ème pôle de dialyse de Rhône-Alpes, le Centre prévoit de tripler son activité avec 17 000 séances par an.
Accueillant principalement les patients chroniques lourds ou polypathologiques (présentant un diabète, polyvasculaires, atteints d’un cancer ou en fin de vie) et les personnes débutant une hémodialyse en urgence, le centre des HCL intervient en complément des autres centres de dialyse de la région.
'Une dialyse n’est pas un acte médical anodin' rappelle l’équipe médicale, elle peut entraîner des chutes de tension, des complications infectieuses, cardiaques et respiratoires. Les patients dialysés ont un risque de mortalité cardiovasculaire 15 à 20 fois plus élevés que la population générale (près d’un décès sur deux chez les patients dialysés est d'origine cardiovasculaire), c’est pourquoi priorité a été donnée à la sécurité des soins grâce à l’intégration du centre au service de néphrologie et à ses unités de réanimation, de radiologie interventionnelle et de greffes. Une présence médicale permanente est assurée par 4 médecins seniors, 2 internes. L’équipe comprend également une cadre et son adjointe, une infirmière technique, 27 infirmières de jour et 10 de nuit. Aux effectifs du centre s’ajoutent 10 néphrologues supplémentaires participant à la garde de nuit. Pendant leurs séances ou en consultation individuelle, les patients peuvent aussi bénéficier des compétences et conseils d’un kinésithérapeute, d’une diététicienne, d’une psychologue et d’une assistante sociale.
Locaux et équipements ont été modernisés : le centre dispose de sa propre salle d’intervention avec un traitement de l’air qui reproduit les conditions d’un bloc opératoire. De même, l’eau, base de la production du dialysat bénéficie d’un traitement de dernière génération, sans stérilisant chimique. Les installations sont désinfectées entièrement toutes les nuits et ont été entièrement doublées pour assurer la continuité du traitement des patients en cas de panne d’un appareil.
Autres avantages En l'absence de contre-indication, les patients dialysés peuvent choisir leur technique de dialyse : hémodialyse, dialyse péritonéale et accéder aux soins 6 jours sur 7, 24h/24h. Une souplesse d’horaires particulièrement appréciée par les personnes actives. A noter que le centre est l’un des seuls à proposer des dialyses de nuit.
Le souci permanent du confort L’accueil se fait au rez-de-chaussée de l’Hôpital Edouard Herriot. Quand les patients arrivent, ils scannent leurs étiquettes. L’écran plat installé dans la salle indique alors que l’équipe médicale a pris connaissance de leur arrivée ('Bonjour M. X., nous avons bien pris en compte votre arrivée'). Quelques minutes plus tard, lorsque sa place a été préparée, l’écran annonce au patient qu’il peut monter dans le centre, via l’ascenseur dédié.
Les locaux ont été totalement rénovés afin de garantir un meilleur confort aux patients, durant leurs séances. De même, l’étage est entièrement climatisé et offre un accès WiFi dans toutes les chambres. A chaque poste de dialyse correspondent un écran de télévision et une paire d’écouteurs qui permet à chaque patient de regarder son programme sans gêner ses voisins.
Les patients bénéficient aussi d’un suivi global de la prise en charge, avec la présence d’un kinésithérapeute, une diététicienne, d’une psychologue et d’une assistante sociale
Lorsqu’il a fini sa séance, l’infirmière entre ce paramètre dans le logiciel et un SMS est automatiquement envoyé au taxi ou au véhicule ambulance qui vient chercher le patient. Des services créés pour faciliter le quotidien des patients chroniques.
Montant des travaux : 2,5 millions d’euros.
La dialyse est l'un des traitements de suppléance de l'insuffisance rénale aigue ou chronique au stade terminal
Ce procédé thérapeutique temporaire ou définitif permet d’éliminer les toxines (urée, acide urique) et l’eau qui sont contenues en trop grande quantité dans le sang lorsque les reins ne sont plus en mesure d’assurer leur fonction de maintien de l’organisme. De manière générale, le nombre de dialyses est habituellement de trois séances par semaine, chacune d’environ 4 heures.
En remplaçant les fonctions vitales que les reins ne sont plus capables d'assurer, la dialyse offre une qualité de vie satisfaisante, sous réserve du bon suivi des règles hygiéno-diététiques et du traitement.
Les différentes techniques de dialyse
Il existe 2 techniques principales de dialyse, d'efficacité comparable, basées sur les échanges entre sang et dialysat . Le choix de la technique, en l'absence de contre-indication à l'une ou l'autre des méthodes, est fait par le patient aidé dans sa démarche par l'équipe soignante.
L’hémodialyse
Lorsque l'hémodialyse est choisie, le patient doit se rendre trois fois par semaine au centre. Cette technique impose un accès vasculaire permanent ou fistule artéro-veineuse, généralement au niveau du bras. Elle est créée chirurgicalement en connectant une artère et une veine du bras. La veine verra ainsi son débit et son calibre augmenter et pourra être piquée à chaque séance de dialyse par deux aiguilles de dialyse. Pompé, le sang traverse le dialyseur qui le filtre puis est restitué. En présence au minimum d'une infirmière, les séances peuvent durer de 4 à 6 heures, durant lesquelles une grande quantité de sang (50 à 60 litres) est filtré de ses toxines et de l'eau en excès par une machine à dialyse ou rein artificiel.
La dialyse péritonéale
Elle utilise les capacités naturelles de filtration du péritoine (une membrane qui enveloppe l’intérieur de la cavité abdominale et le tube digestif). Une intervention chirurgicale est nécessaire afin de mettre en place un cathéter en plastique souple dans l’abdomen. Lors de la dialyse, c’est via ce cathéter que le liquide de dialyse est injecté dans la cavité péritonéale. C’est par là ensuite que le liquide chargé de déchets et la surcharge en eau seront drainés hors de l’organisme.
Outre ces deux techniques, les patients pris en charge au sein du centre de l’hôpital Edouard Herriot peuvent bénéficier des techniques d’hémodiafiltration, actuellement disponibles pour 20 % des patients en France. Elle permet de traiter les patients les plus fragiles (diabétiques, cardiaques, patients dénutris…) et justifiant de dialyse sans héparine (risque hémorragiques élevé). Parallèlement à ses activités de soin, le centre mène des recherches sur le développement de nouvelles techniques de dialyse et sur le lien entre insuffisance rénale et activité physique, afin de faire évoluer la prise en charge dans les années à venir.
Malgré les risques et compte-tenu de la pénurie d’organes disponibles, plus de 30 000 patients sont traités par dialyse chaque année."
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1- La plasmaphérèse consiste à échanger le plasma du patient via une machine. Le but est d’épurer le plasma de molécules inflammatoires qui ne sont pas éliminées par les techniques de dialyse traditionnelles.
2- Le dialysat est une solution saline à base de bicarbonate de sodium préparée par le générateur d'hémodialyse qui va permettre d'épurer le sang des patients lors de la dialyse.
Source :
La Lettre du Réseau CHU
http://www.reseau-chu.org/les-articles/article/article/dialyse-un-nouveau-centre-ouvert-24h24/
Merci de ne PAS poster de messages concernant la vente d'un organe et comportant des coordonnées téléphoniques, e-mail, etc. La loi française interdit la vente d'organes.
Affichage des articles dont le libellé est INSUFFISANCE RENALE. Afficher tous les articles
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Greffe rénale : on a pu arrêter le traitement chez 8 patients
"Après un protocole d’induction d’une tolérance, 8 patients transplantés rénaux ont pu arrêter leur traitement anti-rejet.
On cherche donc le moyen d’arrêter le traitement anti-rejet (dont on connaît les inconvénients) par le biais de l’induction d’une tolérance immunitaire. Des Californiens (John Scandling et coll., Stanford) ont conduit une étude 'preuve du concept' chez 12 patients recevant un greffon rénal HLA compatible.
En pratique, les patients ont reçu 10 doses d’irradiation lymphoïde totale sur les ganglions, la rate et le thymus et 5 doses de sérum anti-thymocytes de lapin pendant les dix premiers jours après la greffe. Les cellules CD34+ des donneurs et des cellules T ont été injectées par voie intraveineuse à J11 en ambulatoire.
Tous les patients ont reçu du mycophénolate mofétil (2 g/j après la perfusion cellulaire) pendant un mois et de la ciclosporine à partir de J0 et pour une durée minimale de six mois.
La ciclosporine a été arrêtée de 6 à 17 mois après la transplantation, cela tant que le chimérisme persistait au moins six mois et tant qu’il n’y avait pas de réaction du greffon contre l’hôte, de rejet clinique ou de rejet sur les biopsies.
Chez 8 patients, les médicaments anti-rejet ont été arrêtés et les patients ont été suivis pendant de 12 à 36 mois, sans que l’on observe d’épisodes de rejet. Il n’y avait pas de signe de rejet chronique ou de lésion du greffon. Un de ces patients, qui avait arrêté son traitement depuis trois ans, a fait une mort subite à l’effort quatre mois après un infarctus du myocarde.
Quatre des 12 patients inclus dans l’étude ont continué à recevoir un traitement immunosuppresseur en raison :
– de la récurrence d’une glomérulosclérose segmentaire et focale chez 1 patient ;
– d’épisodes de rejet lors de la réduction des doses de ciclosporine chez les 3 autres.
'En conclusion, la majorité des patients ont été capables d’arrêter les médicaments anti-rejet et tous les patients avaient une excellente fonction de leur greffon à la dernière visite. Nous sommes en train d’appliquer le protocole à des patients qui présentent une incompatibilité pour un haplotype HLA', soulignent les auteurs."
› Dr EMMANUEL DE VIEL
John Scandling et coll. "New England Journal of Medicine" du 6 octobre 2011, pp. 1359-1360.
lequotidiendumedecin.fr 06/10/2011
http://www.lequotidiendumedecin.fr/information/greffe-renale-pu-arreter-le-traitement-chez-8-patients?ku=9v7668AB-BBy8-96EA-vDDE-vDx58ywBy6DC
On cherche donc le moyen d’arrêter le traitement anti-rejet (dont on connaît les inconvénients) par le biais de l’induction d’une tolérance immunitaire. Des Californiens (John Scandling et coll., Stanford) ont conduit une étude 'preuve du concept' chez 12 patients recevant un greffon rénal HLA compatible.
En pratique, les patients ont reçu 10 doses d’irradiation lymphoïde totale sur les ganglions, la rate et le thymus et 5 doses de sérum anti-thymocytes de lapin pendant les dix premiers jours après la greffe. Les cellules CD34+ des donneurs et des cellules T ont été injectées par voie intraveineuse à J11 en ambulatoire.
Tous les patients ont reçu du mycophénolate mofétil (2 g/j après la perfusion cellulaire) pendant un mois et de la ciclosporine à partir de J0 et pour une durée minimale de six mois.
La ciclosporine a été arrêtée de 6 à 17 mois après la transplantation, cela tant que le chimérisme persistait au moins six mois et tant qu’il n’y avait pas de réaction du greffon contre l’hôte, de rejet clinique ou de rejet sur les biopsies.
Chez 8 patients, les médicaments anti-rejet ont été arrêtés et les patients ont été suivis pendant de 12 à 36 mois, sans que l’on observe d’épisodes de rejet. Il n’y avait pas de signe de rejet chronique ou de lésion du greffon. Un de ces patients, qui avait arrêté son traitement depuis trois ans, a fait une mort subite à l’effort quatre mois après un infarctus du myocarde.
Quatre des 12 patients inclus dans l’étude ont continué à recevoir un traitement immunosuppresseur en raison :
– de la récurrence d’une glomérulosclérose segmentaire et focale chez 1 patient ;
– d’épisodes de rejet lors de la réduction des doses de ciclosporine chez les 3 autres.
'En conclusion, la majorité des patients ont été capables d’arrêter les médicaments anti-rejet et tous les patients avaient une excellente fonction de leur greffon à la dernière visite. Nous sommes en train d’appliquer le protocole à des patients qui présentent une incompatibilité pour un haplotype HLA', soulignent les auteurs."
› Dr EMMANUEL DE VIEL
John Scandling et coll. "New England Journal of Medicine" du 6 octobre 2011, pp. 1359-1360.
lequotidiendumedecin.fr 06/10/2011
http://www.lequotidiendumedecin.fr/information/greffe-renale-pu-arreter-le-traitement-chez-8-patients?ku=9v7668AB-BBy8-96EA-vDDE-vDx58ywBy6DC
Insuffisance rénale : FGF - 23, l'hormone qui prédit le risque cardiaque
Journal of the American Society of Nephrology:

Des taux élevés de FGF-23 liés au risque cardiaque: Le Dr. Jessica Kendrick et le Dr. Michel Chonchol de l’Université du Colorado ont mesuré les niveaux de FGF-23 dans le sang de 1.099 patients atteints de néphropathie chronique avancée répartis en 4 groupes en fonction de ces niveaux.
"Une simple analyse de sang pourrait identifier les patients insuffisants rénaux chroniques à risque de troubles cardiaques ou de décès. Car le taux d'une hormone dans le sang, la FGF-2, est bien lié, chez ces patients, au risque de maladies cardiaques, au besoin de dialyse ou au taux de décès prématuré, selon cette étude publiée dans l’édition du 7 septembre du Journal of the American Society of Nephrology (JASN). Un simple test sanguin, basé sur cette hormone, pourrait permettre d’identifier les patients nécessitant un traitement précoce et améliorer leur qualité de vie et leur survie.
Chez les patients atteints de maladie rénale chronique, les taux sanguins d'une hormone appelée facteur de croissance des fibroblastes-23 (FGF-23) augmente en simultané avec la déficience de la fonction rénale. Les chercheurs se sont demandé si les niveaux de FGF-23 pouvaient également prédire quels patients vont développer des problèmes cardiaques, le principal facteur de risque de décès de ces patients atteints de maladie rénale chronique, doivent être mis sous dialyse ou ont un risque de décès prématuré.
453 (41%) patients sont décédés, 215 (20%) ont eu un événement cardiovasculaire et 615 (56%) ont dû entreprendre une dialyse. En comparaison avec le plus faible quartile de FGF-23, chaque quartile supérieur présente un risque de décès augmenté, soit, respectivement par ordre croissant de niveaux de FGF-23 :
· 2d quartile : HR : 1,24 IC : 95% de 0,91 à 1,69, soit un risque de décès après ajustement augmenté de 24%
· 3è quartile : HR : 1,76 IC : 95% de 1,28 à 2,44, soit un risque de décès augmenté de 76%
· 4è quartile : HR : 2,17 IC : 95% de 1,56 à 8,03.
Comparé avec le quartile le plus faible, les deux quartiles les plus élevés sont associés à un risque significativement élevé d'événements cardiovasculaires et d’initiation de dialyse. En conclusion, après une moyenne de 2,9 années de suivi, les chercheurs constatent que des niveaux élevés de FGF-23 sont liés à des troubles cardiaques, la nécessité de traitement par dialyse, et de taux de décès augmentés. Ces conclusions suggèrent que les taux sanguins en FGF-23 peuvent être utilisés pour guider les thérapies chez les patients atteints de néphropathie chronique."
Source: Journal of the American Society of Nephrology September 7, 2011, doi: 10.1681/ASN.2010121224 "Elevated FGF-23 Associates with Death, Cardiovascular Events and Dialysis Initiation,"
Patients insuffisants rénaux : Grenoble et Lyon expérimentent le télésuivi à domicile
Est-il possible d’éviter les complications et aggravations grâce au télésuivi ?
'Un télésuivi affiné doit permettre sinon d’éviter au moins de retarder les complications' déclare le Pr Zaoui. Souvent, ces malades rénaux chroniques souffrent de pathologies associées comme le diabète, l’hypertension… et sont très fréquemment victimes d’accidents cardio-vasculaires. Traités par plusieurs spécialistes, ils prennent parfois jusqu’à 30 médicaments par jour ; l’association de ces molécules peut se révéler toxique pour les reins et déclencher des complications iatrogènes voire même conduire aux urgences... Autres dilemmes pour ces maladies souvent silencieuses : le sous traitement (une posologie médicamenteuse peut s’avérer insuffisante en termes de protection cardiovasculaire ou rénale) ou le sur traitement qui risque d’altérer les reins et d’entraîner des hypotensions ou des épisodes critiques d’hyperkalièmie(2) .' Quant à l’aggravation irréversible de la fonction rénale, nécessitant une dialyse parfois en urgence ou une greffe, elle menace 10% des malades rénaux chroniques. Selon le Pr Zaoui, 'la dégradation de la santé des insuffisants rénaux n’est pas inéluctable. Elle peut être stoppée ou ralentie sans passer par la case CHU grâce à un suivi continu, une prévention adaptée au cas par cas et une chronologie médicamenteuse sur mesure'. Les solutions de télésuivi ne seraient-elles pas le chaînon manquant entre l’hôpital et le domicile des patients ?
Principe de l’étude
Deux cohortes de 40 malades sont constituées. La première bénéficie d’une formation d’une heure au cours de laquelle l’équipe médicale et soignante enseigne les paramètres à surveiller en fonction de chaque profil et de chaque pathologie. Les patients apprennent à décrypter une ordonnance, à faire le lien entre les résultats biologiques (créatinine, microalbuminurie), cliniques (HTA, poids, œdème) et l’adaptation des traitements. On leur recommande aussi de surveiller leur alimentation et d’être attentifs à leurs troubles digestifs … Ensuite, un technicien les familiarise durant une demi-heure à l’e-tablette et leur apprend à renseigner un questionnaire simplifié. 'En réalité, l’interface(3) créée par l’opérateur est suffisamment claire et ludique pour qu’une personne âgées qui ne connaît pas l’informatique ou qui voit mal puisse transmettre les données de suivi en moins de 15 minutes' indique le Pr Zaoui. Pendant 6 mois, les patients échangent avec le service via l’e-tablette connectée au réseau téléphonique classique. Toutes les semaines, ils prennent un quart d’heure de leur temps pour renseigner des paramètres de suivi (tension artérielle poids oedèmes…) en ligne. Les données saisies à la maison sont ensuite cryptées par le système et envoyées automatiquement au central via le réseau de transmission sécurisé de l’opérateur. Elles sont hébergées en toute confidentialité sur les serveurs sécurisés agréés. Le professionnel de santé qui reçoit les informations les lit sous forme d’historiques, de graphiques, de rapports statistiques ou encore d’alertes déclenchées par le système en cas de paramètre inhabituel ou indiquant un risque pour le patient (fatigue, essoufflement, prise de poids, marqueurs biologiques ayant atteint une fourchette d’alerte…) En fonction de l’évolution de son état de santé, le médecin envoie au patient des messages et conseils thérapeutiques.
Le second groupe de 40 personnes est suivi de manière conventionnelle, c'est-à-dire en se rendant à 1 consultation trimestrielle durant la même période.
Premier bilan
Le second groupe de 40 personnes est suivi de manière conventionnelle, c'est-à-dire en se rendant à 1 consultation trimestrielle durant la même période.
Premier bilan
'Cette connexion est un plus pour ces malades que l’on voit très peu finalement, 2 à 3 fois par an et dont on ignore quasiment tout entre les périodes d’hospitalisation et d’investigation.' précise le Pr Zaoui. 'Avec le télésuivi nous pouvons adapter les traitements en temps réel et ainsi diminuer les évènements porteurs de risques. A plus long terme, ce suivi en ligne pourrait aider à la stabilisation de la maladie rénale et au ralentissement de sa progression.'
Côté patients, la principale différence entre les deux populations se situe au niveau de la compliance. Les malades apprécient le lien continu avec l’équipe même s’il est dématérialisé via une e-tablette. En plus, ils ont la garantie de recevoir une réponse à leur question en moins de 24 heures. Loin de distendre les liens ou de déshumaniser la relation, la télésurveillance, ainsi organisée, enrichit les échanges car les patients comprennent mieux l’intérêt du traitement. Certains sont très vigilants et le moindre écart les inquiète. Nous sommes là aussi pour les rassurer. Les plus formés et les plus motivés s’approprient le traitement et veillent davantage à leur forme physique et à leur bonne alimentation au quotidien. Ces patients ont en effet mieux compris l’impact de la maladie et les effets attendus des médicaments 'on peut même dire qu’ils acceptent mieux la maladie rénale chronique et ses évolutions possibles' remarque le Pr Zaoui. Concrètement, cela se traduit par un meilleur respect du rythme des bilans sanguins et des consultations. Ces patients sont aussi mieux préparés à l’éventualité d’une dialyse autonome et d’une greffe de rein notamment par donneur vivant ; leur attitude pro-active face à la maladie est susceptible de diminuer le nombre de prises en charge en centres lourds, elle peut aussi favoriser les greffes plus précoces. D’une manière générale, l’implication du patient chronique optimise l’offre de soins en réduisant le nombre de ses hospitalisations.
'En fait nous nous trouvons à l’aube d’un changement de paradigme dans la relation entre le spécialiste et le patient. Les soins ne se dérouleront plus selon le schéma : le malade prend rendez-vous, il reçoit l’information et l’ordonnance et repart chez lui – sans avoir tout assimilé. L’e-santé est fondée sur l’accompagnement, le suivi, l’échange en temps réel et surtout sur la définition d’objectifs thérapeutiques communs ; la compréhension et l’éducation en plus.' D’ailleurs les ateliers d’éducation thérapeutique devraient s’appeler ateliers de co-gestion de la maladie car les échanges vont dans les deux sens et la relation de confiance entre le malade à l’équipe s’en trouve consolidée
Autre avantage, tous les intervenants, hospitaliers et de ville, reçoivent la même information et peuvent s’accorder sur le traitement. 'On peut dire que le télésuivi unifie le message thérapeutique, un soulagement pour le patient désemparé face aux avis éventuellement antagonistes de ses médecins'.
L’étude sera terminée à la fin de l’année et les résultats chiffrés seront alors accessibles sur le site du CHU de Grenoble.
Perspectives
Perspectives
Demain, l’enjeu sera de développer ces systèmes au niveau des bassins de santé afin que le plus grand nombre de patients en bénéficie, insuffisants rénaux certes ; mais aussi, porteurs d’autres pathologies ; voire de multipathologies. En effet, la gestion commune de bases de données de patients et l’aide de systèmes experts devraient permettre de suivre plus rapidement et plus exhaustivement, de manière protocolisée, des cohortes plus importantes de patients. L’équipe pourra ainsi réserver du temps aux patients repérés comme 'évolueurs' ou 'à risque' et promouvoir l’éducation en santé. S’engager dans cette voie nécessite une redéfinition des tâches au sein de l’équipe. Il faut aussi envisager des délégations de compétences et former les soignants à ce mode innovant de prise en charge.
D’où la nécessité de trouver des crédits de recherche plus importants et plus pérennes, condition sine qua non d’un réel changement d’échelle. De telles évolutions ne peuvent se faire sans le soutien de l’Agence Régionale en santé et sans l’implication des opérateurs intéressés par une vraie logique de capitalisation et d’industrialisation.
Le Pr Zaoui envisage aussi de s’appuyer sur le rôle de précurseur que joue le CHU de Grenoble en matière d’e-santé et des liens créés avec Calydial pour créer une start up qui valorisera et modélisera le savoir faire acquis en matière de télésuivi des malades chroniques.
L’insuffisance rénale en France
D’où la nécessité de trouver des crédits de recherche plus importants et plus pérennes, condition sine qua non d’un réel changement d’échelle. De telles évolutions ne peuvent se faire sans le soutien de l’Agence Régionale en santé et sans l’implication des opérateurs intéressés par une vraie logique de capitalisation et d’industrialisation.
Le Pr Zaoui envisage aussi de s’appuyer sur le rôle de précurseur que joue le CHU de Grenoble en matière d’e-santé et des liens créés avec Calydial pour créer une start up qui valorisera et modélisera le savoir faire acquis en matière de télésuivi des malades chroniques.
L’insuffisance rénale en France
2 millions d’Insuffisants rénaux sont déclarés en France. Le coût annuel avant la dialyse est en moyenne de 8 000 euros. Leur prise en charge poursuit un triple objectif : stabiliser sans dialyse le plus grand nombre, au stade de la dialyse réussir à les maintenir à domicile et quand une greffe s’avère nécessaire, accélérer sa réalisation.
75 000 personnes sont en dialyse ou porteurs d’une greffe rénale. A ce stade, leur prise en charge coûte à l’année : 81 449 euros pour une personne dialysée et d’environ 20.000 euros pour la réalisation d’une transplantation rénale. Pour éviter ou différer ces traitements extrêmes, il est urgent de développer la prévention auprès des plus de 50 ans. 10% d’entre eux - soit 3,5 millions de personnes - sont des malades rénaux chroniques qui s’ignorent car cette pathologie évolue silencieusement ; d’où l’intérêt d’un repérage efficace de ces patients et d’un suivi régulier de leur état de santé."
En savoir plus sur les partenaires de l’étude
En savoir plus sur les partenaires de l’étude
Le CHU de Grenoble
Etablissement de référence implanté au cœur des Alpes, le CHU de Grenoble enregistre près de 130 000 séjours et 580 000 consultations annuelles. Plus de 7 000 professionnels médicaux et non médicaux contribuent directement ou indirectement à sa triple vocation de soins, d'enseignement et de recherche. Précurseur dans le domaine de l’e-santé, Grenoble est le premier CHU à proposer aux patients une prise de rendez-vous en ligne. D'autres e-services sont en gestation comme la mise à disposition des résultats de biologie ou encore le paiement sécurisé en ligne.
Etablissement de référence implanté au cœur des Alpes, le CHU de Grenoble enregistre près de 130 000 séjours et 580 000 consultations annuelles. Plus de 7 000 professionnels médicaux et non médicaux contribuent directement ou indirectement à sa triple vocation de soins, d'enseignement et de recherche. Précurseur dans le domaine de l’e-santé, Grenoble est le premier CHU à proposer aux patients une prise de rendez-vous en ligne. D'autres e-services sont en gestation comme la mise à disposition des résultats de biologie ou encore le paiement sécurisé en ligne.
Les deux centres associatifs de dialyse Calydial (Lyon), Agduc (Grenoble)
Association loi 1901, l’AGDUC est présidée par le Pr Zaoui. Créée en 1974 dès le début de l’essor de la dialyse chronique sous l’égide du CHU de Grenoble, elle s’est donné pour objectif la prise en charge et la mise en place coordonnée des différentes techniques de suppléance de l’insuffisance rénale afin d’apporter conjointement une réponse médicale, d’aide et de soutien à tous les individus atteints par les différentes dimensions de cette pathologie. Grâce à son expérience de 36 années dans le domaine des maladies rénales chroniques, l’AGDUC a implanté un chemin clinique partagé et accrédité avec différents opérateurs pour 18 sites médicaux de Rhône Alpes et de PACA .
A vocation régionale, l’AGDUC est actuellement implantée sur les départements de la Drôme , de l’Isère , de Ardèche, de la Savoie et des Hautes-Alpes.
CALYDIAL est une association – Loi 1901 – à but non lucratif, créée en 1984 pour gérer les établissements de santé spécialisés dans le traitement de patients atteints d’insuffisance rénale chronique, CALYDIAL est implantée sur la région Lyon Centre et Sud, avec 6 sites (Pierre-Bénite, Irigny, Lyon 3, Vénissieux, Vienne et Sainte-Colombe) proposant toutes les modalités de dialyse, privilégiant la dialyse à domicile (hémodialyse et dialyse péritonéale) et hors centre. CALYDIAL possède également deux centres de santé rénale polyvalents.
Le patient, avant, pendant et après sa dialyse se voit proposer par des professionnels formés un programme d’éducation thérapeutique autorisé par l’ARS en décembre 2010.
CALYDIAL met également en œuvre des organisations innovantes en développant des outils de télémédecine en dialyse péritonéale (télétransmission GSM par "stylo intelligent" et en hémodialyse (unité de dialyse médicalisée télésurveillée du CH Lyon Sud - Pierre-Bénite).
A vocation régionale, l’AGDUC est actuellement implantée sur les départements de la Drôme , de l’Isère , de Ardèche, de la Savoie et des Hautes-Alpes.
CALYDIAL est une association – Loi 1901 – à but non lucratif, créée en 1984 pour gérer les établissements de santé spécialisés dans le traitement de patients atteints d’insuffisance rénale chronique, CALYDIAL est implantée sur la région Lyon Centre et Sud, avec 6 sites (Pierre-Bénite, Irigny, Lyon 3, Vénissieux, Vienne et Sainte-Colombe) proposant toutes les modalités de dialyse, privilégiant la dialyse à domicile (hémodialyse et dialyse péritonéale) et hors centre. CALYDIAL possède également deux centres de santé rénale polyvalents.
Le patient, avant, pendant et après sa dialyse se voit proposer par des professionnels formés un programme d’éducation thérapeutique autorisé par l’ARS en décembre 2010.
CALYDIAL met également en œuvre des organisations innovantes en développant des outils de télémédecine en dialyse péritonéale (télétransmission GSM par "stylo intelligent" et en hémodialyse (unité de dialyse médicalisée télésurveillée du CH Lyon Sud - Pierre-Bénite).
Orange et l’e-santé
Fournisseur mondial de services, Orange possède une expérience de plus de 10 ans dans le domaine de la santé. Seul opérateur de télécommunication hébergeur de données de santé à caractère personnel, le groupe crée fin 2007 Orange Healthcare, sa nouvelle division Santé. S'appuyant sur les synergies déployées entre sa position d’opérateur intégré et ses savoir-faire technologiques Orange developpe une offre de services pour les professionnels de santé et pour le grand public un accompagnement à la gestion de sa santé et des solutions pour la prévention et le bien être. Orange s'investit aussi dans le télésuivi de l’insuffisance rénale, respiratoire, des troubles du rythme cardiaque et du diabète. Orange Healthcare contribue ainsi à construire un système de santé connecté
Pour plus d’informations : www.orange.com/sante
Lien d’intérêts
L’étude est financée sous forme d’une convention tripartite entre CALYDIAL, centre associatif Lyonnais de dialyse, le CHU de Grenoble et Orange, chacun contribuant à la bonne conduite de l’expérimentation dans son domaine d’expertise : les médecins établissent le protocole, les contenus d’éducation thérapeutique et l’étude medico-économique , Orange développe la solution technique, gère son exploitation et sa maintenance. Le Pr Philippe Zaoui ne déclare aucun conflit d’intérêts avec Orange.
Orange est une marque déposée, ni le CHU ni l'éditeur du site www.reseau-chu.org n’ont reçu de rémunération pour cet article
Marie-Georges Fayn
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(1) Évaluation de l’efficacité d’une télésurveillance à domicile de patients insuffisants rénaux chroniques stades 3 ou 4 sur la qualité et la sécurité des soins et sur les coûts de prise en charge : Etude randomisée contrôlée ouverte dicentrique Pr Philippe Zaoui, Dr. Marie Annick LE POGAM (HCL) Dr Agnès Caillette-Beaudouin, Promoteur CHU de Grenoble, coordination : Association CEPPRAL, Responsable de la coordination : Pr Cyrille Collin, Financement Ministère de la Santé Programme de recherche en qualité hospitalière (PREQHOS 2010) : 50 000 euros. Début des inclusions : décembre 2010 , fin des inclusions : mai 2011. Fin d’étude prévue au 1 décembre 2011
(2) excès de potassium dans le plasma sanguin
(3) Cette interface est le résultat l’aboutissement des réflexions menées depuis deux ans par les 3 partenaires : les deux centres associatifs de dialyse Calydial (Lyon), Agduc (Grenoble), le CHU de Grenoble et Orange et d’un travail d’équipe qui réunit 2 assistantes sociales, 3 diététiciennes, 4 infirmières dont une assistante de recherche clinique, 9 médecins généralistes et spécialistes (2 Médecins généralistes + 5Néphrologues + 2 diabétologues), 6 Patients et 2 formateurs, 2 pharmaciens, 1 psychologue et 2 secrétaires
Source :
Impact of timing of renal replacement therapy initiation on outcome of septic acute kidney injury
"Sepsis is the leading cause of acute kidney injury (AKI) in critical patients. The optimal timing of initiating renal replacement therapy (RRT) in septic AKI patients remains controversial. The objective of this study is to determine the impact of early or late initiation of RRT, as defined using the simplified RIFLE (risk, injury, failure, loss of kidney function, and end-stage renal failure) classification (sRIFLE), on hospital mortality among septic AKI patients."
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Source:
http://ccforum.com/content/15/3/R134
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http://ccforum.com/content/15/3/R134
Très forte mortalité cardio-vasculaire : près d’un décès sur deux chez les sujets dialysés
"Les complications cardiovasculaires sont particulièrement fréquentes chez les patients insuffisants rénaux chroniques (IRC) et constituent la première cause de mortalité chez eux."
Source :
Le Quotidien du Médecin 03/03/2011
Source :
Le Quotidien du Médecin 03/03/2011
Under kidney transplant proposal, younger patients would get the best organs
By Rob Stein, Washington Post Staff Writer, Thursday, February 24, 2011
"The nation's organ-transplant network is considering giving younger, healthier people preference over older, sicker patients for the best kidneys.
Instead of giving priority primarily to patients who have been on the waiting list longest, the new rules would match recipients and organs to a greater extent based on factors such as age and health to try to maximize the number of years provided by each kidney - the most sought-after organ for transplants.
'We're trying to best utilize the gift of the donated organ,' said Kenneth Andreoni, an associate professor of surgery at Ohio State University who chairs the committee that is reviewing the system for the United Network for Organ Sharing (UNOS), a Richmond-based private nonprofit group contracted by the federal government to coordinate organ allocation. 'It's an effort to get the most out of a scarce resource.'
The ethically fraught potential changes, which would be part of the most comprehensive overhaul of the system in 25 years, are being welcomed by some bioethicists, transplant surgeons and patient representatives as a step toward improving kidney distribution. But some worry that the changes could inadvertently skew the pool of available organs by altering the pattern of people making living donations. Some also complain that the new system would unfairly penalize middle-aged and elderly patients at a time when the overall population is getting older.
'The best kidneys are from young adults under age 35 years. Nobody over the age of 50 will ever see one of those,' said Lainie Friedman Ross, a University of Chicago bioethicist and physician. 'There are a lot of people in their 50s and 60s who, with a properly functioning kidney, could have 20 or more years of life. We're making it harder for them to get a kidney that will function for that length of time. It's age discrimination.'
More than 110,000 Americans are listed as waiting for organs, including more than 87,000 who need kidneys. Only about 17,000 Americans get kidneys each year, and more than 4,600 die because they did not get one in time.
'It's a big shift,' said Arthur C. Caplan, a University of Pennsylvania bioethicist. 'For a long time, the whole program has been oriented toward waiting-list time. This is moving it away from a save-the-sickest strategy to trying to get a greater yield in terms of years of life saved.'
If adopted, the approach could have implications for other decisions about how to allocate scarce medical resources, such as expensive cancer drugs and ventilators during hurricanes and other emergencies, Caplan said.
'This is a fascinating canary-in-a-cave kind of debate,' he said. 'We don't want to talk about rationing much in America. It's become taboo in any health-care discussion. But kidneys reminds us there are situations where you have to talk about rationing. You have no choice. This may shine a light on these other areas.'
An evolving system
The current system, which dates to 1986, was first based largely on giving kidneys to the patients who matched the organs best, but it evolved to take a first-come, first-served approach made possible by safer, more powerful anti-rejection drugs. Today, the UNOS's Organ Procurement and Transplantation Network (OPTN) gives priority to patients seeking organs from someone who dies based mostly on who has waited the longest.
'It was just a fairness issue,' Andreoni said. 'You're next in line. It's your turn.'
The problem is that, in some cases, elderly recipients get organs from much younger donors whose kidneys could have provided far more years of healthy life to younger, heathier patients. Younger patients can receive older or less-healthy organs that wear out more quickly, forcing them back onto the transplant list in a few years.
The 30-member UNOS Kidney Transplantation Committee, which has been reviewing the system for about six years, last week quietly began circulating for public comment a 40-page document outlining possible revisions.
Under one scenario, for 80 percent of kidneys, patients 15 years older or younger than the donor would get higher priority. The remaining 20 percent of organs - those deemed to have the best chance of lasting the longest based on the age and health of the donor and other factors - would be given to recipients with the best chances of living the longest based on criteria such as their age, how long they've been on dialysis and whether they have diabetes.
M. Jill McMaster, a UNOS board member representing the public, acknowledged that the new system would put older people at a disadvantage, but she argued that it is necessary.
'I'm 60 years old, and I have a transplant. But if I were to need a second transplant, I wouldn't have a chance of getting the best organs, whereas in the past I did have a chance,' McMaster said. 'What we're asking those on the list to do is hard when you are sick, which is to look at the needs of everybody. I think it's the right thing to do.'
Although many of the details about how the new concept would be implemented still have to be worked out, McMaster said it is likely to be adopted.
Public comments invited
The public has until April 1 to comment on the idea, which would make the kidney system more similar to those used to allocate livers, hearts and lungs. The committee will take those comments into account before formally proposing the specific changes, which will be open to public comment again before going to the UNOS board of directors. The board could approve final changes by June 2012.
'I strongly endorse this,' Robert M. Veatch, a bioethicist at Georgetown University, wrote in an e-mail. 'I think it is defensible on both fairness and efficiency grounds.'
But others worry that the changes could reduce the overall number of organs available for transplants or inadvertently further shift the matches between organs and recipients by affecting living donors, who are not regulated by UNOS. Some relatives who would have donated a kidney to a young patient might now decide not to, for example, putting pressure on other relatives to donate kidneys to older family members. In addition, the changes would do nothing to address the wide variation in waiting times in different parts of the country.
'If we really want to improve things, we need to address the variation in access to transplants based on geography,' Ross said. 'This factor, more than any other, would increase the overall number of life years gained from kidney transplantation.'
Some argued that a better solution would be to give recipients the option of choosing what donor kidneys to accept.
'Some younger people may accept a donor that is higher risk and may not last as long if they could get it sooner,' said Richard Freeman, chairman of surgery at Dartmouth Medical School. 'It should be more patient-based and less driven by absolute gain in life years.'
Others questioned the formula that would be used to match patients and organs. Because the system would be more complicated, it could backfire by creating suspicions of cheating, eroding confidence and reducing organ donations.
'It works well enough the way it is, and everyone understands it, which is important to maintain the public trust,' said Benjamin Hippen, a kidney specialist at Metrolina Nephrology Associates in Charlotte."
Source:
The Washington Post
http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2011/02/23/AR2011022306875_pf.html
"The nation's organ-transplant network is considering giving younger, healthier people preference over older, sicker patients for the best kidneys.
Instead of giving priority primarily to patients who have been on the waiting list longest, the new rules would match recipients and organs to a greater extent based on factors such as age and health to try to maximize the number of years provided by each kidney - the most sought-after organ for transplants.
'We're trying to best utilize the gift of the donated organ,' said Kenneth Andreoni, an associate professor of surgery at Ohio State University who chairs the committee that is reviewing the system for the United Network for Organ Sharing (UNOS), a Richmond-based private nonprofit group contracted by the federal government to coordinate organ allocation. 'It's an effort to get the most out of a scarce resource.'
The ethically fraught potential changes, which would be part of the most comprehensive overhaul of the system in 25 years, are being welcomed by some bioethicists, transplant surgeons and patient representatives as a step toward improving kidney distribution. But some worry that the changes could inadvertently skew the pool of available organs by altering the pattern of people making living donations. Some also complain that the new system would unfairly penalize middle-aged and elderly patients at a time when the overall population is getting older.
'The best kidneys are from young adults under age 35 years. Nobody over the age of 50 will ever see one of those,' said Lainie Friedman Ross, a University of Chicago bioethicist and physician. 'There are a lot of people in their 50s and 60s who, with a properly functioning kidney, could have 20 or more years of life. We're making it harder for them to get a kidney that will function for that length of time. It's age discrimination.'
More than 110,000 Americans are listed as waiting for organs, including more than 87,000 who need kidneys. Only about 17,000 Americans get kidneys each year, and more than 4,600 die because they did not get one in time.
'It's a big shift,' said Arthur C. Caplan, a University of Pennsylvania bioethicist. 'For a long time, the whole program has been oriented toward waiting-list time. This is moving it away from a save-the-sickest strategy to trying to get a greater yield in terms of years of life saved.'
If adopted, the approach could have implications for other decisions about how to allocate scarce medical resources, such as expensive cancer drugs and ventilators during hurricanes and other emergencies, Caplan said.
'This is a fascinating canary-in-a-cave kind of debate,' he said. 'We don't want to talk about rationing much in America. It's become taboo in any health-care discussion. But kidneys reminds us there are situations where you have to talk about rationing. You have no choice. This may shine a light on these other areas.'
An evolving system
The current system, which dates to 1986, was first based largely on giving kidneys to the patients who matched the organs best, but it evolved to take a first-come, first-served approach made possible by safer, more powerful anti-rejection drugs. Today, the UNOS's Organ Procurement and Transplantation Network (OPTN) gives priority to patients seeking organs from someone who dies based mostly on who has waited the longest.
'It was just a fairness issue,' Andreoni said. 'You're next in line. It's your turn.'
The problem is that, in some cases, elderly recipients get organs from much younger donors whose kidneys could have provided far more years of healthy life to younger, heathier patients. Younger patients can receive older or less-healthy organs that wear out more quickly, forcing them back onto the transplant list in a few years.
The 30-member UNOS Kidney Transplantation Committee, which has been reviewing the system for about six years, last week quietly began circulating for public comment a 40-page document outlining possible revisions.
Under one scenario, for 80 percent of kidneys, patients 15 years older or younger than the donor would get higher priority. The remaining 20 percent of organs - those deemed to have the best chance of lasting the longest based on the age and health of the donor and other factors - would be given to recipients with the best chances of living the longest based on criteria such as their age, how long they've been on dialysis and whether they have diabetes.
M. Jill McMaster, a UNOS board member representing the public, acknowledged that the new system would put older people at a disadvantage, but she argued that it is necessary.
'I'm 60 years old, and I have a transplant. But if I were to need a second transplant, I wouldn't have a chance of getting the best organs, whereas in the past I did have a chance,' McMaster said. 'What we're asking those on the list to do is hard when you are sick, which is to look at the needs of everybody. I think it's the right thing to do.'
Although many of the details about how the new concept would be implemented still have to be worked out, McMaster said it is likely to be adopted.
Public comments invited
The public has until April 1 to comment on the idea, which would make the kidney system more similar to those used to allocate livers, hearts and lungs. The committee will take those comments into account before formally proposing the specific changes, which will be open to public comment again before going to the UNOS board of directors. The board could approve final changes by June 2012.
'I strongly endorse this,' Robert M. Veatch, a bioethicist at Georgetown University, wrote in an e-mail. 'I think it is defensible on both fairness and efficiency grounds.'
But others worry that the changes could reduce the overall number of organs available for transplants or inadvertently further shift the matches between organs and recipients by affecting living donors, who are not regulated by UNOS. Some relatives who would have donated a kidney to a young patient might now decide not to, for example, putting pressure on other relatives to donate kidneys to older family members. In addition, the changes would do nothing to address the wide variation in waiting times in different parts of the country.
'If we really want to improve things, we need to address the variation in access to transplants based on geography,' Ross said. 'This factor, more than any other, would increase the overall number of life years gained from kidney transplantation.'
Some argued that a better solution would be to give recipients the option of choosing what donor kidneys to accept.
'Some younger people may accept a donor that is higher risk and may not last as long if they could get it sooner,' said Richard Freeman, chairman of surgery at Dartmouth Medical School. 'It should be more patient-based and less driven by absolute gain in life years.'
Others questioned the formula that would be used to match patients and organs. Because the system would be more complicated, it could backfire by creating suspicions of cheating, eroding confidence and reducing organ donations.
'It works well enough the way it is, and everyone understands it, which is important to maintain the public trust,' said Benjamin Hippen, a kidney specialist at Metrolina Nephrology Associates in Charlotte."
Source:
The Washington Post
http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2011/02/23/AR2011022306875_pf.html
Too early initiation of renal replacement therapy may be harmful
Christophe Vinsonneau and Mehran Monchi, Department of Intensive Care Medicine, Melun General Hospital, 2, rue Freteau de Peny, 77000 Melun, France
Critical Care 2011, 15:112doi:10.1186/cc9405
Published: 26 January 2011
Abstract
"In an observational multicenter study, Elseviers and colleagues report that renal replacement therapy (RRT) in acutely ill patients treated for acute kidney injury is an independent risk factor for death. This result may question the benefit of the current practice of early RRT initiation."
Critical Care 2011, 15:112doi:10.1186/cc9405
Published: 26 January 2011
Abstract
"In an observational multicenter study, Elseviers and colleagues report that renal replacement therapy (RRT) in acutely ill patients treated for acute kidney injury is an independent risk factor for death. This result may question the benefit of the current practice of early RRT initiation."
Early referral strategies for management of people with markers of renal disease: a systematic review of the evidence of clinical effectiveness, cost-effectiveness and economic analysis
Health Technol Assess. 2010 Apr;14(21):1-184.
Black C, Sharma P, Scotland G, McCullough K, McGurn D, Robertson L, Fluck N, MacLeod A, McNamee P, Prescott G, Smith C.
Black C, Sharma P, Scotland G, McCullough K, McGurn D, Robertson L, Fluck N, MacLeod A, McNamee P, Prescott G, Smith C.
Section of Population Health, University of Aberdeen, Aberdeen, UK.
Abstract
"BACKGROUND: Chronic kidney disease (CKD) is a long-term condition and has been described as the gradual loss of kidney function over time. Early in the disease process, people with CKD often experience no symptoms. For a long time, CKD has been an underdiagnosed condition. Even in the absence of symptoms, CKD appears to add significantly to the burden of cardiovascular disease and death and, for an important minority, can progress to kidney failure.
OBJECTIVE: To systematically review the evidence of the clinical effectiveness and cost-effectiveness of early referral strategies for management of people with markers of renal disease.
DATA SOURCES: Electronic searches of 12 major databases (such as MEDLINE, EMBASE, CINAHL, etc.) were conducted for the time period of 1990 to April 2008 to identify studies comparing early referral to other care options for people with CKD. Additional searching was performed in the NHS Economic Evaluation Database to support the cost-effectiveness literature review.
REVIEW METHODS: Two authors reviewed all titles, abstracts and full papers to select relevant literature. A Markov model was constructed to represent the natural history of CKD. The model allowed cohorts to be tracked according to estimated glomerular filtration rate (eGFR) status and the presence of other complications known to influence CKD progression and the incidence of cardiovascular events.
RESULTS: From 36 relevant natural history studies, CKD was found to be, despite marked heterogeneity between studies, a marker of increased risk of mortality, renal progression and end-stage renal disease. Mortality was generally high and increased with stage of CKD. After adjustment for comorbidities, the relative risk of mortality among those with CKD identified from the general population increased with stage. For clinical populations, the relative risk was higher. All three outcomes increased as eGFR fell. Only seven studies, and no randomised controlled trials, were identified as relevant to assessing the clinical effectiveness of early referral strategies for CKD. In the five retrospective studies constructed from cohorts starting on renal replacement therapy (RRT), mortality was reduced in the early referral group (more than 12 months prior to RRT) even as late as 5 years after initiation of RRT. Only two studies included predialysis participants. One study, in people screened for diabetic nephropathy, reported a reduction in the decline in renal function associated with early referral to nephrology specialists (eGFR decline 3.4 ml/min/1.73 m(2)) when compared with a similar group that had no access to nephrology services until dialysis was required (eGFR decline 12.0 ml/min/1.73 m(2)). The second study, among a group of veterans with two creatinine levels of at least 140 mg/dl, reported that a composite end point of death or progression was lower in the group receiving nephrology follow-up than in those receiving only primary care follow-up. The greatest effect was observed in those with stage 3 or worse disease after adjustment for comorbidities, age, race, smoking and proteinuria {stage 3: hazard ratio (HR) 0.8 [95% confidence interval (CI) 0.61 to 0.9)]; stage 4: HR 0.75 (95% CI 0.45 to 0.89)}. In the base-case analysis, all early referral strategies produced more quality-adjusted life-years (QALYs) than referral upon transit to stage 5 CKD (eGFR 15 ml/min/1.73 m(2)). Referral for everyone with an eGFR below 60 ml/min/1.73 m(2) (stage 3a CKD) generated the most QALYs and, compared with referral for stage 4 CKD (eGFR < 30 ml/min/1.73 m(2)), had an incremental cost-effectiveness ratio of approximately 3806 pounds per QALY.
LIMITATIONS: Because of a lack of data on the natural history of CKD in individuals without diabetes, and a lack of evidence on the costs and effects of early referral, the Markov model relied on many assumptions. The findings were particularly sensitive to changes in eGFR decline rates and the relative effect of early referral on CKD progression and cardiovascular events; the latter parameter being derived from a single non-randomised study.
CONCLUSIONS: Despite substantial focus on the early identification and proactive management of CKD in the last few years, we have identified significant evidence gaps about how best to manage people with CKD. There was some evidence to suggest that the care of people with CKD could be improved and, because these people are at risk from both renal and cardiovascular outcomes, strategies to improve the management of people with CKD have the potential to offer an efficient use of health service resources. Given the number of people now being recognised as having markers of kidney impairment, there is an urgent need for further research to support service change."
Gaining efficiencies: resources and demand for dialysis around the globe
Value Health. 2009 Jan;12(1):73-9. Epub 2008 Aug 1.
Neil N, Walker DR, Sesso R, Blackburn JC, Tschosik EA, Sciaraffia V, García-Contreras F, Capsa D, Bhattacharyya SK.
Lifecycle Sciences Group, ICON Clinical Research, San Francisco, CA 94105, USA. nneil@ovation.org
Abstract
"OBJECTIVES: End-stage renal disease (ESRD) is a debilitating condition resulting in death unless treated. Treatment options are transplantation and dialysis. Alternative dialysis modalities are peritoneal dialysis (PD) and hemodialysis (HD), each of which has been shown to produce similar outcomes and survival. Nevertheless, the financial implications of each modality are different and these differences vary by country, especially in the developing world. Changes in clinically appropriate dialysis delivery leading to more efficient use of resources would increase the resources available to treat ESRD or other disabling conditions. This article outlines the relative advantages of HD and PD and uses budget impact analysis to estimate the country-specific, 5-year financial implications on total dialysis costs assuming utilization shifts from HD to PD in two high-income (UK, Singapore), three upper-middle-income (Mexico, Chile, Romania), and three lower-middle-income (Thailand, China, Colombia) countries.
RESULTS: Peritoneal dialysis is a clinically effective dialysis option that can be significantly cost-saving compared to HD, even in developing countries.
CONCLUSIONS: The magnitude of costs associated with treating ESRD patients globally is large and growing. PD is a clinically effective dialysis option that can be used by a majority of ESRD patients and can also be significantly cost-saving compared to HD therapy. Increasing clinically appropriate PD use would substantially reduce health-care costs and help health-care systems meet ever-tightening budget constraints."
UK: Cost-effectiveness of transplantation
"• Kidney transplantation is highly cost-effective, particularly in relation to NHS spend, and is the treatment of choice for many patients with end-stage renal failure.
• The indicative cost of maintaining a patient with end-stage renal failure on renal replacement therapy (dialysis) is £17,500 per patient per year for a patient on peritoneal dialysis and £35,000 per patient per year for a patient on hospital haemodialysis.
• There are over 37,800 patients with end-stage renal failure in the UK. Nearly 21,000 are on dialysis, whilst the remainder have a transplant. Of those on dialysis, 76% are on haemodialysis and 24% on peritoneal dialysis.
• The average cost of dialysis is £30,800 per patient per year.
• 3% of the NHS budget is spent on kidney failure services.
• The indicative cost of a kidney transplant (including induction therapy but excluding NHSBT costs) is £17,000 per patient per transplant.
• The immuno-suppression required by a patient with a transplant costs £5,000 per patient per year.
• Kidney transplantation leads to a cost benefit in the second and subsequent years of £25,800 pa.
• The cost benefit of kidney transplantation compared to dialysis over a period of ten years (the median transplant survival time) is £241,000 or £24,100 per year for each year that the patient has a functioning transplanted kidney.
• In 2008-09, 2,497 people received a kidney transplant. These transplants are now saving the NHS £50.3m in dialysis costs each year for every year that the kidney functions.
• In 2008-09, 215 more kidney transplants were provided than in the previous year. These transplants are now saving the NHS £4.5m every year until graft failure.
• At the end of March 2009, the UK Transplant Registry had records of over 23,000 people in the United Kingdom with a functioning kidney transplant. In this year, these patients will save the NHS over £512m in the dialysis costs that they would need if they did not have a functioning kidney transplant.
• On 1 April 2009 there were 6,920 patients waiting for a transplant of which the majority will be on dialysis, costing around £193m per year. If all of these patients received a transplant, the approximate cost would be £41m per year, which represents a saving to the NHS of £152m per year.
References and notes: many figures are approximate. In particular, data on the costs of dialysis, transplantation and immuno-suppression can differ quite markedly between patients.
1.Economic evaluation of end-stage renal disease treatment. G Ardine de Wit, P Ramsteijn and F de Charro, Health Policy 44, 1998, pp215-232.
2.UK Renal Registry.
3.UK Renal Registry, Eighth Annual Report December 2005.
4.A weighted average of the cost of dialysis based on 76% of patients receiving haemodialysis.
5.Estimated tariff for renal transplantation in England (to be updated later in 2009)
6.Based on NICE assessment of the clinical and cost effectiveness of home and hospital haemodialysis for patients with end stage renal failure, 2004.
7.NHSBT - Organ Donation & Transplantation, based on adult cadaveric kidney-only graft recipients of transplants carried out in 1992-1994.
8.NHSBT - Organ Donation & Transplantation, Activity Report 2008-2009.
9.NHSBT - Organ Donation & Transplantation.
10.NHSBT - Organ Donation & Transplantation, based on number of patients in the UK with a functioning kidney transplant, who have not been lost to follow-up or have died, and whose last assessment date was after January 2005.
11.Based on the cost of a transplant and ten years of immuno-suppression, averaged over ten years."
Last updated October 2009
Un médiateur de la progression des maladies rénales
"Des chercheurs de l’INSERM, en collaboration avec des chercheurs américains, ont identifié un nouveau médiateur de la progression des maladies rénales chroniques ..."
Source :
Le Quotidien du Médecin du 27/10/2010
Une étude financée par l'UE s'intéresse au potentiel de régénération du rein
"Un article publié par The Lancet dans le cadre d'une série d'études sur la médecine rénale s'interroge sur les possibilités d'une régénération rénale chez les humains, à l'instar des poissons et d'autres vertébrés inférieurs. Les travaux s'inscrivent dans le cadre d'un projet de recherche financé par l'UE sur les possibilités de régénération des reins; ils ont été menés par une équipe de l'institut Mario Negri de recherche pharmacologique à Bergame, en Italie.
L'étude fait partie du projet STAR-T REK ('Set up and comparison of multiple stem cell approaches for kidney repair') de trois ans et comprenant 10 partenaires, lequel a reçu un financement de 3 millions d'euros au titre du thème Santé du septième programme-cadre (7e PC). L'objectif de ce projet est d'étudier comment on pourrait déclencher la régénération des reins, ce qui devient impératif face à la croissance du nombre d'insuffisances rénales terminales.
On trouve des exemples de régénération d'organes aussi bien dans le règne végétal que dans le règne animal. Les poissons peuvent régénérer un rein, et l'axolotl, une sorte de salamandre que l'on trouve au Mexique, peut régénérer l'intégralité d'un membre perdu en transformant un tissu adulte près de la zone amputée en des cellules progénitrices qui reconstruisent l'organe.
Les reins humains, cependant, ont une capacité restreinte à se régénérer. L'objectif du projet STAR-T REK est donc d'étudier les traitements possibles pour provoquer la régénération des reins, en utilisant des cellules souches dérivées de moelle osseuse, des cellules souches adultes des reins et des cellules souches foetales des reins.
'Une meilleure compréhension des mécanismes à l'origine de la régénération des reins a conduit les chercheurs à étudier si des cellules injectées dans un rein gravement atteint pourraient contribuer à réparer et régénérer les tissus endommagés, et ainsi accélérer et renforcer le processus naturel de cicatrisation', écrivent les auteurs dans leur article. 'Les cellules souches adultes, dérivées de la moelle osseuse ou d'origine rénale, pourraient participer à la réparation cellulaire et à la remodélisation tissulaire après une blessure rénale grave'.
Cependant, l'étude se demande dans quelle mesure les dommages rénaux chroniques, qui ont différentes causes, peuvent être réparés. Elle évoque les mérites relatifs des divers traitements médicamenteux destinés aux dommages rénaux, et notamment l'importance d'utiliser des inhibiteurs de l'enzyme de conversion de l'angiotensine (ECA) et des bloqueurs des récepteurs AT1 de l'angiotensine II (ARA II) pour la prévention de ce problème.
Des recherches récentes menées en parallèle à cette étude ont montré qu'un traitement sur huit ans par des inhibiteurs de l'ECA avait stabilisé la fonction rénale chez six patients atteints de diabète de type 1 qui auraient sinon progressé vers une néphropathie terminale dans les six mois. Cela confirme qu'un traitement par les inhibiteurs de l'ECA pourrait être fort utile dans la réparation et de la régénération du rein.
Les auteurs expliquent également que ce traitement pourrait être renforcé en utilisant les inhibiteurs de l'ECA 1 à des doses beaucoup plus élevées que celles recommandées normalement pour le contrôle de la tension artérielle avec un ARA et un diurétique. Ce traitement a été testé sur un groupe de 56 patients et un groupe témoin de même taille. Dans le premier groupe, 2 patients ont évolué vers une néphropathie terminale, contre 17 dans le second.
Les auteurs concluent: 'Les études sur l'homme amélioreront notre compréhension des facteurs génétiques gouvernant la progression et la régression des néphropathies chroniques et de ceux qui sont associés à une issue favorable. Par ailleurs, le fait de mieux comprendre les mécanismes d'action des rénoprotecteurs déjà disponibles ouvrira de nouvelles voies potentielles de réparation des reins.'
'Des indices sur la génétique humaine associés aux études mécanistes sur la protection des reins contribueront à développer des molécules ciblées sur les gènes importants pour la pathophysiologie de la régénération, dans l'objectif de parvenir à la régénération des reins plutôt que d'avoir recours à la dialyse ou la greffe.'"
Pour de plus amples informations, consulter:
Revue The Lancet:
http://www.thelancet.com/
Projet STAR-T REK:
http://www.startrekproject.org/index.html
Institut Mario Negri de recherche pharmacologique:
http://www.marionegri.it/mn/en/index.html
http://cordis.europa.eu
L'étude fait partie du projet STAR-T REK ('Set up and comparison of multiple stem cell approaches for kidney repair') de trois ans et comprenant 10 partenaires, lequel a reçu un financement de 3 millions d'euros au titre du thème Santé du septième programme-cadre (7e PC). L'objectif de ce projet est d'étudier comment on pourrait déclencher la régénération des reins, ce qui devient impératif face à la croissance du nombre d'insuffisances rénales terminales.
On trouve des exemples de régénération d'organes aussi bien dans le règne végétal que dans le règne animal. Les poissons peuvent régénérer un rein, et l'axolotl, une sorte de salamandre que l'on trouve au Mexique, peut régénérer l'intégralité d'un membre perdu en transformant un tissu adulte près de la zone amputée en des cellules progénitrices qui reconstruisent l'organe.
Les reins humains, cependant, ont une capacité restreinte à se régénérer. L'objectif du projet STAR-T REK est donc d'étudier les traitements possibles pour provoquer la régénération des reins, en utilisant des cellules souches dérivées de moelle osseuse, des cellules souches adultes des reins et des cellules souches foetales des reins.
'Une meilleure compréhension des mécanismes à l'origine de la régénération des reins a conduit les chercheurs à étudier si des cellules injectées dans un rein gravement atteint pourraient contribuer à réparer et régénérer les tissus endommagés, et ainsi accélérer et renforcer le processus naturel de cicatrisation', écrivent les auteurs dans leur article. 'Les cellules souches adultes, dérivées de la moelle osseuse ou d'origine rénale, pourraient participer à la réparation cellulaire et à la remodélisation tissulaire après une blessure rénale grave'.
Cependant, l'étude se demande dans quelle mesure les dommages rénaux chroniques, qui ont différentes causes, peuvent être réparés. Elle évoque les mérites relatifs des divers traitements médicamenteux destinés aux dommages rénaux, et notamment l'importance d'utiliser des inhibiteurs de l'enzyme de conversion de l'angiotensine (ECA) et des bloqueurs des récepteurs AT1 de l'angiotensine II (ARA II) pour la prévention de ce problème.
Des recherches récentes menées en parallèle à cette étude ont montré qu'un traitement sur huit ans par des inhibiteurs de l'ECA avait stabilisé la fonction rénale chez six patients atteints de diabète de type 1 qui auraient sinon progressé vers une néphropathie terminale dans les six mois. Cela confirme qu'un traitement par les inhibiteurs de l'ECA pourrait être fort utile dans la réparation et de la régénération du rein.
Les auteurs expliquent également que ce traitement pourrait être renforcé en utilisant les inhibiteurs de l'ECA 1 à des doses beaucoup plus élevées que celles recommandées normalement pour le contrôle de la tension artérielle avec un ARA et un diurétique. Ce traitement a été testé sur un groupe de 56 patients et un groupe témoin de même taille. Dans le premier groupe, 2 patients ont évolué vers une néphropathie terminale, contre 17 dans le second.
Les auteurs concluent: 'Les études sur l'homme amélioreront notre compréhension des facteurs génétiques gouvernant la progression et la régression des néphropathies chroniques et de ceux qui sont associés à une issue favorable. Par ailleurs, le fait de mieux comprendre les mécanismes d'action des rénoprotecteurs déjà disponibles ouvrira de nouvelles voies potentielles de réparation des reins.'
'Des indices sur la génétique humaine associés aux études mécanistes sur la protection des reins contribueront à développer des molécules ciblées sur les gènes importants pour la pathophysiologie de la régénération, dans l'objectif de parvenir à la régénération des reins plutôt que d'avoir recours à la dialyse ou la greffe.'"
Pour de plus amples informations, consulter:
Revue The Lancet:
http://www.thelancet.com/
Projet STAR-T REK:
http://www.startrekproject.org/index.html
Institut Mario Negri de recherche pharmacologique:
http://www.marionegri.it/mn/en/index.html
http://cordis.europa.eu
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