Merci de ne PAS poster de messages concernant la vente d'un organe et comportant des coordonnées téléphoniques, e-mail, etc. La loi française interdit la vente d'organes.

Affichage des articles dont le libellé est COMA. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est COMA. Afficher tous les articles

La mort encéphalique, un coma dépassé qui n'est pas la mort. La preuve en images

TF1, émission de dimanche soir (27/02/2011, "le 7 à 8") : Angèle est consciente, mais dans un corps inerte : on l'a crue condamnée jusqu'à évoquer, devant elle, sa mort prochaine. Sa "mort encéphalique". Une larme l'a sauvée. De la mort. Du prélèvement d'organes. Angèle "La survivante", c'est le portrait de la semaine.

Cette femme explique l'ignorance du corps médical face au coma. Une personne dans le coma ressent-elle de la douleur ? Oui, répond Angèle. Non, répondent les médecins. Regardez :


http://www.wat.tv/video/survivante-3fuaf_2flv7_.html

Paris : un kit communication à l'attention des patients

La Lettre "Réseau-CHU"
N° 509 - 23 février 2010

PARIS - "Mieux communiquer pour mieux soigner, c'est aussi une forme de bientraitance. L'AP-HP a élaboré un kit de communication unique en France pour améliorer la prise en charge des patients ayant des difficultés de compréhension ou d'expression. Sa diffusion débute dans les services d'urgence dès le mois de février.

L'Assistance Publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP) a élaboré un kit de communication unique en France, pour améliorer la prise en charge de patients ayant des difficultés d'expression et /ou de compréhension en raison de leur pathologie (traumatismes, accident vasculaire cérébral,...) de leur handicap, ou de la barrière linguistique. Ce kit sera distribué à partir du 11 février prochain, dans tous les services d'urgences de France ainsi que dans tous les SAMU et SMUR grâce au soutien de la Société Française de Médecine d'Urgence (SFMU).

Cet outil favorise la bientraitance en facilitant une communication directe entre le soignant et le patient. Il permet ainsi de recueillir ses réponses et de l'informer sur les traitements et les soins prévus. Présenté sous forme de triptyque, il se compose d'un tableau de pictogrammes permettant au patient de s'exprimer au cours de l'examen (j'ai chaud, j'ai soif, j'ai mal, …), de feuillets mobiles traduisant également sous forme de symboles les questions les plus souvent posées lors d'un examen médical (depuis combien de temps avez-vous mal ? avez-vous de la température ? …) et d'outils permettant de compléter les questions ou d'apporter une réponse (oui – non, Abécédaire, échelle de douleur,…). Les logos des feuillets mobiles sont notamment sous-titrés en russe, tamoul, chinois mandarin et arabe, langues pour lesquelles il est parfois difficile de trouver, en situation d'urgences, un interprète. Enfin, il a été conçu dans un matériau plastique qui permet la désinfection.

Réservé dans un premier temps à l'usage des services d'urgences, ce nouvel outil poursuit l'objectif à terme d'être utilisé dans les services hospitaliers, dans les structures médico-sociales afin de retrouver les mêmes pictogrammes sur tout le territoire national. Par ailleurs, il s'inscrit dans la lignée des recommandations de l'HAS qui préconisent de développer des outils d'aide à la communication pour favoriser l'accès aux soins des personnes en situation de handicap.

Déjà testé dans 5 services d'urgences de l'AP-HP

La maquette a été pensée et conçue par un groupe de travail constitué par la Mission handicap de l'AP-HP. Afin que ce kit réponde au mieux aux attentes des professionnels de santé et des patients, il a été testé dans 5 services d'urgences de l'AP-HP - Robert Debré, Saint-Antoine, Tenon, Lariboisière et Cochin - mais aussi dans des structures médico-sociales auprès de personnes autistes, sourdes, Infirmes Moteurs Cérébraux (IMC), polyhandicapées, déficientes mentales. Enfin, des services hospitaliers prenant en charge des patients atteints de pathologies ne leur permettant pas de s'exprimer (Sclérose Latérale Amyotrophique, Locked-In syndrome ...) ont également participés. Le groupe a rassemblé : l'Association des Paralysés de France (APF), le centre de ressources multihandicap, la Société Française de Médecine d'Urgence (SFMU), la Fédération nationale pour l'Insertion des personnes Sourdes et des personnes Aveugles en France (Fisaf), L'Union nationale des associations de parents, de personnes handicapées mentales et de leurs amis (Unapei), le Centre de Ressources Autisme Ile de France, la Fondation Léopold Bellan et l'Hôpital National de Saint-Maurice.
La Fondation Caisses d'Epargne pour la solidarité a financé l'intégralité du projet (80 000 €).

Les associations attendent impatiemment la diffusion de ce kit qui sera prochainement en vente chez Masson Elsevier afin que les particuliers puissent aussi l'acquérir."

Source : Le webzine de l'AP-HP

Article rédigé par Nadège Renaux (AP-HP) et Florence Dauchy (AP-HP).

Pour plus d'informations contacter :
Directrice de la communication
Assistance Publique - Hôpitaux de Paris - 3, av Victoria
75184 Paris CEDEX 04
Téléphone : 01 40 27 30 00
Fax : 01 40 27 38 50
email : direction.communication@sap.ap-hop-paris.fr

TOULOUSE : Patient en état végétatif, un cerveau en activité contre toute attente

La Lettre "Réseau-CHU"

N° 509 - 23 février 2010
***************************************************


"Chaque année des milliers de patients cérébrolésés se retrouvent dans le coma puis dans un état neurologique végétatif pour des périodes de longueur variable. L'équipe du Pr François Chollet (Dr Isabelle Loubinoux, Dr Stein Silva : Inserm U825/UPS) vient de prouver que, malgré les apparences, les cerveaux de ces patients sont loin d'être au repos.

Les patients en état neurologique végétatif (ENV) sont inconscients mais présentent des signes d'éveil (alternance des cycles d'éveil et de sommeil). Cette situation pourrait être liée à des lésions cérébrales spécifiques. Pour aboutir à cette découverte, les chercheurs ont d'abord déterminé ce qui différencie, au niveau cérébral, une personne témoin, au repos mais totalement consciente d'une personne en ENV.

Les chercheurs ont réalisés des enregistrements à l'aide d'une caméra à émission de positons ou TEP. Celle-ci permet, en mesurant le débit sanguin dans une zone cérébrale donnée, d'évaluer l'activité de celle-ci. Les résultats ont tout d'abord montré que si les sujets témoins avaient bien une activité au niveau du precuneus (région cérébrale impliquée dans la création d'une notion de soi par rapport au monde extérieur) plus importante que les patients, ces derniers faisaient, contre toute attente, davantage fonctionner une autre zone, la formation réticulée activatrice (responsable de l'état d'éveil).

Forts de cette première découverte, les chercheurs ont poussé plus loin le raisonnement. Ils ont étudié le lien fonctionnel entre ces deux structures, d'abord au repos puis en stimulant le sens du toucher des patients et des témoins. Les résultats obtenus par l'équipe ont été frappants, car si ses deux régions cérébrales semblent travailler à l'unisson chez les sujets témoins conscients, en revanche chez les patients en ENV ce lien semble avoir disparu, comme si ces deux zones étaient 'deconnectées'. Les chercheurs débouchent à la conclusion que ce n'est pas la diminution d'activité cérébrale globale qui fait qu'une personne reste en état végétatif mais seulement des modifications de l'activité de certaines structures cérébrales. La perte du lien fonctionnel entre ces régions pourrait donc être à l'origine de ces phénomènes. La formation réticulée activatrice, tournée vers l'extérieur, au lieu d'acheminer les informations vers les zones adéquates, forme alors une sorte 'd'impasse'.

L'identification de ce mécanisme est une première. Stein Silva, premier auteur de cette publication, envisage après cette étape, de se tourner vers l'étude des patients dans le coma, afin de réaliser des évaluations précoces du pronostic fonctionnel des patients cérébrolésés. A l'avenir, les chercheurs envisagent de tester des thérapies pouvant permettre, malgré les dommages cérébraux ayant conduit à l'état végétatif, de reconnecter ces deux zones…et pourquoi pas de rendre leur conscience à ces patients."

Définitions
Conscience perceptive "Capacité à intégrer les informations en provenance de l'environnement autour de la notion de soi."

Etat neurologique végétatif "Etat pathologique caractérisé par l'abolition de la conscience perceptive associée à un état d'éveil préservé."

Publication
S. Silva, X. Alacoque, O. Fourcade, K. Samii, P. Marque, R. Woods, J. Mazziotta, F. Chollet, I. Loubinoux. Wakefulness and loss of awareness, Brain and brainstem interaction in the vegetative state, Neurology, le 26 janvier 2010

Contact chercheur :
Stein Silva – MD. Anesthésie-Réanimation
U825 – équipe 2 –Toulouse
06.72.00.57.06
silva.stein@gmail.com


Pour plus d'informations contacter :
Déléguée à la Communication
CHU de Toulouse - 2 rue Viguerie
31052 Toulouse Cedex
Téléphone : 05.61.77.83.49
Fax : 05.61.77.85.21
email : sudre.mc@chu-toulouse.fr

"Willful Modulation of Brain Activity in Disorders"

New England Journal of Medicine. Authors: Martin M. Monti, Ph.D., Audrey Vanhaudenhuyse, M.Sc., Martin R. Coleman, Ph.D., Melanie Boly, M.D., John D. Pickard, F.R.C.S., F.Med.Sci., Luaba Tshibanda, M.D., Adrian M. Owen, Ph.D., and Steven Laureys, M.D., Ph.D. This article (10.1056/NEJMoa0905370) was published on February 3, 2010, at NEJM.org.

Background
"The differential diagnosis of disorders of consciousness is challenging. The rate of misdiagnosis is approximately 40%, and new methods are required to complement bedside testing, particularly if the patient’s capacity to show behavioral signs of awareness is diminished."

Methods
"At two major referral centers in Cambridge, United Kingdom, and Liege, Belgium, we performed a study involving 54 patients with disorders of consciousness. We used functional magnetic resonance imaging (MRI) to assess each patient’s ability to generate willful, neuroanatomically specific, blood-oxygenation-level–dependent responses during two established mental-imagery tasks. A technique was then developed to determine whether such tasks could be used to communicate yes-or-no answers to simple questions."

Results
"Of the 54 patients enrolled in the study, 5 were able to willfully modulate their brain activity. In three of these patients, additional bedside testing revealed some sign of awareness, but in the other two patients, no voluntary behavior could be detected by means of clinical assessment. One patient was able to use our technique to answer yes or no to questions during functional MRI; however, it remained impossible to establish any form of communication at the bedside."

Conclusions
"These results show that a small proportion of patients in a vegetative or minimally conscious state have brain activation reflecting some awareness and cognition. Careful clinical examination will result in reclassification of the state of consciousness in some of these patients. This technique may be useful in establishing basic communication with patients who appear to be unresponsive."

Download PDF file (784 Ko):
==> http://nereja.free.fr/files/NEJM_2009.pdf