Merci de ne PAS poster de messages concernant la vente d'un organe et comportant des coordonnées téléphoniques, e-mail, etc. La loi française interdit la vente d'organes.

Belgique : la rencontre entre greffés et donneurs d'organes

VLD veut rendre possible la rencontre entre greffés et donneurs d'organes


BRUXELLES (BELGA) "Après une greffe d'organe, la famille du donneur devrait avoir la possibilité de rencontrer le receveur, ont déclaré jeudi au cours d'une conférence de presse quelques députés VLD qui ont déposé une proposition de loi pour lever, dans certains cas, le secret obligatoire qui est actuellement en vigueur. Le secret sur l'identité du donneur est obligatoire lors d'un prélèvement d'organe(s) sur un mort en vue d'une greffe. Les familles du donneur et du receveur n'ont dès lors aucune possibilité de se connaître. Pourtant, il semble qu'un besoin existe dans ce sens tant auprès des familles des donneurs que celles des receveurs. Une proposition de loi à l'initiative du VLD tendrait à rendre possible l'établissement d'un contact, à condition que les deux parties marquent leur accord. La proposition de loi a été déposé à la Chambre par Martine Taelman et Hilde Dierickx et au Sénat par les sénateurs Patrick Vankrunkelsven et Jeannine Leduc". (VAD)

Belga (Belga Feed)
http://www.levif.be

Belgique : vers un contact possible entre greffé(s) et donneur d'organe(s) ?

"Après une greffe d'organe, la famille du donneur devrait avoir la possibilité de rencontrer le receveur, ont déclaré jeudi au cours d'une conférence de presse quelques députés VLD, qui ont déposé une proposition de loi pour lever, dans certains cas, le secret obligatoire qui est actuellement en vigueur.

Le secret sur l'identité du donneur est obligatoire lors d'un prélèvement d'organe(s) sur un mort en vue d'une greffe. Les familles du donneur et du receveur n'ont dès lors aucune possibilité de se connaître. Pourtant, il semble qu'un besoin existe dans ce sens tant auprès des familles des donneurs que celles des receveurs.

Une proposition de loi à l'initiative du VLD tendrait à rendre possible l'établissement d'un contact, à condition que les deux parties marquent leur accord. La proposition de loi a été déposé à la Chambre par Martine Taelman et Hilde Dierickx et au Sénat par les sénateurs Patrick Vankrunkelsven et Jeannine Leduc." (belga)

Source :
www.7sur7.be

Transplantation d'organes en Chine

"Jusqu'à 41 500 personnes en santé qui pratiquent le Falun Gong sont devenues des victimes de la transplantation d'organes et ont été tuées entre 2002 et 2005, selon un rapport présenté devant le Congrès américain le 29 septembre dernier.
Un membre du Congrès, Dana Rohrabacher (Californie), a présidé la première audience du Congrès au sujet des allégations et de ce rapport en particulier. Selon lui, il est important à présent que cela 'attire l'attention des Américains'."

"'C'est important de diffuser cela officiellement', estime M. Rohrabacher qui est également président du Subcommittee of Oversight and Investigations (Sous-comité de surveillance et d'investigation), lequel est supervisé par le Committee of International Relations (Comité sur les relations internationales). En se référant au Rapport concernant les allégations de prélèvement d'organes des pratiquants de Falun Gong en Chine de David Kilgour et David Matas, il a fait valoir que le document a déjà suscité beaucoup d'attention médiatique dans le monde.

Il a toutefois exprimé sa déception face à l'absence du représentant du Département d'État américain.

M. Rohrabacher a expliqué que les violations des droits de l'homme ont un court sursis de la part des gens d'affaires américains à cause du commerce lucratif avec la Chine. Mais ils ne voient pas, affirme-t-il, que leurs énormes profits sont faits à partir 'd'un système pervers d'injustice qui opprime le peuple de la Chine'.

L'essentiel des preuves pour les présumés crimes a été discuté par quatre témoins, incluant David Kilgour et David Matas, auteurs du rapport.

Le rapport a décrit les politiques dures, qui peuvent même être qualifiées de génocide, envers le Falun Gong. Le rapporteur spécial des Nations Unies sur la torture, Manfred Novak, a découvert que près des deux tiers (66 pour cent) des victimes de torture et de mauvais traitements dans les prisons chinoises étaient des gens pratiquant le Falun Gong, a déclaré Kirk C. Allison, Ph. D.

Dr Allison est directeur du programme des droits de l'homme et de la santé à l'École de santé publique de l'École médicale de l'Université du Minnesota. Le Dr Allison a précisé qu'il parlait pour lui-même et non pour son institution affiliée.

'Le programme systématique d'éradication idéologique du Falun Gong a coïncidé avec une augmentation inexplicable des transplantations d'organes et du tourisme international axé sur la greffe d'organes en Chine', explique le Dr Allison. Entre 2000 et 2005, la source des organes en Chine était difficile à prouver. Ailleurs, dans un article spécial de La Grande Époque version américaine, le Dr Allison s'est penché sur la source de l'augmentation des greffes d'organes en Chine.

Les donneurs provenant de la famille ou les donneurs qui ne proviennent pas de la famille, mais qui sont cliniquement morts comptent pour moins de 1 pour cent des dons en Chine. Un programme national de don volontaire est non exploité. 'Les greffes de reins ont presque triplé durant la même période. Les greffes du foie ont augmenté à l'échelle nationale d'environ 135 en 1998 à plus de 4000 en 2005. Dans plusieurs publicités, le prix demandé allait de 24 000 Dollars US (200 000 yuans) pour les Chinois à plus de 98 000 Dollars US pour les étrangers', a fait remarquer le Dr Allison.

Il semblerait qu'il reste seulement les prisonniers exécutés et les détenus du Falun Gong pour ce commerce très rentable. La Chine reconnaît uniquement les prisonniers exécutés – condamnés à mort – comme source 'mineure' d'organes. Mais cela doit être assez considérable pour nécessiter le soutien actif et la coordination de l'État, souligne le Dr Allison. Le Centre international de transplantation de Chine déclare fièrement et ouvertement sur son site Internet, selon le Dr Allison qui l'a cité, que les nombreuses transplantations sont faites 'grâce au soutien du gouvernement chinois'. Les noms de cours, postes de police, départements judiciaires et de santé et autres sont listés pour démontrer aux clients potentiels le rôle 'unique' du régime à fournir ce 'service'.

Le Dr Allison a cité un reportage de BBC, diffusé le 27 septembre 2006, qui a dit que la vente d'organes de prisonniers exécutés semble 'être florissante' selon une investigation secrète. Dans un hôpital à Tianjin, le correspondant de BBC s'est fait passer pour quelqu'un ayant besoin d'un foie pour son père malade. On lui a dit qu'il pouvait en obtenir un en trois semaines.

Le porte-parole de l'hôpital a indiqué que les organes des prisonniers exécutés étaient donnés volontairement, mais le correspondant de BBC a écrit : '[...] à savoir si les prisonniers sont vraiment libres de décider eux-mêmes du don d'organe juste avant d'être exécutés, ce n'est pas clair du tout.'

Le rapport Kilgour-Matas indique qu'entre 2001 et 2005, il y avait plus de 41 000 transplantations enregistrées sans sources identifiables en Chine. Le résumé du rapport par M. Rohrabacher indique : 'C'est impossible d'attribuer toutes les transplantations d'organes en Chine aux prisonniers exécutés, aux membres de famille et aux donneurs volontaires. L'augmentation des transplantations d'organes en Chine va de pair avec la montée de la persécution à l'encontre du Falun Gong.'

David Kilgour, ancien secrétaire canadien d'État pour la région Asie-Pacifique et coauteur du rapport, a parlé de la 'récolte la plus sanglante de la Chine' pour laquelle il y a de plus en plus de preuves que les victimes sont en majorité des 'prisonniers de conscience' pratiquant le Falun Gong.

'La plupart des victimes n'étaient accusées de rien; elles étaient assassinées par les professionnels du domaine de la santé pour leurs organes vitaux', soutient M. Kilgour.

M. Kilgour affirme que de source sûre, près de 85 pour cent des organes greffés dans les hôpitaux de Tianjin sont destinés à des gens vivant à l'extérieur de la Chine.

'Plusieurs de ces patients espèrent probablement obtenir l'organe d'une personne reconnue coupable de meurtre ou un violeur... mais ils devraient savoir que la Chine compte 68 chefs d'accusations pour lesquels on peut être exécuté, incluant la fraude fiscale. En réalité, il est probable que l'organe provient d'un jeune prisonnier adepte du Falun Gong, dont le crime a été de croire en vérité, compassion et tolérance.'

David Matas, avocat spécialisé en droits de l'homme à l'échelle internationale et coauteur du rapport, a fait savoir dans son témoignage que la réponse de la Chine ne fait que renforcer leur certitude selon laquelle le régime communiste est coupable.

'Malgré toutes leurs ressources et connaissances à la source, ils n'ont pas fourni d'information pour réfuter le rapport. Ils nous ont plutôt attaqués personnellement, et ce qui est plus inquiétant, ils ont attaqué le Falun Gong avec la même violence verbale que nous avons identifiée comme l'une des raisons pour laquelle nous croyons que ces atrocités se produisent.'

Falun Gong : la 'secte' qui fait peur au régime chinois

Dans les jardins publics de nombreuses grandes cités, des hommes et des femmes, jeunes et moins jeunes, se livrent à de gracieux exercices, des mouvements souples et lents, les yeux mi-clos, comme en méditation. Ce sont souvent des membres du Falun gong, un mouvement d'inspiration chinoise qui se veut avant tout pacifique et apolitique, et prône trois grands principes : Vérité, Bonté, Patience. Cependant, pour les autorités chinoises il n'est rien d'autre qu'une 'secte', une 'religion malfaisante', et doit donc être éliminé.

Fondé en 1992 par Li-Honghzi, un simple fonctionnaire, le Falun gong est un mélange de bouddhisme et de taoïsme, joint à des pratiques traditionnelles visant à contrôler son énergie vitale afin de préserver santé physique et santé mentale. En un mot, selon son fondateur, c'est un enseignement permettant d'atteindre l'harmonie avec la nature fondamentale de l'univers. Point de vue qui n'est pas nécessairement partagé par certains observateurs des mouvements de type sectaire [1]

Quel que soit le 'statut' de cette organisation, rien ne justifie les très graves atteintes aux droits humains perpétrées par les autorités chinoises à l' encontre de ses adeptes.

La progression fulgurante du Falun Gong

Le Falun gong a rapidement réuni de nombreux adeptes issus de toutes les classes de la société. Il en compte actuellement des millions non seulement en Chine, mais aussi un peu partout dans le monde. Toléré jusqu'en 1998, il fait ensuite l'objet d'une campagne de dénigrement dans la presse officielle et est accusé, entre autres, de manipulations mentales. Les mesures de répression vont alors se multipliant jusqu'à atteindre un point culminant en avril 1999. Le 25 de ce mois, plus de 10.000 personnes venues de tous les coins du pays manifestent pacifiquement à Pékin, encerclant la résidence officielle du Bureau politique du parti communiste pour réclamer la reconnaissance de leur organisation et la fin de la persécution dont ils sont les victimes. Résultat, en juillet 1999, le Falun gong est interdit.

En octobre de la même année, le Comité permanent du Parlement adopte une résolution 'sur l'interdiction des écoles hérétiques et sur les mesures de prévention et de condamnation de leurs activités'. Ceci ne décourage pas les adeptes qui continuent à manifester par petits groupes. Le 23 janvier 2001, à la veille du Nouvel-An chinois, cinq fidèles, dont une petite fille de 12 ans qui survivra, s'immolent par le feu sur la place Tian'anmen. Le 31 janvier, la télévision officielle diffuse à une heure de grande audience les images très choquantes de l'immolation et lance une campagne de diabolisation de la 'secte'. Depuis lors, c'est quotidiennement que des membres du Falun gong sont arrêtés, battus, torturés, envoyés dans des camps de travail ou obligés de fréquenter des 'séminaires d'étude' pour y être 'reconvertis'.

On estime à plus de dix mille le nombre de ceux qui sont incarcérés un peu partout en Chine. Amnesty International est profondément préoccupé par la persécution dirigée contre les membres du Falun gong, et a publié plusieurs rapports précis à ce sujet. Dans l'un d'eux, paru en février 2001, Amnesty relate certains témoignages relatifs à des cas de morts en détention - au moins 120 - recensés entre juillet 1999 et la mi-janvier 2001, chiffre qui aurait plus que doublé depuis. Dans la plupart des cas, il s'agirait de mauvais traitements ou d'actes de torture. Souvent, les autorités tenteraient de couvrir les responsables de ces morts ou de détruire les preuves éventuelles de leur culpabilité. Ainsi, les corps de certains seraient incinérés à la hâte. D'autres décès sont présentés comme étant des suicides.

Des persécutions 'légales' et bien orchestrées

Un article très détaillé, paru en août 2001 dans le journal Washington Post, affirme que les persécutions contre les pratiquants du Falun gong sont désormais approuvées et orchestrées par les autorités chinoises selon trois étapes bien définies : d'abord, l'aval donné par le pouvoir central au recours généralisé à la violence envers tous ceux qui refuseraient de renoncer à leurs convictions. Ensuite, une technique nouvelle, 'les séminaires d'étude' obligatoires qui présentent le mouvement comme une 'secte'. Enfin, une campagne de propagande visant à le discréditer aux yeux de l'opinion publique. Celle-ci s'appuie surtout sur le suicide par le feu de certains adeptes en janvier 2001.

On peut se demander pourquoi les autorités chinoises s'acharnent à ce point sur les membres d'une organisation résolument pacifique. Selon des articles parus dans la presse officielle, le Falun gong serait dangereux, car il perturbe l'ordre public, allusion aux manifestations tenues par ses membres. Il nuit à la société en l'induisant en erreur, par exemple en préconisant le refus de la médecine traditionnelle. Il serait aussi un instrument des forces occidentales anti-chinoises et, dernière accusation, aurait pour but secret de renverser le parti communiste. En réponse à ceci, Li Honghzi a déclaré, en juillet 1999 : 'Ni maintenant ni dans le futur, nous ne nous opposerons au gouvernement'. On peut supposer que le très rapide succès populaire du mouvement, en particulier sa capacité à rassembler des millions de personnes, a pu faire naître parmi les membres du gouvernement des craintes pour la stabilité du régime.

Amnesty lance un appel au gouvernement chinois afin qu'il mette un terme aux violences exercées contre les pratiquants du Falun gong, lui demande de libérer tous ceux qui sont arbitrairement détenus et de faire en sorte que des enquêtes soient ouvertes sur les allégations de torture dont auraient été victimes des membres de cette organisation."

Source :
http://liege.indymedia.org

Marché d'organes au cœur de la mondialisation

"Les organes et ovules font désormais partie du marché de la mondialisation.
Concernant le trafic d'ovules, le Washington Post relate l'activité aux Etats-Unis de l'Asian Egg Donation qui cherche sur Internet ou sur place, en Chine et en Inde, des donneuses d'ovules asiatiques pour satisfaire leurs clientes asiatiques.

Quant au commerce d'organes, la Chine vient officiellement de reconnaître l'existence du trafic d'organes prélevés sur les condamnés à mort. Ce marché est très lucratif. De riches patients, notamment des américains d'origine asiatique, sont prêts à payer plusieurs dizaines de milliers de dollars l'organe qui les sauvera. Le Dr Zhonghua Chen a déclaré en juillet dernier que 8 102 reins, 3741 foies et 80 cœurs avaient été ainsi greffés.

Le magazine The Economist préconise le libéralisme pour pallier le manque d'organe : 'légalisez le commerce des reins, et non seulement vous supprimerez les listes d'attente mais en plus vous éviterez le marché noir'..."

© genethique.org

"Chaque article présenté dans Gènéthique est une synthèse des articles de bioéthique parus dans la presse (...). Les opinions exprimées ne sont pas toujours cautionnées par la rédaction."
Le Monde (Sylvie Kauffman) 05/12/06

La mondialisation des organes

Article de Sylvie Kauffmann, LE MONDE


"Plus rien n'est à l'abri de la mondialisation, pas même le commerce d'organes. Et comme dans beaucoup de domaines, les Chinois sont en position de leaders, pour le meilleur et pour le pire.

Le meilleur, c'est, par exemple, le don d'ovules. Don est d'ailleurs un terme parfois abusif puisque, dans certains pays, notamment aux Etats-Unis, la tendance est plutôt à la vente d'ovules. Et, sur le marché des ovules, l'offre n'est pas toujours adaptée à la demande.

Ainsi, nous apprend le Washington Post, les Américaines d'origine asiatique qui ont recours à cette technique de procréation médicalement assistée recherchent de préférence des donneuses, comme elles, d'ethnie asiatique : les mères aiment généralement que leurs enfants leur ressemblent un minimum, ne serait-ce que pour éviter l'irritant 'il est à vous ?' des maniaques de la poussette.

Mais les jeunes donneuses d'ovules asiatiques sont rares parmi les Américaines. Des agences spécialisées, comme Asian Egg Donation, par exemple, se font donc maintenant une spécialité de trouver, grâce à Internet, des donneuses chinoises ou indiennes, selon la demande, soit déjà physiquement sur le territoire américain, soit en allant à leur recherche en Chine ou en Inde. Se rendre sur place permet d'ailleurs à l'agence d'affiner la recherche, par caste ou par zone géographique.

Le pire, c'est la vente d'organes prélevés sur des condamnés à mort fraîchement exécutés, pour des patients en attente de greffe. La Chine s'était clandestinement fait une spécialité de cette pratique jusqu'à ce que, fin novembre, un responsable du ministère de la santé chinois reconnaisse son existence.

C'est d'ailleurs un commerce assez lucratif, puisque des patients fortunés - Américains d'origine chinoise, notamment - sont prêts à payer plusieurs dizaines de milliers de dollars pour le rein ou le foie qui les sauvera. Un spécialiste chinois de la transplantation, le docteur Zhonghua Chen, a déclaré en juillet, lors d'une conférence à Boston, que ses collègues chinois avaient greffé 8 102 reins, 3 741 foies et 80 coeurs en 2005. Mais, comme Pékin veut réduire le nombre de condamnés à mort, l'offre va se réduire.

Le magazine The Economist a une solution pour les pénuries d'organes : le libéralisme. Légalisez le commerce des reins, proclame-t-il récemment dans un éditorial, et non seulement vous supprimerez les listes d'attente mais en plus vous éviterez un sordide marché noir aux conséquences parfois dramatiques, aussi bien pour le vendeur que pour l'acheteur. La preuve que ça marche ? L'Iran l'a fait."

==> Sylvie Kauffmann, LE MONDE

Autoriser de nouvelles chimères ?

"La Vie revient sur la demande faite par trois laboratoires britanniques, dont celui de Ian Wilmut le père de la brebis clonée Dolly, de créer des embryons chimériques mi-humain mi-animal. Le Royaume-Uni ayant légalisé la création d'embryons humains pour la recherche, il est probable que la HFEA, agence de bioéthique anglaise, accorde son feu vert à la création d'embryons chimériques.
En 1998 et en 2003, deux autres équipes, américaine puis chinoise, ont tenté l'expérience ... sans succès."

"La création de chimères pose de nouvelles questions : quelle sera la nature de ces embryons ? Peut-on créer des êtres mi-animal mi humain même au stade embryonnaire ? Pour Axel Kahn, 'le matériel produit' ne sera pas un embryon car il ne pourra pas se développer dans un utérus de femme. Pour lui 'ces travaux présentent un intérêt éthique majeur en évitant le recours aux ovules féminins'. Pour Jean-Claude Ameisen, président du comité d’éthique de l’Inserm, le recours aux ovocytes animaux pour créer des embryons chimériques pose de nouveaux problèmes et 'ajoute au malaise'. Pour Jacques Testart, il s'agit d'un 'coup médiatique, sans véritable intérêt scientifique. Si l'expérience réussit, ses conclusions ne pourront être appliquées à l'homme puisqu'il restera dans les cellules du matériel animal. Le problème c'est que des grandes revues telles que Nature ou Science vont s'arracher ce genre de publications'.

L'enjeu de ces recherches est toujours le même : identifier des cellules totipotentes, c'est à dire capables de se développer en n'importe quel tissu ou organe humain, ailleurs que sur l'embryon humain. Le Dr Condic de l'université de Salt Lake City a tenté d'intervenir directement sur le génome de l'ovocyte avant la fusion avec le spermatozoïde afin d'obtenir 'un amas de cellules totipotentes, incapables de s'organiser en être humain'. D'autres scientifiques essaient de déclencher la division de l'ovocyte sans fécondation afin d'isoler les cellules ainsi produites. Mais quelle est la nature des ces produits ainsi conçus ?

Didier Ottinger, historien de l'art, analyse dans son ouvrage Chimères (chez Actes sud) la manière dont les chimères ont été perçues selon les époques : puissances diaboliques du Moyen Age à la Renaissance, elles sont devenues avec les temps modernes synonymes de génie créatif, des figures de l'imaginaire 'émancipé du contrôle de l'esprit'. A notre ère, la biologie moderne adepte des manipulations génétiques brouille les frontières entre le réel et l'imaginaire et fait le lit des nouvelles chimères.

Pour contourner ces difficultés éthiques, des chercheurs ouvrent d'autres voies. Les travaux du Pr Yamanaka, présentés à Rome lors d'un récent congrès sur les cellules souches adultes*, aurait permis d'obtenir des cellules totipotentes sans passer par un 'pseudo-embryon'. Il a réussi à identifier chez la souris les gènes capables de reprogrammer une cellule adulte ordinaire en cellule totipotente. Il reste encore à appliquer cette étude chez l'homme. Pour Axel Kahn : 'c'est une piste scientifique passionnante qui permettrait de disposer de cellules aux potentiels quasiment équivalents à ceux de l'embryon'. Pour Jean-Claude Ameisen, il s'agit d'une 'révolution scientifique et éthique. L'originalité de ce travail, c'est qu'il ne s'inscrit pas dans la course à l'embryon qu'on constate ailleurs. Les japonais ont pris le problème à l'envers et ont peut-être apporté la réponse que tous les autres cherchaient'."

* Congrès international 'Cellules souches : quel futur pour la thérapeutique ?' organisé par la Fédération Internationale des Associations de Médecins Catholiques (FIAMC) et l’Académie pontificale pour la Vie, en collaboration avec la Fondation Jérôme Lejeune (cf. revue de presse du 19/09/06).

Copyright genethique.org

"Chaque article présenté dans Gènéthique est une synthèse des articles de bioéthique parus dans la presse (...). Les opinions exprimées ne sont pas toujours cautionnées par la rédaction."
La Vie (Claire Legros) 19/10/06

France : Lancement de la Fondation Greffe de vie

ROME, Mardi 17 octobre 2006 (ZENIT.org) - Le lancement de la Fondation 'Greffe de vie' est annoncé par la revue de presse de la Fondation Jérôme Lejeune (www.genethique.org).


"A l’occasion de la Journée mondiale du don d’organes et de la greffe, Jean-Pierre Scotti lance la Fondation Greffe de vie. Son but : promouvoir le don d’organes et aider la recherche en transplantation.

Touché par l’insuffisance rénale dans sa famille, Jean-Pierre Scotti est le promoteur de ce projet. Il a apporté lui-même la dotation initiale de lancement de la fondation (500 000 euros). Il s’appuie sur des partenaires du monde de l’entreprise et du sport.

En France, chaque année, un tiers des personnes en attente de greffe est transplanté. En moyenne sont réalisés 22 prélèvements d’organes par million d’habitants.

Jean-Pierre Scotti veut atteindre un taux de 30 par million d’habitants d’ici cinq ans. Pour cela la fondation veut mieux faire connaître la loi selon laquelle le consentement au don d’organes est présumé tant que le donneur potentiel ne s’est pas inscrit sur le registre de refus.

Jean-Pierre Scotti veut créer un 'passeport de vie' sur lequel sera inscrit l’accord ou non de la personne à faire un don d’organes en cas de mort cérébrale. Chaque personne porterait cette carte sur soi et en remettrait trois autres à des proches pour que sa volonté soit connue."

Source : La Croix (Denis Sergent) 17/10/06

http://news.catholique.org

Organ donation after circulatory death: the forgotten donor? (scientific press, USA)

Source: Critical Care 2006. Published 29 September 2006.
Authors: Mohamed Y Rady 1 Joseph L Verheijde 2 Joan McGregor 3

1 Department of Critical Care Medicine, Mayo Clinic Hospital, Mayo Clinic College of Medicine, Arizona, USA
2 Department of Physical Medicine and Rehabilitation, Mayo Clinic Hospital, Mayo Clinic College of Medicine, Arizona, USA.
3 Bioethics, Policy, and Law Program, School of Philosophy and Life Sciences, Arizona State University, Arizona, USA.

Abstract

"Donation after circulatory death (DCD) can be performed on neurologically intact donors who do not fulfill neurologic or brain death criteria before circulatory arrest. This commentary focuses on the most controversial donor-related issues anticipated from mandatory implementation of DCD for imminent or cardiac death in hospitals across the USA. We conducted a nonstructured review of selected publications and websites for data extraction and synthesis. The recommended 5 min of circulatory arrest does not universally fulfill the dead donor rule when applied to otherwise neurologically intact donors. Scientific evidence from extracorporeal perfusion in circulatory arrest suggests that the procurement process itself can be the event causing irreversibility in DCD. Legislative abandonment of the dead donor rule to permit the recovery of transplantable organs is necessary in the absence of an adequate scientific foundation for DCD practice. The designation of organ procurement organizations or affiliates to obtain organ donation consent introduces self-serving bias and conflicts of interest that interfere with true informed consent. It is important that donors and their families are not denied a 'good death', and the impact of DCD on quality of end-of-life care has not been satisfactorily addressed to achieve this."

Dons d'organes (Canada) : Nouvel espoir pour ceux en attente d'une greffe

"Des dizaines de patients sont annuellement débranchés sans qu'on puisse utiliser leurs organes, parce que les seuls prélèvements d'organes permis au Québec concernent les patients en état de mort cérébrale.

Grâce à un projet-pilote qui débutera dans quatre hôpitaux québécois au cours des prochaines semaines, il sera possible de prélever des reins de patients qui ne sont pas en état de mort cérébrale, mais qui n'ont pas de chance de survie."

"Parmi d'autres conditions médicales, seuls les patients ayant subi un arrêt cardiocirculatoire, qui est maintenu sous assistance respiratoire et dont le pronostic sombre est irréversible seront admissibles. Cette technique permettra d'avoir une dizaine de donneurs de plus dès la première année. Si l'expérience se déroule bien avec les reins, les hôpitaux pourront étendre cette technique à d'autres organes, comme le foie.

Le spécialiste américain en greffe d'organes John F. Edwards est actuellement au Québec pour former les médecins à cette nouvelle approche. Le médecin, qui travaille au Gift of Life Institute de Philadelphie, doit notamment aider le personnel médical à développer les bons réflexes pour identifier les donneurs potentiels en situation d'urgence.

Les établissements qui participent au projet-pilote sont l'Hôpital du Sacré-Coeur, le Centre de santé McGill, le Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke et l'hôpital l'Enfant-Jésus, à Québec.

Cette initiative de Québec-Transplant pour pallier la pénurie d'organes a reçu l'aval des instances médicales et éthiques dans le domaine.

L'an dernier, 1009 patients étaient en attente d'une greffe au Québec. Seulement 136 donneurs ont permis la transplantation de 414 organes chez 362 personnes en attente. Cependant, 42 patients n'ont pas eu cette chance et sont décédés."

Source :
http://www.radio-canada.ca

TransMedics reçoit la marque CE de l'Union Européenne

TransMedics reçoit la marque CE de l'Union Européenne pour son dispositif de transplantation Organ Care System



ANDOVER, Massachusetts, October 3 /PRNewswire/ --

"TransMedics, Inc., a annoncé aujourd'hui l'attribution de la marque CE à son dispositif Organ Care System, le premier et unique système à maintenir les organes de donneurs humains en leur état de fonctionnement en dehors du corps humain. L'obtention de cette marque assure aux médecins et aux patients que le dispositif Organ Care System respecte les exigences d'hygiène et d'innocuité de l'UE. Elle permet à TransMedics de commercialiser et distribuer le dispositif dans l'Union Européenne ainsi que dans de nombreux autres pays d'Asie et du Moyen-Orient.

Le dispositif Organ Care System de TransMedics maintient les organes dans un état physiologique de fonctionnement en dehors du corps humain afin d'optimiser leur condition sanitaire et afin de permettre, pour la toute première fois, une évaluation clinique ex vivo en temps réel des organes du donneur".

"Du sang chaud, oxygéné et riche en nutriments est infusé dans l'organe dès son prélèvement et jusqu'à son implantation, ce qui maintient l'organe au chaud et en état de fonctionnement en dehors du corps jusqu'à ce qu'il soit prêt à être greffé. Comparé aux méthodes de stockage et aux techniques de perfusion à froid actuelles, le dispositif Organ Care System permet aux organes de résister plus longtemps en dehors du corps et de subir moins de dommages dus au manque de circulation sanguine pendant le transport jusqu'au receveur.

'Le dispositif Organ Care System répond au besoin vital d'une solution à la pénurie mondiale d'organes disponibles pour les patients subissant une déficience irréversible. L'attribution de la marque CE représente pour nous une étape de commercialisation importante. C'est un pas essentiel vers de meilleures options de transplantation pour les médecins européens et leurs patients', affirme le D. Waleed Hassanein, fondateur, président du conseil et chef de la direction de TransMedics, Inc.

En plus d'augmenter le nombre d'organes transplantables et de réduire les risques liés aux complications post opératoires, le dispositif Organ Care System propose également, au secteur des soins de santé, d'importants avantages financiers. Ce système est conçu pour : réduire les périodes d'attente d'organes pendant lesquelles les patients suivent des traitements coûteux, assurer un rétablissement plus rapide et raccourcir les séjours en hôpital après une transplantation, réduire aussi bien les thérapies médicales pour traiter les complications que le besoin de nouvelles greffes.

Besoin de nouvelles technologies de transplantation

Le nombre de patients ayant besoin d'une greffe vitale continue à augmenter plus rapidement que le nombre de donneurs disponibles. Sur les 12 000 personnes actuellement en attente d'un donneur d'organe en Allemagne, un tiers seulement recevra une greffe. Presque 1 000 candidats receveurs meurent chaque année. Les taux de dons d'organes ont quelque peu progressé l'an dernier, mais la demande d'organes grandit également. Au Royaume-Uni, 6 000 patients attendent actuellement une greffe d'organe alors que moins de 3 000 transplantations sont réalisées chaque année. Donc, la liste des receveurs en attente continue à s'allonger. Malheureusement, plus de la moitié des coeurs proposés par les donneurs reste inutilisée. Les méthodes actuelles de conservation à froid des organes ne contribuent pas à résoudre le problème. La situation est tout aussi sérieuse aux États-Unis. Sur les 89 000 personnes qui attendent aujourd'hui un donneur d'organes, seulement un tiers recevra une greffe tandis qu'environ 7 000 mourront chaque année en attendant un organe. Cela signifie qu'environ 17 candidats receveurs meurent chaque jour en attendant un donneur d'organe".

Profil de TransMedics, Inc.

"Basée à Andover dans le Massachusetts, TransMedics est une société privée de dispositifs médicaux fondée en 1998 pour répondre au besoin non pris en charge de technologies plus efficaces de transplantation d'organes. La société a mis au point un système de transplantation d'un type nouveau et unique : la transplantation d'un organe vivant. Cet 'Organ Care System' est basé sur une technologie révolutionnaire qui maintient les organes au chaud et en leur état de fonctionnement pendant le transport du donneur au receveur. En Europe, TransMedics distribue cet Organ Care System sous la marque CE. En proposant cette technologie, l'objectif de TransMedics est d'améliorer les résultats et la mise à disposition des organes pour le nombre grandissant de patients qui se trouvent acculés à des déficiences irréversibles d'organes et ont besoin de greffons. TransMedics cherche aussi à raccourcir la période de convalescence, réduire les séjours en hôpitaux et la dépendance à l'égard des thérapies médicales. En dernière analyse, il s'agit de réduire le fossé toujours plus large séparant le nombre d'organes approuvés pour une transplantation et le nombre de receveurs en attente d'une greffe."

Pour plus de renseignements, veuillez consulter le site http://www.TransMedics.com.

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