Merci de ne PAS poster de messages concernant la vente d'un organe et comportant des coordonnées téléphoniques, e-mail, etc. La loi française interdit la vente d'organes.

Canada : "Des poumons réusinés"

"Des chercheurs ontariens sont parvenus, grâce à la thérapie génique, à réparer les poumons endommagés de personnes décédées et à les rendre potentiellement utilisables pour la transplantation.

Il a fallu dix ans de travail pour en arriver à ce résultat, ce qui constitue une première mondiale. L'équipe du Dr Shaf Keshavjee, du Réseau de santé universitaire de Toronto (UHN), espère procéder d'ici deux ans à des essais cliniques.

Les poumons sont difficiles à transplanter. À l'heure actuelle, plus de 80 pour cent de ces organes de la respiration sont inutilisables parce qu'ils sont trop endommagés.

La nouvelle technique consiste à injecter une unité de ventilation spéciale dans les poumons après que ces derniers ont été retirés du donateur. Les organes sont traités à l'aide du gène IL-10, qui inhibe la réponse immunitaire à l'infection ou aux corps étrangers.

Selon les chercheurs, ce type de traitement contribue à la guérison des cellules endommagées des poumons, qui sont par la suite suffisamment restaurés pour être transplantés.

De grands espoirs

Le Dr Keshavjee et ses collègues espèrent que leur thérapie génique pourra remettre sur pied d'autres organes comme des coeurs, des foies et des reins, et ainsi augmenter le nombre d'organes disponibles à la transplantation.

Les résultats complets de ces travaux sont publiés dans le journal Science Translational Medicine."
http://www.radio-canada.ca

A l'hôpital, le personnel sensibilisé au don d'organes

"Sensibiliser le public au don d'organe est une chose. En revanche, pour le personnel des centres hospitaliers, il s'agit d'accomplir une mission dans ce domaine. C'est dans ce sens qu'à Béziers une équipe de médecins en charge des prélèvements d'organes, mais aussi des chirurgiens sont venus à la rencontre du personnel hospitalier. Il faut dire que le centre de Béziers est agréé en tant que centre préleveur d'organes et de tissus.
Si une réelle progression a été réalisée en matière de prélèvements et de greffes d'organes, la pénurie persiste et de très nombreux malades sont toujours en attente de greffe.
Sur le secteur de Montpellier, environ 380 personnes sont sur liste d'attente et seulement 180 ont été greffés du foi ou des reins. « Nous prenons en charge la mort encéphalique

et nous allons jusqu'au prélèvement sur le site de Béziers, explique Marie-Agnès Ulrich, la directrice de l'hôpital. Il faut maintenant aller d'avantage vers les familles d'autant que nous ouvrons aussi le prélèvement de cornée sur Béziers, ce qui n'existait pas par le passé. » Pour Magali Rouille, infirmière coordinatrice, aller au contact des familles ce n'est pas son quotidien. Mais presque : « Nous sommes au plus près des familles pour les informer et leur expliquer ce qui va se passer quand il y a des prélèvements. Mais nous intervenons aussi dans les lycées, les collèges et auprès des élèves infirmiers. » Malgré tout cela il y a encore des personnes qui refusent de faire un don. « Cela peut venir du fait que la personne décédée s'y est formellement opposée de son vivant, mais aussi parce que la famille s'y refuse catégoriquement. C'est là que nous devons intervenir car une vie perdue permet parfois d'en sauver une. Mais il est très dur pour les familles de se positionner le moment venu. » En attendant, ces responsables médicaux mettent tout en oeuvre pour arriver à leur fin."
http://www.midilibre.com

"Le professeur Cabrol plaide pour le don d'organes"

"Le professeur Christian Cabrol est l'un des précurseurs du don d'organes, le premier à avoir réussi une greffe du coeur en Europe dans la nuit du 22 au 23 avril 1968 (lire ci-dessous). S'il a quitté les blocs opératoires, l'homme aux 400 greffes (c'est le titre d'un de ses livres) poursuit le combat de sa vie. Toujours présent pour donner une conférence et plaider pour le don d'organes, il viendra mercredi au carré Léon-Gaumont témoigner de son action.

À ses côtés, le Dr Patrick Janbou, médecin coordinateur et réanimateur au CHU de Nice, le professeur Georges Soots de Lille, Françoise Clot, présidente d'Ensemble pour Benoît, une association qui milite pour le don de moelle osseuse.

Le don d'organes grande cause nationale 2009

Cette conférence n'arrive pas par hasard. Le don d'organes est la grande cause nationale de l'année 2009 en France, la 5e journée mondiale consacrée à ce thème s'étant déroulée tout récemment (lire notre édition du 17 octobre).

La visite du professeur Cabrol tient aussi à une rencontre entre celui-ci et Ségolène Morisse, l'épouse du maire, lors d'un dîner au bénéfice de l'association Adicare (association pour le développement et l'innovation en cardiologie). Il a ainsi répondu à son invitation.

Le responsable Grand Sud de cette association, directeur hospitalier honoraire, Vincent Aparici, a rencontré le premier magistrat avec les représentants des clubs services du golfe, qui ont financé cet événement (1). 'L'Adicare est destinée à trouver des solutions dans la prévention, le diagnostic et le traitement des maladies cardio-vasculaires, souligne-t-il. La greffe est un acte médical de la dernière chance. Elle est envisagée quand l'état d'un patient se dégrade, et que seul le remplacement du ou des organes défaillants peut permettre son amélioration. La petite Manon sera aussi là avec ses parents. On projettera le film de son opération pour promouvoir le don d'organes'. Cette petite fille de Cannes-la-Bocca, a reçu une greffe du coeur en novembre 2008, à l'âge de 19 mois.

Prélèvements : la France n° 2 en Europe

Autre témoin, Guy Branda, que les Maximois connaissent bien pour ses multiples implications dans la vie locale, fera le récit de sa greffe du rein, pratiquée le 22 avril dernier à l'hôpital Pasteur de Nice, et répondra à toutes leurs questions. 'C'est important d'expliquer comment ça se passe, dit-il. Plus tard, je vais aussi faire un blog'.

M. Aparici précise que la France n'est pas la plus mauvaise élève en Europe en la matière : 'Nous sommes deuxièmes, juste derrière l'Espagne, pour le nombre de prélèvement. Ils sont à 2 pour cent mais prélèvent sur des personnes à coeur arrêté. Nous sommes à 1 pour cent des 500 000 personnes en mort encéphalique à l'hôpital'. Et de préciser : 'on ne peut prélever que dans quatre cas de décès : après un accident (traumatisme crânien), un suicide, un AVC (accident vasculaire cérébral) ou une rupture d'anévrisme'.

En revanche, même en deuxième position, la France laisse encore des malades mourir faute de donneurs. [sic !!]

D'où les campagnes de sensibilisation et les rencontres, telles que celle avec le professeur Cabrol.

Il y a aussi des progrès à faire d'un point de vue médial. Si actuellement, les prélèvements se font organe par organe, l'agence de biomédecine assure une formation pour apprendre aux jeunes chirurgiens à prélever plusieurs organes.

M. Aparici a remercié la municipalité qui met à la disposition de l'Adicare la salle du carré Léon-Gaumont. De ce fait, la conférence suivie d'un débat sera gratuite. Le soir, les personnes qui le désirent peuvent participer à un dîner de gala sous le chapiteau de la promenade (40 euros par personne, réservation téléphoner au 04.94.55.75.55). Pour Vincent Morisse, 'c'est un honneur de recevoir une sommité comme le professeur Cabrol'.

1. Étaient présents Patrick Martin, vice-gouverneur du district Côte d'Azur du Lions club, le Dr Marc Reverte (dermatologue à Sainte-Maxime et membre du Lions), M. Wagner, du Lions club Grimaud - coeur du golfe. Les clubs services qui participent sont : Le Lions, le Rotary, le Soroptimist, le Kiwanis et l'Inner wheel."

Mercredi 4 novembre à 18 h 30 au carré Léon-Gaumont. Entrée libre.

Source :
http://www.varmatin.com

Journée mondiale de l'AVC : 29 octobre 2009

Rappel : la plupart des potentiels donneurs d'organes se retrouvant en état de "mort encéphalique" ont fait un AVC au préalable (accident vasculaire cérébral).

"Sensibiliser le public aux symptomes qui caractérisent l'accident vasculaire cérébral, acquérir les bons réflexes, tels sont les enjeux de la journée mondiale de l'accident vasculaire cérébral organisée le 29 octobre 2009. L'AVC reste à ce jour la première cause de handicap permanent acquis de l'adulte dans les pays industrialisés. Tous les pays sont concernés.

En France, chaque année, 150 000 nouveaux cas sont recensés et la moitié des victimes garderont des séquelles invalidantes.

Au CHU de Nice, une journée de sensibilisation est organisée
Jeudi 29 octobre de 10h à 16h
Hôpital Saint-Roch
Place Marshall - NICE

L'équipe médicale et para médicale répondra aux questions et délivrera des informations centrées sur trois points :
1) L'AVC est une urgence médicale. Il faut connaître les signes d'un AVC : perte brutale de la force musculaire d'une moitié du corps, perte de la vision ou du langage, mal de tête brutal et violent, chute inexpliquée.

Le bon réflexe est d'appeler immédiatement le 15, afin d'être hospitalisé en urgence car on dispose de traitements qui sont d'autant plus efficaces qu'ils sont administrés tôt.


2) L'AVC peut être prévenu. L'hypertension, le diabète, le tabac, le surpoids ou l'obésité, l'excès de cholestérol, la sédentarité, les maladies du coeur favorisent la survenue des AVC dans un grand nombre de cas. Il faut également identifier les accidents ischémiques transitoires (AIT) qui durent quelques minutes et récupèrent spontanément mais qui annoncent un AVC constitué. Traiter un AIT permet de prévenir l'AVC.

3) Après un AVC, le patient et son entourage iront mieux s'ils comprennent le mécanisme de leur maladie, les conséquences sur la vie quotidienne et les mesures de prévention d'une récidive.

L'équipe paramédicale de l'Unité Neuro Vasculaire de Nice a élaboré des posters didactiques afin d'expliquer les diverses conséquences d'un AVC (troubles de la motricité, du langage, de la déglutition, dépression…) et des infirmières expliqueront les mesures de prévention efficaces pour éviter une récidive : soigner son hypertension, manger équilibré, avoir une activité physique régulière, surveiller son poids sont des mesures efficaces que tout le monde peut entreprendre soit pour prévenir l'AVC soit pour éviter une récidive. Après un premier AVC, il est déterminant de comprendre son traitement pour le prendre de manière précise."

Pour plus d'informations contacter :
Geneviève Robiquet Responsable de Communication
CHU Nice - Hôpital de Cimiez - 4 avenue Reine Victoria
06003 Nice Cedex 1
Téléphone : 04.92.03.41.03
Fax : 04.92.03.41.06
email : robiquet.g@chu-nice.fr

Source :
La Lettre "Réseau-CHU"
N° 492 - 27 octobre 2009

"Coeur artificiel implantable : l'entreprise Carmat prête pour sa fabrication"

PARIS — "L'entreprise biomédicale Carmat, qui a développé avec le Pr Alain Carpentier un coeur artificiel totalement implantable, inaugure mardi à Vélizy (Yvelines) sa 'salle blanche' où seront fabriquées, sous atmosphère contrôlée, les prothèses destinées aux essais cliniques sur l'homme.

'Cet événement souligne nos avancées et notre passage de la phase conceptuelle à celle de la fabrication de prothèses destinées aux essais cliniques sur l'homme prévus en 2011', a déclaré le président de Carmat, Jean-Claude Cadudal.

Cette technologie est présentée par ses concepteurs comme 'le coeur artificiel le plus avancé au monde'. Elle est l'aboutissement de 15 années de recherche. Il y a exactement un an, le Pr Carpentier avait présenté un prototype 'utilisable chez l'homme'.

Carmat va produire deux séries de 10 modèles implantables destinés aux essais cliniques. Le prototype sera d'abord évalué chez des malades dont le pronostic vital est engagé et qui ne peuvent bénéficier d'autre alternative thérapeutique.

'En fonction des résultats de ces essais cliniques initiaux, il sera évalué chez des patients de meilleur pronostic', a précisé l'entreprise.

Les indications principales correspondent à celles de la transplantation cardiaque avec un coeur prélevé sur un donneur décédé, auxquelles s'ajoute le rejet du greffon d'une première transplantation.

360 transplantations cardiaques ont été réalisées en France en 2008.

Le coeur artificiel devrait être utilisé en 'thérapeutique définitive' s'il y a contre-indication à la transplantation, ou, à plus long terme, pour pallier au manque d'organes.

'Sa conception de haute technicité vise à se rapprocher au maximum du coeur humain', selon Carmat. La prothèse a 'la capacité de s'adapter aux conditions habituelles de la vie d'une personne par un système électronique embarqué extrêmement sophistiqué'.

Elle utilise des matériaux bio-synthétiques (pseudo peau), mis au point par le Pr Carpentier. Selon lui, elle résout le problème essentiel que rencontrent les coeurs artificiels existants, à savoir 'la formation de caillots'.

La salle blanche, dont les standards sont les plus élevés dans le domaine de la technologie biomédicale, devait être inaugurée en présence de la ministre de la Recherche, Valérie Pécresse. Une cinquantaine de personnes y travailleront sur la partie fabrication, a précisé Marcello Conviti, directeur général de Carmat.

Carmat SAS a été créée en juin 2008 par le fonds d'investissement Truffle Capital, le groupe EADS et la fondation du Pr Carpentier."

Copyright 2009 AFP. Tous droits réservés.
http://www.google.com/hostednews/afp/

Canada : des poumons abîmés sont restaurés et transplantés grâce à la thérapie génique

TORONTO - "Des scientifiques canadiens ont eu recours, pour la première fois, à la thérapie génique pour restaurer des poumons abîmés de donateurs décédés afin qu'ils puissent être transplantés.

Environ 15 pour cent des poumons donnés sont en assez bon état pour être transplantés. Cette nouvelle technique permettrait d'augmenter le nombre d'organes disponibles pour sauver la vie de malades ayant besoin d'une transplantation.

Une équipe de chercheurs de l'University Health Network de Toronto a développé, au cours des 10 dernières années, ce type de thérapie qui consiste à injecter une unité de ventilation spéciale dans les poumons après que ces derniers aient été retirés du donateur.

Selon le chercheur principal de l'étude, le docteur Shaf Keshavjee, ce type de traitement contribue à la guérison des cellules endommagées des poumons, qui sont par la suite suffisamment rétablis pour être transplantés.

L'équipe de recherche a réussi à restaurer et à transplanter des poumons chez des animaux. Ils planifient procéder prochainement à des essais cliniques chez les humains.

Le docteur Keshavjee espère que la thérapie génique pourra remettre sur pied d'autres organes et par conséquent, augmenter le nombre de coeurs, de foies et de reins disponibles à la transplantation.

Les résultats de cette recherche ont été publiés dans le numéro de cette semaine du journal 'Science Translational Medicine'."

http://www.jminforme.ca

"Superman" ?!

Image émanant de FranceADOT et de l'Agence de la biomédecine, qui vise à promouvoir le don d'organes. Un ado renversé par une voiture, mort. Il se transforme en Superman, car il va donner ses organes.

Le Professeur Bernard Debré s'est dit choqué par cette image (source).

Je souhaiterais dire ici le malaise que cause cette image dans le monde des enseignants. Quelle pédagogie pour cette image ? Avec des collègues enseignants (lycée), nous avons regardé cette image, puis le reportage du 17 octobre, dans l’émission "Ca vous regarde" (La Chaîne Parlementaire). (source).

Gêne de certains enseignants. "Cette image est d'une violence !", "Le Professeur Bernard Debré a raison, c'est choquant !", "Les intégristes du don d'organes ont encore frappé, c'est lourdement marketé, leur truc !". Je cite quelques propos sur le vif, recueillis en "salle des profs" dans un bon lycée des Yvelines.

Des images comme celles-ci ne contribuent pas à mettre en place une pédagogie pour parler du don d'organes à l'école. Elles sont source de malaise. Si bien qu'on entend des profs de SVT (biologie-physique) ou de langues vivantes dire : "Ah oui, il faut que je parle du don d'organes à mes élèves !", mais cette (bonne) résolution reste lettre morte, faute de matériel pédagogique n'évacuant pas la seule question centrale sur le sujet (les élèves ne sont pas dupes) : quelle mort pour le donneur d'organes ? Un élève a fait remarquer que "même si on ne croit pas à la mort encéphalique (car le potentiel donneur d'organes est encore chaud), on peut discuter avec les médecins pour savoir si ce potentiel donneur (notre proche !) sera anesthésié et s'il ne souffrira pas lors du prélèvement des organes."

"Les transplantations d'organes constituent une glorification de la mort", disait le Professeur Christian Cabrol, pionnier des greffes en Europe. Professeur, je trouve ce point de vue extrêmement choquant. La mort n'est pas glorieuse. A moins de se prendre pour Jésus Christ. Ou Superman. Mais visiblement, vos propos ont fait école, ils ont même été illustrés par cette belle image, que, à l'instar de mes collègues, je me garderai bien d'utiliser en cours.

En lieu et place de cette image, nous avons réfléchi à une petite phrase pour ouvrir le débat : "Le don d'organes, c'est comme les antibiotiques, c'est pas automatique !"

Algérie : Le don d’organes pose toujours problème"

"Le premier congrès sur la transplantation d’organes, en Algérie, a été l’occasion de revenir sur un sujet qualifié de «tabou» dans la société algérienne et la nécessité d’aller vers des donneurs d’organes en dehors de la famille du patient. Une requête soulignée par des professeurs et médecins spécialistes qui souhaitent que «la législation en Algérie aille vers cette ouverture, comme c’est le cas dans plusieurs pays européens».

Ahmed Nekhla, médecin au service de chirurgie thoracique et cardio-vasculaire du Centre hospitalo-universitaire Mustapha-Bacha, a expliqué que le don d’organe n’est pour le moment permis qu’aux membres d’une même famille de premier degré, c’est-à-dire, le père, la mère, le fils ou le frère ce qui est interdit paradoxalement à l’époux. Une situation qui met en danger des millions de malades dans le besoin d’un organe. Pour la seule insuffisance rénale chronique, six millions d’Algériens sont menacés et 4 500 nouveaux cas sont enregistrés annuellement.

Evoquant justement la greffe rénale en Algérie, Ali Benziane, médecin au service néphrologie du CHU de Béni-Messsous, a relevé qu’il y a en moyenne 120 greffes annuellement au niveau national, observant cependant que la demande demeure « beaucoup plus importante ». Les dons enregistrés ont été faits par des parents, conformément à la loi en vigueur, et seuls six prélèvements cadavériques ont été effectués à Constantine, en 2002.

Les spécialistes estiment que ce cercle est « trop étroit et n’est nullement en mesure de répondre à un important besoin de santé publique ». Le SG de la Société algérienne de néphrologie avait appelé à l’élargissement du cercle des donneurs qui constituent, selon lui, une nécessité pour la prise en charge des malades sur l’ensemble du territoire national et généraliser le prélèvement cadavérique.

Une option qui demeure pourtant « difficile » à mettre sur pied car elle nécessite, selon les spécialistes, une « logistique adéquate et un travail de sensibilisation auprès de la population ». Le Dr Nakhla expliquera qu’« il est impératif de disposer de centres d’urgence bien équipés, de centres de réanimation très performants et d’une infrastructure permettant le prélèvement d’organes dans les heures qui suivent le décès », en insistant par ailleurs sur la technicité et l’expérience des praticiens algériens.

Malgré le feu vert des religieux quant au prélèvement d’organe sous certaines conditions, « il faut s’entourer de toutes les précautions pour que le don soit volontaire et intervienne sans pression morale ou psychologique sur le donneur et sans contrepartie financière », a toutefois averti l’ancien ministre des Affaires religieuse, M’hamed Beredouane, professeur au CHU Mustapha-Bacha, cette « incohérence » législative a contraint certains malades, financièrement à l’aise, à aller se soigner en Europe, notamment en France, après avoir obtenu l’aval d’un cousin, d’un parent par alliance ou du conjoint de leur donner l’organe dont ils ont besoin.

En Tunisie, les donneurs altruistes (non apparentés) représentent une importante partie de l’ensemble des donneurs d’organes alors qu’en Iran, c’est l’Etat qui s’occupe de l’opération et qui offre, en contrepartie, des récompenses aux donneurs d’organe. Le reste n’est qu’une question de sensibilisation de la société sur le sujet du don d’organe puisque on ne peut prélever actuellement un rein d’un cadavre si sa famille refuse, et ce, en dépit de l’aval des autorités religieuses."

Source :
http://mondesante.com

France : deux propositions de lois relatives à l'euthanasie

"Quatre ans après l'adoption de la loi Leonetti sur les droits des malades et la fin de vie (avril 2005) et un an après la remise d'un rapport évaluant son application, le groupe socialiste vient de déposer deux propositions de lois relatives à l'euthanasie auprès de la présidence de l'Assemblée nationale."

"La première, signée par 120 membres du groupe socialiste, radical, citoyen, vise la légalisation du suicide assisté et l'instauration d'un 'droit à la mort'. Dans son article 1 définit qui pourrait faire valoir ce 'droit' : 'toute personne majeure en phase avancée ou terminale d'une affection grave et incurable, infligeant une souffrance physique ou psychique qui ne peut être apaisée et qu'elle juge insupportable'. La personne inconsciente ayant rédigé des directives anticipées est également concernée. L'article 2 précise, lui, les conditions de mise en oeuvre d'une 'aide active à mourir' : que l'avis de trois autres praticiens soit recueilli, que le 'caractère libre, éclairé et réfléchi' de la demande soit vérifié, que l'intéressé soit informé sur 'les possibilités offertes par les soins palliatifs'.
Ce texte n'est pas seulement destiné aux personnes dont la souffrance résiste aux antalgiques, mais bien à celles qui veulent pouvoir choisir le moment de leur mort : 'Il faut d'abord mettre en oeuvre les soins palliatifs, c'est essentiel, car on ne peut faire un choix libre quand on souffre. Ensuite, si la personne estime qu'elle n'est pas suffisamment soulagée, elle peut demander à mourir, parce que son mal est sans issue', explique Danièle Hoffman-Rispal, une des chevilles-ouvrières du texte.

Le second texte tient en un article. Il n'autorise pas le médecin à mettre fin à la vie du patient, mais préconise de l'absoudre a posteriori quand il le fait, à condition qu'il ait préalablement réuni une commission qui envisage la situation et dont le rapport serait versé au dossier médical. Pour Gaëtan Gorce, rédacteur de la proposition, 'affirmer un droit de mourir, c'est trop frontal, et je ne me résous pas à ce qu'une loi autorise à mettre fin à la vie d'une personne inconsciente'. Le médecin qui serait intervenu en état de nécessité bénéficierait donc d'une 'excuse absolutoire' en cas de confrontation judiciaire."

La Croix (Marianne Gomez) 23/10/09
http://www.genethique.org

"Success of organ donation after out-of-hospital cardiac death and the barriers to its acceptance"

For the New York City Uncontrolled Donation after Cardiac Death Study Group
Published: 5 October 2009 Critical Care 2009

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