Merci de ne PAS poster de messages concernant la vente d'un organe et comportant des coordonnées téléphoniques, e-mail, etc. La loi française interdit la vente d'organes.

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Chine, greffes et condamnés à mort

"En Chine, un officiel haut placé de la santé l’a reconnu le mercredi 7 mars 2012 : les condamnés à mort restent la principale source d’organes à transplanter, par manque de donneurs volontaires.

Pourtant, la Chine cherche depuis longtemps à réduire sa dépendance vis-à-vis des détenus dans le couloir de la mort pour ce qui est des organes à transplanter. Mais la forte demande se combine à une pénurie chronique de donneurs pour conserver leur macabre privilège à ces condamnés.

C’est ce que le vice-ministre de la santé Huang Jiefu au quotidien juridique Legal Daily.

Huang Jiefu a fait cette déclaration en marge de la session parlementaire annuelle à Beijing, à l’occasion de laquelle quelque 3 000 délégués sont venus de tous les coins de la Chine pour dix jours de discours et de réunions.

La Chine a interdit le trafic d’organes en 2007. Deux ans plus tard, elle a mis en place un système de donneurs volontaires, mais la demande en organes à transplanter dépasse (de très loin) les dons d’organe dans ce pays peuplé de 1,3 milliards d’êtres humains.

Quelque 10 000 greffes d’organes sont effectuées chaque année, mais on pense que 1,3 millions de Chinois sont en attente d’un donneur, ce qui accroît le risque de ventes illégales et de dons forcés d’organes, selon les médias étatiques.

L’Association Médicale Chinoise (un organisme officiel représentant les médecins) avait dit en 2007 que la Chine allait arrêter de greffer les organes des prisonniers exécutés, sauf au profit de leurs proches parents.

Mais en 2009, Huang Jiefu avait déclaré dans le quotidien China Daily que les droits des condamnés étaient respectés parce qu’un consentement écrit était nécessaire de la part des condamnés à mort, avant de pouvoir prélever leurs organes. Ce n’était plus du tout ce que l’Association avait prévu deux ans plus tôt.

Toujours en 2009, ce même Huang Jiefu avait reconnu que les condamnés exécutés 'n’étaient décidément pas un vivier acceptable de donneurs d’organes.' Mais cette semaine, il constate que le vivier reste exploité, tout inacceptable qu'il soit.

Cela fait longtemps que plusieurs organismes et associations des droits de l’homme accusent la Chine de prélever les organes de ses condamnés à mort sans leur consentement ni celui de leurs familles – accusations que le gouvernement récuse.

Au-delà de cette question d’autorisation, on peut se demander de quel libre arbitre dispose un homme qui sait qu’il va être exécuté : quand ils ne sont pas dans cette situation, les Chinois sont réticents au don d’organes…
 
Il y a en Chine de 4000 à 5000 exécutions par an, selon les années et selon les sources. Que ces 4000 à 5000 morts alimentent 10 000 greffes donne une idée de l'ampleur du phénomène."
 

Mon commentaire : vivant une partie de l'année en pays asiatique (des Chinois font partie de ma famille), je précise ce qui est connu en Asie mais caché en Europe : les organes vitaux sont prélevés sur un mourant (les organes d'un mort ne soignent personne), c'est ce que l'on appelle "don d'organes". Les Chinois respectent l'énergie ("qi") sortant du corps d'un mourant et se transmettant à ses proches (famille) ... L'intrusion dans ce processus de mort (avec le flux du "qi") est considérée comme dangereuse ... risquée ... A cela s'ajoute la croyance en la réincarnation ... on ne donne pas ses organes à n'importe qui (don d'organes anonyme) ... Un livre assez connu en Asie sur les tabous chinois : "Don't sit on this book:  A Collection of Chinese Taboos". A le lire on comprend l'importance de cette culture du "qi" en Chine, présente à tous les instants de la vie (et du trépas), au cœur de la médecine traditionnelle et contemporaine chinoise, du sport et des arts plus ou moins martiaux ...

L'ancien bras droit de Bo Xilai a supervisé les prélèvements d'organes en Chine


Écrit par Matthew Robertson, The Epoch Times   
23-02-2012

Wang Lijun, l'ex-chef du bureau de la Sécurité publique de Chongqing
Wang Lijun, l'ex-chef du bureau de la Sécurité publique de Chongqing, a tenté de faire défection aux États-Unis, craignant les foudres de son ancien associé Bo Xilai, secrétaire du Parti communiste à Chongqing.(Feng Li/Getty Images)
Wang Lijun, expert dans les prélèvements d'organes forcés sur les prisonniers, a tenté de faire défection aux États-Unis

Le haut responsable chinois qui a tenté de faire défection aux États-Unis récemment aurait commis de nombreuses atrocités – c’est ce qu’il aurait peut-être révélé aux autorités consulaires américaines.

Wang Lijun, jusqu'à dernièrement le directeur de la Sécurité publique et l'adjoint du maire de la mégapole de Chongqing, craignant que Bo Xilai – le secrétaire du Parti communiste à Chongqing – cherchait à l'assassiner, a fui le 6 février au consulat américain de Chengdu, une ville à l'ouest à quatre heures de route.

Wang Lijun a passé plus de 24 heures dans le consulat et, selon un reportage de Radio France Internationale, il a révélé au personnel diplomatique les détails au sujet des crimes commis par lui et Bo Xilai. Les autorités américaines ont de toute évidence refusé d'agréer à sa demande et il a ensuite quitté Chengdu sous l'escorte des autorités pékinoises et non celles de la région.

Parmi les crimes les plus importants de Wang Lijun, il y a sa participation dans les prélèvements d'organes forcés sur les prisonniers de conscience, une pratique que le régime chinois refuse d'admettre. Plus tôt dans sa carrière, Wang avait prononcé un discours dans lequel il abordait son implication dans les prélèvements meurtriers.

Un prix pour Wang
En 2006, trois ans après avoir été nommé directeur du bureau de la Sécurité publique de la ville de Jinzhou (plus de 3 millions d'habitants), province du Liaoning, Wang a reçu un prix, sans relation avec la lutte contre le crime. Wang avait effectué des recherches révolutionnaires sur la manière de transplanter les organes prélevés sur des prisonniers – alors qu'ils étaient possiblement encore en vie – et il a raffiné sa technique en complétant des milliers d'essais sur place.

Wang a obtenu le prix en septembre 2006 de la part de la Fondation Guanghua pour la science et la technologie, un organisme caritatif ayant pour mission de promouvoir la science et la technologie auprès des jeunes. Selon son site Internet, la fondation est directement sous l'autorité de la Ligue communiste jeunesse, un organe du Parti communiste chinois (PCC).

Dans son mot de remerciement, qui est encore accessible en ligne (www.ddfchina.org/index.php/Index/content/id/108 et archivé ici www.webcitation.org/65TrM7zHq), Wang a salué les employés de la Fondation Guanghua pour avoir fait des «efforts incroyables» pour se rendre au Liaoning afin d'observer son travail.

Il souligne une occasion où le personnel de Guanghua a dû revenir de l'étranger en toute hâte pour être présent à un essai. «Ils voulaient être témoins de la transplantation et l'examiner de leur point de vue: la transplantation d'organe profite à la population et améliore l'application de la loi chinoise d'une manière humaine et démocratique», avait déclaré Wang Lijun.

«Comme nous le savons tous, la soi-disant “recherche sur place” est le résultat de plusieurs milliers de transplantations intensives réalisées sur place», a-t-il ajouté.

Wang a accepté le prix en tant que directeur du «Centre de recherche psychologique sur place», qui selon le site web du ministère du Commerce chinois est associé au bureau de la Sécurité publique de Jinzhou. Selon la brève introduction au sujet du centre, il est indiqué qu'il entretient des relations et des échanges académiques avec des universités dans plus de dix pays. Des courriels envoyés au centre sont demeurés sans réponse, et des appels téléphoniques n'ont pas été connectés.

Dans son mot de remerciement, Wang a dit : «Pour un policier d'expérience, ce fut profondément touchant de voir quelqu'un se faire exécuter et de voir les organes de cette personne être transplantés dans les corps de plusieurs autres personnes. C'est une grande entreprise qui implique les valeureux efforts de nombreuses personnes. Le secrétaire général de la Fondation Guanghua, [Ren] Jinyang, et son personnel étaient présents sur les lieux de la transplantation, ils ont vécu ces expériences avec nous.»

Dans une allocution prononcée à l'occasion de la remise du prix à Wang Lijun, Ren Jinyang a expliqué que Wang avait été reconnu pour sa «recherche et ses expérimentations sur place», visant à rendre les greffés plus réceptifs aux organes.

«Ils ont conçu un tout nouveau fluide protecteur», a indiqué Ren Jinyang. «Après des tests sur des animaux, des tests effectués à l'extérieur du corps et des opérations cliniques, ils ont franchi une importante étape où les greffés deviennent plus réceptifs à un foie ou un rein injecté avec ce fluide protecteur.»

Site d'exécution
Les chercheurs qui enquêtent sur les pratiques de transplantation d'organes de la Chine ont été ébranlés par les remarques et leur signification.

«Le soi-disant “site de recherche” auquel se réfère Wang Lijun est soit un site d'exécution  avec des fourgonnettes médicales ou possiblement une aile médicale, où les organes des gens sont prélevés par chirurgie», commente Ethan Gutmann, un auteur ayant publié abondamment sur les prélèvements d'organes pratiqués sur les prisonniers de conscience en Chine.

Il a ajouté que les injections auxquelles le prix se réfère concernent probablement des «anticoagulants et des médicaments expérimentaux qui réduisent les possibilités d'un rejet du système immunitaire lorsqu'un organe d'un corps en vie est transféré à un autre». M. Gutmann a expliqué que cela constituait une «pratique médicale normale» en Chine, où les hôpitaux, les hôpitaux militaires et les bureaux de Sécurité publique s'entrecroisent.

«Il n'y a absolument aucune garantie que le donneur est consentant», ajoute M. Gutmann. «Il y a assez de preuves pour indiquer que les victimes sont soit des musulmans ouïghours, des bouddhistes tibétains, des chrétiens de l'“Éclair de l'Orient” ou – encore plus probablement – des pratiquants de Falun Gong. En d'autres mots, Wang Lijun a reçu un prix pour, au mieux, barbarie.»

Il est impossible de savoir, parmi les «milliers» de transplantations sur place auxquelles se réfère Wang, quelle proportion de victimes était des criminels, des prisonniers politiques ou des prisonniers de conscience, comme les pratiquants de Falun Gong. De plus, en Chine de nombreux crimes non violents sont passibles de la peine de mort, mais l'État communiste ne publie pas de statistiques sur le nombre de personnes exécutées et les crimes qu'elles ont commis.

David Matas, avocat spécialiste des droits de la personne, et David Kilgour, ex-secrétaire d'État canadien, ont coécrit un rapport au sujet des prélèvements d'organes forcés sur les pratiquants de Falun Gong en Chine. Ils estiment qu'entre 2000 et 2005, 60 000 transplantations ont été réalisées en Chine et les pratiquants de Falun Gong constituaient probablement la source des organes dans 41 500 opérations.

En d'autres mots, environ les deux tiers des organes utilisés dans les transplantations durant cette période – qui entrecoupe la période durant laquelle Wang Lijun a effectué ses «recherches» – provenaient de prisonniers de conscience, la plupart des pratiquants de Falun Gong.

CQ Global Researcher, un journal d'affaires internationales, cite Kilgour, Matas et Gutmann estimant indépendamment que plus de 62 000 pratiquants de Falun Gong ont été tués pour leurs organes entre 2000 et 2008.

Prélèvements sur personnes en vie
Selon les spécialistes, une question importante qui demeure sans réponse dans les remarques de Wang est si les prisonniers étaient décédés au moment où leurs organes ont été prélevés. Étant donné l'allusion aux injections, il est très possible que les cœurs des victimes battaient encore lorsque leurs organes ont été retirés, estiment les experts.

«Auparavant, la Chine tuait avec le peloton d'exécution, ensuite elle a commencé à utiliser l'injection mortelle», explique M. Matas. «En fait, ils ne tuent pas par injection, ils paralysent par injection, ainsi retirant les organes du corps pendant qu'il est encore vivant.»

Lorsqu'un organe est prélevé d'un corps encore en vie, il est plus frais et les taux de rejet sont plus bas. «Il est possible de retirer l'organe immédiatement après que la victime est en état de mort cérébrale, mais c'est beaucoup plus complexe», explique M. Matas. «La détérioration de l'organe est plus évidente dans le cas d'une mort cérébrale, mais si vous conservez le corps en vie avec des drogues, vous pouvez prélever les organes pendant une plus longue période.»

La conversation que Wang a eue avec des diplomates américains à Chengdu pourrait faire la lumière sur des détails comme la fonction des médicaments qu'il a utilisés dans les transplantations dans le Liaoning.

Dans tous les cas, la visite de Wang au consulat américain représente la meilleure occasion à ce jour de vérifier si le régime chinois poursuit sa pratique de prélèvements forcés sur des prisonniers de conscience en Chine. Des congressistes américains ont demandé la tenue d'une enquête sur la tentative de défection de Wang Lijun.

Sophia Fang a contribué à la recherche dans cet article.

Version originale : Would-be China Defector, Once Bo Xilai’s Right Hand, Oversaw Organ Harvesting

Chine : Pékin fait commerce des organes de ses condamnés à mort

"D'après le quotidien Maariv daily, la Chine est devenue la destination numéro 1 des ressortissants israéliens en quête désespérée d'une transplantation. Les autorités chinoises font commerce des organes des condamnés à mort et pratiquent des prix défiants toute concurrence, explique le journal israélien.

Une transplantation coûterait en Chine 30% moins cher qu'en Colombie, Bulgarie, Russie et Afrique du Sud, ou ce macabre commerce semble également fleurir. 'En outre, le service est excellent car l'Etat contrôle toute la filière : les organes viennent de condamnés à mort qui appartiennent à l'Etat et les transplantations se font sous contrôle national.' analyse Amos Canaf, président de l'association israélienne des transplantés rénaux. Les autorités chinoises récupèrent les organes des condamnés à mort et les vendent officiellement aux plus offrants."

Source :
http://site.abolition.fr/fr/actualites/chine-p%C3%A9kin-fait-commerce-des-organes-de-ses-condamn%C3%A9s-%C3%A0-mort

Chine : les trafiquants d'organes susceptibles d'écoper de la peine capitale

"Les criminels condamnés pour avoir prélevé des organes de force écoperont de la peine de mort en vertu du projet de loi que le parlement chinois s'emploie actuellement à réviser. L'amendement a été présenté mercredi au Comité Permanent de l'Assemblée Populaire Nationale (APN) pour une troisième relecture. Il stipule que les criminels reconnus coupables de 'prélèvements d'organes forcés, de dons d'organes forcés ou de prélèvement d'organes sur mineurs' pourraient écoper de peine pour homicide. Selon l'article 232 du Code pénal, une personne reconnue coupable d'homicide écope soit de la condamnation à mort, soit de la réclusion à perpétuité, soit d'une peine d'emprisonnement d'une durée minimum de 10 ans.
Toutefois, selon le projet de loi examiné par les législateurs en décembre 2010, les criminels impliqués dans le commerce illégal d'organes ne peuvent être accusés que du crime de lésions corporelles intentionnelles (IBH). Or conformément à l'article 234, un criminel reconnu coupable d'IBH ne peut être condamné qu'à une peine d'emprisonnement d'une durée maximale de trois ans ou à la détention criminelle, il peut également être placé sous surveillance judiciaire. Dans le cas de lésions corporelles graves, le coupable sera condamné à une peine d'emprisonnement comprise entre trois et dix ans. Ce n'est que lorsque un criminel cause la mort ou provoque 'de graves sévices corporel résultant en de sévères handicaps', qu'il peut être condamné à une peine d'emprisonnement d'une durée minimum de 10 ans, à la réclusion à perpétuité ou à la mort, stipule l'article 234.

Qin Xiyan, avocat issu du Hunan et député de l'APN, estime que le prélèvement d'organes forcé devrait entrer dans la catégorie des homicides volontaires, car pouvant entrainer la mort. Liu Renwen, chercheur au sein de l'Institut de droit relevant de l'Académie chinoise des sciences sociales, a déclaré mercredi au journal China Daily qu'il était grand temps que le Code pénal couvre spécifiquement le trafic d'organes. Selon lui, ces dernières années, le marché noir serait en plein essor tant 'à l'intérieur, qu'à l'extérieur du pays'. 'Certaines personnes démunies vendent leurs organes pour une petite somme d'argent. Personne ne les force mais ils ignorent complétement les risques pour la santé,' a souligné Liu. 'Qui plus est, le commerce illégal d'organes est nuisible à la société dans son ensemble.' Cet amendement devrait ainsi permettre de dissuader les criminels potentiels, a confié Liu, car il révèle la détermination du gouvernement à sévir contre le commerce illégal.

Il y a encore peu de temps, le seul chef d'accusation qui portait sur les criminels condamnés pour prélèvements d'organes forcés était la conduite d'affaires illégales, le droit pénal ne couvrant pas ce type d'infraction spécifique. Mais en août dernier, le prélèvement d'organes est venu se greffer au sein du projet d'amendement du droit pénal dans le cadre d'un examen législatif.

A Beijing, un peu plus tôt ce mois-ci, Liu Yunlu 31 ans, originaire de la province du Hebei et Dong Binggang, 25 ans, de la province du Shaanxi, ont tous deux été accusés d'avoir mené des opération commerciale illégales sous forme de trafic d'organes humains.

Chaque année, 10 000 transplantations d'organes sont réalisées en Chine. Or, on estime qu'environ 1,3 millions de personnes seraient en attente d'un organe.

L'écart colossal entre l'offre et la demande a naturellement conduit à l'émergence du commerce illégal d'organes, a rapporté le Quotidien du Parquet basé à Beijing.

Afin donc de mieux gérer les dons d'organes et de prévenir le trafic illégal de ceux-ci, Qin a proposé de punir les hôpitaux et les médecins qui seraient de connivence avec les trafiquants.

Si le dernier projet de modification du Code pénal est approuvé lors de la réunion bimensuelle du Comité Permanent de l'APN qui durera jusqu'à vendredi, il entrera en vigueur le 1er mai."

Cao Yin a contribué à la rédaction de cet article.(China Daily)
http://www.chinadaily.com.cn/fr/chine/2011-02/24/content_12072261.htm

Organ Donation by Capital Prisoners in China: Reflections in Confucian Ethics

Mingxu Wang*, Xi’an Jiaotong University, Xian, Shaanxi, People's Republic of China
*Address correspondence to: Mingxu Wang, MA, Xi’an Jiaotong University Medical College, Mailbox 138, 76 Yantaxi Road, Xi’an 710061, People's Republic of China. E-mail: wangmx601@mail.xjtu.edu.cn

Xueliang Wang, Xi’an Jiaotong University, Xian, Shaanxi, People's Republic of China

Abstract

"This article discusses the practice and development of organ donation by capital prisoners in China. It analyzes the issue of informed consent regarding organ donation from capital prisoners in light of Confucian ethics and expounds the point that under the influence of Confucianism, China is a country that attaches great importance to the role of the family in practicing informed consent in various areas, the area of organ donation from capital prisoners included. It argues that a proper form of organ donation from capital prisoners can be justified within the Confucian moral context in which the proper interests of capital prisoners and their families, the benefit of organ receptors, and a rightful order of society should all be appropriately considered. From the Confucian perspective, the act of donating organs from a capital prisoner must be decided by both the prisoner and his/her family (i.e., each side should hold a veto power), whereas such donation, in the proper circumstance protected by a rightful procedure, should be appreciated as a morally praiseworthy act of the prisoner who is willing to make the final effort to repent and correct his/her evil conduct and to leave something good to the world."

Key words

capital prisoners - Confucian familism - informed consent organ donation
© The Author 2010. Published by Oxford University Press, on behalf of the Journal of Medicine and Philosophy Inc. All rights reserved. 
http://jmp.oxfordjournals.org/content/early/2010/03/02/jmp.jhq008.abstract

"Quand un leadership peu inspiré prend le pas sur nos valeurs"

Essais cliniques controversés de Roche en Chine (14.01.10)

"La Chine annonce avec fierté que quelque 10 000 opérations de transplantation d’organes ont lieu chaque année dans ses cliniques. Néanmoins, pour des raisons culturelles, ce pays ne compte quasiment pas de donneurs volontaires parmi la population. Dans ce cas, d’où proviennent les organes ?A la fin de 2008, le vice-ministre de la Santé chinois a admis, dans une revue médicale, que plus de 90% des organes transplantés proviennent de prisonniers condamnés à mort. La World Medical Association et d’autres organisations internationales ont pris position, qualifiant unanimement les transplantations d’organes provenant de prisonniers comme une pratique violant l’éthique médicale. Même si les condamnés donnaient véritablement leur consentement, celui-ci ne pourrait être considéré comme libre et volontaire compte tenu de leurs conditions de détention. Malgré ces pratiques de transplantation éthiquement condamnables, l’entreprise pharmaceutique Roche commercialise en Chine son médicament Cellcept, qui agit contre le rejet d’organes transplantés. Depuis plusieurs années, elle le produit également dans ce pays. L’entreprise bâloise teste actuellement l’efficacité de son médicament sur quelque 300 organes transplantés, dans de nombreuses cliniques chinoises. Selon ses propres déclarations, Roche ne possède aucune information sur la provenance de ces organes. Comme il n’est pas possible de savoir s’ils proviennent de prisonniers, Roche doit cesser immédiatement ces essais cliniques.
Comportement irresponsable
Le marché chinois prend toujours plus d’importance pour Roche. En 2005, le médicament Cellcept figurait au troisième rang de ses produits les plus vendus en Chine. En 2006 déjà, l’entreprise bâloise menait un essai clinique sur quelque 36 cœurs transplantés dans trois cliniques chinoises afin de tester l’efficacité du Cellcept. Selon ses propres déclarations, elle teste actuellement l’efficacité de son médicament sur environ 300 reins ou foies transplantés dans de nombreuses cliniques chinoises, sans connaître l’origine des organes. En Chine, 90% des organes transplantés proviennent de prisonniers. Il y a donc de fortes chances pour que ce soit également le cas de ceux soumis à cette étude. Si l’entreprise Roche entend faire des affaires dans un contexte aussi discutable et y mener des essais cliniques sur des organes transplantés, elle est moralement tenue de s’assurer et de faire vérifier, par une instance indépendante, que les organes ne proviennent pas de prisonniers.
Conséquences
Les avocats chinois ont publiquement exprimé leur inquiétude quant à l’influence des demandes d’organes sur le nombre exorbitant d’exécutions en Chine, où la peine de mort est appliquée pour près de 70 délits et les chiffres exacts gardés secrets par l’Etat. Le Comité des Nations Unies contre la torture s’inquiète en outre que les organes utilisés pour les transplantations proviennent de prisonniers de conscience appartenant au mouvement spirituel Falun Gong et demande au gouvernement chinois qu’une enquête indépendante soit menée. Les membres de cette communauté sont considérés en Chine comme des ennemis de l’Etat et sont enfermés, de longues années et la plupart du temps sans jugement, dans des camps de redressement et de travail, où ils trouvent souvent la mort dans des circonstances inexpliquées. Face à ces indices sérieux, qui laissent penser que des organes prélevés sur des membres de la communauté Falun Gong pourraient également être utilisés pour des transplantions, il est impératif que Roche prenne ses responsabilités en clarifiant l’origine des organes transplantés. En menant des essais cliniques en Chine sans pouvoir garantir que les organes transplantés ne proviennent pas de prisonniers, Roche mine les efforts de la communauté internationale pour mettre un terme à une pratique contraire aux principes de l’éthique médicale.
Situation actuelle et revendications
L’entreprise pharmaceutique Roche se défend en affirmant que ses essais répondent aux nouvelles règlementations en vigueur en Chine. Toutefois, celles-ci permettent toujours la transplantation d’organes provenant de prisonniers, et ce malgré les protestations de la communauté internationale, qui souligne que les prisonniers ne sont pas en mesure de donner un consentement libre et volontaire. Malgré des efforts dans ce sens, il n’existe en Chine aucun système indépendant et transparent de don d’organes permettant de garantir que les organes ne proviennent pas de prisonniers. Dans ses principes directeurs relatifs aux transplantations d’organes, l’OMS exige toutefois une organisation transparente du don d’organes ainsi que la traçabilité des organes transplantés. Tant que Roche ne sera pas en mesure de prouver que les organes sur lesquels son médicament est testé ne proviennent pas de prisonniers, elle doit renoncer à de tels essais et arrêter immédiatement ceux en cours. De plus, les organisations médicales internationales, comme la World Medical Association et The Transplantation Society, devraient étendre leurs directives sur la déontologie médicale en matière de transplantations d’organes aux entreprises pharmaceutiques qui profitent des pratiques chinoises, contraires aux principes de l’éthique médicale."
Extrait: Déclaration de Berne
http://www.agora-focus.com/?p=716

Liu Xiaobo deserved the Nobel Prize

David Kilgour, Ottawa Citizen Special, January 4, 2011 :

A recent Citizen opinion piece by Ramesh Thakur ( "The Peace Prize is for peace," Dec. 23) wades reasonably through a number of issues, but ends by deferring to Beijing, suggesting the party-state there is more deserving of a Nobel Peace Prize than is 2010 winner Liu Xiaobo, or any other Chinese national.

Thakur's concluding words are revealing: "If the award of the Nobel Peace Prize is to be limited to promoting peace, demilitarization and disarmament, Liu was not a good choice. If a broader result is justified, then, on the scale of human misery and its alleviation in the grand sweep of history, instead of being the object of censure, is not the government of China a more worthy recipient of the Nobel Peace Prize than any individual Chinese?"

Indeed, by the criteria of promoting world peace, China would never be eligible for any prizes. Its arms sales in recent years to, and support for, violent oppressive regimes are well-known. It has sold battle tanks, fighter jets and missiles to the Burmese junta; it was the largest foreign supplier of small arms to the Bashir regime in Sudan in 2008; since 2000, it has sold armoured personnel carriers, aircraft and small arms to Robert Mugabe in Zimbabwe.

When the UN Security Council wants to censure conduct, China often uses its veto to shield transgressors, particularly regimes to which it has sold arms or from which it is purchasing natural resources. In terms of peace within China, many have suffered or perished since 1949, most notably during Mao Tsetung's "Great Leap Forward" (1958-'62), which caused 35-45 million persons to starve to death.

Today, millions continue to suffer state abuses, including Tibetans, Falun Gong, dispossessed farmers, questioning students, Uyghurs, Christians, Muslims and human rights activists. This domestic record would preclude an award even if governments were eligible for the prize.

Such realities are presumably why Thakur opts for the alleviation of human misery as a more credible basis to justify giving the award to Beijing. Hundreds of millions of Chinese fortunately are no longer living in grinding poverty, which is due mainly to Deng Xiaoping's courageous transformation after Mao's death of their economy into a market and exporting one in 1978.

Many Chinese, however, feel little or no improvement in their own lives, although a minority well-connected to the party is often enriched. A U.S. embassy in Beijing, in a cable leaked through WikiLeaks recently, quoted a contact close to the party leadership saying, "China's top leadership had carved up China's economic 'pie,' creating an ossified system in which 'vested interests' drove decision-making and impeded reform as leaders manoeuvred to ensure that those interests were not threatened."

Accountability through elected leaders, the rule of law, freedom of speech, and transparency -- reforms Liu Xiaobo and many others have long called for -- could reduce corruption and nepotism and thereby transform the lives of most Chinese citizens.

According to the International Monetary Fund, the 2009 per capita GDP in democratic Taiwan was $34,743 U.S. compared to $7,518 in China.

Liu Xiaobo, China's first winner of the Peace Prize, today stands beside other renowned laureates, including Nelson Mandela, Aung San Suu Kyi, His Holiness the Dalai Lama, Shirin Ebadi and Lech Walesa.

Each of them stood with their people against entrenched tyrannies. A former professor, Liu has been a leader of the peaceful pro-democracy movement since joining the student protesters in Tiananmen Square in 1989 and has been imprisoned three times. He is now serving an 11-year sentence in northeast China for "inciting subversion of state power."

Teng Biao, a lawyer and human rights activist who teaches law at the University of Law and Politics in Beijing, says: "Liu Xiaobo has nonetheless been fighting for peace, democracy and human rights. He has kept it up for 20 years. He enjoys a great deal of prestige among Chinese who aspire to democracy. He is one of the leading initiators of Charter 08, which outlines the required political reforms and which is destined to have more and more influence on intellectuals and, through them, the rest of Chinese society."

Li Xiaorong taught philosophy at a Beijing University and has become an academic in the West. She notes about Liu: "Until there is democracy, there is no way to know who represents at least more than 50% of those Chinese who would vote in a general election. If you believe that democratic participation is a universal human right, then, speaking up for the protection of that right, which is what Liu Xiaobo did, is giving voice to all the Chinese who have been deprived of that basic human right."

Liu is eminently worthy of the Nobel Peace Prize. The party-state should release him from prison and his wife, Liu Xia, from house arrest if it wishes to regain prestige lost in recent months.

David Kilgour, a former minister of state for Asia-Pacific, is on the Freedom Now international legal/advocacy team for Liu Xia.

© Copyright (c) The Ottawa Citizen
http://www.david-kilgour.com/

Plus de 300 000 enfants chinois, dont 120 000 orphelins, ont reçu une assurance maladie gratuite couvrant le traitement de 12 maladies graves, dans le cadre d'un programme lancé conjointement par le ministère des Affaires civiles et la Fondation des assurances pour enfants de Chine (FAEC).

"Plus de 300 000 enfants chinois, dont 120 000 orphelins, ont reçu une assurance maladie gratuite couvrant le traitement de 12 maladies graves, dans le cadre d'un programme lancé conjointement par le ministère des Affaires civiles et la Fondation des assurances pour enfants de Chine (FAEC).

Dans le cadre de ce programme, la FAEC a offert un an d'assurance maladie à plus de 17 000 orphelins de la région autonome Hui du Ningxia, de la région autonome du Tibet, de la province du Fujian et de Shanghai et à plus de 6 000 enfants de Yushu, une préfecture tibétaine dans la province du Qinghai dévastée par un séisme en avril 2009.
Cette assurance sera effective à partir du 1er janvier 2011. Chaque enfant est couvert à hauteur de 100 000 yuans avec une prime annuelle de 50 yuans (environ 7,5 dollars), a annoncé jeudi Song Liying, le chef du comité d'administration de la FAEC.
'Nous prévoyons de couvrir également des orphelins des provinces de Hainan et du Jilin, et de la municipalité de Chongqing', a poursuivi Song Liying.
Les 12 maladies couvertes sont les tumeurs malignes (dont la leucémie), les transplantations d'organes et de cellules souches, l'insuffisance rénale aiguë, l'anémie aplastique, les tumeurs céréales bénignes, l'hépatite aiguë, les séquelles d'encéphalites ou de méningites, la paralysie infantile, l'arthrite rhumatoïde juvénile sévère, les formes graves de la maladie de Kawasaki, la myasthénie grave, et le diabète sucré insulino-dépendant.
La fondation va distribuer des cartes d'assurance aux enfants par le biais des départements locaux des affaires civiles.
'Nous prévoyons d'étendre le système d'assurances maladie gratuit aux 360 millions d'enfants en Chine. Les orphelins et les enfants de familles dans le besoin sont la priorité absolue de notre programme', a poursuivi Song Liying.
Une enquête menée en 2005 par le ministère des Affaires civiles révèle que la Chine comptait environ 573 000 orphelins de moins de 18 ans.
La FAEC a été fondée en avril 2009 par la Fondation des enfants et des adolescents de Chine. Elle est la première fondation philanthropique en Chine. Le grand public et les entreprises peuvent faire des dons en ligne ou par SMS, ou dans les banques et les bureaux de poste.
Les informations sur les moyens d'effectuer des dons sont disponibles sur le site ljl.cctf.org.cn."
http://www.chine-informations.com/actualite/chine-plus-de-enfants-recoivent-une-assurance-maladie_25962.html

"Maruta 454"

Grâce aux avocats canadiens activistes des droits de l'homme, qui ont publié en novembre 2009 un livre intitulé "Bloody Harvest" ("prélèvements sanglants"), David Kilgour et David Matas, on connaît le trafic d'organes (à des fins de greffes pour de riches étrangers) qui a eu lieu, essentiellement autour de 2007, en Chine : avec la complicité de l'armée chinoise, des condamnés à mort chinois et autres prisonniers politiques étaient exécutés pour leurs organes vitaux. Récemment, depuis 2009, la Chine a officiellement reconnu ce "problème" (cette tragédie) et le ministre de la Santé pilote désormais un ambitieux projet, visant à établir un système de don d'organes, anonyme, volontaire et gratuit, à travers le pays, afin de lutter contre ce trafic. On connaît bien cette animosité entre la Chine et le Japon, pour raisons historiques et économiques, qui dure depuis plus d'un siècle. Non seulement il y a des raisons historiques, comme je disais (voir le sombre épisode du Massacre de Nankin durant la Seconde Guerre mondiale, sorte d'Oradour sur Glane puissance 10 perpétré par les Japonais en Chine), mais, pire encore, il y a cette non reconnaissance de ce massacre ou crime contre l'humanité, sorte de Shoah des Chinois et non des Juifs en l'occurence, qui est le fait d'un important courant révisionniste au Japon, auquel adhère l'Empereur en personne - même si l'actuel le fait plus discrètement que le précédent. Imaginez la chancelière allemande Angela Merkel s'inclinant à la mémoire des S.S. et autres commandants des camps Nazis de la Seconde Guerre mondiale, l'événement étant retransmis en direct par toutes les chaînes de TV ... Certes certains écrivains japonais et autres personnages publics ou politiques du Japon sont scandalisés par cette attitude de leur gouvernement et ont officiellement reconnu ce Massacre de Nankin, demandant pardon, mais les faits sont là : à l'issue de la Seconde Guerre mondiale et par la suite, la Chine et le Japon n'ont pas pu se mettre d'accord sur leur histoire et ne le peuvent toujours pas, contrairement à ce qu'il s'est passé pour les puissances européenne, américaine et russe au sortir de la Seconde Guerre mondiale, même si la Shoah a mis du temps à être connue et reconnue. Le procès de Nuremberg fut intenté contre 24 des principaux responsables du Troisième Reich, accusés de complot, crime contre la paix, crime de guerre et crime contre l'humanité. Il se tint à Nuremberg du 20 novembre 1945 au 1er octobre 1946. L'équivalent du procès de Nuremberg au Japon : les procès de Tokyo, pour juger les criminels de guerre du régime showa (ne pas confondre avec la Shoah !) furent créés d'après la conférence de Potsdam le 19 janvier 1946. Basés sur les mêmes principes que Nuremberg, onze juges, représentant les pays alliés contre le Japon (États-Unis, URSS, Royaume-Uni, France, Pays-Bas, Chine, Australie, Nouvelle-Zélande, Canada, Inde, et Philippines) inculperont les chefs japonais de crimes contre la paix, crimes de guerre, et de crimes contre l'humanité. Autrement dit : on imagine mal Angela Merkel imputer toute la responsabilité de la Shoah aux Polonais sous prétexte que bien des camps d'extermination des Juifs étaient situés en Pologne et non en Allemagne, et/ou tenir des discours "révisionnistes" niant la réalité de la Shoah ... Européens, Américains et Russes partagent un héritage historique commun, dans les grandes lignes, puisque les faits et les responsabilités concernant la Seconde Guerre mondiale sont reconnus par tous. Imaginez que ces pays, aujourd'hui encore, s'accusent mutuellement de massacres datant de la Seconde guerre, pour lesquels il n'y aurait pas de responsable officiel ... C'est précisément la situation en Chine et au Japon. Dans ce contexte, une BD a vu le jour : MARUTA 454. Elle relate des faits réels, méconnus en Europe mais non en Chine :
Dans les années 30, des expériences scientifiques ont été menées (à des fins d'expérimentation d'armes bactériologiques ou biologiques) par des médecins et chirurgiens japonais sur des prisonniers (cobayes humains) chinois, avec la complicité du gouvernement américain, assurant aux scientifiques japonais menant ces expérimentations 100 pour 100 nazies l'immunité pénale, à condition que lesdits scientifiques japonais communiquent aux Américains les résultats de ces expériences, qui auraient fait quelque 20.000 victimes chinoises.
Par la suite, ces scientifiques japonais auraient occupé des postes à responsabilité dans d'importants laboratoires pharmaceutiques. Grâce au gouvernement américain, ces scientifiques japonais criminels auraient ainsi échappé aux poursuites et au jugement (condamnation) lors des procès de Tokyo, l'équivalent pour le Japon, comme nous l'avons dit, du procès de Nuremberg. Si ces sombres pages d'histoire sont bien connues des Chinois, peu savent pourtant qu'une douzaine de "cobayes humains" chinois ont pu s'échapper à l'époque, apportant leur précieux témoignage sur les atrocités perpétrées par ces scientifiques japonais. C'est donc l'odyssée de ces rescapés que raconte la BD, inspirée de ces faits réels :
"Lorsque dans les années 30, la Mandchourie était sous occupation japonaise, certaines rafles visaient à alimenter en cobayes de sordides camps d’expérimentation. Le développement d’armes bactériologiques était en effet une ambition de la machine de guerre de l’empire du soleil levant, et les Chinois des victimes toutes trouvées pour tester leurs inventions ainsi que d’autres tortures en tous genres ...
Aucun prisonnier n’aurait dû ressortir vivant de ce type de camps, afin que soient gardés secrets les drames qui s’y jouaient, mais c’était sans compter sur une douzaine d’entre eux qui réussirent à s’échapper. Ziyang Wang, cobaye n°454, était de ceux-là ; cette bande dessinée a été réalisée sur la base de son témoignage et de celui d’une personne qui l’a aidé après qu’il a fui le camp où il était promis à la mort..." (Source)
Maruta 454 est un manhua (équivalent chinois du Manga japonais) paru le 01/10/2010, écrit par l’auteur québécois Paul-Yanic Laquerre et dessiné par les artistes chinois Pastor et Song Yang. Il est édité en France par Xiao Pan et est inédit en Chine. (Source)

Proposition de loi contre le "tourisme de transplantation"

"Le 19 octobre 2010, Valérie Boyer, députée UMP des Bouches-du-Rhône, présente une proposition de loi visant à mettre fin au 'tourisme de transplantation d’organes'. Le texte a pour but de 'renforcer le système de surveillance et de traçabilité' des transplantations. Il demande, pour toute personne ayant reçu une greffe à l’étranger, de donner, avant son retour en France, un certificat garantissant que l’organe a été obtenu gratuitement.
Ce qu’on nomme 'tourisme de transplantation' désigne le départ de patients des pays riches à l’étranger en vue d’obtenir des organes moyennant paiement. Cette pratique concerne notamment les greffes de reins effectuées à partir de donneurs vivants. Dans les pays en voie de développement, comme le Pakistan ou les Philippines, des personnes très démunies sont prêtes à vendre un de leurs reins. Selon une estimation de l’Organisation mondiale de la santé en 2004, ce trafic d’organes représenterait 10 p. cent de l’ensemble des transplantations dans le monde (Cf. Synthèse de presse du 20/05/10).
Toutefois, il s’agit d’un phénomène marginal en France explique le Dr. Karim Laouabdia, directeur médical et scientifique de l’Agence de la biomédecine, qui rend chaque année au Parlement un rapport sur le sujet, établi à partir de questionnaires envoyés aux centres de dialyse et aux équipes de greffes rénales. Le Dr. Laouabdia explique qu’'au delà du problème éthique posé par la rémunération d’un organe, il convient de préciser que ces transplantations sont souvent réalisées dans des conditions sanitaires peu satisfaisantes avec des organes parfois touchés par des pathologies transmissibles telles que le VIH/sida ou l’hépatite B'."
La-Croix.com (Pierre Bienvault) 19/10/10

Dénoncer les crimes de prélèvement d’organes du Parti communiste chinois (PCC) pendant le Congrès européen sur le don d’organes

"Le Congrès européen de donation d'organes de l'Organisation européenne des coordinateurs de la transplantation (ETCO) s’est tenu à Cardiff au Pays de Galles du 24 au 28 septembre 2010. Le prélèvement d'organes sur des pratiquants de Falun Gong de leur vivant par le Parti communiste chinois (PCC) a reçu une grande attention de la part de de l’ETCO, d’experts de la transplantation, d'érudits et des médias de Cardiff. Le congrès annuel d'ETCO avait l'habitude d'inviter des médecins de Chine. Toutefois, depuis que l’atrocité d’extraction d'organes sur des pratiquants de Falun Gong par le PCC a été révélée, le Congrès a refusé cette année d'inviter des médecins chinois."

Chine : Augmentation des prélèvements illégaux d'organes

Selon David Matas, avocat Canadien des droits de l'homme, les transplantations illégales d'organes sont de plus en plus fréquentes en Chine. Il précise que ces organes seraient prélevés sur des prisonniers de conscience.
Source :

Our Body : l'exposition définitivement interdite en France

"Le 16 septembre 2010, l'exposition anatomique 'Our Body, à corps ouvert' a été définitivement interdite par une décision de la Cour de cassation considérant que l'exhibition de cadavres humains à des fins commerciales est indécente et à ce titre illégale en France. Cette exposition de cadavres humains conservés par plastination avait déjà été présentée à l'étranger ainsi qu'à Lyon et Marseille avant de s'ouvrir à Paris le 12 février 2009, suscitant l'indignation (Cf. Synthèse de presse du 16/02/09).
En avril 2009, les associations Solidarité Chine et Ensemble contre la peine de mort avaient assigné en justice l'organisateur de l'exposition, soupçonnant un trafic de condamnés à mort chinois (Cf. Synthèse de presse du 01/04/09). L'exposition avait été interdite par le tribunal de grande instance de Paris mais la société organisatrice Encore Events avait fait appel. La Cour d'appel de Paris avait confirmé l'interdiction (Cf. Synthèse de presse du 04/05/09) et Encore Events s'était pourvu en cassation.
La Cour de cassation a maintenu l'interdiction en reprenant les motivations du juge de première instance : 'aux termes de l'article 16-1-1, alinéa 2, du code civil, [...] les restes des personnes décédées doivent être traités avec respect, dignité et décence', or 'l'exposition de cadavres à des fins commerciales méconnaît cette exigence.'"

Suisse : Des organes pour une poignée de billets

"Le trafic d’organes est une réalité, même en Europe. En Suisse, la loi est efficace mais doit être surveillée de près, pour ne pas basculer dans la 'zone grise' qui ouvre la porte au commerce.
Entre la vente d’une voiture, d’un terrain ou d’un chihuahua, se glisse presque comme si de rien n’était celle d’un rein. On est sur Internet, sur un site de petites annonces. Et les propositions de vente fusent. Pour des milliers de francs, des jeunes hommes et femmes se disent prêts à céder une partie de leur corps. Enfin, le rein surtout, l’organe qui arrive en pole position du trafic.
Selon les informations communiquées sur le site, les offres viennent de France ou encore de Belgique, des pays qui n’évoquent pas vraiment des artères gonflées par la pauvreté. Et où le trafic d’organes est interdit. Annonces factices, propositions sérieuses ? 'Cela fait des années que des personnes souvent pauvres proposent de vendre leurs organes sur Internet', souligne Ruth-Gaby Vermot-Mangold, membre du Conseil de l’Europe et auteur d’un rapport sur le trafic d’organes en Europe.
Un organe contre une poignée de billets. Un commerce d’être humains, mais en morceaux. Le trafic d’organes n’est pas cloisonné aux sordides prisons chinoises. En Europe aussi cette réalité existe.
'Le trafic d’organes est un problème qui doit être réglé au niveau international', relève Thomas Gruberski, qui a effectué un travail de doctorat en droit sur la question de la vente d’organes*.
Des lois efficaces…
Marqué par le sceau du secret, le commerce d’organes est particulièrement délicat à déceler. Le seul moyen pour les pays de se prémunir consiste donc à instaurer des lois efficaces. 'Le trafic d’organes est difficile. C’est un médecin qui doit enlever l’organe. Ce dernier doit être transplanté en très peu de temps, et ne supporte donc pas un long voyage. Par conséquent, si les pays sont bien organisés, contrôlent le suivi des organes et respectent les lois mises en place, le trafic n’est quasiment pas possible', note Ruth-Gaby Vermot-Mangold.
En Suisse, comme dans tous les pays européens, la loi prohibe le commerce d’organes. En notant qu’'il est interdit d’octroyer ou de percevoir un quelconque avantage pécuniaire ou un autre avantage pour le don d’organes, de tissus ou de cellules d’origine humaine.'
'Ici, les organismes comme Swisstransplant (ndlr : Fondation nationale suisse pour le don et la transplantation d’organes) n’utiliseraient pas des organes sans vérifier et être certains de la provenance de ceux-ci. Ces institutions savent qu’il faut faire très attention, car on bascule vite dans une zone grise où il existe un trafic', relève Ruth-Gaby Vermot-Mangold.
Si dans toute l’Europe, en vertu de la protection des droits de l’homme, les lois s’entendent pour interdire le trafic d’organes, elles diffèrent pourtant sur plusieurs points, notamment sur la définition du lien entre le donneur et le receveur. Ainsi, au Danemark ou en Italie, un lien de parenté doit exister entre donneur et receveur. En Allemagne, la loi étend la possibilité de transplantation entre des personnes entretenant des liens émotionnels particulièrement forts. Tout comme en France, où les conjoints des parents du receveur ou encore une personne qui vit depuis plus de deux ans avec le receveur, peuvent prétendre au don.
Par contre, en Norvège, en Espagne, en Autriche ou en Suisse, les lois se font plus larges et aucun lien particulier n’est obligatoire entre le donneur et le receveur. Une situation qui peut ouvrir la porte à une 'zone grise'.
Pas infaillibles
'La réglementation constitue un grand dilemme. D’un côté, c’est bien si des amis peuvent être donneurs. Mais d’un autre côté, cela peut aussi amener à un trafic ou à une transplantation dans la zone grise. On a eu connaissance de cas où le receveur a amené un faux ami avec lequel il ne savait même pas s’entretenir en raison de la barrière linguistique', note Ruth-Gaby Vermot-Mangold.
Ainsi, dans les pays où aucun lien n’est obligatoire entre le donneur et le receveur, la loi ménage des petites portes au trafic. Mais, selon Thomas Gruberski, ces pays, dont la Suisse, se sont pourtant avancés sur la bonne piste en libéralisant leur lois.
'Les lois restrictives ne sont, à mon avis, pas judicieuses. Car elles peuvent entraîner des situations de fortes pressions, où le donneur ne prend pas sa décision avec son libre-arbitre. Si on imagine une famille avec la mère qui a besoin d’un rein et un enfant sur les cinq qui est compatible avec elle, cet enfant subira peut-être des pressions. Il peut également y avoir commerce au sein de la famille, avec la promesse d’une plus grande part d’héritage pour le donneur par exemple. Pour ces raisons, il est important d’élargir le cercle des donneurs autorisés.'
Transplantations à l’étranger
Pour lutter contre le trafic d’organes, certaines voix s’élèvent même en faveur de la libéralisation totale, comme celle de la philosophe et bioéthicienne anglaise Janet Radcliffe Richards. Son credo ? Libéraliser le commerce d’organes pour mieux le contrôler et offrir un meilleur suivi médical aux donneurs.
Une position que Ruth-Gaby Vermot-Mangold estime dangereuse : 'Les personnes qui vendent leur rein, le font souvent sous la pression de la pauvreté. Et même si on mettait en place un suivi médical pour les donneurs dans les pays pauvres, beaucoup n’en bénéficieraient pas.' Car souvent, les gens qui acceptent de donner leur organe se trouvent dans une situation extrêmement précaire et n’ont pas les moyens de se faire soigner.
C’est cette précarité qu’exploitent certaines personnes des pays plus développés pour se procurer un organe. Car si obtenir un organe en provenance du trafic dans son propre pays est difficile, il est moins compliqué de se rendre à l’étranger pour une transplantation.
'En Suisse, nous avons récemment effectué des recherches approfondies et nous n’avons découvert aucun cas de receveur qui s’est rendu au-delà des frontières, notamment en Chine, pour se faire transplanter. Mais cela ne veut pas dire que ça n’existe pas', remarque Franz Immer, directeur de Swisstransplant.
Mais, selon un questionnaire sur le trafic d’organes effectué en 2004 par le Comité directeur de bioéthique et le Comité européen de la santé, dans plusieurs pays européens des personnes se rendent à l’étranger pour subir une transplantation. En France, des receveurs se déplaceraient en Afrique, en Chine, en Inde ou encore en Turquie. En Belgique, ce pays est même considéré comme une plaque tournante du trafic.
D’ailleurs, les donneurs moldaves rencontrés par Ruth-Gaby Vermot-Mangold dans le cadre de son rapport ont vendu leurs reins en Turquie. Au départ, un travail devait les attendre dans ce pays au carrefour de l’Europe et de l’Asie. Mais une fois arrivés sur place, les promesses d’emploi se sont envolées. Par contre, pour rembourser leur voyage, on leur a proposé de vendre un de leur rein, pour 2000 à 3000 euros (entre 2700 et 4000 francs suisses).
Ils ont accepté. Après cinq jours, ils ont dû quitter l’hôpital. Puis, ils sont rentrés en bus en Moldavie, un organe en moins, quelques francs en plus. 'J’ai revu l’un d’entre eux. Grâce à l’argent, il a acheté une petite maison à sa famille, mais sa santé va très mal', note Ruth-Gaby Vermot-Mangold."
Laureline Duvillard
http://www.armees.com/
*"Das strafrechtliche Verbot der entgeltlichen Organspende und des Organhandels gemäss schweizerischem Transplantationsgesetz - Begründung, Wesen und Problematik", Thomas Gruberski, en cours de publication.

Transplantations et Conscience... en Chine

"La suggestion que les receveurs d'organe pourraient recevoir également des mémoires ou même l'âme du donneur, vient de ces cas médicaux.
Quelques scientifiques courageux commencent à déclarer que nos mémoires et traits de caractère sont encodés non seulement dans notre cerveau, mais également dans tout le corps. La conscience, disent t-ils, est créée par chaque cellule vivante dans le corps, agissant de concert avec toutes.
En effet, ils revendiquent que nos coeurs, nos foies, et chaque organe du corps stockent nos mémoires, dirigent nos émotions, et nous imprègnent de nos propres caractéristiques individuelles. Notre corps entier, pensent t-ils est le siège de l'âme, pas uniquement le cerveau.
Si l'un de ces organes est transplanté dans une autre personne, des parties de ces mémoires et peut-être d'autres éléments de l'âme, peuvent aussi être transférés.
Il y a maintenant plus de 70 cas documentés où des patients transplantés ont 'hérité de traits de personnalité' des donneurs. Chaque cas répertorié est un défi au statut quo médical.
Un cas célèbre étudié dans l'équipe du Professeur Schwartz, de l'université d'Arizona, est celui du garçon de 18 ans qui écrivait des poèmes , composait des chansons, et est mort dans un accident de voiture. Un an après sa mort, ses parents sont tombés sur l'enregistrement inachevé d'une chanson qu'il avait écrite et intitulée: 'Danny, mon coeur est à toi'. Le garçon chantait comment il se sentait destiné à mourir et à donner son coeur. Après sa mort, son coeur a été transplanté dans le corps d'une fille de 18 ans, appelée Danielle.
Quand les parents du garçon ont rencontré Danielle, ils lui ont fait entendre la musique et quoiqu'elle n'ait jamais entendu la chanson, elle connaissait les paroles et a terminé la composition de la musique.
Dans un autre cas, un homme a développé une passion pour la musique classique après une transplantation cardiaque. Le donneur de 17 ans était musicien, il est mort d'une balle perdue en tenant un violon contre lui.
Ces effets de transplantations d'organes ne concernent pas uniquement le coeur. Les reins transportent aussi les caractéristiques de leurs donneurs. Lynda Gammons a donné un rein à son mari. Depuis l'opération, il pense avoir pris plusieurs aspects de la personnalité de sa femme. Il s'est subitement pris de passion pour faire la cuisine, les courses, pour jardiner et faire le ménage. Avant l'opération, il y était pratiquement allergique. Il a aussi adopté un chien, alors qu'avant, il était 'plutôt chat'.
Facile de mettre tout cela au rebut,mais les autorités chinoises s'intéressent beaucoup aux travaux du Professeur Schwartz et ont entamé un programme de surveillance des transplantés.
Puisque les organes donnés viennent de prisonniers politiques exécutés, on peut penser que les pouvoirs sont inquiets d'une 'épidémie possible de pensées politiques' qui s'étendraient à cause des transplantations."
http://88.191.91.156/SMF/index.php?topic=2806.0

Les prélèvements d’organes sur des prisonniers en Chine

Appel à clarifier les prélèvements d’organes sur des prisonniers en Chine
"Amnesty International Suisse veut un code de conduite pour les entreprises actives dans la transplantation d’organes en Chine, un pays qui utilise des condamnés à mort. Novartis répond favorablement. Roche se tait.
Ils seront plus de 4000 experts à participer dès dimanche à Vancouver au 23e congrès international de la Société de transplantation : médecins, chirurgiens, chercheurs et représentants de l’industrie pharmaceutique. Il sera question de cœurs, de reins, de foies et de dons d’organes. Ce n’est pas prévu au programme, mais ces spécialistes du monde entier seront aussi interpellés sur le cas particulier de la Chine, un pays qui pratique dix mille transplantations d’organes par an et qui reconnaît qu’une majorité de ceux-ci proviennent de condamnés à mort.
A la veille de cette réunion, la section suisse d’Amnesty International (AI) lance un appel aux entreprises du secteur afin qu’elles se dotent 'd’un code de conduite commun, soumis à des expertises indépendantes, pour éviter de se rendre complice d’abus' des droits de l’homme. 'C’est une occasion inespérée, ils seront tous ensemble', explique Danièle Gosteli Hauser, la responsable économie et droits humains à la section suisse d’AI.
L’appel vise en réalité prioritairement deux sociétés : Roche et Novartis, leaders mondiaux dans le développement de médicaments contre le rejet d’organes transplantés et pionniers sur le marché chinois. 'Nous espérons que ces deux entreprises prendront contact avec les autres groupes pharmaceutiques pour se doter d’un code de conduite, explique Danièle Gosteli Hauser. Ce serait un message très fort en direction du gouvernement chinois pour qu’il renforce l’application de sa législation sur les transplantations et le trafic d’organes.'
Le lucratif trafic d’organes en Chine a été mis en lumière en Suisse par le récent témoignage d’un ex-policier qui a demandé l’asile après avoir témoigné de la façon dont les prisonniers qu’il menait au peloton d’exécution partaient agonisants vers une clinique où des médecins prélevaient leurs organes (...). Ignorée du grand public, cette pratique est pourtant partiellement reconnue par les autorités de Pékin. Le vice-ministre chinois de la Santé, Huang Jiefu, a avancé le chiffre de 90 pour cent d’organes transplantés qui proviennent de condamnés à mort. Il a par ailleurs précisé, lors d’une conférence internationale, que c’était une erreur.
En mars 2007, la Chine s’est dotée d’une nouvelle réglementation qui interdit le commerce d’organes et oblige à obtenir l’accord du donneur. En août 2009, Pékin a mis en place un projet pilote de donation d’organes dans dix villes et provinces. Au niveau international, l’OMS et les professionnels de la branche suivent par ailleurs des règles éthiques très strictes. Alors pourquoi ce nouveau code? 'Il faut aller plus loin en matière de transparence pour identifier les sources de donneurs, explique Danièle Gosteli Hauser. La législation chinoise n’exclut pas explicitement les condamnés à mort en tant que donneurs. Or l’accord d’un condamné à mort n’est pas acceptable car il vit dans un univers coercitif et ne peut donner son consentement volontaire.'
Pour David Matas, un avocat récompensé au début de l’année par la section suisse de la Société internationale pour les droits de l’homme pour sa lutte contre le trafic d’organes en Chine, les codes de conduite des médecins sont insuffisants. 'Même si les Chinois disent que les organes ne proviennent pas de prisonniers, on ne leur demande pas d’en apporter la preuve. Souvent, les médecins chinois ne disent pas la vérité. L’industrie pharmaceutique ne fait pas d’enquête ou ne cherche pas à savoir. Il est clair que presque toutes les transplantations dans ce pays proviennent de prisonniers.' L’avocat canadien dit bien prisonnier. Car il pense qu’il n’y a pas que les condamnés à mort qui servent de réserves d’organes. Ses recherches l’ont amené à conclure que des détenus du mouvement spirituel Falun gong faisaient l’objet de prélèvement d’organes sans leur consentement et parfois au prix de leur vie.
Novartis observe un moratoire de ses tests cliniques de médicament antirejet en Chine. Son porte-parole, Satoshi Sugimoto, explique que Novartis 'soutient l’appel public international d’Amnesty' et travaillera à unir tous les acteurs pour 'les prochains pas'. Le groupe précise encore qu’il entend promouvoir le dialogue et l’éducation en Chine pour surmonter les défis éthiques de la donation d’organes.
Roche est pour sa part dans le viseur des ONG. En janvier, à Davos, l’entreprise s’est vu décerner par la Déclaration de Berne (DB) et Greenpeace Suisse un 'prix de la honte' pour ses 'pratiques non éthiques de transplantation'. Selon la DB, Roche testait alors son médicament CellCept sur quelque 300 organes transplantés dans diverses cliniques chinoises. La société bâloise n’a pas répondu aux sollicitations du Temps.
'Les études de Roche aujour d’hui en Chine sont absolument mineures et concernent 100 à 200 personnes, explique Franz Immer, le directeur de Swisstransplant. La situation des entreprises suisses est très claire : elles ne participent pas à un commerce d’organes de condamnés à mort. Leurs standards éthiques sont très élevés.' Se contenter des explications chinoises n’est-il pas une façon de se voiler la face? 'Il n’y a qu’en Europe que l’on peut tracer en toute transparence la source des organes. En Chine, les mentalités sont différentes, la valeur d’une personne n’est pas la même. Mais c’est inacceptable.' Le directeur n’a pas connaissance de Suisses qui auraient bénéficié d’une transplantation en Chine. Swisstransplant soutient l’appel d’AI. 'En Europe, les Etats ne veulent pas agir contre la Chine, précise Franz Immer. Car ils craignent les conséquences pour leurs relations économiques.'"
Article de Frédéric Koller

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/72759116-a71a-11df-aeb8-0c7af7c72949%7C0

Appel au gouvernement chinois et aux entreprises pharmaceutiques

"Du 15 au 19 août 2010, les dirigeant·e·s des entreprises pharmaceutiques rejoindront les expert·e·s du monde entier dans le cadre du 23e Congrès international de la Société de Transplantation (Transplantation Society), qui se tiendra à Vancouver.
La Section suisse d’Amnesty International lance un appel demandant au gouvernement chinois et aux entreprises pharmaceutiques, et en particulier à Roche et Novartis, de prendre toutes les mesures nécessaires pour éviter les violations de droits humains lors des transplantations d’organes en Chine. Les leaders des entreprises doivent faire preuve d’une diligence particulière afin de ne pas soutenir ou bénéficier, de façon directe ou indirecte, d’organes prélevés sur les condamnés à mort lors de la recherche et de la commercialisation de médicaments immunosuppresseurs. Il est nécessaire qu’ils se dotent de lignes directives communes, soumises à des expertises indépendantes, pour éviter de se rendre complices d’abus."