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Première transplantation d’une trachée artificielle

Des médecins suédois l’ont créée de toutes pièces avec des cellules souches du patient
"Bien sûr, on ne pourra jamais remplacer tous les organes. Mais la médecine régénérative progresse. Pour la première fois, en Suède, des médecins ont transplanté sur un patient une trachée artificielle construite à l’aide de ses propres cellules souches (lire). Cette prouesse tant chirurgicale que technologique ouvre la voie à la fabrication d’organes sur mesure. Elle s’affranchit aussi de la nécessité de trouver un donneur.
Le patient, un Erythréen de 36 ans, Andemariam Beyene, souffrait d’une tumeur de la taille d’une balle de golf dans la partie inférieure de la trachée. Son ablation seule aurait tué le patient, la section ôtée étant indispensable à sa survie. En outre, la grosseur de la tumeur commençait à entraver la capacité respiratoire de cet étudiant en géologie de l’Université d’Islande, à Reykjavik. Il y avait urgence, c’était en juin dernier, rapporte l’article qui paraît aujourd’hui dans la revue The Lancet.
Le professeur Paolo Macchiarini, spécialiste de chirurgie thoracique et un des pionniers de l’ingénierie tissulaire, propose alors l’inédit: construire une trachée à l’aide des cellules souches du patient sur un échafaudage artificiel (nanocomposite). Avec l’imagerie 3D, l’équipe de l’Institut Karolinska, à Stockholm, construit le modèle de la section à ôter et remplacer. Le modèle est utilisé pour fabriquer la matrice artificielle. Celle-ci est ensuite ensemencée à l’aide des cellules souches de la moelle épinière de Beyene et placée dans un bioréacteur. En deux semaines, les cellules peuplent l’échafaudage, construisant une voie aérienne fonctionnelle. La transplantation durera douze heures.
Cinq mois plus tard, le patient se porte bien. Utilisant les cellules du patient, la technique du professeur Macchiarini exclut toute forme de rejet et évite la prise de médicaments immunosuppresseurs. La création de matrice artificielle permet aussi de ne plus dépendre d’un donneur et de faire du sur-mesure, y compris pour les enfants. Paolo Macchiarini prépare du reste la même opération sur un enfant sud-coréen de 13 mois."

http://www.tdg.ch/premiere-transplantation-trachee-artificielle-2011-11-24

2 commentaires:

Catherine a dit…

Une greffe effectuée à l'aide d'une matrice bioartificielle

La revue américaine The Lancet a publié les résultats satisfaisants d'une greffe trachéo-bronchique à l'aide d'une matrice bioartificielle, réalisée par l'équipe du Pr Paolo Macchiarini de l'hôpital universitaire Karolinska de Huddinge (Stockholm). Les auteurs de cette innovation ont utilisé "un matériau reconstitué d'un polymère nanocomposite synthétique" qu'ils ont "ensemencé par des cellules mononucléaires autologues provenant de la moelle osseuse du receveur". Après l'opération, pour favoriser la prise de la greffe sur le patient et le remodelage in vivo de cette trachée artificielle, "le patient a été traité [...] pour mobiliser les cellules souches par G-CSF (filgrastim) et époétine bêta".

Cinq mois plus tard, le receveur, un homme de 36 ans qui était atteint d'un cancer des voies respiratoires, a pu reprendre ses activités.
Le Pr Macchiarini considère que cette greffe "représente une avancée supplémentaire" (Cf. Synthèse de presse du 11/07/11). Selon la revue The Lancet, cette approche apparaît comme une initiative "prometteuse face aux besoins cliniques de greffes bioartificielles", puisqu'elle constitue une alternative au don d’organes.

Le Quotidien du Médecin (Dr Béatrice Vuaille) 25/11/11 - AFP (24/11/11)

Gènéthique - Revue de Presse - 25/11/2011

tomalh a dit…

http://sante.lefigaro.fr/actualite/2016/09/08/25372-comite-nobel-eclabousse-par-scandale-medical

la suite de l'histoire... un test non autorise, patient non informe

"...
Les fraudes et dérapages éthiques d'un chirurgien italien devraient provoquer la démission de plusieurs membres du comité Nobel de médecine.

Il n'avait pas l'autorisation de l'agence du médicament suédoise, il n'avait pas l'accord du comité d'éthique, il n'avait pas non plus le consentement éclairé des patients qu'il a opérés. Et pourtant, le Dr Paolo Macchiarini, véritable Dr Frankenstein du XXIe siècle, a greffé une trachée bio-artificielle de son invention à trois patients, dont deux sont décédés depuis, au sein de l'hôpital universitaire Karolinska, en Suède. Tout auréolé de son recrutement par le prestigieux Institut Karolinska, celui-là même où l'on trouve les cinquante membres du comité Nobel, il a aussi sévi en Russie. Au total, huit patients ont servi de cobayes au chirurgien. Sept sont morts, le huitième est toujours hospitalisé..."