Merci de ne PAS poster de messages concernant la vente d'un organe et comportant des coordonnées téléphoniques, e-mail, etc. La loi française interdit la vente d'organes.

"Pourquoi interdire aux vivants d'offrir un rein ?"

Excellent article de Jean-Yves Nau ! Journaliste et docteur en médecine, Jean-Yves Nau a été en charge des questions de médecine, de biologie et de bioéthique au Monde pendant 30 ans. Il est notamment le co-auteur de "Bioéthique, Avis de tempête".

Ce geste peut sauver une vie, mais en France la loi rechigne à le faciliter.

"Mais qui êtes-vous donc ? L'un de ceux qui, coûte que coûte iront jusqu'à leur fin munis de leurs deux reins ? Ou l'une de ces personnes qui, le cas échéant, accepterait volontiers de son vivant l'offrande à un proche de l'un de ses reins?

Cas n°1: vous pouvez dormir sur vos deux oreilles.

Cas n°2: attendez-vous à souffrir (administrativement).

Car, contrairement à ce que vous pourriez imaginer, vous n'êtes pas, ici, libre de vos actes. L'Etat français veille : votre corps ne vous appartient pas et vous n'êtes pas autorisé à user comme il pourrait vous plaire des éléments qui le composent ; au grand dam de certains, puisque le don d'organe effectué de son vivant (rein, lobe de foie ou de poumon) peut désormais, grâce à la chirurgie de la greffe, prévenir nombre de morts prématurées. Plusieurs éléments d'actualité viennent de relancer cette controverse éthique riche d'enseignements.

Un don pratiquement sans danger
C'est aujourd'hui démontré avec la toute récente publication dans les colonnes du Journal of The American Medical Association (Jama) d'une étude sans précédent. On ne disposait jusqu'à présent que de réponses fragmentaires émanant de telle ou telle équipe utilisant telle ou telle méthode chirurgicale. Tel n'est plus le cas avec la publication de ce travail américain à partir des données émanant de plus de 80.000 donneurs de reins vivants. Conclusion: pas de risque chirurgical particulier.

'Donner un rein est sans danger, résume le Pr Dorry L. Segev, MD, Ph.D., spécialiste de chirurgie de transplantation au Johns Hopkins University School of Medicine qui a coordonné ce travail. Au départ, les donneurs vivants sont en bonne santé. Aussi la première priorité du chirurgien comme de l'ensemble de la communauté de la transplantation est-elle de s'assurer qu'ils le demeureront. Cette étude indique que cet objectif est atteint. Bien qu'il n'y ait jamais de garantie absolue en matière de chirurgie, faire le don d'un rein est plus sûr que pratiquement toutes les autres interventions chirurgicales.'

En pratique, le Pr Segev et ses collègues ont analysé les données du registre national américain, soit les dossiers médicaux de 80.347 donneurs vivants et ce pour une période comprise entre le 1er avril 1994 et le 31 mars 2009. Ils ont notamment recensé sur cette période de quinze ans un total de 25 décès dans les 90 jours après le prélèvement; soit un taux de mortalité de 3,1 pour 10.000. Ce risque était légèrement plus élevé dans certains sous-groupes connus pour être plus exposés que la moyenne à un risque chirurgical comme les hommes (5,1 décès pour 10.000 cas) et les Afro-Américains (7,6 décès pour 10.000 cas). Pour autant, même dans ces deux groupes, le risque apparaît très faible. A titre de comparaison, les auteurs rappellent que le risque de mortalité opératoire associé à l'ablation vésicule biliaire est à peu près six fois plus élevé (18 pour 10.000 cas), tandis que le risque lié à l'ablation d'un rein (pratiquée pour de strictes raisons médicales) est d'environ 260 pour 10.000 cas.

Aux Etats-Unis, les prélèvements de reins greffons chez des vivants a notablement augmenté ces dernières années, passant de 3.000 en 1994 à près de 6.000 en 2008. Et tout se passe comme si les personnes en insuffisance rénale (pour lesquelles l'indication de greffe a été portée) avaient de plus en plus fréquemment recours aux donneurs vivants. Il s'agit dans ce cas soit d'amis plus ou moins proches du malade soit de membres plus ou moins éloignés de sa famille. Ce phénomène est sans aucun doute la conséquence de la pénurie constante de greffons cadavériques. Mais il tient aussi au fait que les résultats en termes de survie des greffés sont meilleurs avec les greffons provenant des vivants que des morts.

Progrès chirurgicaux
L'Agence Reuters vient de rapporter la réalisation -le 1er février- du premier prélèvement de rein pratiquée, en Europe (et en France), via le nombril. Cette spectaculaire première est le fait de l'équipe d'urologie et de chirurgie de la transplantation de l'hôpital Edouard-Herriot de Lyon.'La nouvelle technique présente l'avantage de ne pratiquement pas laisser de cicatrice sur le donneur et de permettre une convalescence très rapide', a expliqué à cette occasion le Pr Xavier Martin, qui a dirigé cette intervention. Une telle approche pourrait selon lui aider à augmenter le nombre des prélèvements sur donneurs vivants en améliorant le confort du donneur, comme c'est le cas aux Etats-Unis. 'Le fait qu'il n'y ait pas de cicatrice et seulement quatre jours de traitement antalgique au lieu de vingt-six pour une intervention standard rassure les patients', souligne le Dr Sébastien Crouzet (Lyon) qui a passé huit mois à la Cleveland Clinic pour se former à cette nouvelle technique.

'En France, seuls un tiers des patients en attente de rein réussissent à être greffés', déplore le Pr Martin, qui rappelle que 90 pour cent des greffes se font à partir de greffons 'cadavériques'. La patiente lyonnaise prénommée Tiana, est âgée de 45 ans. Elle a donné l'un de ses reins à son mari, et à pu retourner à son domicile quatre jours seulement après l'intervention. 'J'ai aussitôt repris une vie normale et les douleurs se sont estompées très rapidement', assure-t-elle. 'On obtient de meilleurs résultats avec un donneur vivant, observe encore le Pr Martin. En cas de don cadavérique, la médiane de survie est de 15 ans, en cas de donneur vivant, de 22 ans.'

Des constats nullement anodins
La démonstration de l'innocuité des prélèvements de rein sur des vivants ne manquera pas d'être utilisée par tous ceux qui, à l'échelon international, participent au développement des trafics de prélèvements d'organes. Ces trafics consistent pour l'essentiel à rémunérer des personnes qui, pour des raisons économiques et nullement altruistes, en sont réduites à vendre (pour des sommes éminemment variables) l'un de leur rein ensuite greffé chez un receveur contre de substantielles rémunérations. Condamnée par l'OMS comme par de nombreuses institutions éthiques, cette pratique est sous-tendue par la pénurie croissante de greffons rénaux transplantables. Mais la démonstration de cette innocuité sera aussi utilisée par ceux qui estiment que plutôt que d'échouer à combattre de tels trafics, les autorités gouvernementales devraient organiser et encadrer cette activité chirurgicale et commerciale; une thèse régulièrement défendue dans les très libérales colonnes de The Economist.

L'insupportable paradoxe français
Les conclusions de la publication du Jama concernent aussi au premier chef les pays qui -comme la France- interdisent, avec succès, le développement sur leur sol d'une telle forme de marchandisation du corps humain. Des pays qui sont aussi, paradoxe, confrontés à une pénurie chronique de greffons disponibles. Pourquoi, face à une telle situation, ne pas faciliter le développement - hors commerce - du prélèvement sur donneurs vivants ? Pourquoi se limiter (ou presque) aux seuls prélèvements 'cadavériques' avec toutes les nouvelles et graves interrogations que suscitent les tentatives de redéfinition des critères de la mort?

Selon les derniers chiffres disponibles de l'Agence biomédecine fin 2008, plus de 30.000 personnes souffrant d'insuffisance rénale (d'un âge moyen de 70 ans) étaient, en France, soignées par rein artificiel (ou hémodialyse). A la même date, près de 27.000 personnes (d'un âge moyen de 54 ans) vivaient après une greffe de rein réussie. Entre 2003 et 2009 le nombre de personnes inscrites sur la liste d'attente de greffes de rein est passé de 5.249 à 6.859 tandis que, parmi elles, le nombre des décès passait de 136 à 201.

En France, plus de 90 pour cent des greffes sont effectuées avec des greffons prélevés sur des 'cadavres'. Aux Etats-Unis (où le taux de dons 'cadavériques' est le même qu'en France), les donneurs vivants de rein assurent en moyenne 40 pour cent des greffes rénales contre environ 7 pour cent en France. Pourquoi une telle différence ?

Les contraintes de la loi de bioéthique
Cette loi promulguée en 1994 et révisée en 2004 encadre de manière drastique la possibilité de tels dons :

Article L1231-1

'Le prélèvement d'organes sur une personne vivante, qui en fait le don, ne peut être opéré que dans l'intérêt thérapeutique direct d'un receveur. Le donneur doit avoir la qualité de père ou mère du receveur.
Par dérogation (...) peuvent être autorisés à se prêter à un prélèvement d'organe dans l'intérêt thérapeutique direct d'un receveur son conjoint, ses frères ou sœurs, ses fils ou filles, ses grands-parents, ses oncles ou tantes, ses cousins germains et cousines germaines ainsi que le conjoint de son père ou de sa mère. Le donneur peut également être toute personne apportant la preuve d'une vie commune d'au moins deux ans avec le receveur.
Le donneur, préalablement informé par le comité d'experts mentionné à l'article L. 1231-3 des risques qu'il encourt et des conséquences éventuelles du prélèvement, doit exprimer son consentement devant le président du tribunal de grande instance ou le magistrat désigné par lui, qui s'assure au préalable que le consentement est libre et éclairé et que le don est conforme aux conditions prévues aux premier et deuxième alinéas. En cas d'urgence vitale, le consentement est recueilli, par tout moyen, par le procureur de la République. Le consentement est révocable sans forme et à tout moment.

Article L1231-2

Aucun prélèvement d'organes, en vue d'un don, ne peut avoir lieu sur une personne vivante mineure ou sur une personne vivante majeure faisant l'objet d'une mesure de protection légale.'

Faut-il s'attendre à des changements ?
On pourrait le penser avec la toute prochaine révision de la loi de bioéthique. Cette révision fournira-t-elle l'occasion d'élargir le champ de cette pratique à un cercle familial plus large ainsi qu'aux amis des malades ? Rien n'est moins sûr, comme l'observe (et le regrette vivement) dans les colonnes de La Revue du Praticien Médecine Générale (datée du 23 février) le Pr Alain Tenaillon, ancien responsable du pôle stratégie-greffe, maintenant à la direction médicale et scientifique de l'Agence de la biomédecine :

'La philosophie utilitariste et le principe d'autonomie dominent aux Etats-Unis et en général dans les pays anglo-saxons ; alors qu'en France c'est l'approche kantienne et la déontologie qui priment. Ainsi le primum non nocere [avant tout ne pas nuire] semble empêcher toute intervention non justifiée par un intérêt thérapeutique direct. En outre, les principes d'anonymat et de gratuité pourraient être remis en question par le don du vivant qui pourrait faire l'objet de commerce. Si ces questions d'éthique sont importantes, il faut cependant arrêter de faire de chaque donneur vivant une victime ou un escroc en puissance. Le don du vivant est toujours ou presque une très belle histoire d'amour ou d'amitié et les dérives en France sont presque impossibles (...). Nos instances n'ont jusqu'à présent autorisé le don du vif que de façon subsidiaire par rapport aux dons cadavériques (...) : aucune campagne nationale n'a été réalisée sur ce thème en France, alors que tous les experts mondiaux s'accordent pour reconnaître que ce type de greffe est actuellement le meilleur traitement.'

Des voix s'élèvent
Comme souvent, l'expérience corporellement vécue par une personnalité cristallise l'attention sur un sujet superbement ignoré dans la sphère publique. C'est le cas ici avec Christian Baudelot, sociologue français de renom. L'initiative qu'il anime et fédère réunit des signatures que l'on ne saurait suspecter de participer à un trafic de marchandisation des corps humains. Pour autant, elle n'est pas sans susciter anticorps et résistances de diverses origines. En 2009, le Conseil d'Etat recommandait au législateur 'de ne pas faire évoluer le don entre personnes vivantes' en raison 'des risques de dérive marchande' et des 'pressions familiales'. Des risques que l'on ne saurait sous-estimer. C'est que 'l'amour et l'amitié' du Pr Tenaillon sont, en cas d'abcès, rarement les seules invitées à la barre. Rompre, pour les meilleurs raisons du monde, avec la sacro-sainte trinité éthique et laïque française ('anonymat, gratuité, bénévolat'), peut très vite ouvrir les vannes au commerce tarifé ; non plus celui des seules muqueuses de surface, mais bien un autre concernant des organes battant sous la peau. De ce point de vue, cette question nous ramène immanquablement à celle de la 'grossesse pour autrui' ou, plus précisément, du leasing utérin.

Le coup de gueule du Pr 'Max'
Auditionné le 10 juin 2009 à l'Assemblée nationale, le Pr Jean-Michel Dubernard (Max pour les intimes ou pas), spécialiste de la transplantation de renom international, a expliqué pourquoi il était toujours réticent aux dons offerts par des personnes vivantes. Ce député hors norme considère notamment qu''il est impossible d'éviter les pressions familiales'. Puis 'Max' eut ce mot, tellement chirurgical: 'Quand il y a mort d'un donneur, comme cela m'est déjà arrivé, c'est 100 pour cent pour notre gueule.'

Qui, de son vivant, oserait rire de cette apparente brutalité d'un pseudo-rustre lyonnais ? Le sociologue Baudelot ne comprend pas le chirurgien Dubernard. Et la réciproque est implicite. Pourquoi ? Jusqu'à quand ?"

Article de Jean-Yves Nau
http://www.slate.fr/story/18653/pourquoi-interdire-aux-vivants-doffrir-un-rein

"Les Eurodéputés prennent des mesures pour faciliter le don d'organes

"Dans un premier temps, les membres du Parlement européen appellent chaque pays à désigner des autorités qui seront responsables de la qualité et des normes de sécurité des organes dédiés à la transplantation.

Les autorités désignées devront collecter toutes les données relatives aux résultats des greffes et superviser les échanges d'organes entre les différents Etats membres. En outre, les membres du Parlement européen sollicitent une protection accrue des patients et des donateurs. 'La confidentialité des données des patients doit être respectée conformément aux règles nationales'.

Le Parlement européen invite également les Etats membres à donner l'opportunité aux citoyens de s'inscrire sur un registre de donateurs et à envisager une inscription en ligne sur des registres de donateurs nationaux ou européens. Enfin, les membres du Parlement proposent d'inclure des références sur la carte d'identité afin de savoir rapidement si le détenteur de la carte est un donneur d'organes."

http://www.magazine-avantages.fr

Le coeur artificiel entre en bourse !

BFM - Good morning business - 7h40 : LE COEUR ARTIFICIEL ENTRE EN BOURSE
Le Dr Philippe Pouletty, Directeur Général de Truffle Capital et membre du Conseil d’administration de Carmat était interviewé ce matin sur BFM, la radio de l’éco, par Stéphane Soumier, dans l’émission "Good morning business". Pour Stéphane Soumier, il s’agit d’une véritable révolution ! L’industrialisation des organes artificiels va venir remplacer la transplantation. "Il y aura du boulot pour nous convaincre !", lance-t-il au Dr. Philippe Pouletty, de la société Carmat, une PME française (Levallois-Perret), qui fabrique ce coeur artificiel. Cette société entre en bourse aujourd’hui, afin de financer la phase d’essais cliniques visant à évaluer le coeur chez l’homme. Cette phase d’essais cliniques doit démarrer prochainement, suite à la levée des fonds qui seront obtenus avec l’entrée en bourse. La fabrication de ce coeur artificiel devrait démarrer en 2012.

Truffle capital est une société spécialisée dans l’investissement dans les biotechnologies. Son Directeur Général, le Dr. Philippe Pouletty, est un vétéran de l’investissement dans les biotechnologies, qu’il pratique depuis 1989, date à laquelle il démarra cette activité en Californie.

Ce coeur artificiel, raison d’être de la PME française Carmat, est à l’origine d’une coopération entre le Pr. Alain Carpentier et le groupe Lagardère (lire).

Le cœur artificiel du Pr. Alain Carpentier n’est pas à confondre avec l’assistance ventriculaire ou l’assistance circulatoire. De même, à la différence des cœurs artificiels actuels, il ne sera plus question de se promener branché en permanence à une console extérieure. Non, la batterie sera à l’intérieur même de ce cœur artificiel, alimenté par des recharges extérieures, en attendant une transplantation cardiaque.

Présenté à la presse fin octobre 2008, le coeur artificiel est une petite coque ovoïde de matière synthétique blanche, truffée d’électronique et de biomatériaux, qui palpite au rythme de 90 pulsations par minute, 24 heures sur 24. Il aura fallu 20 ans au Professeur Carpentier pour mettre en place un premier prototype. Si l’assistance circulatoire, sous forme de pompe de la taille d'un stylo, est déjà au point pour répondre à de nombreux cas d’insuffisance cardiaque, aidant ainsi le coeur de nombreux patients à récupérer, leur évitant la transplantation cardiaque, le coeur artificiel du Pr. Alain Carpentier est un projet sur le moyen terme. De nombreuses étapes doivent encore être franchies.

Pour suivre toutes les étapes du développement de ce coeur artificiel :

==> http://canalacademie.com/spip.php?article3877

Revenons à cette interview du patron de Truffle Capital par Stéphane Soumier, sur BFM.

Le coeur artificiel de Carmat coûterait 100.000 EUR pièce. L’entrée en bourse marque une étape importante, puisque pour la première fois dans l’histoire de la médecine, une logique industrielle pour un organe artificiel humain est mise en place, visant à se substituer à une médecine de remplacement (les transplantations d’organes) qui, elle, ne peut pas être industrialisée. Plus de 300 greffes du coeur sont réalisées en France chaque année, et le problème de pénurie de coeurs à greffer subsiste. Il y a des dizaines de milliers de malades en insuffisance cardiaque terminale, des gens qui s’écroulent dans la rue suite à un infarctus massif. La transplantation cardiaque ne peut répondre à tous ces problèmes, à toutes ces demandes. Stéphane Soumier voit dans cette avancée médicale un enjeu humain très fort : on passerait ainsi de la logique de la santé à celle du business ! Le Dr. Pouletty a rappelé que c’est dans le "medical device" que le taux de croissance des entreprises est le plus significatif. Le coût de la transplantation cardiaque est aussi très élevé, mais on peut raisonnablement penser que le coût d’un coeur artificiel reste, pour l’heure, bien plus élevé que le coût d’une transplantation. D’après le Dr. Pouletty, cet obstacle financier majeur pourrait être surmonté car le coeur artificiel ne sera bien sûr pas la solution pour tout un chacun. Reste à savoir si ce coeur artificiel fonctionnel aura réellement un coût comparable a celui d’une transplantation. L’assistance circulatoire mécanique présente une solution de bien moindre coût à l’heure actuelle. On peut se demander comment le coût d’un coeur artificiel pourrait rejoindre celui d’une assistance circulatoire mécanique permettant, elle aussi, d’éviter la transplantation cardiaque, tout en étant déjà opérationnelle, alors que le coeur artificiel n’est pas encore sur le marché, loin s’en faut.

Le Dr. Pouletty a souligné que le coeur artificiel pourra suivre le patient dans l’effort, car son débit peut atteindre 9 litres par minute.

Le coeur artificiel, le foie artificiel, le rein ou encore le pancréas artificiel : à terme, tout cela est donc envisageable. A quel prix ? Pour le Dr. Pouletty, il y a là une "très belle aventure médicale et industrielle", une odyssée moderne qui est "une question de technologie, de moyens financiers et de temps".

France Biotech
Dr. Pouletty et Stéphane Soumier : "A-t-on assez de courage en France pour financer de tels outils ? Comment maintenir la longueur d’avance que nous avons actuellement ? Des concurrents existent", mais "pour l’instant, les équipes étrangères se heurtent à un problème de taille : la formation de caillots dans le sang. En effet, le sang, à la rencontre d’un corps étranger, coagule. Une difficulté résolue par l’équipe d’Alain Carpentier." Oseo a donné un grand "coup de pouce" financier à Carmat. Maintenant, il appartient "au public, aux fonds capital-risque et à l’épargne d’accompagner cette aventure du coeur artificiel."

La chirurgie par le trou de la serrure ("keyhole surgery") :
On se rappelle l’aventure de la chirurgie assistée par ordinateur avec le système de chirurgie da Vinci TM, qui a vu le jour en Californie, dans les années 2000, avec la société Intuitive Surgical Inc., développant, fabriquant et commercialisant ces systèmes ... à plus d’ 1 million d’Euros pièce ! Le coût élevé de ce système de chirurgie assistée par ordinateur, permettant les pontages coronariens simples "à coeur battant" (en chirurgie mini invasive, sans ouverture du thorax), mais aussi et surtout les opérations de la prostate (prostatectomie) par de simples petites ouvertures qui sont pratiquées pour laisser entrer les instruments (ce qui est toujours mieux qu’une grande cicatrice, surtout pour les suites post-opératoires) a freiné le développement de la chirurgie mini invasive en France, où il existe une bonne trentaine de systèmes da Vinci TM, mais ... guère plus. On imagine mal les hôpitaux financer un tel coût à large échelle ! Les malades devant subir une ablation de la prostate (prostatectomie) sont plus souvent opérés en coelioscopie qu’en chirurgie assistée par ordinateur. La "coelio" est également une forme de chirurgie mini invasive, bien moins coûteuse que la chirurgie assistée par ordinateur avec le système da Vinci TM de la société Intuitive Surgical, aujourd’hui seul acteur sur ce marché hyper spécialisé.

Souhaitons meilleure fortune au coeur artificiel du Pr. Alain Carpentier, mais rappelons-nous qu’en 2000, on prédisait la présence d’un système de chirurgie assistée par ordinateur da Vinci TM dans chaque hôpital ou chaque clinique (ou presque) : pour la chirurgie cardiaque, digestive, urologique, pédiatrique. Aujourd’hui, c’est encore loin d’être le cas, pour des raisons financières avant tout. Le coeur artificiel du Pr. Alain Carpentier, face à la concurrence de l’assistance circulatoire mécanique, sous forme d’une pompe directement implantée dans le coeur, de la taille d’un stylo, pourrait bien se retrouver dans une position semblable à celle du système de chirurgie assistée par ordinateur da Vinci TM face à son principal concurrent, la chirurgie coelioscopique, bien plus répandue car bien moins chère, et apportant, pour certains organes comme la prostate, des résultats post-opératoires quasi similaires ...

Chine : L’Agenda caché d’une Conférence médicale pour dissimuler les atrocités de prélèvement d’organes

A lire absolument !

http://fr.clearharmony.net

Cœur artificiel : Carmat prépare son entrée en bourse, sur Alternext

http://www.innovationlejournal.com
Cette entrée en bourse a lieu ce matin, 17/03/2010.

Le coeur artificiel implantable de Carmat, une prothèse biocompatible avec le coeur humain.

© Carmat

"La jeune entreprise innovante Carmat porteuse d’un projet collaboratif de développement d’un cœur artificiel entièrement implantable, souhaite selon l’un de ses principaux actionnaires réaliser une levée de 15 à 20 M EUR pour financer ces premiers essais cliniques.

Selon le quotidien Les échos daté du lundi 15 mars, la société Carmat préparerait son introduction sur le marché Alternext qui permet aux PME de lever des capitaux dans la zone euro. Hier, l’entreprise qui développe un cœur artificiel totalement implantable, n’a pas souhaité commenté cette information qui avait été révélée à nos confrères par le fonds Truffle capital. 'Nous prévoyons une levée de fonds significative de l’ordre de 15 à 20 M EUR, à laquelle Truffle capital participera', avait déclaré Phlippe Pouletty, son directeur général. Ce fonds est aux côtés de la Fondation du professeur Alain Carpentier (le père du cœur implantable) et d’EADS, l’un des trois principaux actionnaires de cette jeune entreprise innovante créée en 2008 en Ile-de-France."

Une aide d’Oséo autorisée par la Commission européenne

"Oséo avait sélectionné le projet Carmat dans lequel plusieurs autres partenaires scientifiques et industriels sont impliqués, au titre de ses aides en faveur de l’Innovation stratégique industrielle. Cette aide de 33 M EUR versée sur 5 ans pour 14,5 M EUR sous forme d’avances remboursables et pour le reste par le biais de subventions, avait été autorisée par le Commission européenne en juin 2009. La levée de fonds envisagée aujourd’hui permettra de financer les essais cliniques de cette prothèse biocompatible avec le corps humain comme l’ont démontré les essais réalisés en phase préclinique. L’introduction sur Alternext survient alors que l’entreprise n’a pas obtenu de financements auprès du Fonds stratégique d’investissement (FSI) qui s’implique dans des projets plus avancés. Carmat est destiné à remplacer le cœur des patients atteints d’insuffisance cardiaque et nécessitant une transplantation."

La success story de Carmat PME de Levallois-Perret, spécialisée dans les coeurs artificiels

http://www.rtl.fr

"Fabriquer de toutes pièces un cœur de rechange pour les grands malades,; c'est le pari de Carmat, une PME française. Le projet est spectaculaire. Mais est ce que cela tient vraiment la route ? La chronique de Christian Menanteau."

"Je crois qu'on tient, là, en fait, une histoire exceptionnelle et cela pour, au moins, trois raisons :

- La raison médicale que vous avez évoquée. Il s'agit, en effet, de fabriquer un cœur artificiel autonome qui va remplacer le cœur naturel d'un patient atteint d'insuffisance cardiaque sévère. Et cela de façon définitive. Il y a 300 à 400.000 personnes concernées chaque année.

- Un défi scientifique, bien sûr. Il faut créer une machine ultra-sophistiquée, miniaturisée mais fiable et tolérée par le corps humain.

- Enfin, c'est ce défi économique qui est étonnant. Il y a là une innovation de rupture, capable de transformer une PME en leader mondial d'un marché qui est évalué, quand même, à un milliard d'euros par an. Le type de société qui manque cruellement en France et qui fait la force de l'Allemagne.

Ça fait rêver. Qui anime, qui finance cette PME ?

Des défricheurs, des pionniers. Comme toujours, c'est une histoire d'hommes. Carmat - cette PME - est née de la rencontre, il y a quelques années, de Jean-Luc Lagardère, un grand industriel, patron de Matra Défense puis d'EADS, et d'un pur talent de la médecine française, le professeur, Alain Carpentier, star mondiale de la cardiologie. Il enseigne à New York. Il a raflé toutes les récompenses possibles et, surtout, il a inventé et breveté les valves cardiaques biologiques.

Mais aussi génial soit-il, il avait dû, à l'époque de cette invention, exiler son talent aux Etats-Unis pour la faire aboutir. Du coup, ces valves s'appellent, désormais, Carpentier-Edwards. Pour éviter un nouveau gâchis, Jean-Luc Lagardère, qui était peut-être un de ses patients, à l'époque, décide de mettre à son service des cracks des très hautes technologies de ses laboratoires de l'aéronautique et de l'espace. Et l'affaire, du coup, est lancée.

Les premiers fonds sont rassemblés et OSEO, la banque des PME, met 33 millions d'euros sur la table. C'est la plus grosse somme jamais déposée dans une PME. Et, depuis, Carmat trace sa route. Il y a, aujourd'hui, 35 médecins, biologistes, ingénieurs en matériaux, en électronique embarquée. La conquête de l'espace et ce cœur artificiel sont très proches. C'est un minuscule satellite, il est complexe. Il évolue en milieu hostile et sans réparation possible.

Et la prochaine étape ?

Si tout va bien, c'est la place de leader mondial. Pour l'instant, cette innovation n'a aucun concurrent dans le monde. Bien évidemment, il reste quand même pas mal d'obstacles à franchir.

- D'abord, il va falloir passer par la case 'Bourse'. Il faut ramasser beaucoup d'argent jusqu'à la mise en service du prototype, en 2011. Obtenir un label européen. Lancer la commercialisation, en 2013.

- Et puis, le prix de ce coeur va être fixé. Il sera comparable - m'a-t-on dit - au coût global assuré par la Sécurité Sociale d'une transplantation classique avec un donneur. C'est-à-dire, de 150.000 à 200.000 euros."

Greffe du coeur : Un docu-fiction pour France 2

France 2 prépare un docu-fiction sur la greffe du coeur. Intitulé "Mon coeur qui bat", il suivra le parcours fictif d'une malade, en y intégrant récits réels et images scientifiques.

"On apprend par nos confrères de TV Grandes Chaînes que France 2 et Escazal Films tournent actuellement Mon coeur qui bat, un docu-fiction sur la greffe du coeur. Sa future diffusion est prévue en prime time sur France 2. On y suivra le parcours fictif d'une jeune malade en attente de greffe, incarnée par Salomé Stévenin. L'actrice rejoint Sophie Revil, une productrice qu'elle connaît bien puisque les deux femmes ont déjà travaillé ensemble sur les fictions télé La cour des grands et Clara, cet été là. On doit également à Sophie Révil la série Les petits meurtres d'Agatha Christie.

Mon coeur qui bat prend le parti de mêler fiction et réalité afin de donner à ce document une dimension pédagogique et informer le téléspectateur sur les dons d'organes. En parallèle à l'histoire fictive, on découvrira les témoignages émouvants de mères de donneurs et de l'équipe médicale de l'hôpital Georges Pompidou à Paris. Le tout sera agrémenté d'images d'archives et de synthèses illustrées par des explications scientifiques."

http://www.programme-tv.net

Dr. Véronique Fournier : "Le bazar bioéthique. Quand les histoires de vie se cognent à la moralité publique" (Robert Laffont, "Le monde comme il va")

Parution de ce livre le 22 mars 2010

"La bioéthique est d'abord une affaire d'hommes et de femmes, d'histoires singulières plutôt que de grands principes désincarnés".

"Vouloir un enfant alors que l'on est stérile, malade ou mourant, sauver la vie de celui que l'on aime au risque de perdre la sienne en donnant un organe, vouloir être un homme quand on est né femme ou l'inverse, sont autant d'épreuves de vie qui façonnent, au sens où elles détruisent et construisent à la fois, les individus qui les affrontent. La rencontre avec ces hommes et ces femmes, ainsi qu'avec les médecins qui les reçoivent, est au coeur de ce que l'on appelle l'éthique clinique.
Le Centre d'éthique clinique, unique en France, a été créé par Véronique Fournier en 2002. Constitué de médecins, de philosophes, juristes et sociologues, le Centre ne travaille que sur des situations concrètes (contrairement au Comité consultatif national d'éthique) dont patients et médecins le saisissent. Il ne s'agit plus de philosopher de haut ou de loin sur les questions éthiques que posent ces situations, mais d'accompagner dans leurs interrogations, doutes et malaises existentiels s'ils en ont, ceux qui les vivent, jusqu'à ce qu'un choix se fasse, que soit prise la moins mauvaise des décisions.

A l'image de la démarche du Centre d'éthique clinique, le livre de Véronique Fournier est d'abord un vivier d'histoires vécues, de dilemmes, drames ou joies extrêmement intenses auxquels chacun de nous peut être un jour confronté. C'est aussi une plongée passionnante dans le concret de la médecine, au carrefour entre progrès scientifique et lutte pour la vie. C'est enfin la défense d'une médecine humaine et généreuse, qui privilégie l'individu plutôt que le collectif, le juste plutôt que le bien, la solidarité plutôt que l'égalité."

"Véronique Fournier est cardiologue et médecin de santé publique. Elle commence sa carrière dans ce dernier domaine et publie L'Hôpital sens dessus dessous (Michalon, 1996). Après plusieurs années d'expérience humanitaire, notamment avec Médecins du monde, elle rejoint en 1999 le cabinet du ministre de la Santé Bernard Kouchner. Elle prend alors en charge la préparation de la loi "Droits des malades" et la révision de la loi bioéthique. Ces sujets l'incitent à créer en 2002 le Centre d'éthique clinique de l'hôpital Cochin à Paris, qu'elle continue de diriger aujourd'hui."

Renseignements fournis par les Editions Robert Laffont, collection "Le monde comme il va".

Don d'organes en Corse : les élèves de collège sensibilisés à la question du don d'organes

http://www.corsematin.com

CHU de Nancy : Donneur vivant de rein : 100e prélèvement par robot chirurgical

La Lettre "Réseau-CHU" - N° 512 - 16 mars 2010

Petit rappel : la durée de vie moyenne d'un greffon rénal prélevé sur donneur "décédé" est de 10 à 12 ans, tandis que la durée de vie moyenne d'un greffon rénal prélevé sur donneur vivant (on a deux reins mais on n'a besoin que d'un seul pour vivre) est largement supérieure : 20, 25, 30 ans ! En France, le don de rein de son vivant est une pratique encore peu développée. Le CHU de Nancy est pionnier en la matière. Le gouvernement souhaite voir s'étendre la pratique de don de rein de son vivant, car la liste des patients en attente de rein augmente très rapidement : sur les 14.400 patients en attente de greffe en 2009, une très large majorité attend un rein ! Le CHU de Nancy opère le donneur vivant, afin de prélever un rein, en chirurgie mini invasive. Moins de douleur post-opératoire, temps de récupération plus court, cicatrice moins visible ...

"Le CHU de Nancy a franchi en 2010 le cap du 100e prélèvement de rein sur donneur vivant effectué avec robot chirurgical. Huit ans après sa première intervention et alors que le nombre d'insuffisants rénaux et de candidats à la greffe augmentent, l'établissement hospitalo-universitaire lorrain maintient son leadership national et européen. Explications sur les bénéfices de cette technique opératoire pour le donneur, le receveur et l'équipe chirurgicale par le Pr Jacques Hubert, chirurgien référent au CHU de Nancy.

Premier centre expert européen en matière de robotique chirurgicale et site pilote pour le prélèvement rénal sur donneur vivant, le CHU de Nancy et ses équipes réalisent deux interventions de ce type par mois. 'L'ensemble des donneurs vivants suivis au CHU bénéficie de la technique opératoire avec le robot Da Vinci', précise le Pr Jacques Hubert qui pratique les prélèvements et les transplantations rénales en étroite collaboration avec le service Néphrologie du CHU et son responsable le Pr Luc Frimat et le Pr Michèle Kessler en charge du programme de greffe avec donneur vivant.

En effet, avant d'envisager la greffe, il faut remplir un certain nombre de conditions qui portent notamment sur la nature des liens entre donneur et receveur. 'Le cercle des donneurs vivants apparentés a été élargi par la loi de bioéthique de 2004', explique le Pr Kessler. Peuvent donner : les père et mère, frère et soeur, grands-parents, oncle et tante, cousin(e) germain(e), conjoint du père et de la mère, fils et fille, conjoint et toute personne portant la preuve d'une vie commune d'au moins deux ans avec le receveur.

'Une série de bilans et d'examens psychologiques et cliniques approfondis est ensuite menée par les médecins néphrologues du CHU pour déterminer si oui ou non la greffe est possible', indique le Pr Kessler.

Le couple donneur-receveur est hospitalisé la veille de l'intervention en Néphrologie ; le donneur est installé en salle d'opération le lendemain matin vers 8h et sort du bloc entre 11h et 13h, selon la complexité du cas. Le prélèvement du rein par robot présente de nombreux avantages pour les patients mais aussi pour l'équipe chirurgicale.

'Grâce au robot, le donneur a la garantie d'une cicatrisation plus rapide avec un résultat moins visible et d'une douleur post-opératoire atténuée, assure le Pr. Hubert. Son séjour à l'hôpital dure moins d'une semaine et il peut reprendre une activité professionnelle au bout d'un à deux mois. Le robot permet d'obtenir un greffon de grande qualité qui fonctionne quasiment immédiatement, poursuit le chirurgien, si bien que l'arrêt total des dialyses pour le receveur est possible immédiatement après la transplantation.' C'est d'ailleurs la qualité de dissection très fine rendue possible grâce au robot qui intéresse l'équipe médicale. 'Le greffon ne nécessite plus de préparation particulière si ce n'est un lavage au produit glacé pour la conservation, explique le Pr Hubert. Ainsi la transplantation rénale est effectuée à deux heures d'intervalle du prélèvement.'

Durées d'hospitalisation raccourcies, utilisation moindre de dispositifs médicaux et autres produits : des points positifs qui vont dans le sens d'une prise en charge améliorée du patient et aussi d'une gestion médico-économique optimisée pour l'établissement. Si la technique est encore peu répandue en France, l'intérêt qui lui est porté dépasse les frontières : l'équipe nancéienne a reçu récemment la visite de chirurgiens hollandais souhaitant développer le prélèvement par robot dans leur établissement de Rotterdam.

En plus de la technique de chirurgie mini-invasive du robot, deux autres méthodes sont actuellement utilisées dans les centres de transplantations français : le prélèvement par chirurgie 'à ciel ouvert' (chirurgie traditionnelle ou invasive, Ndlr.) et le prélèvement par coelioscopie classique (chirurgie mini invasive, sans assistance par ordinateur, Ndlr.) Dans le cadre du programme STIC (Soutien aux Technologies et Innovations Coûteuses) du Ministère de la Santé, l'équipe du CHU de Nancy va conduire une étude multicentrique comparant ces trois méthodes ; les résultats devraient permettre d'asseoir la plus-value de la robotique chirurgicale pour le prélèvement rénal sur donneur vivant."

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