Merci de ne PAS poster de messages concernant la vente d'un organe et comportant des coordonnées téléphoniques, e-mail, etc. La loi française interdit la vente d'organes.

Plus de 300 000 enfants chinois, dont 120 000 orphelins, ont reçu une assurance maladie gratuite couvrant le traitement de 12 maladies graves, dans le cadre d'un programme lancé conjointement par le ministère des Affaires civiles et la Fondation des assurances pour enfants de Chine (FAEC).

"Plus de 300 000 enfants chinois, dont 120 000 orphelins, ont reçu une assurance maladie gratuite couvrant le traitement de 12 maladies graves, dans le cadre d'un programme lancé conjointement par le ministère des Affaires civiles et la Fondation des assurances pour enfants de Chine (FAEC).

Dans le cadre de ce programme, la FAEC a offert un an d'assurance maladie à plus de 17 000 orphelins de la région autonome Hui du Ningxia, de la région autonome du Tibet, de la province du Fujian et de Shanghai et à plus de 6 000 enfants de Yushu, une préfecture tibétaine dans la province du Qinghai dévastée par un séisme en avril 2009.
Cette assurance sera effective à partir du 1er janvier 2011. Chaque enfant est couvert à hauteur de 100 000 yuans avec une prime annuelle de 50 yuans (environ 7,5 dollars), a annoncé jeudi Song Liying, le chef du comité d'administration de la FAEC.
'Nous prévoyons de couvrir également des orphelins des provinces de Hainan et du Jilin, et de la municipalité de Chongqing', a poursuivi Song Liying.
Les 12 maladies couvertes sont les tumeurs malignes (dont la leucémie), les transplantations d'organes et de cellules souches, l'insuffisance rénale aiguë, l'anémie aplastique, les tumeurs céréales bénignes, l'hépatite aiguë, les séquelles d'encéphalites ou de méningites, la paralysie infantile, l'arthrite rhumatoïde juvénile sévère, les formes graves de la maladie de Kawasaki, la myasthénie grave, et le diabète sucré insulino-dépendant.
La fondation va distribuer des cartes d'assurance aux enfants par le biais des départements locaux des affaires civiles.
'Nous prévoyons d'étendre le système d'assurances maladie gratuit aux 360 millions d'enfants en Chine. Les orphelins et les enfants de familles dans le besoin sont la priorité absolue de notre programme', a poursuivi Song Liying.
Une enquête menée en 2005 par le ministère des Affaires civiles révèle que la Chine comptait environ 573 000 orphelins de moins de 18 ans.
La FAEC a été fondée en avril 2009 par la Fondation des enfants et des adolescents de Chine. Elle est la première fondation philanthropique en Chine. Le grand public et les entreprises peuvent faire des dons en ligne ou par SMS, ou dans les banques et les bureaux de poste.
Les informations sur les moyens d'effectuer des dons sont disponibles sur le site ljl.cctf.org.cn."
http://www.chine-informations.com/actualite/chine-plus-de-enfants-recoivent-une-assurance-maladie_25962.html

Les Journées de l'Agence de la biomédecine : 23-24/05/2011


Informations sur le site de l'Agence de la biomédecine.

La proposition de loi n° 659 relative à l’aide active à mourir sera présentée par Jean-Pierre Godefroy sera discutée au Sénat

Madame, Monsieur,


Vers le 20 janvier 2011, la proposition de loi n° 659 relative à l’aide active à mourir présentée par Jean-Pierre Godefroy sera discutée au Sénat.

En vous présentant ce premier dossier thématique, le Collectif Plus digne la vie propose, cette fois encore, des approches qui permettent de mieux cerner les enjeux d’un choix de société qui affecte nos principes fondamentaux et notre relation de responsabilité à la personne vulnérable dans la maladie.

Vous retrouverez début janvier d'autres développements sur le site du Collectif, mais naturellement dès à présent vos textes que vous souhaiteriez que nous diffusions seront accueillis avec attention.

Nous vous souhaitons d'excellentes fêtes de fin d'année et vous assurons de nos sentiments les meilleurs.

Pour le Conseil exécutif.

Professeur Emmanuel Hirsch, Directeur de l'Espace Ethique de l'Assistance Publique des Hôpitaux de Paris (AP-HP)

Le gouvernement malien autorise la greffe d'organe

"Le conseil des ministres du Mali a adopté un décret autorisant des établissements hospitaliers à effectuer des prélèvements et les greffes d'organes, de tissus et de cellules humains et un autre portant création du Comité national des greffes, annonce un communiqué officiel publié mercredi soir.
'La greffe d'organes, de cellules et de tissus humains constitue de nos jours la méthode de traitement la plus complète pour restituer dans des conditions physiologiques idéales, les fonctions des organes en détresse', souligne le communiqué du conseil des ministres.
Une loi relative au prélèvement et à la greffe d'organes, de tissus et de cellules humains a été adoptée en juin 2009.
Selon le Pr Mahamane Kalil Maïga, chef de service néphrologie au CHU Point G, les greffes d'organes les plus courantes sont celles du rein, du pancréas, du foie, du coeur, de la cornée, de la peau et de la moelle."

Sida : un patient guéri après une greffe de moelle ?

http://news.doctissimo.fr/sida-un-patient-gueri-apres-une-greffe-de-moelle-_article7556.html

World-first in animal-to-human transplantation

Xenotransplantation:
A world-first type 1 diabetes treatment using insulin-producing cells grown in pigs has been approved for sale in Russia. Professor Bob Elliott, an Australian working in New Zealand, said two hospitals in Russia may provide the new treatment next year.
Initially, the therapy would cost about A$150,000 per patient, but Elliott says “that will go down as we get an economy of scale”, and that the treatment “makes a huge difference” to dealing with the condition. Type 1 diabetes is a genetic condition where the pancreas stops producing insulin, requiring a person to inject it many times a day while closely watching their blood glucose levels with periodic finger-prick tests.
Prof Elliott’s groundbreaking Diabecell treatment, from Living Cell Technologies Ltd, is the first xenotransplantation (animal to human) treatment in the world to be approved for sale by a major industrialised nation. It takes insulin-producing cells from a special breed of pig and encases them, so they can be transplanted into humans without the need of immunosuppressant drugs.
Two patients who took part in a clinical trial were able to stop injecting insulin for six months. "This is not a cure for type 1 diabetes, but it will make it easier to control," Prof Elliott says. Some diabetics develop hypoglycaemia unawareness, a condition that causes many diabetes-related deaths as blood glucose can plummet rapidly and go undetected until a person becomes unconscious. The treatment rules out this risk. “Their diabetes becomes easier to control with fewer highs (in blood glucose), fewer lows, and if they have unaware hypoglycaemia we can pretty much guarantee to get rid of that. It makes a huge difference to their lives." ~ Sydney Morning Herald, Dec 15
http://www.bioedge.org/index.php/bioethics/bioethics_article/9353/

kosovo: Murdering Serb prisoners for their organs during the 1999 civil war?


Was Kosovo's recently re-elected Prime Minister involved in murdering Serb prisoners for their organs during the 1999 civil war? An official report from a committee of the Council of Europe said this week that there is enough evidence to warrant further investigation. This was angrily repudiated by Hashim Thaci, the prime minister, as defamatory and as Serb propaganda. These rumours had been thoroughly discredited many times, he told a press conference in Pristina.
The report, by Swiss politician Dick Marty, says that there are "numerous indications" that organs were removed from some prisoners of the Kosovo Liberation Army in 1999. Mr Thaci, a former KLA commander, was accused of being "the boss" of a mafia-like criminal organisation involved in heroin dealing and organ trafficking.
According to the Guardian, which received an advance copy, the report says: "The testimonies on which we based our findings spoke credibly and consistently of a methodology by which all of the captives were killed, usually by a gunshot to the head, before being operated on to remove one or more of their organs."
The organ trafficking seems to have continued after the war. Seven men were charged this week in Pristina this week. Poor people from Moldova, Kazakhstan, Russia and Turkey were promised up to €14,500 for their organs.  The recipients, who came from Canada, Germany, Poland and Israel, paid between €80,000 and €100,000 for them. But the donors were never paid, European Union prosecutor Jonathan Ratel told Pristina District Court. Five of the seven were doctors.
The gruesome story is extremely murky, but this week's developments support claims made by Carla Del Ponte, a former United Nations war crimes prosecutor, in a 2008 book. ~ Guardian, Dec 14
http://www.bioedge.org/index.php/bioethics/bioethics_article/9352/

Quel usage scientifique de l'embryon dans les nouvelles lois bioéthiques ?

http://www.libertepolitique.com/respect-de-la-vie/6425

La greffe de rein est économiquement rentable

Le saviez-vous ?

Publié le vendredi 17 décembre 2010 à 09H03
"La greffe permet de suppléer à une défaillance d'organes comme le rein, le foie, le cœur, les poumons…", a expliqué le Dr Pierre Clavel, néphrologue.
L'an dernier, 2 826 greffes de reins ont été réalisées. "Une réussite inégalée", selon ce néphrologue.
Par comparaison, 1 047 greffes de foies ont été effectuées en 2009, 21 cœurs poumons.
Taux de survie à 5 ans : 81,4 % des greffons rénaux. Selon le Dr Pierre Clavel, "dès la seconde année, la greffe s'avère être le traitement le moins coûteux".
L'hémodialyse s'élève en moyenne à près de 89 000 euros par an. La dialyse péritonéale coûte environ 64 500 euros par an.
La greffe de rein coûte, elle, environ 86 500 euros l'année de la transplantation et 20 000 euros les années de suivi.
L'année de la greffe, les dépenses de pharmacie s'élèvent à plus de 11 000 euros et les transports, à environ 5 500 euros. Les années suivantes, les dépenses diminuent et se partagent entre les frais d'hospitalisation (9 800 euros) et de pharmacie (7 700 euros).
http://www.lunion.presse.fr/article/autres-actus/le-saviez-vous-5

Greffes : L'hôpital veut participer à « la chaîne de la vie »

Greffes / L'hôpital veut participer à « la chaîne de la vie »

Publié le vendredi 17 décembre 2010 à 09H01
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Les médecins
Les médecins
VITRY-LE-FRANçAOIS (Marne). Le centre hospitalier de Vitry-le-François s'est engagé à améliorer le recensement des donneurs potentiels d'organes. Les médecins et infirmiers ont reçu une formation.
NOMBRE de personnes décédées en liste d'attente d'organes l'an dernier en France faute de greffe à temps : 235.
En 2009, plus de 14 400 malades ont eu besoin d'une greffe. Mais seuls 4 580 ont été greffés. Dans la Marne, 46 greffes ont été réalisées l'an passé, alors que 123 patients étaient inscrits sur la liste nationale d'attente.
Pour développer le nombre des greffes, les personnels médicaux et infirmiers du centre hospitalier de Vitry-le-François viennent d'être sensibilisés et formés par l'Agence de la biomédecine à identifier les donneurs potentiels d'organes parmi les personnes décédées à l'hôpital.
Devant une dizaine de médecins et infirmières, le Dr Raphaël Guyon-Veuillet, médecin urgentiste à l'hôpital de Vitry-le-François, a expliqué que le prélèvement d'organes post mortem n'est possible que sur des personnes en état de mort encéphalique, c'est-à-dire décédées à l'hôpital après un traumatisme crânien, un accident vasculaire cérébral ou parfois un arrêt cardiaque. « Les accidents vasculaires cérébraux représentent 59 % des donneurs en 2009, a-t-il rappelé. Ces derniers sont assez rares donc il ne faut pas les rater ! » L'an dernier, 42 personnes en état de mort encéphalique ont été recensées dans la Marne.

Âge moyen des donneurs : 51,6 ans


Contrairement aux idées reçues, l'âge n'est pas un obstacle au prélèvement. En 2009, l'âge moyen des donneurs était de 51,6 ans. « Pour un prélèvement de reins et de foies, on peut aller jusqu'à 85 ans », a-t-il souligné. De nombreuses maladies chroniques ne sont pas non plus des contre-indications. Seuls le sida, la rage, la tuberculose active, l'encéphalite spongiforme et le mélanome malin demeurent des contre-indications absolues au prélèvement. « Aujourd'hui, on s'intéresse plutôt au bénéfice risque, déclare le Dr Raphaël Guyon-Veuillet. Il ne faut pas s'autocensurer ». « L'objectif est de recenser tous les patients en coma grave, pour être sûr de ne pas passer à côté d'un donneur potentiel », a insisté le Dr Véronique Reiter-Chenel, médecin à l'Agence de la biomédecine, à la direction opérationnelle du prélèvement et de la greffe organes-tissus.
Dès qu'un donneur potentiel est repéré, médecins et infirmiers du centre hospitalier de Vitry-le-François doivent aussitôt prévenir la coordination hospitalière de prélèvement du centre hospitalier de Châlons-en-Champagne. Une astreinte 24 heures sur 24 a été mise en place. « Plus vite on est prévenu, plus vite on peut intervenir », a martelé Céline Michel, infirmière et coordinatrice hospitalière à Châlons-en-Champagne. Elle cite l'étude du dossier du donneur potentiel, ainsi que l'entretien avec la famille. Selon la loi de bioéthique, le médecin doit s'assurer auprès des proches que la personne décédée n'avait pas manifestée d'opposition au don ou bien qu'elle avait confirmé son accord de son vivant.
Si toutes les conditions sont requises, le donneur est alors transféré au centre hospitalier de Châlons-en-Champagne, l'un des quatre établissements de santé de la région Champagne-Ardenne autorisé à prélever des organes. L'an dernier, dans la Marne, 20 prélèvements sur donneurs en état de mort encéphalique ont été réalisés au CHU de Reims.
Stéphanie GRUSS

Une Ecole Européenne des Sciences de la Transplantation à Nantes

Dans le cadre de la candidature de Nantes pour la création d’un IHU Création à Nantes de la première Ecole Européenne des Sciences de la Transplantation en collaboration avec l’Imperial College de Londres et l’Université de Barcelone, en partenariat avec NOVARTIS.

Nantes, 1 Décembre 2010 - "Le Centre Hospitalier Universitaire (CHU) de Nantes, l’Université de Nantes et l’Ecole Nationale Vétérinaire de Nantes (Oniris), soutenus par Nantes Métropole, la région des Pays de la Loire, Atlanpole Biotherapies et le PRES UNAM propose la création d’un IHU 'Centre Européen des Sciences de la Transplantation et de l’Immunothérapie'. Nantes s’affirme comme le grand centre de soin, de recherche et d’enseignement intégré en Europe dans le domaine des greffes de tissus, de cellules et de gènes, en créant la première Ecole Européenne des Sciences de la Transplantation (the European School of Transplantation Sciences ou ESTS) en partenariat avec Novartis et en collaboration avec l’Imperial College de Londres et l’Université de Barcelone.
'Depuis l’annonce de notre candidature en Avril dernier, le site de Nantes a multiplié les collaborations, académiques ou industrielles et a reçu plusieurs distinctions qui ont permis de renforcer son positionnement dans les sciences de la transplantation et de l’immunothérapie au plan mondial. Cette école, la première en son genre, vient confirmer la dimension européenne de notre enseignement, en partenariat avec un industriel de poids, Novartis qui s’est proposé pour être membre fondateur de l’IHU de Nantes, et en collaboration avec 2 des meilleures universités européennes', a commenté Jean-Paul Soulillou, Porteur du projet IHU de Nantes.
L’Ecole Européenne des Sciences de la Transplantation (ESTS) s’adresse aux étudiants en médecine et aux doctorants, mais aussi aux professionnels de la santé qui souhaitent améliorer leurs connaissances ou aborder de nouveaux métiers dans le domaine des Sciences de la Transplantation et de l’Immunothérapie. L’ESTS offre une palette de programmes spécifiques (un PhD Européen en Sciences de la Transplantation ; une spécialisation en sciences de la vie dans le cadre de l’Executive MBA IHU / de l’Ecole de commerce Audencia ; le premier diplôme de télémédecine en France ; un programme de médecine translationnelle, des séminaires annuels de réputation internationale dont NAT - Nantes/Actualités/Transplantation - et des sessions semestrielles organisées autour de professeurs invités de renommée mondiale."

Parmi les programmes spécifiques :
1. la création d’un PhD européen en Sciences de la Transplantation (coordination : professeurs R. Josien / Mohty), en partenariat avec le Bellvitge University Hospital, Barcelone (Pr. Joseph Grinyo), et Imperial College et l’hôpital Hammersmith de Londres (Pr Jane Apperley). Ce programme est prévu pour démarrer en 2011 ;
2. une spécialisation en sciences de la vie dans le cadre de l’Executive MBA IHU / l’Ecole de commerce Audencia, incluant 2 semaines de séminaire avec un partenaire international. Ce programme a commencé en septembre de cette année ;
3. la création du premier diplôme de télémédecine en France 'Telemedicine, Management, Ethics & Planning' en collaboration avec ANTEL (l’Association Nationale pour le Développement de la Télémédecine) qui sera lancé en 2011 et sera dédié aux praticiens et autres professionnels de la santé (Profs J. Dantal et M. Giral);
4. un programme de médecine translationnelle et la création d’un statut hospitalier pour l’étudiant issu des filières scientifiques. Ce nouveau système permet, pour la première fois, à un étudiant de la filière sciences de passer une semaine tous les 2 mois en hôpital et d’avoir une expérience clinique au cours de son PHD. Ce programme, expérimental depuis 2 ans, connait un grand succès parmi les étudiants et a été co-signé par le directeur général de l’INSERM, le Président de l’Université de Nantes et le directeur de l’hôpital de Nantes.

Rayonnement mondial et distinction des équipes de Nantes

Prix de La Recherche du Monde 2010
Depuis treize ans, Le Monde soutient les jeunes chercheurs et la recherche et a lancé le Prix Le Monde de la recherche en vue de valoriser les travaux de jeunes chercheurs francophones susceptibles d’influencer notre environnement scientifique, économique, social et/ou artistique. Nicolas Poirier, post-doctorant à l’ITUN-INSERM UMR 643, a reçu le Prix Le Monde de la recherche 2010 pour ses résultats obtenus, des travaux de recherche dirigés par le Pr Gilles Blancho, Directeur de l’Institut de Transplantation en Urologie et Néphrologie (ITUN) et le Dr Bernard Vanhove, Directeur de Recherche (DR2) CNRS, UMR 643 et en partenariat avec TcL Pharma.

A propos du projet IHU de Nantes
Dans le cadre des appels d’offre du Grand Emprunt, le CHU et l’Université de Nantes, avec le soutien de Nantes Métropole et de la Région des Pays de la Loire, proposent la création d’un IHU (Institut Hospitalo-Universitaire) intitulé : 'European Center for Transplantation Sciences and Immunotherapy'. Le projet translationnel est centré sur le malade et axé sur le traitement de maladies gravissimes par la transplantation d’organes, de cellules et de gènes, ouvrant de nouvelles frontières en médecine régénérative avec une interface unificatrice majeure : l’immunologie. Avec la première activité cumulée européenne en greffes de reins et un leadership en greffes de pancréas, de cellules souches hématopoïétiques, ainsi qu’un ambitieux programme de thérapie cellulaire et génique (partenariat AFM), le projet, piloté par le Pr. Jean-Paul Soulillou, regroupe des départements cliniques, cinq Unités Inserm/INRA/Université et une Ecole Nationale Vétérinaire et fédère plus de 1000 personnes. Pour la première fois en Europe, ce projet réunit des groupes travaillant dans le domaine des greffes d’organes et des cellules souches hématopoïétiques mais aussi sur les nouvelles frontières : cellules souches (allo ou xénogéniques) ou gènes thérapeutiques. Le projet prévoit la création de nouvelles entreprises et de 800 emplois hautement qualifiés à 10 ans. Des partenariats industriels clés sont développés avec des biotechs locales (9 créées dans le périmètre IHU) ainsi qu'avec des groupes industriels majeurs (groupe Grimaud, LFB, Roche et Novartis)."

Contacts presse
ALIZE RP
Caroline Carmagnol
caroline@alizerp.com
Anne-Sophie Cosquéric
Anne-sophie@alizerp.com
CHU de Nantes
Sandrine Delage
Sandrine.DELAGE@chu-nantes.fr
Atlanpole Biotherapies
Emilie Ménoury
menoury@atlanpole.fr

Source :
http://www.gazettelabo.fr/breves/breves.php?id=1226

L'ADOT a 20 ans

http://www.ladepeche.fr/article/2010/12/16/971423-Cos-L-ADOT-a-vingt-ans.html

Israël impliqué dans un trafic d'organes au Kosovo

http://www.lepost.fr/article/2010/12/16/2342397_israel-implique-dans-un-trafic-d-organe-au-kosovo.html

English version:

http://previous.presstv.ir/detail.aspx?id=155676&sectionid=351020202

Le don d'organes, la greffe, l'assistance médicale à la procréation et la génétique humaine plus encadrés

"La Haute autorité de Santé (HAS) et l'Agence de biomédecine ont conclu ce mardi 13 décembre un accord de collaboration pour le renforcement des soins et pratiques professionnelles en ce qui concerne le don d'organes, la greffe, l'assistance médicale à la procréation et la génétique humaine. Cet accord, d'une durée de trois ans, devrait porter sur des travaux communs pouvant aboutir sur des recommandations particulières d'usage ou des certifications et accréditations de pratique."

Kosovo: trafic d'organes sur des détenus

"Des membres de l'Armée de libération du Kosovo (UCK), le mouvement indépendantiste kosovar albanais à la fin des années 90, se sont livrés à un trafic d'organes prélevés sur des prisonniers serbes en 1999 et 2000, affirme le Conseil de l'Europe dans un rapport rendu public à Strasbourg. Le gouvernement kosovar a aussitôt réfuté ce rapport avec force, le qualifiant de 'fabrications' ayant pour 'objectif de jeter l'opprobre sur l'UCK et ses dirigeants'.
L'actuel premier ministre kosovar, Hashim Thaçi, arrivé en tête aux élections législatives de dimanche, a été l'un des responsables de l'UCK, lors de la lutte contre les forces du président yougoslave, Slobodan Milosevic. 'De nombreux indices semblent confirmer que (...) des organes auraient été prélevés sur des prisonniers dans une clinique en territoire albanais, près de Fushë-Krujë (20 km au nord de Tirana), pour les transporter ensuite à l’étranger à des fins de transplantation', affirme le Suisse Dick Marty, auteur de ce rapport demandé par l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE).
Selon M. Marty, 'cette activité criminelle, qui s’est développée en profitant du chaos régnant dans la région et grâce à l’initiative de certains chefs des milices de l’UCK liés au crime organisé, s’est poursuivie, bien que sous d’autres formes, jusqu’à nos jours'.
Dans son rapport de 27 pages, Dick Marty évoque notamment 'un centre de réception dernier cri pour le crime organisé du trafic d’organes' près de Fushë-Krujë."

"Des membres de l'Armée de libération du Kosovo (UCK) se sont livrés à un trafic d'organes prélevés sur des prisonniers serbes en 1999 et 2000, affirme le Conseil de l'Europe dans un rapport rendu public mardi à Strasbourg.
'De nombreux indices semblent confirmer que (...) des organes auraient été prélevés sur des prisonniers dans une clinique en territoire albanais, près de Fushë-Krujë (20 km au nord de Tirana), pour les transporter ensuite à l'étranger à des fins de transplantation', affirme le Suisse Dick Marty, auteur de ce rapport demandé par l'Assemblée parlementaire du Conseil (APCE). Selon M. Marty, 'cette activité criminelle, qui s'est développée en profitant du chaos régnant de la région et grâce à l'initiative de certains chefs des milices de l'UCK liés au crime organisé, s'est poursuivie, bien que sous d'autres formes, jusqu'à nos jours'. Dans son rapport de 27 pages, Dick Marty évoque notamment 'un centre de réception dernier cri pour le crime organisé du trafic d'organes' près de Fushë-Krujë. Selon les témoignages recueillis par la mission Marty, les prisonniers étaient tués d'une balle dans la tête avant d'être 'opérés pour qu'un ou plusieurs organes leur soient prélevés'. Il s'agissait principalement d'un prélèvement posthume des reins qui étaient vendus à des cliniques privées étrangères. Parmi les membres de ce réseau criminel, le rapport identifie une figure historique de l'UCK, Shaip Muja. Ce chirurgien de formation est actuellement conseiller politique principal auprès du cabinet du Premier ministre du Kosovo, notamment chargé de la Santé. Le rapport, qui devait être rendu public jeudi, est visible sur le site internet du Conseil de l'Europe. (DAD)"

Trafic d'organes : le PM kosovar accusé

"Le Premier ministre du Kosovo Hashim Taci a agi comme le 'parrain' de réseaux criminels responsables d'un trafic d'organes de prisonniers serbes et albanais avant et après l'intervention de l'Otan en 1999, affirme l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe.
Dans un rapport divulgué aujourd'hui, cette institution accuse les indépendantistes albanais du Kosovo de s'être livré à ce trafic et met directement en cause Hashim Thaci, sinon dans son organisation directe, du moins comme le protecteur des réseaux criminels qui s'en rendent coupables. Le gouvernement du Kosovo a immédiatement réagi en qualifiant ce document de 'diffamatoire' dans un communiqué.
'Le gouvernement du Kosovo et le Premier ministre Hashim Taci entreprendront toutes les démarches et actions nécessaires pour écarter les mensonges de Dick Marty, y compris par des moyens légaux et politiques', peut-on y lire. Rédigé par le sénateur suisse libéral Dick Marty pour la commission des affaires juridiques et des droits de l'homme de l'Assemblée, qui ne l'a pas encore approuvé, le rapport reprend les accusations portées en 2008 par l'ancien procureur du Tribunal pénal pour l'ex-Yougoslavie, Carla del Ponte.
'De nombreux indices semblent confirmer que, dans la période immédiatement après la fin du conflit armé, avant que les forces internationales puissent vraiment prendre le contrôle de la région et rétablir un semblant d'ordre et de légalité, des organes auraient été prélevés sur des prisonniers dans une clinique en territoire albanais, près de Fushë-Krujë', dit le rapport.
Ces organes auraient été ensuite transportés à l'étranger 'à des fins de transplantation'. 'Cette activité criminelle' s'est développée 'grâce à l'initiative de certains chefs des milices de l'UCK - l'Armée de libération du Kosovo - liés au crime organisé' et elle 's'est poursuivie, bien que sous d'autres formes, jusqu'à nos jours', affirme Dick Marty."

Alain Carpentier, président de l'Académie des sciences

Le professeur Alain Carpentier, né en 1933 à Toulouse, chirurgien cardiaque de renommée mondiale, a été élu pour deux ans à la présidence de l’Académie. (Source: Le Quotidien du Médecin, 14/12/2010). Le Professeur Alain Carpentier, en association avec Matra, a fondé Carmat, entreprise cotée en bourse depuis cet été, et fabriquant le premier coeur artificiel ...

Le 18/11/2010, la société de biotechnologie Carmat a annoncé "l'assemblage industriel des premières prothèses de son coeur artificiel qui seront implantées chez l'homme lors des premiers essais cliniques prévus en 2011. Ces premières prothèses ont été assemblées dans sa salle blanche, inaugurée il y a un peu plus d'un an, en octobre 2009." (Source). 

Panel to probe death of liver donor

"In liver donation, it is a tragedy for the recipient to die post-transplantation - but the worst case scenario has occurred in India, with the donor also dying. The infection committee at Mumbai's King Edward Memorial (KEM) Hospital will run tests in its gastroenterology post-operative ward to check if a 53-year-old liver donor died after contracting an infection there on Sunday. Sindhu Waikar, 53, donated part of her liver to her son, Rahul, 33, on November 3. Rahul died five days later, to his family's despair - and his mother contracted pneumonia and died on Sunday.
Sindhu Waikar's death is the first death of a donor since liver transplants began in Mumbai in 2005. What is known as the most affordable liver transplant program at the KEM was set back with the death of a recipient and donor, according to hospital officials and health experts. KEM will stop live donor transplants for about a month, according to Dr Chetan Kantharia, head of surgical gastroenterology at KEM and head of the liver transplant program. Rahul had liver failure for about a year before the transplant. Once it was complete he never regained consciousness and died on November 8.
'The doctors had explained that such surgery carries a high risk for the recipient. What we were not ready for was a risk to the donor too,' said Sandip, Rahul's brother. Hospital dean Dr Sanjay Oak told the Times of India: 'We have set protocols which have been adopted. The panel will look into the case.'" ~ Times of India, Dec 7; Mumbai Mirror, Dec 6

Neurotoxicité et médicaments immunosuppresseurs pris par les patients greffés

http://revue.medhyg.ch/print.php3?sid=22152

Chroniques bioéthiques sur AgoraVox, journal citoyen en ligne

Chroniques bioéthiques de M. Alain Tesnière, professeur de lettres :
http://www.agoravox.fr/auteur/alain-tesniere



Chroniques bioéthiques de Catherine Coste, auteure du blog "Ethique et transplantation d'organes" :
http://www.agoravox.fr/auteur/catherine-coste





Nicolas Sarkozy (2009) :

"Il faut que les Français s'emparent de ces sujets de bioéthique."

Etats Généraux de la Bioéthique :


http://www.etatsgenerauxdelabioethique.fr/

Révision des lois bioéthiques sur le don d'organes : polémique (suite)

Voici ma réponse à l'article de M. Alain Tesnière :
Cher Monsieur Tesnière,

Merci beaucoup pour cet article très instructif et très documenté. Si j’ai bien compris, l’intérêt des labos pharmaceutiques est de vendre le plus possible de médicaments immunosuppresseurs, que les patients greffés doivent prendre à vie. Des alternatives à la greffe cardiaque, tête de gondole dans le supermarché du Don (voir l’intéressante formule du sociologue Philippe Steiner, Gallimard, mars 2010 : "le marketing social du don"), comme la microturbine pour assister un coeur défaillant, ou le coeur artificiel de chez Carmat (société issue de la collaboration du Pr Carpentier, chirurgien cardiaque, hôpital européen Georges Pompidou, Paris, et de la société Matra, et cotée en bourse depuis l’été 2010), font concurrence à ces labos pharmaceutiques qui vendent des médicaments immunosuppresseurs. Novartis préfère donc financer France Adot pour faire la promotion du Don, Carmat étant un concurrent de Novartis. Si Carmat réussit, plus besoin d’immunosuppresseurs...

La transplantation d’organes change de nature : elle s’appuie toujours sur la solidarité, mais c’est devenu un business. On assiste à un changement de la médecine de remplacement, ce changement qualitatif est induit par la quantité. Industrialiser le don d’organes, c’est industrialiser le Don, qui est … un sacrifice. Rappelons que la mort encéphalique, qui permet le prélèvement d’organes dit 'post-mortem', est un état de coma dépassé, qui ne correspond pas strictement à la mort.

Je souhaite à l’entreprise Carmat tout le succès qu’elle mérite …

En tant qu’auteure du blog Ethique et transplantation d’organes, je suis arrivée à la conclusion que la "règle du donneur mort" est hypocrite et qu’il serait plus éthique d’envisager le prélèvement d’organes dit "post-mortem" dans un contexte qui correspond aux réalités de l’affaire : le contexte d’une fin de vie. C’est fait aux USA mais pas en France, par crainte des dérives – ou plutôt, de dérives pires que celles qui ont déjà (eu) lieu en France. La preuve de ces dérives étant justement votre article si documenté …
Vous ne parlez pas du trafic d'organes, mondial. Mais comment aborder tous les aspects des transplantations, affaire complexe à l'excès, dans un seul article ? On nous répète qu'à "pousser sur le Don", on évitera le trafic. Je crois qu'on atteint  là des sommets de Bien-pensanterie ... A mon sens, la transplantation est victime de son succès (syndrome du pompier pyromane ?), ce qui a pour conséquence une flambée planétaire des deux phénomènes : pénurie ET trafic mondial. Voir ce qu'il se passe (et s'est passé) en Chine, en Inde, en Egypte, en Europe, etc, etc., malgré des efforts parfois importants de la part du gouvernement, comme en Chine, pour enrayer un trafic d'organes important. Mais la demande est là ...

Révision des lois bioéthiques sur le don d'organes : polémique

[France - Santé] Réponse à la tribune libre de "Demain, la Greffe" parue dans "Le Monde" du sam 3 décembre 2010.
Publié le décembre 9, 2010 par Yes Wiccan.
"Demain, la Greffe", par l’intermédiaire de Mme Yvanie Caillé, co-fondatrice de ce laboratoire d’idées, a exprimé son point de vue dans un article du Monde en date du samedi 3 décembre 2010 sous le titre "La révision de la loi bioéthique doit-elle servir à sauver des vies ?"
L'auteur de cette réponse est M. Alain Tesnière, père de Christophe, voir l'Affaire d'Amiens (1991). Voici ce que m'a écrit M. Tesnière, le 23/05/2007 :
"Je suis Alain Tesnière, le père de Christophe, dépecé à Amiens. Claire Boileau en parle dans son livre pp. 57-58*. J'ai écrit un livre** certes, mais il a fallu mener un combat de plus de dix ans à la suite de notre plainte. Un combat vain, mais j'ai accumulé beaucoup de documents, j'ai fait des recherches. Je continue à penser que le consentement présumé n'a aucun fondement éthique et qu'il faut le retirer de la loi. (…) Depuis 1991, pratiquement rien n'a changé dans la loi sur les prélèvements d'organes. Rien n'a changé dans le discours officiel qui n'est en fait que de la propagande. On entend toujours les mêmes mots 'pénurie de greffons' : c'est-à-dire pas assez de morts. Les bricolages juridiques des lois dites de bioéthique sont des contresens. Et j'en passe."
* Claire Boileau : "Dans le dédale du don d'organes. Le cheminement de l'ethnologue", Editions des archives contemporaines, 2002, pp.57-58 : "(...) 'l'affaire d'Amiens', révélée par le quotidien 'Le Monde', (...) éclate en 1992. Elle met précisément en exergue sinon la volonté du défunt, du moins l'information détenue par la famille en matière de prélèvements d'organes pratiqués sur un proche. En août 1991, les parents d'un jeune homme de 19 ans perdent leur fils à la suite d'un accident et consentent à certains prélèvements d'organes. En novembre, ils apprennent que des actes chirurgicaux autres que ceux auxquels ils avaient souscrit ont été effectués sur leur fils : le prélèvement de plusieurs artères ou veines et, surtout, le prélèvement des globes oculaires. Or si la loi Caillavet de 1976 autorisait bien les prélèvements d'organes à but thérapeutique, elle ne faisait toutefois pas obstacle à la loi Lafay de 1949 qui précisait que les prélèvements de cornées étaient soumis à un legs testamentaire. Or le jeune homme n'avait pas fait un tel legs. On leur fit savoir que le prélèvement de cornée pouvait être assimilé à un prélèvement de tissu dans la mesure où de nouvelles techniques évitaient l'extraction tout entière du globe oculaire. En ce cas, ils demandèrent pourquoi les globes oculaires de leur fils avaient été remplacés par des prothèses : 'Lorsque nous avons découvert que les médecins d'Amiens avaient trahi notre confiance en ne prélevant pas seulement les quatre organes que nous avions accepté de donner, mais aussi les veines, des artères et surtout les yeux de notre fils Christophe, remplacés par des globes oculaires artificiels, nous fûmes horrifiés. Les médecins n'avaient pas respecté leur engagement, avaient menti en cachant la réalité d'un prélèvement multi-organes, n'avaient pas respecté la loi Lafay qui exigeait un legs testamentaire pour le prélèvement des cornées. D'un point de vue éthique, nous découvrîmes que les médecins se mettaient au-dessus des lois et, encouragés par le législateur qui avait mis à leur disposition le consentement présumé, avaient une ignoble notion de la dignité et du respect de la personne humaine. La confiance a disparu, la transparence a été malmenée. Que reste-t-il ? Un profond sentiment d'horreur face aux prétendus progrès de la médecine. En effet, 'l'affaire d'Amiens' n'est pas un simple dérapage. Elle met en cause tout le système."
** Alain Tesnière est l'auteur du livre paru en 1993 aux Editions du Rocher : "Les Yeux de Christophe. L'affaire d'Amiens", et de l'article paru dans "Etudes", Paris, Novembre 1996 : "Où est l'éthique ?" [pp. 481-484]

"L’article repose sur une idée simple : puisque le projet de révision de la loi de bioéthique ne retient pas toutes les idées proposées par ce groupe de réflexion, les parlementaires n’ont pas la volonté de s’opposer fermement à la pénurie d’organes ; et comme des patients meurent à cause du manque d’organes disponibles, 'Demain, la Greffe' reproche au législateur une 'indifférence coupable'.
L’argumentation de Mme Yvanie Caillé s’organise en trois points.
I) On peut encore faire mieux en ce qui concerne les prélèvements sur les personnes en état de mort encéphalique. Pour cela, il faut faire diminuer le taux des refus.
Or, en France, la loi a confirmé le principe du consentement présumé. 'En ce qui concerne le taux de refus, il a été constaté que les pays au consentement exprès ont un taux de refus élevé tandis que l’Espagne ou la Pologne par exemple (consentement présumé) ont tendance à avoir un taux de refus plus bas'. (Cf. Communication du Dr Daniela Norba, Deutsche Stiftung Organtransplantation, p. 149, in 'Réflexions éthiques sur la pénurie d’organes en Europe', livre paru en 2010, sous la direction d’Yvanie Caillé et Michel Doucin).
Et le Dr Daniela Norba ajoute : 'Si le consentement présumé était la solution miracle, pourquoi y a-t-il encore des problèmes de pénurie en Espagne ou en France ?'
J’ajouterais que la loi Caillavet a été conçue en 1976 pour remédier à la pénurie d’organes. Quelle conclusion tirer lorsqu’une loi n’a pas atteint son objectif ?
On pourrait m’objecter que, même si la loi prévoit le consentement présumé, les coordinateurs demandent toujours à la famille si le défunt leur avait fait part de son opposition au prélèvement de son vivant. Est-ce l’équivalent d’un consentement explicite ? Bien sûr que non, puisque, comme le dit le Dr Norba, 'si l’on ne parvient pas à obtenir la volonté de la famille dans les pays nécessitant le consentement exprès, le prélèvement d’organes est tout simplement illégal, alors qu’il est autorisé par la loi dans les pays au consentement présumé.'
D’un côté, diminuer le taux de refus est une gageure étonnante dans un système fondé sur le consentement présumé, de l’autre, reconnaître que 'seulement 4.000 personnes décèdent chaque année' alors qu’il 'en faudrait 11.000 pour espérer répondre aux besoins de greffe de la population' est un défi déconcertant.
Pourtant des solutions ont été avancées lors de ce colloque.
Pour le Pr. Cabrol, membre de l’Académie Nationale de Médecine : 'Je voudrais résumer mon intervention à une recommandation : il faut convaincre le public que le don est un acte de solidarité humaine auquel personne ne devrait pouvoir s’opposer. Tout est fait dans la dignité, et le corps de la personne décédée est rendu extérieurement intact à la famille. Il faut que l’Etat envoie des missionnaires partout dans le pays pour expliquer la simplicité de ce geste au public. Je suis certain qu’alors, la pénurie diminuera.' (p. 25, in 'Réflexions éthiques sur la pénurie d’organes en Europe', sous la direction d’Yvanie Caillé et Michel Doucin).
Pour M. le Député Vialatte, Vice Président de la Mission d’information sur la révision des lois de bioéthique de l’Assemblée Nationale, 'le consentement présumé semble être la meilleure des solutions. Il convient d’organiser une information systématique (par exemple, lors de la délivrance de la carte d’identité ou de la carte vitale, proposer aux gens de s’inscrire sur le registre des refus), et non des campagnes d’information. A ce moment-là, le consentement présumé sera beaucoup moins discutable.' (p. 95, in 'Réflexions éthiques sur la pénurie d’organes en Europe', sous la direction d’Yvanie Caillé et Michel Doucin)
Pour un troisième, le Pr Christophe Legendre, chef de service de transplantation rénale adulte à l’hôpital Necker, il souhaiterait 'augmenter le nombre de donneurs décédés' (p. 69) sans préciser les mesures à prendre.
En effet, quelles mesures prendre lorsque 'Demain, la Greffe' pose comme principe que la loi doit servir à sauver des vies et qu’on est face à un problème épineux : il faudrait 11.000 personnes en état de mort cérébrale pour éviter le décès de 220 patients chaque année ?
Si on pose le problème dans la balance utilitariste, on peut obtenir la solution imaginée par John Harris dans son article The Survival Lottery. Le cœur de Y va lâcher, les poumons de Z vont cesser de fonctionner, le seul moyen de les sauver est de pratiquer une greffe. Dans aucun des cas, le résultat de l’état de santé ne résulte d’un comportement à risques. De plus, aucun organe n’est disponible à partir de cadavres. On convient que la transplantation d’un organe a toujours un résultat favorable. John Harris pose la question : Pourquoi ne pas tuer A et prélever ses organes pour sauver Y et Z ?
Pour étayer son argumentation, John Harris avance deux arguments.
Nous devons faire ce qui aura les meilleures conséquences. La meilleure conséquence est qu’il y ait plus de gens en vie. Si nous tuons une personne en bonne santé pour sauver la vie d’au moins deux personnes malades, davantage de personnes seront en vie que si l’on refuse de tuer une personne en bonne santé. Donc nous devons tuer une personne en bonne santé pour sauver au moins deux personnes malades qui vont mourir.
Le second argument repose sur un argument d’équité, de justice. En face de circonstances où nous devons tuer un individu, nous devons décider lequel tuer sur un principe juste. Y et Z ont besoin de nouveaux organes. A est un individu en bonne santé qui pourra fournir des organes. Si on ne tue pas A et si Y et Z meurent, alors nous aurons tué Y et Z. La situation résultante est que nous avons tué des individus. Refuser de tuer franchement A et tuer Y et Z uniquement parce qu’ils ont eu la malchance d’avoir des organes malades n’est pas juste pour Y et Z. Nous devons décider de tuer A, Y ou Z sur un fondement juste. Donc nous ne devons pas refuser de tuer A.
John Harris propose un tirage au sort pour la survie. Parmi les personnes en bonne santé, un numéro serait attribué. Un ordinateur tirerait un numéro au hasard. Le 'gagnant' serait alors mis à mort et ses organes seraient prélevés pour sauver le plus d’individus possibles. La participation à la loterie ne se ferait pas sur la base du volontariat, mais sur le principe de la conscription militaire.
II) 'Demain, la Greffe' souhaite que le législateur développe les prélèvements à cœur arrêté réintroduits discrètement en 2005. En effet, les pionniers de la transplantation rénale effectuèrent dans les années 50 les premiers prélèvements 'à cœur arrêté'. Ces pionniers allaient dans la cour de la Santé lorsque quelqu’un était guillotiné se ruer sur le corps et prélever les reins à des fins de transplantation, et, comme on préfère greffer le rein gauche parce que la veine est plus longue, l’équipe de la Pitié et celle de Saint-Louis tiraient aux cartes dans l’ambulance qui les menait à l’exécution le côté qu’ils devraient greffer.
En 1968, on a introduit la fiction de la mort cérébrale pour prélever des organes : il n’y avait pas besoin d’attendre l’arrêt cardiaque pour déclarer une personne décédée. Maintenant on ne sait plus très bien si la mort du cerveau précède l’arrêt du cœur ou si l’arrêt du cœur précède la mort du cerveau. Si ces deux moments sont concomitants, pourquoi avoir redéfini la mort sur de nouveaux critères ?
En France, prélève-t-on des organes quand la vie a cessé ou quand la vie décline ? Prélève-t-on des organes sur une personne morte ou sur une personne mourante ?
'Dès lors que le seul arrêt cardiaque ne permet pas de caractériser la mort, comment et à quelles conditions s’assurer que la personne est bien décédée ?', se demande ainsi le Conseil d’État dans son étude préparatoire à la révision de la loi de bioéthique.
'L’arrêt des manœuvres peut être à la fois l’action par laquelle on laisse advenir le décès et en même temps l’action par laquelle on le constate', s’interroge Jean-Yves Nau dans 'Des risques liés aux prélèvements à cœur arrêté', Revue médicale suisse, 23 et 30 avril 2008.
Mais 'Demain, la Greffe' va plus loin : ce think-tank réclame l’extension des procédures de prélèvements à la suite d’un arrêt des thérapeutiques actives, en clair sur des patients de la catégorie III de Maastricht.
Or la possibilité de pratiquer ce type de prélèvements pose de sérieuses questions éthiques concernant les critères de la définition de la mort et l’information des familles. Ce protocole permet de précipiter en toute connaissance de cause le décès de la personne, ce qui équivaut à pratiquer un acte euthanasique sans le dire.
La remarque de Hans Jonas à propos de la mort encéphalique est tout aussi valable pour ce protocole : le patient doit avoir la certitude que le médecin ne deviendra jamais son 'bourreau' dans cet état 'nouvellement qualifié de mort, dénommé autrefois vie pendant des millénaires'.
L’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques a souhaité exclure du don les personnes décédées après retrait des thérapeutiques actives en réanimation. Le Conseil d’État a précisé que les patients relevant de la catégorie III ne peuvent faire l’objet d’un prélèvement d’organe, même dans l’hypothèse où ils auraient préalablement donné leur accord.
'Demain, la Greffe' s’offusque de ce choix qui ne permet pas d’augmenter le pool d’organes disponibles en faisant abstraction des enjeux éthiques.
'Tout ce qui est techniquement possible ne doit pas être éthiquement acceptable' (Lise Haddah)
III) Quant aux greffes rénales à partir de donneurs vivants, il est extrêmement difficile de faire coexister deux sources d’approvisionnement de greffons. La communication du Dr Christian Hiesse de l’hôpital Foch de Suresnes et membre de 'Demain, la Greffe' mériterait d’être entièrement citée. (Cf. 'Etats des lieux et réflexions en Europe' in 'Réflexions éthiques sur la pénurie d’organes en Europe', sous la direction d’Yvanie Caillé et Michel Doucin).
Je ferai deux courtes citations :
'On peut enfin se poser à juste titre le problème de la conséquence de ce phénomène, l’activité croissante de greffe de donneur vivant pouvant devenir un facteur contribuant à entraver le prélèvement sur personne décédée.' (p. 200)
'Le développement de la greffe rénale à partir de donneur vivant ne doit pas tirer sa justification principale de la pénurie d’organes, mais aussi de l’évidence qu’elle offre de nombreux avantages : meilleurs résultats en terme de longévité et de qualité de vie, possibilité de programmer la greffe dans les meilleures conditions et notamment avant la dialyse, et peut-être un moindre coût par rapport à la greffe de donneur décédé.' (p. 201)
De plus, la France a une histoire singulière avec les dons à partir de donneurs familiaux. Elle a axé volontairement sa politique sur le recours aux prélèvements sur les personnes en état de mort cérébrale au détriment du don entre vivants.
Pourtant entre 1954 et 1958, sept transplantations entre jumeaux identiques ont été réalisées dans le monde avec succès. En septembre 1963, dans le monde, on comptait 22 greffes avec donneurs vivants non apparentés et 30 greffes avec donneurs consentants (vivants ou non) soit 22 pour cent du nombre total de greffes effectuées.
A l’époque, toutes les études montraient le succès des donneurs familiaux et les piètres résultats obtenus avec un rein cadavérique (25 pour cent de survie à 6 mois) ou rein de vivant non apparenté (17 pour cent de survie à 6 mois en 1965).
Pourquoi avoir abandonné le don entre vivants ?
Je réfute d’emblée l’argument consistant à dire que les résultats sont meilleurs de nos jours. En effet, ce n’est pas seulement la technique de l’opération qui améliore sensiblement le taux de survie, c’est la mise au point de médicaments antirejet. Or la cyclosporine apparaîtra vers 1980.
'Demain, la Greffe' dénonce le choix du 'tout dialyse' qui enrichit une certaine industrie, mais que dire du choix 'tout greffe' qui enrichit les laboratoires pharmaceutiques puisqu’un patient greffé reste un malade qui doit prendre quotidiennement et à vie des médicaments antirejet ?
'Novartis SA (NYSE : NVS) est un leader mondial dans le domaine des produits pharmaceutiques et de consumer health. En 2003, le Groupe Novartis a réalisé un chiffre d’affaires de USD 24,9 milliards et un résultat net de USD 5,0 milliards.'
Novartis entretient des relations régulières avec France Adot. 'Nous touchons la société civile par de multiples biais. Historiquement, nous sommes de longue date engagés dans le domaine de la greffe. Novartis est le découvreur de la première molécule antirejet, la Ciclosporine, mise à disposition du corps médical en 1984. Ce produit a permis de diminuer substantiellement le rejet des greffes et a totalement transformé le paysage de la transplantation d’organes. Plus de vingt ans plus tard, nous sommes toujours présents et fortement impliqués dans le domaine de la greffe. Nous sommes en contact avec tous les leaders d’opinion et tous les acteurs du corps médical impliqués dans la greffe : autorités de santé, médecins, infirmières, équipes de coordination, etc.'
'Nous cherchons à développer notre impact auprès de la société civile par l’intermédiaire de notre site Internet (www. transplantation.net) et des associations de patients. Nous avons décidé de soutenir financièrement la Fondation Greffe de Vie, qui est complémentaire à toutes les actions que nous entreprenons. Novartis soutient financièrement de façon régulière plusieurs associations de patients comme Trans-forme, Trans-Hépat ou encore la FNAIR [association défendant les intérêts des patients en attente de greffe de rein, soit les 2/3 des 15.000 patients en attente de greffe en 2009-2010 en France, source : Agence de la biomédecine, Ndlr.], à l’occasion d’actions de sensibilisation du grand public comme la Semaine du rein ou la course du cœur, organisées chaque année. Enfin, notre site web fait la promotion du don d’organe, nous permet d’informer le grand public et de rassurer les greffés potentiels et leur famille.' (Cf. Novartis, Elisabeth Dufour, Directeur Marketing du pôle Immunologie et transplantation.)
Pourquoi les pionniers de la transplantation ont-ils abandonné le don entre vivants ?
Parce que quand on a des rêves de gloire, de Prix Nobel, quand on veut être le premier à réaliser, mais pas forcément le premier à réussir, quand l’hybris médicale l’emporte sur la prudence morale, proposer une greffe de rein à un patient uniquement s’il a un jumeau n’a rien d’exaltant.
Quand on veut la gloire, il faut briser les tabous !
Ainsi, en France, les pionniers de la transplantation ne développèrent pas le don entre vivants. Ils préférèrent changer les critères de la mort le 24 avril 1968 dans une circulaire totalement passée inaperçue puisque non publiée au Journal Officiel ; ce qui permettra au Dr Cabrol de réaliser sa greffe de cœur dans la nuit du 26 au 27 avril 1968 sur la personne de Clovis Roblain qui décèdera 53 heures plus tard.
Ils préférèrent élaborer leur propre loi en instaurant le consentement présumé en décembre 1976. Cette loi devait mettre un terme à la pénurie d’organes et ainsi éviter d’avoir recours au don entre vivants.
En outre, la propagande s’est concentrée sur la culpabilisation de ceux qui ne donnent pas. 'Le refus de donner un organe constitue un meurtre par omission' (R. P. Boulogne).
La France a donc choisi sa voie. A présent, la pénurie demeure, inexorable.
Peut-on passer sous silence ces décennies marquées par un discours arrogant et fallacieux assimilant le non-donneur à un criminel ?
'Demain, la Greffe' formule dans le titre de son article une question rhétorique : 'la révision de la loi de bioéthique doit-elle servir à sauver des vies ?'
La révision de la loi de bioéthique peut servir à sauver des vies, mais elle ne doit pas servir à sauver des vies à n’importe quel prix, en sacrifiant la liberté individuelle !
La loi n’est au service de personne !
M. Jean-Claude Fages, un des membres de 'Demain, la Greffe', se demande si l’on ne peut pas 'concevoir l’exercice d’un droit d’ingérence au nom de ces morts annoncés, afin de mobiliser davantage le potentiel que représentent les cadavres porteurs d’organes sains ?' (p. 174, in 'Réflexions éthiques sur la pénurie d’organes en Europe', sous la direction d’Yvanie Caillé et Michel Doucin)
Décréter une législation exceptionnelle, proclamer l’état d’urgence, ne pas demander de se sacrifier, mais contraindre au sacrifice, telles sont les conséquences lorsque l’on se focalise sur un seul point de discussion : la pénurie d’organes !
Sous prétexte de 'pénurie', il faudrait renoncer à la libre disposition de son corps après la mort. Il faudrait abolir les Droits de l’Homme qui délimitent une sphère privée qui échappe au pouvoir de l’état.
Dans son Traité de droit romain Savigny, juriste allemand du XIXe siècle, rappelle, que l’homme est pris dans trois cercles concentriques : extérieur, médian et intime. Le cercle extérieur c’est la sphère publique, de l’État, qui relève du droit. Le cercle médian c’est la famille, dans laquelle la normativité se partage entre éthique et droit. Enfin le cercle intérieur c’est le moi, domaine de l’intime qui relève de la seule éthique et échappe au droit. Dans cette sphère il n’y a pas de droit car il n’y a pas d’autre.
L’intimité c’est aussi le lieu du corps qui, dit Hannah Arendt, nous protège du domaine public en ce qu’il est 'la seule chose que l’on ne puisse partager même si l’on y consent'. (Condition de l’homme moderne).
L’intrusion de l’Etat dans la sphère privée est une agression insoutenable. Le premier commandement de la santé des jeunesses hitlériennes statuait que le corps de l’individu appartenait à l’Etat !
Le droit français a déjà été suffisamment déstabilisé dans ses fondements, n’étant plus capable de discerner une personne d’une chose.
Quand nous avons découvert sur la personne de notre fils Christophe le prélèvement des yeux et leur remplacement par des globes oculaires artificiels dans le compte-rendu opératoire des médecins préleveurs d’Amiens, nous avons porté plainte le 19 mai 1992 contre X pour vol et violation de sépulture, nous nous attendions à ce que la justice prenne notre plainte au sérieux et qu’elle fasse un minimum d’investigations pour déterminer les responsabilités.
Or les magistrats d’Amiens, en rejetant notre plainte, ont plongé le corps de notre fils dans un néant juridique refusant de lui assurer une protection face aux agressions de la médecine techniciste.
Il est temps que les parlementaires cessent d’être les représentants des lobbies comme ce fut le cas lors du vote de la loi Caillavet en 1976 et qu’ils fabriquent des lois en harmonie avec les principes constitutionnels garantissant la liberté individuelle."

Alain Tesnière, père de Christophe, dépecé à Amiens le 5 août 1991.

Source :

"Pour éviter un dépôt de bilan, je mets en vente un rein"

Bien des chirurgiens transplanteurs pensent que le trafic d'organes constitue une réelle menace pour la société. J'en ai rencontré qui pensent qu'il serait bien d'encadrer le commerce des organes - un moyen pour les plus pauvres de gagner leur vie (y compris en France ?) ...
Pendant longtemps on a voulu nous faire croire qu'en poussant sur le Don, on allait éviter le trafic. On voit bien qu'il n'en est rien.

Premières auditions de la commission spéciale de bioéthique

"La commission parlementaire spéciale sur la bioéthique a commencé ses auditions le 1er décembre 2010. Ont été entendus Emmanuelle Prada-Bordenave, directrice de l’Agence de la biomédecine, le Pr Sadek Beloucif, président du Conseil d’Orientation de l’Agence de la biomédecine, et le généticien Axel Kahn, président de l’université Paris V Descartes. Les auditions ont été suivies d’une table ronde sur la recherche sur l’embryon.
Tous les participants étaient favorables, selon des modalités différentes, à la recherche sur les cellules embryonnaires humaines, à l’exception du Pr Arnold Munnich, conseiller du président de la République chargé de la Santé. Pour ce dernier, en effet, on ne peut pas faire comme s’il n’y avait pas d’alternative à la recherche sur l’embryon.
La commission spéciale, chargée d’examiner le projet de loi sur la bioéthique (cf. Synthèse de presse du 19/11/10), présentera son rapport vers la mi-janvier. Le débat parlementaire et le vote de l’Assemblée nationale auront lieu la première semaine de février."
Liberté Politique 03/12/10

Peu d'efforts pour améliorer le don d'organes en France ?

"Sur Le Monde.fr, Yvanie Caillé publie un article au nom de Demain, la Greffe, groupe de réflexion sur le don et la greffe d'organes, affirmant que le législateur s'investit peu pour promouvoir l'accès à la greffe d'organes dans le projet de révision de la loi de bioéthique. Ce dernier n'autorise qu'une 'micro-évolution' dans ce domaine avec l'autorisation des dons croisés d'organes, ce qui revient à considérer que la 'pénurie' actuelle de greffons est 'une fatalité'. Or, ce postulat implicite est, pour Demain, la Greffe, à la fois faux et 'moralement inacceptable'.
La France possède 'une des lois les plus restrictives au monde' dans le domaine du don et de la greffe d'organes. Si elle enregistre un taux honorable de prélèvement sur les donneurs décédés en état de mort encéphalique, cela ne permet pas de répondre aux besoins de la population qui nécessiteraient 11 000 greffons. Le groupe de réflexion indique que des pays ont vaincu cette 'pénurie' dont les solutions sont aujourd'hui 'connues et efficaces'. Il conviendrait de développer deux autres sources de greffons : les greffes rénales à partir de donneurs vivants et les prélèvements sur donneurs décédés suite à un arrêt cardiaque (cf. Synthèse de presse du 24/03/10).
En raison d'une 'frilosité des politiques et d'une partie des professionnels', le prélèvement sur donneurs décédés après un arrêt cardiaque est marginal en France et il 'exclut les donneurs dont le décès résulte d'un arrêt des thérapeutiques actives - dans les conditions définies par la loi Leonetti'. La France a également un retard important concernant la transplantation rénale à partir de donneurs vivants : l'année 2009 en a compté 223 contre 600 en Allemagne et 985 au Royaume-Uni.
En France, la proposition de ces sources de greffons provoque souvent l'agitation du 'spectre de la marchandisation et du trafic d'organes'. Pour Demain, la Greffe, le législateur s'abrite 'derrière des alibis fantasmatiques et irrationnels pour prôner l'immobilisme', et prive ainsi 'sciemment des milliers de malades du seul traitement qui pourrait les sauver'. Cette 'indifférence coupable' constitue une 'entorse manifeste aux grands principes que sont le droit à la santé et à la vie ainsi qu'au devoir de compassion qui devrait être celui d'une société solidaire et humaniste'. Selon Demain, la Greffe, qui a adressé un courrier à l'Agence de la biomédecine, un peu de volonté politique et 'une loi réellement adaptée aux évolutions médicales et sociétales' permettraient de vaincre la pénurie en quelques années en France."
Le Monde.fr 03/12/10

LIU XIA’S REPRESENTATIVE TO NOBEL COMMITTEE DEPLORES UN HIGH COMMISSIONER FOR HUMAN RIGHTS REJECTION OF INVITATION TO ATTEND NOBEL CEREMONY

  ==> Download Press Release Document (PDF, 2 pages, 160 Ko.)

India seeks to increase organ donors

"India is trying to increase the number of local organ donors. Spain, the world leader, has 35.1 organ donors per million, Britain 27, USA 26, Canada 14, and Australia 11. But India has only 0.08 donors per million.
'It is paradoxical that a country like ours with a billion plus population should have shortage of organs for transplantation,' says health minister Ghulam Nabi Azad.
Recently Mr Azad announced a national program to boost organ donation. He plans to promote deceased organ donation, set up a procurement system and a national distribution system, establish new transplant facilities and train health care personnel. India may even register willingness to donate on driving licences.
This ambitious program has to contend with deep cultural prejudices. Dr S.K. Agarwal, a leading kidney specialist, told the Times of India: 'The concept of organ donation has not taken firm root in India due to poor awareness and multiplicity of myths. For instance, believers in reincarnation fear being born without donated organs in their next life. There is a greater need for increasing awareness.'" ~ Times of India, Nov 27
By Michael Cook, BioEdge Editor

Redefining death: A new ethical dilemma

"To secure life-saving vital organs, some physicians are pushing the boundaries of what constitutes death. The ramifications for the transplant system could be profound."

By KEVIN B. O'REILLY, amednews staff. Posted Jan. 19, 2009.