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Jean Leonetti : libéraliser la recherche sur l'embryon

"Dans une interview accordée au Journal du Dimanche, le député UMP Jean Leonetti, rapporteur de la mission d’information parlementaire sur la révision des lois de bioéthique, revient sur le 'coup de force médical' de René Frydman (cf. Synthèse de presse du 04/11/10 et du 05/11/10). Il approuve 'sa démarche' et déplore qu’aujourd’hui, nous bridions 'la recherche française au nom d’un principe de précaution mal compris' : 'René Frydman a flirté avec les lignes. En faisant cela, il interpelle la communauté scientifique et politique à qui il dit : laissez les chercheurs travailler'. En conséquence, Jean Leonetti plaide pour l’élargissement des autorisations de recherche sur l’embryon. Selon lui en effet, 'il faut faire la distinction entre l’éthique sociétale, qui implique la prudence, et l’éthique scientifique, qui doit privilégier la témérité'. 'La solution n’est pas d’interdire le travail scientifique – on ne sait jamais ce qu’on va trouver quand on entame un projet de recherche – mais le cas échéant ses applications délirantes comme le clonage, bref, tout ce qui présente un danger pour l’espèce humaine', affirme-t-il.
Il estime donc qu’il faut autoriser la vitrification des ovocytes (méthode de congélation ultra-rapide des ovocytes) interdite en France. Il se déclare favorable à l’autorisation de cette technique pour des femmes souhaitant congeler leurs ovocytes jeunes afin d’avoir un enfant plus tard : 'Je ne suis pas opposé à cette pratique à condition qu’elle ne soit pas remboursée par la Sécurité Sociale et qu’on mette une limite d’âge (45 ans par exemple) pour l’utilisation des ovocytes.' Estimant que la vitrification permettrait de pallier la pénurie du don d’ovocytes en France, il préconise 'pour éviter la marchandisation', d’offrir 'une vraie reconnaissance aux donneuses : remboursement de leurs frais de déplacement, droit à des congés et surtout une reconnaissance de la nation' sous la forme d’une lettre de remerciement symbolique du Président de la République.
Concernant la recherche sur l’embryon, il affirme qu’il 'faut en finir avec l’obscurantisme'. 'Je pèserai de tout mon poids lorsque le projet de loi sur la révision des lois bioéthiques sera discuté à l’Assemblée nationale, pour faire entendre les inquiétudes des chercheurs. Pour moi, il est par exemple urgent d’autoriser la recherche sur l’embryon non destiné à naître, de permettre une bonne fois pour toutes, en mettant à bas le système actuel de dérogations, la recherche sur les cellules embryonnaires.' Concernant les embryons destinés à être implantés, il estime qu’il faut 'offrir aux chercheurs une liberté maximale et leur permettre d’améliorer les conditions de fécondation – ce qui ne peut se faire qu’en maniant l’embryon'. Il propose donc d’amender le texte du projet de loi 'pour permettre aux chercheurs de faire réellement évoluer les conditions de fécondation dès lors que les procédés utilisés s’avèrent fiables, reproductibles et efficaces.'"
La Croix (Marie Boëton) 08/11/10 – Le Figaro.fr 07/11/10 – Le Journal du Dimanche (Anne-Laure Barret) 07/11/10

3 commentaires:

Catherine a dit…

A lire sur le sujet :
http://jesusfilsdedieu.blogspot.com/2010/11/volte-face-du-depute-jean-leonetti-sur.html

Catherine a dit…

"M. Léonetti invoque au cours de l’interview précitée un retard : 'Aujourd’hui nous bridons la recherche française au nom d’un principe de précaution mal compris. Nous prenons du retard par rapport aux autres pays (…)'.
Il oublie que si l’on veut parler de retard, il s’agit plutôt d’un retard de la recherche française sur les cellules souches adultes, de sang de cordon, ou reprogrammées qui s’explique par les choix politiques de 2004 qui ont concentré les équipes de notre pays sur des programmes de recherche sur l’embryon, sans efficacité thérapeutique. Ce que tout le monde savait déjà à l’époque.
Dans la perspective d’applications thérapeutiques, les recherches sur les cellules souches adultes ou de sang de cordon sont efficaces, alors que les recherches sur les cellules souches embryonnaires ne le sont pas. De même, les cellules souches reprogrammées (iPS) sont aussi pertinentes, et plus accessibles, que les cellules souches embryonnaires pour le criblage des molécules et la modélisation des pathologies."
http://jesusfilsdedieu.blogspot.com/2010/11/volte-face-du-depute-jean-leonetti-sur.html
Cellules de cordon et de sang de cordon OU cellules souches embryonnaires ? Les Cathos votent pour les premières, quelques scientifiques pour les secondes. Et s'il fallait les deux ? ...

Catherine a dit…

http://www.genethique.org/revues/revues/2010/novembre/09_11_10.html#1