Merci de ne PAS poster de messages concernant la vente d'un organe et comportant des coordonnées téléphoniques, e-mail, etc. La loi française interdit la vente d'organes.

A propos du don d'organes

"Famille Chrétienne consacre un dossier à la question du don d'organes dans le cadre de la campagne nationale de sensibilisation actuellement organisée (cf. Synthèse de presse du 09/03/09).
Rappelons qu'en France, depuis 1976, le consentement présumé prévaut : à moins que le défunt ait manifesté de son vivant son opposition sur le Registre national des refus, la loi française considère toute personne décédée comme donneuse potentielle, 'à des fins thérapeutiques ou scientifiques'. En 2007, 4 666 malades ont bénéficié d'une greffe, soit une augmentation de 45 pour cent en sept ans.

Pour Pierre Noir, vice-président de France-ADOT (Association pour le don d'organes et de tissus humains), 'la législation est ambiguë'. En effet, même si l'on détient la carte de donneur délivrée par l'Agence de la biomédecine et les associations France-ADOT et Greffe de vie, c'est l'avis des proches qui compte. 'D'où l'importance d'informer sa famille de sa décision, afin que la volonté de chacun soit respectée', explique Chantal Bicocchi, chargée d'organiser les prélèvements d'organes à l'hôpital Beaujon, en région parisienne.

Du côté de l'Eglise, le pape a rappelé, en novembre dernier, que la transplantation d'organes constituait 'une grande conquête scientifique et un grand espoir pour tant de malades graves' (cf. Synthèse de presse du 10/11/08). Toutefois, il recommande le principe de précaution lorsque le constat de mort ne reçoit pas le consensus de la communauté scientifique et n'est pas certain. Xavier Lacroix, philosophe, professeur d'éthique à la Faculté de théologie de Lyon et membre du Comité consultatif national d'éthique (CCNE), est partisan du don d'organes. Il émet cependant des réserves sur le prélèvement post-mortem tel qu'il est pratiqué en France. La première concerne la délimitation du seuil de la mort, 'parce qu'il ne fait pas le consensus chez les médecins, il réclame une grande prudence'. Il émet aussi des réserves quant aux organes prélevés sur les personnes reconnues mortes à la suite d'un arrêt cardiaque non récupéré (cf. Synthèse de presse du 04/09/08). Sa deuxième réserve concerne 'l'utopie d'un corps humain indéfiniment réparable et considéré comme un ensemble mécanique de pièces détachées'. Pour lui, cela soulève la question du déni de la mort. Enfin sa troisième réticence vient du consentement présumé inscrit dans la loi. 'On ne peut pas déduire un consentement d'un silence, ni admettre le droit à priori de la société sur le corps après la mort', conclut-il."
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"Chaque article présenté dans Gènéthique est une synthèse des articles de bioéthique parus dans la presse (...). Les opinions exprimées ne sont pas toujours cautionnées par la rédaction."
Famille Chrétienne ( Annonciade Fougeron) 14/03/09

2 commentaires:

Catherine a dit…

arrêt cardiaque non récupéré : il s'agit en fait des prélèvements "à coeur arrêté", suite à échec des manoeuvres de réanimation consécutives à un arrêt cardiaque. Ce mode de prélèvement d'organes permet de prélever des reins.

Il y a donc d'un côté la mort encéphalique, et de l'autre l'arrêt "cardio-respiratoire persistant", ces deux états, bien que distincts, permettent tous deux le prélèvement d'organes sur donneurs dits "décédés".

Pour les problèmes d'éthique posés par les prélèvements "à coeur arrêté", voir les travaux de l'Espace Ethique de l'AP-HP (Assistance Publique des Hôpitaux de Paris) : lien :
http://www.espace-ethique.org/fr/transplantations.php

Melly a dit…

Moi je dis qu'il s'agit de Hold-up sur la Population ni plus ni moins !

(je suis bien contente de connaître votre blog... et le ferai connaître.
car vous faites partie du corps-médical - et les mèdecins ou chirurgiens sont nombreux à ne pas être d'accord avec ce qui se passe -
mais ... ils sont "muselés" ...

je projetai de faire un ou plusieurs articles sur mon blog -qui n'a rien à avoir avec le sujet- un de ces jours, mais je n'ai pas "le discours" médical comme vous (même si mon mari en fin de vie, 43 ans greffe rénal, un des premiers...est ... pédiatre , retraité ...et par respect pour lui, je n'ai pas encore osé débattre de ceci sur mon blog perso....mais ça va venir sous une forme ou une autre...)

à plus pour plus.