Merci de ne PAS poster de messages concernant la vente d'un organe et comportant des coordonnées téléphoniques, e-mail, etc. La loi française interdit la vente d'organes.

Bioéthique : "dogmatisme" du modèle familial ?

"Ruwen Ogien est un philosophe français contemporain. Directeur de recherche au CNRS, ses travaux portent notamment sur la philosophie morale, la philosophie des sciences sociales et l'éthique, notamment auprès de Charles Larmore.

Formé à Bruxelles, Tel-Aviv, Cambridge, Paris, Columbia et Montréal, il se rattache à la philosophie analytique. Il revient sur le projet de loi de bioéthique, adopté le 15 février 2011, qu’il pense 'aussi peu ouvert aux évolutions de la société que les précédents'.

Selon lui, la France possède l''un des régimes bioéthiques les plus autoritaires d’Europe' car fondé sur 'le paternalisme politique et médical' de l’Etat qui ne laisse pas le choix 'au citoyen de décider ce qui est bien pour lui'.

Il parle de 'dogmatisme' à propos du modèle familial traditionnel hétérosexuel, qui expliquerait le maintien de l’anonymat du don de gamètes, de la prohibition de la gestation pour autrui, ainsi que l’interdiction de l’AMP aux couples homosexuels.

'La volonté de justifier la législation par des grands principes comme celui de la dignité humaine' n’est, selon Ruwen Ogien, pas recevable. Il ne voit pas pourquoi le modèle familial fondé sur un père et une mère 'exprimerait mieux que n’importe quel autre la dignité de la personne humaine'. Il considère que ce modèle repose sur un 'préjugé culturel' qui 'n’a rien d’universel'.

Il souhaite que soient votées 'des lois plus respectueuses de la diversité des styles de vie'".

http://www.genethique.org/revues/revues/2011/Fevrier/25_02_11.html#2
Libération 25/02/11
Droits image :
http://www.babelio.com/auteur/Ruwen-Ogien/18401

Pr. Louis Puybasset, "Enjeux éthiques en réanimation". Paris, Ed. Springer-Verlag France, 2010

"Rapidement après sa création, à la fin des années 1950, la réanimation a été le lieu d’une effervescence où se pensaient les aspects techniques et l’innovation de cette discipline médicale nouvelle. Mais là, surgit rapidement la question du sens de l’action menée aux plans humain et philosophique. Grâce aux moyens extraordinaires mis en œuvre et au savoir-faire des équipes médicales et soignantes, des succès inespérés furent obtenus, en particulier dans les domaines de l’insuffisance respiratoire, de l’insuffisance rénale, des détresses circulatoires, de la toxicologie et des comas. Mais il devenait également possible de faire survivre de façon prolongée des personnes pour lesquelles aucun espoir de guérison n’était permis et qui évolueraient vers des états de dépendance et de perte d’autonomie insupportables. Ces situations firent naître des controverses sur le bien fondé de certaines pratiques de la réanimation et, progressivement, cette spécialité médicale devint le fer de lance dans la réflexion sur l’obstination déraisonnable, la mort encéphalique, la transplantation d’organe, l’assistance respiratoire, les comas prolongés et la limitation ou l’arrêt thérapeutiques.
Pour apporter un éclairage nouveau et original sur les questions éthiques qui émaillent la pratique de la réanimation, l’ouvrage collectif dirigé par Louis Puybasset rassemble des textes d’auteurs choisis pour leur compétence et leur connaissance du terrain. Il leur donne la parole pour témoigner de certains aspects méconnus de l’éthique du soin, en levant parfois certains tabous. L’ouvrage est divisé en six grands chapitres. Le premier aborde les fondements philosophiques et juridiques sur lesquels s’appuie le discernement éthique en pratique clinique, et les suivants traitent successivement du patient et de ses proches en réanimation, des soignants, des questions spécifiques liées à la limitation et l’arrêt thérapeutique, du don d’organe et enfin des aspects médico-économiques de la réanimation.

Au fil du texte qui constitue cet ouvrage de 634 pages, la réflexion déclinée sous des angles et des points de vues variés et originaux, éclaire ce lieu étonnant où l’on ne ressuscite pas toujours, où l’on meurt souvent et où les normes sociales sont parfois bousculées. Ce livre, d’une grande force, est un outil précieux de réflexion sur les enjeux existentiels de ce monde clos et mystérieux pour celui qui un jour sera confronté à la réanimation, qu’il soit patient, soignant, médecin ou proche. Il offre un éclairage humaniste permettant à la pensée de ne pas être captive d'une vision purement technique."

Michel Hasselmann, Professeur des Universités, Praticien Hospitalier, Réanimation Médicale - Nouvel hôpital civil.

Source :
Lettre du CEERE, mars 2011

Conférence autour des vecteurs innovants en matière de télésanté et ingénierie pour la cardiologie

Le Mardi 08 Mars 2011 Retrouvons-nous nombreux le MARDI 8 MARS 2011 dès 19h00 à Paris
Conférence sur "Les vecteurs innovants en matière de télésanté et ingénierie pour la cardiologie"

Cette soirée est organisée par
Philippe CHAUVET (GI 1987) et Mourad KAROUIA (GM 1998)

Programme :
19h00-19h15 : Accueil des participants
19h15-20h45 : Conférences
20h45-21h00 : Questions/réponses
21h00-22h00 : Cocktail

Lieu de la rencontre :
IMI - 62 Boulevard Sébastopol - 75003 PARIS
2ème étage
Parkings : Sébastopol – Saint-Martin –Centre Beaubourg
RER : Lignes A, B, C, D Station Châtelet Les Halles Sortie Pierre Lescot
Métro : Ligne 4 Station Etienne Marcel ou Réaumur Sébastopol

http://www.tremplin-utc.asso.fr/public_v3/actualite.php?mois=3&annee=2011&nu=404&num_antenne=&action=Visualiser#bas

Mon commentaire : j'assisterai à cette conférence.

Les lois bioéthiques en Europe

Le site touteleurope.eu publie une étude comparative sur les lois de bioéthique en Europe.

"Une résolution du Parlement européen du 3 juillet 2002 a recommandé aux Etats membres de légaliser l’avortement. Aujourd’hui, il est donc autorisé dans la quasi-totalité des Etats membres à l’exception de Chypre, Malte, l’Irlande et la Pologne. En Pologne, l’avortement avait été légalisé par le régime soviétique en 1956, mais le gouvernement l’a limité après la tombée du communisme et l’interdit totalement en 1997. Il est cependant autorisé en cas de viol, d’anomalie du fœtus ou sur indications médicales ; il en va de même à Chypre et Malte. En Irlande, l’IVG est autorisée en cas de danger de mort pour la mère. En 1993, 67% des Irlandais se sont prononcés contre la légalisation de l’avortement. Les femmes voulant avorter se rendent en Grande-Bretagne.

C’est d’ailleurs en Grande Bretagne que le délai limite pour avorter est le plus élevé : 24 semaines, pour une moyenne de 12 semaines dans l’UE. Le Portugal, qui a légalisé l’avortement par référendum (à 59,3%) en 2007, conserve un délai de dix semaines.

Le diagnostic prénatal (DPN) est pratiqué partout en Europe, sauf en Irlande où il est interdit. En Pologne, il est autorisé dans un délai de 22 semaines. Malte ne l’autorise que pour des affections qui peuvent être soignées.

Le diagnostic préimplantatoire (DPI), légalisé en France, n’est autorisé en Allemagne que jusqu’à un certain stade de l’embryon. Il est absolument interdit en Italie où le statut de l’embryon est protégé, et en Autriche où la procréation assistée est uniquement réservée aux cas de stérilité. En Irlande, il n’est pas légiféré car le Droit de l’enfant à naître prévu dans la Constitution ne couvre pas les embryons in vitro. Un appel contre ce jugement est en cours d’examen.

Le 'bébé-médicament' est autorisé dans huit pays : la France, la Suède, le Danemark, le Royaume-Uni, la Belgique, la Grèce, le Portugal et l’Espagne."

Touteleurope.eu 15/02/11
http://www.touteleurope.eu/fr/actions/social/sante-publique/presentation/comparatif-les-questions-bioethiques-en-europe-le-dpi-et-le-dpn.html
http://www.genethique.org/revues/revues/2011/Fevrier/24_02_11.html#2

Chine : les trafiquants d'organes susceptibles d'écoper de la peine capitale

"Les criminels condamnés pour avoir prélevé des organes de force écoperont de la peine de mort en vertu du projet de loi que le parlement chinois s'emploie actuellement à réviser. L'amendement a été présenté mercredi au Comité Permanent de l'Assemblée Populaire Nationale (APN) pour une troisième relecture. Il stipule que les criminels reconnus coupables de 'prélèvements d'organes forcés, de dons d'organes forcés ou de prélèvement d'organes sur mineurs' pourraient écoper de peine pour homicide. Selon l'article 232 du Code pénal, une personne reconnue coupable d'homicide écope soit de la condamnation à mort, soit de la réclusion à perpétuité, soit d'une peine d'emprisonnement d'une durée minimum de 10 ans.
Toutefois, selon le projet de loi examiné par les législateurs en décembre 2010, les criminels impliqués dans le commerce illégal d'organes ne peuvent être accusés que du crime de lésions corporelles intentionnelles (IBH). Or conformément à l'article 234, un criminel reconnu coupable d'IBH ne peut être condamné qu'à une peine d'emprisonnement d'une durée maximale de trois ans ou à la détention criminelle, il peut également être placé sous surveillance judiciaire. Dans le cas de lésions corporelles graves, le coupable sera condamné à une peine d'emprisonnement comprise entre trois et dix ans. Ce n'est que lorsque un criminel cause la mort ou provoque 'de graves sévices corporel résultant en de sévères handicaps', qu'il peut être condamné à une peine d'emprisonnement d'une durée minimum de 10 ans, à la réclusion à perpétuité ou à la mort, stipule l'article 234.

Qin Xiyan, avocat issu du Hunan et député de l'APN, estime que le prélèvement d'organes forcé devrait entrer dans la catégorie des homicides volontaires, car pouvant entrainer la mort. Liu Renwen, chercheur au sein de l'Institut de droit relevant de l'Académie chinoise des sciences sociales, a déclaré mercredi au journal China Daily qu'il était grand temps que le Code pénal couvre spécifiquement le trafic d'organes. Selon lui, ces dernières années, le marché noir serait en plein essor tant 'à l'intérieur, qu'à l'extérieur du pays'. 'Certaines personnes démunies vendent leurs organes pour une petite somme d'argent. Personne ne les force mais ils ignorent complétement les risques pour la santé,' a souligné Liu. 'Qui plus est, le commerce illégal d'organes est nuisible à la société dans son ensemble.' Cet amendement devrait ainsi permettre de dissuader les criminels potentiels, a confié Liu, car il révèle la détermination du gouvernement à sévir contre le commerce illégal.

Il y a encore peu de temps, le seul chef d'accusation qui portait sur les criminels condamnés pour prélèvements d'organes forcés était la conduite d'affaires illégales, le droit pénal ne couvrant pas ce type d'infraction spécifique. Mais en août dernier, le prélèvement d'organes est venu se greffer au sein du projet d'amendement du droit pénal dans le cadre d'un examen législatif.

A Beijing, un peu plus tôt ce mois-ci, Liu Yunlu 31 ans, originaire de la province du Hebei et Dong Binggang, 25 ans, de la province du Shaanxi, ont tous deux été accusés d'avoir mené des opération commerciale illégales sous forme de trafic d'organes humains.

Chaque année, 10 000 transplantations d'organes sont réalisées en Chine. Or, on estime qu'environ 1,3 millions de personnes seraient en attente d'un organe.

L'écart colossal entre l'offre et la demande a naturellement conduit à l'émergence du commerce illégal d'organes, a rapporté le Quotidien du Parquet basé à Beijing.

Afin donc de mieux gérer les dons d'organes et de prévenir le trafic illégal de ceux-ci, Qin a proposé de punir les hôpitaux et les médecins qui seraient de connivence avec les trafiquants.

Si le dernier projet de modification du Code pénal est approuvé lors de la réunion bimensuelle du Comité Permanent de l'APN qui durera jusqu'à vendredi, il entrera en vigueur le 1er mai."

Cao Yin a contribué à la rédaction de cet article.(China Daily)
http://www.chinadaily.com.cn/fr/chine/2011-02/24/content_12072261.htm

Under kidney transplant proposal, younger patients would get the best organs

By Rob Stein, Washington Post Staff Writer, Thursday, February 24, 2011

"The nation's organ-transplant network is considering giving younger, healthier people preference over older, sicker patients for the best kidneys.

Instead of giving priority primarily to patients who have been on the waiting list longest, the new rules would match recipients and organs to a greater extent based on factors such as age and health to try to maximize the number of years provided by each kidney - the most sought-after organ for transplants.

'We're trying to best utilize the gift of the donated organ,' said Kenneth Andreoni, an associate professor of surgery at Ohio State University who chairs the committee that is reviewing the system for the United Network for Organ Sharing (UNOS), a Richmond-based private nonprofit group contracted by the federal government to coordinate organ allocation. 'It's an effort to get the most out of a scarce resource.'

The ethically fraught potential changes, which would be part of the most comprehensive overhaul of the system in 25 years, are being welcomed by some bioethicists, transplant surgeons and patient representatives as a step toward improving kidney distribution. But some worry that the changes could inadvertently skew the pool of available organs by altering the pattern of people making living donations. Some also complain that the new system would unfairly penalize middle-aged and elderly patients at a time when the overall population is getting older.

'The best kidneys are from young adults under age 35 years. Nobody over the age of 50 will ever see one of those,' said Lainie Friedman Ross, a University of Chicago bioethicist and physician. 'There are a lot of people in their 50s and 60s who, with a properly functioning kidney, could have 20 or more years of life. We're making it harder for them to get a kidney that will function for that length of time. It's age discrimination.'

More than 110,000 Americans are listed as waiting for organs, including more than 87,000 who need kidneys. Only about 17,000 Americans get kidneys each year, and more than 4,600 die because they did not get one in time.

'It's a big shift,' said Arthur C. Caplan, a University of Pennsylvania bioethicist. 'For a long time, the whole program has been oriented toward waiting-list time. This is moving it away from a save-the-sickest strategy to trying to get a greater yield in terms of years of life saved.'

If adopted, the approach could have implications for other decisions about how to allocate scarce medical resources, such as expensive cancer drugs and ventilators during hurricanes and other emergencies, Caplan said.

'This is a fascinating canary-in-a-cave kind of debate,' he said. 'We don't want to talk about rationing much in America. It's become taboo in any health-care discussion. But kidneys reminds us there are situations where you have to talk about rationing. You have no choice. This may shine a light on these other areas.'

An evolving system

The current system, which dates to 1986, was first based largely on giving kidneys to the patients who matched the organs best, but it evolved to take a first-come, first-served approach made possible by safer, more powerful anti-rejection drugs. Today, the UNOS's Organ Procurement and Transplantation Network (OPTN) gives priority to patients seeking organs from someone who dies based mostly on who has waited the longest.

'It was just a fairness issue,' Andreoni said. 'You're next in line. It's your turn.'

The problem is that, in some cases, elderly recipients get organs from much younger donors whose kidneys could have provided far more years of healthy life to younger, heathier patients. Younger patients can receive older or less-healthy organs that wear out more quickly, forcing them back onto the transplant list in a few years.

The 30-member UNOS Kidney Transplantation Committee, which has been reviewing the system for about six years, last week quietly began circulating for public comment a 40-page document outlining possible revisions.

Under one scenario, for 80 percent of kidneys, patients 15 years older or younger than the donor would get higher priority. The remaining 20 percent of organs - those deemed to have the best chance of lasting the longest based on the age and health of the donor and other factors - would be given to recipients with the best chances of living the longest based on criteria such as their age, how long they've been on dialysis and whether they have diabetes.

M. Jill McMaster, a UNOS board member representing the public, acknowledged that the new system would put older people at a disadvantage, but she argued that it is necessary.

'I'm 60 years old, and I have a transplant. But if I were to need a second transplant, I wouldn't have a chance of getting the best organs, whereas in the past I did have a chance,' McMaster said. 'What we're asking those on the list to do is hard when you are sick, which is to look at the needs of everybody. I think it's the right thing to do.'

Although many of the details about how the new concept would be implemented still have to be worked out, McMaster said it is likely to be adopted.

Public comments invited

The public has until April 1 to comment on the idea, which would make the kidney system more similar to those used to allocate livers, hearts and lungs. The committee will take those comments into account before formally proposing the specific changes, which will be open to public comment again before going to the UNOS board of directors. The board could approve final changes by June 2012.

'I strongly endorse this,' Robert M. Veatch, a bioethicist at Georgetown University, wrote in an e-mail. 'I think it is defensible on both fairness and efficiency grounds.'

But others worry that the changes could reduce the overall number of organs available for transplants or inadvertently further shift the matches between organs and recipients by affecting living donors, who are not regulated by UNOS. Some relatives who would have donated a kidney to a young patient might now decide not to, for example, putting pressure on other relatives to donate kidneys to older family members. In addition, the changes would do nothing to address the wide variation in waiting times in different parts of the country.

'If we really want to improve things, we need to address the variation in access to transplants based on geography,' Ross said. 'This factor, more than any other, would increase the overall number of life years gained from kidney transplantation.'

Some argued that a better solution would be to give recipients the option of choosing what donor kidneys to accept.

'Some younger people may accept a donor that is higher risk and may not last as long if they could get it sooner,' said Richard Freeman, chairman of surgery at Dartmouth Medical School. 'It should be more patient-based and less driven by absolute gain in life years.'

Others questioned the formula that would be used to match patients and organs. Because the system would be more complicated, it could backfire by creating suspicions of cheating, eroding confidence and reducing organ donations.

'It works well enough the way it is, and everyone understands it, which is important to maintain the public trust,' said Benjamin Hippen, a kidney specialist at Metrolina Nephrology Associates in Charlotte."

Source:
The Washington Post
http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2011/02/23/AR2011022306875_pf.html

"En bioéthique, la France est assez subtile"

Interview de Pierre Le Coz, vice-président du CCNE (Comité Consultatif National d'Ethique) :

http://www.temoignagechretien.fr/ARTICLES/Accueil/%C2%AB-En-bioethique-la-France-est-assez-subtile-%C2%BB-/Default-1-2414.xhtml

Extraits de cet article :

1.- Quel est pour vous le problème éthique prioritaire en ce moment ?

Pierre le Coz : "Pour moi, il existe deux questions prioritaires : la question du sang de cordon et celle de la vitrification (congélation pour les conserver) des ovocytes. Avec le sang de cordon (lire plus bas), on pourrait récupérer des cellules souches qui permettraient à terme de régénérer certains organes. Cela constituerait une alternative au don d’organes au moins dans certains cas. La transplantation est une des prouesses du XXe siècle. Mais cette technique peut entraîner des dérives comme le trafic d’organes. Il faut donc arrêter ce jeu de massacre et développer toutes les alternatives possibles.

En France, il est de bon ton de décrier le principe des banques privées de cordons, au nom du risque de dérives financières. Mais pour éviter ce risque, on en prend de plus graves comme l’augmentation de la demande de transplantations, avec les dérives de trafic international (via internet) que cela entraîne. Soyons honnêtes : nous n’avons pas assez d’argent pour constituer suffisamment de ban­ques pub­liques et créer des centres de recherche. Le risque est qu’on accumule du retard, et que les gens partent à l’étranger déposer leurs cordons dans des banques privées. Au lieu de diaboliser le privé, on devrait établir des partenariats, en fixant des conditions strictes.Dans le domaine de la recherche, il faut se donner les moyens de ses ambitions.

Quant à la vitrification des ovocytes, elle pose beaucoup moins de problème éthique que la congélation des embryons par exemple, lors d’une aide médicale à la procréation. Ce serait un moyen pour les femmes jeunes atteintes de cancer de préserver leur fertilité en congelant leurs ovules pour s’en servir plus tard. Il y aurait des embryons, mais sans doute en aurions-nous moins besoin."

2.- Lois bioéthiques : ce qui change :

Sang de Cordon

"En France, il n’est pas possible de déposer le cordon de son enfant dans une banque privée et de le conserver pour un usage personnel. En revanche, on peut déposer le sang de cordon dans une banque publique où il servira à d’autres, selon les principes de gratuité et de solidarité qui régissent le don en France.

Cependant, dans des cas bien précis, comme celui du 'bébé du double espoir', dans une famille touchée par une maladie génétique incurable, on peut récupérer les cellules souches contenues dans le sang de cordon d’un bébé pour soigner l’un de ses frères et sœurs atteint par la maladie. L’enfant naît par fécondation in vitro après un double diagnostic pré-implantatoire afin d’implanter un embryon sain qui soit un donneur compatible pour un de ses aînés.

Cette disposition est autorisée par la loi de bioéthique de 2004 et ses décrets d’application de 2006. La première française a eu lieu le 26 janvier dernier avec la naissance d’Umut-Talha, baptisé le 'bébé médicament'."

Remarque : plus les banques de sang de cordon seraient développées en France, moins on aurait besoin de créer des "bébés du double espoir" ... Je parle au conditionnel, vu le retard de la France en la matière ... Près de 30 ans de retard, d'après le Pr. Eliane Gluckman, pionnière de la greffe de sang de cordon.

Merci à Pierre Le Coz et au journaliste pour cette interview et cet article très intéressants !

Organ Donation by Capital Prisoners in China: Reflections in Confucian Ethics

Mingxu Wang*, Xi’an Jiaotong University, Xian, Shaanxi, People's Republic of China
*Address correspondence to: Mingxu Wang, MA, Xi’an Jiaotong University Medical College, Mailbox 138, 76 Yantaxi Road, Xi’an 710061, People's Republic of China. E-mail: wangmx601@mail.xjtu.edu.cn

Xueliang Wang, Xi’an Jiaotong University, Xian, Shaanxi, People's Republic of China

Abstract

"This article discusses the practice and development of organ donation by capital prisoners in China. It analyzes the issue of informed consent regarding organ donation from capital prisoners in light of Confucian ethics and expounds the point that under the influence of Confucianism, China is a country that attaches great importance to the role of the family in practicing informed consent in various areas, the area of organ donation from capital prisoners included. It argues that a proper form of organ donation from capital prisoners can be justified within the Confucian moral context in which the proper interests of capital prisoners and their families, the benefit of organ receptors, and a rightful order of society should all be appropriately considered. From the Confucian perspective, the act of donating organs from a capital prisoner must be decided by both the prisoner and his/her family (i.e., each side should hold a veto power), whereas such donation, in the proper circumstance protected by a rightful procedure, should be appreciated as a morally praiseworthy act of the prisoner who is willing to make the final effort to repent and correct his/her evil conduct and to leave something good to the world."

Key words

capital prisoners - Confucian familism - informed consent organ donation
© The Author 2010. Published by Oxford University Press, on behalf of the Journal of Medicine and Philosophy Inc. All rights reserved. 
http://jmp.oxfordjournals.org/content/early/2010/03/02/jmp.jhq008.abstract

Organ donation and the ethics of muddling through

Klaus Hoeyer and Anja MB Jensen, Department of Public Health, Faculty of Health Sciences, University of Copenhagen, CSS, Øuster Farimagsgade 5, Room 10.0.09, DK-1014 Copenhagen, Denmark

Critical Care 2010, 15:109doi:10.1186/cc9379
Published: 24 January 2011

Abstract

"Organ donation offers opportunities for people in critical care units to help save the lives of other patients. It is not always easy, however, to handle the transition from treating a patient to preserving a potential donor, and organ donation consistently provokes ethical questions in critical care units. What do we expect ethics to deliver? In light of a recent ethics conference in Denmark, we suggest that by acknowledging that decisions made in the clinic rarely abide to rational decision trees with clear ethical priorities, we can better learn from each other's experiences. We suggest embracing an 'ethics of muddling through' to enhance relevant reflections and stimulate a productive dialogue among health professionals."

Too early initiation of renal replacement therapy may be harmful

Christophe Vinsonneau and Mehran Monchi, Department of Intensive Care Medicine, Melun General Hospital, 2, rue Freteau de Peny, 77000 Melun, France

Critical Care 2011, 15:112doi:10.1186/cc9405
Published: 26 January 2011

Abstract

"In an observational multicenter study, Elseviers and colleagues report that renal replacement therapy (RRT) in acutely ill patients treated for acute kidney injury is an independent risk factor for death. This result may question the benefit of the current practice of early RRT initiation."

CLERMONT-FERRAND - La nouvelle unité neuro-vasculaire veille sur l'Auvergne

"Urgences spécialisées 24h/24, diagnostic expert à distance, choix concerté pour le meilleur traitement, relais rapide avec les services de soins de suite et de réadaptation... l'unité du neuro-vasculaire du CHU de Clermont-Ferrand est synonyme de gain de chance pour les auvergnats victimes d'accident vasculaire cérébral (AVC).

Maillon central de la prise en charge précoce et globale des patients victimes d'AVC, l'unité neuro-vasculaire (UNV) comprend quatre lits de soins intensifs et 15 lits dédiés à l'hospitalisation des patients victimes d'AVC et un centre de télémédecine. Dans ce pôle d'expertise un bilan diagnostique précis et précoce est proposé aux patients afin de débuter rapidement les traitements médicamenteux, d'assurer la surveillance neurologique et d'établir dès la phase aiguë, un projet de rééducation adapté.

L'admission peut se faire directement ou via le Service des Urgences, après réalisation d'une imagerie cérébrale. Durant l'hospitalisation, l'intervention de personnels paramédicaux spécialisés dans la prise en charge des AVC et de médecins spécialistes : cardiologues, neuroradiologues, neurochirurgiens, chirurgiens vasculaires, médecins de réadaptation... contribue à améliorer la qualité des soins.

Dans un souci de limiter les séquelles fonctionnelles et d'améliorer la vie des patients porteurs de handicap à la suite de leur AVC, l'UNV organise un relais rapide avec les services de soins de suite et de réadaptation, pour que le patient entame sans délai le projet de rééducation élaboré dès le début de l'hospitalisation.

Télémédecine au service de la garde neuro-vasculaire en Auvergne

La prise en charge des patients victimes d'accident vasculaire cérébral (AVC) impose une évaluation neurologique et neuroradiologique (scanner, IRM). En cas d'AVC ischémiques, les patients vus avant la quatrième heure peuvent bénéficier d'une thérapeutique de reperméabilisation d'une artère obstruée (fibrinolyse). Jusqu'à présent, les conditions particulières de l'Auvergne - éloignement des sites, faible densité de neurologues - n'autorisaient ce geste que pour un petit nombre de personnes. Désormais, grâce à la télémédecine, l'examen à distance du patient par le neurologue et la visualisation en temps réel de l'imagerie cérébrale est rendu possible. Le neurologue confirme le diagnostic et décide à distance du meilleur traitement, notamment s'il faut ou non prescrire une thrombolyse, car il est le seul habilité à la prescrire. Cette dernière peut, sous certaines conditions, être effectuée dans la structure d'accueil du patient, avant transfert éventuel vers le centre référent.

Dans le cadre du maillage régional, le CHU de Clermont-Ferrand, hôpital référent et de recours, assure une garde neuro-vasculaire. Les services d'urgence des hôpitaux d'Aurillac, Montluçon, Vichy peuvent contacter par téléphone le neurologue du centre référent qui se connecte depuis son poste de travail au système partagé. Avec l'assistance des médecins présents auprès du patient, le spécialiste accède à l'image dynamique du patient, via un système vidéo de qualité lui permettant d'effectuer à distance l'examen neurologique et aux images radiologiques.

Organisation et financement de l'UNV et de la garde neuro-vasculaire en Auvergne

Pour l'ouverture de l'unité Neuro-vasculaire (UNV), le CHU de Clermont-Ferrand a bénéficié d'une aide de l'Agence régionale de l'hospitalisation (ARH) en août 2009 à hauteur de 150 000 euros permettant l'acquisition d'équipements biomédicaux (moniteurs ECG/PNS/SAO2, pompes à nutrition entérale, électrocardiographe, défibrillateur, doppler transcraniens, bladderscan, échodoppler).

L'ouverture de l'UNV a impliqué une restructuration du service de Neurologie et la création de 10 postes : six infirmières, trois aides-soignants et un psychologue.

La garde régionale neuro-vasculaire a été soutenue dans le cadre d'une enveloppe de 286 690 euros de crédits pérennes au titre de la permanence des soins hospitaliers par l'Agence régionale de santé (ARS) fin 2010."

Pour plus d'informations contacter :

Délégation à la Communication et à la Culture
CHU Clermont-Ferrand - 58 rue Montalembert
63003 Clermont-Ferrand cedex 1
Téléphone : 04 73 75 10 87 - 04 73 75 10 25
Fax : 04 73 75 10 92
email : dmarchesseau@chu-clermontferrand.fr

La Lettre "Réseau-CHU"
N° 560 - 22 février 2011

Cohortes : Nancy 2 fois lauréat !

"Le verdict du jury international du projet 'Cohortes' est tombé : le CHU et l'université de Nancy seront doublement impliqués dans la recherche en Santé Publique. Parmi 44 dossiers déposés suite à l'appel à projets 'Cohortes', seuls 10 ont été retenus au niveau national, dont les 2 projets soutenus par le CHU de Nancy.
Financées par 200 millions d'euros, les cohortes sont des populations de sujets, sains ou malades, suivies pendant plusieurs années sur une thématique donnée. Le but de ces études à grande échelle ? Etudier les déterminants biologiques, sociaux, comportementaux, économiques et environnementaux de la santé, pour comprendre l'évolution des maladies. Le Pr Francis Guillemin, directeur du Centre d'Investigation Clinique 'Epidémiologie clinique' y adhère pleinement.

Le CKD-Rein (Chronic Kidney Disease), premier projet soutenu par le CHU de Nancy, s'intègre à un programme de recherche international dans le domaine de l'insuffisance rénale. Il propose de suivre sur 8 ans une cohorte de 3 600 patients porteurs d'une maladie chronique du rein pour explorer les causes de l'apparition d'une insuffisance rénale. Le second projet, intitulé OFSEP (Observatoire Français de la Sclérose en Plaques), développe une cohorte française de patients porteurs de sclérose en plaques en l'enrichissant de données biologiques, d'imagerie et de données socio-économiques.

Ces projets, portés également par d'autres établissements hospitaliers et d'autres universités en France, sont de véritables outils épidémiologiques visant à améliorer la prise en charge des patients et le développement de nouvelles thérapies dans la recherche sur les maladies rénales et la sclérose en plaques."

Pour plus d'informations contacter :

Responsable de la Communication
CHU Nancy - 29, av du Mal de Lattre de Tassigny
54035 Nancy cedex
Téléphone : 03 83 85 14 78
Fax : 03 83 85 11 88
email : l.verger@chu-nancy.fr

La Lettre "Réseau-CHU"
N° 560 - 22 février 2011

Amiens : Greffe combinée rein pancréas : nouvelle activité d'excellence

"Avec 3 greffes rein-pancréas réalisées avec succès depuis le 11 mai 2010, le CHU d'Amiens affirme son niveau de référence au niveau régional et interrégional en matière de greffe réno-pancréatique. Aujourd'hui, le CHU veut augmenter leur nombre en s'appuyant sur les équipes hautement spécialisées impliquées : celles du Professeur Jacques Petit, Chef du service d'urologie et transplantation et auteur de la première greffe rénale amiénoise en 1989, du Professeur Gabriel Choukroun, chef du service de néphrologie, dialyse, réanimation et transplantation et du Pr Hervé Dupont, chef du service d'anesthésie-réanimation, notamment.

Déjà 1 000 greffes de rein au CHU d'Amiens !

L'expertise de ces professionnels hospitalo-universitaires et la coordination interétablissements qu'ils animent font du CHU d'Amiens le référent de l'interrégion Nord Ouest pour l'activité d'excellence qu'est la greffe réno-pancréatique. Une reconnaissance inscrite au Schéma Interrégional d'Organisation Sanitaire (SIOS) 2008-2012 des régions Nord, Pas-de-Calais, Picardie, Haute et Basse Normandie, en accord avec l'Agence de Biomédecine et les Agences Régionales de Santé.

Le réseau régional de Picardie

Dans le cadre du réseau régional de prélévements d'organes et de tissus de Picardie, une coordination rigoureuse améliore en continu l'activité de prélèvements assurée par tous les hôpitaux autorisés de la région et de l'interrégion, 19 établissements sont actuellement membres de ce réseau. Pour les trois greffes rein-pancréas, les greffons ont été prélevés dans des hôpitaux de l'interrégion Nord Est.

La greffe combinée rein pancréas est considérée comme le meilleur traitement de l'insuffisance rénale chronique terminale chez les patients diabétiques de type 1. Elle permet à ces patients en insuffisance rénale chronique d'échapper à la dialyse chronique et au traitement par insuline et de réduire le risque de complications médicales liées au diabète.

Le point sur l'Activité de Transplantation au CHU d'Amiens Picardie

Greffe rénale :

- 1ère greffe le 5 avril 1989
- 1000ème greffe le 2 août 2010
Greffe rein-pancréas :
- 1ère greffe le 11 mai 2010
- 2ème greffe le 10 octobre 2010
- 3ème greffe le 7 décembre 2010

Allogreffe partielle de la face :

- 1ère greffe le 27 novembre 2005
- 2ème greffe le 27 novembre 2009.

La greffe rein-pancréas, meilleure alternative à la dialyse à vie pour les jeunes patients diabétique de type 1

Depuis 1976, année de la première greffe pancréatique réalisée en France, un total de 1 632 greffes pancréatiques a été enregistré. 69 greffes rein-pancréas ont été réalisées en France en 2009 contre 86 en 2004. Quant au nombre de patients inscrits en attente d'une greffe pancréatique au 1er janvier de l'année, il s'est stabilisé à environ 150.

Les critères nationaux de priorité définis pour les receveurs d'une greffe rein-pancréas sont les suivants :
- âge inférieur à 48 ans
- première greffe de pancréas
- absence d'immunité
- inscription sur les listes d'attente de rein et de pancréas.

En 2009, cette catégorie prioritaire représentait 49,1% de l'ensemble des candidats et 69,7% des malades greffés dans l'année. L'âge moyen de l'ensemble des 69 malades greffés était de 39,6 ans. La mise en place de ces critères de priorité a permis de faciliter l'accès à la greffe combinée rein-pancréas pour des jeunes patients diabétiques en insuffisance rénale, chez qui l'intérêt de la réalisation de la greffe combinée à un stade précoce a largement été rapporté dans la littérature scientifique.

La transplantation, un travail d'équipe qui implique :

- La Coordination du prélèvement est indispensable pour assurer la logistique du prélèvement à Amiens mais aussi dans tous les hôpitaux de la région, voire de l'interrégion, autorisés à prélever.

- Le service d'Urologie a un rôle fondamental. Les urologues font les prélèvements à Amiens mais aussi dans toute la région. La transplantation doit toujours être effectuée le plus rapidement possible pour améliorer les résultats en diminuant le délai entre le prélèvement et la greffe. Il faut donc en permanence adapter l'organisation du bloc opératoire à cette chirurgie urgente et délicate. Ensuite, ils participent au suivi et à la prise en charge des complications chirurgicales si elles surviennent. Tous les urologues participent à l'activité de prélèvement à la greffe et à la prise en charge des complications dans le cadre d'une astreinte 24h/24.

- Le service de Néphrologie a la charge d'évaluer sur le plan médical les patients en attente de greffe. Les néphrologues suivent ces patients bien souvent dès les stades précoces de l'insuffisance rénale chronique jusqu'à la préparation à la dialyse. Ils prennent en charge les patients dès le retour de bloc après la transplantation pour l'hospitalisation initiale en soins intensifs et les hospitalisations ultérieures éventuelles en collaboration si nécessaire avec les urologues. Les néphrologues doivent adapter le traitement immunosuppresseur qui permet d'éviter le rejet du greffon et assurer la prévention, le dépistage et le traitement des complications en particulier infectieuses. Ce suivi est assuré en consultation mais aussi en hôpital de jour. Tous les néphrologues sont impliqués dans la prise en charge des patients greffés dans les différentes unités du service (soins intensifs, réanimation, néphrologie clinique, hôpital de jour et consultation). Cette activité est en augmentation régulière en raison de l'augmentation constante du nombre de transplantations. Une astreinte 24h/24 est effective pour les patients, les correspondants médicaux et pour répondre aux propositions d'organes.

- Le service d'Anesthésie réanimation prend en charge la gestion médicale du prélèvement et l'anesthésie pour les transplantations. Là aussi, tous les médecins participent à cette activité dans le cadre d'une garde sur place.

Des laboratoires indispensables :

- L'unité d'histocompatibilité en hématologie qui réalise les crossmatch (tests de compatibilité avant la greffe) et les recherches d'anticorps chez les receveurs avec des techniques de plus en plus sophistiquées qu'il faut en permanence mettre au point.

- Le laboratoire de pharmacologie est indispensable pour le dosage de tous les médicaments anti rejet. Ceci permet d'adapter la posologie du traitement.

- Le laboratoire de virologie qui travaille en urgence pour les prélèvement mais doit aussi en permanence développer des techniques de plus en plus sensibles de détection des virus après la transplantation car les complications virales sont extrêmement fréquentes après la greffe.

- Le laboratoire d'anatomopathologie avec un médecin qui s'est spécialisé en pathologie rénale et en pathologie du rein greffé, très spécifique.

- Le laboratoire de parasitologie et celui de bactériologie sont également indispensables pour la prise en charge des greffés qui sont immunodéprimés.

- Le laboratoire d'explorations fonctionnelles vasculaires s'est également spécialisé dans le doppler des greffons et ses médecins sont régulièrement amenés à effectuer des dopplers en urgence.

- Le service de radiologie doit en permanence être disponible pour l'imagerie des greffons et des complications infectieuses. Il participe également à la prise en charge avec la radiologie interventionnelle pour les sténoses des artères du greffon.

Enfin tous les services de l'hôpital sont impliqués dans la prise en charge des greffés. L'activité de transplantation est un travail d'équipe impliquant de nombreuses unités de l'hôpital. Elle est un moteur de développement de nouvelles techniques.

La chaîne du don à la greffe : une course contre la montre

1- L'équipe médicale veille au maintien en état de fonctionnement des organes de la personne décédée en vue d'un éventuel prélèvement

2- L'équipe de coordination cherche à connaître la volonté du défunt sur le don de ses organes. Elle consulte le registre national des refus. Si le défunt n'y est pas inscrit, elle s'entretient avec les proches.

3- Des analyses de laboratoire et des examens d'imagerie sont effectués pour évaluer la qualité des greffons et trouver le receveur ayant des caractéristiques proches de la personne décédée.

4- Le prélèvement des organes se déroule au bloc opératoire. Technicité, rapidité et précision : la qualité des greffons dépend aussi du prélèvement. Une fois l'opération effectuée, le corps est préparé et rendu à la famille. Un donneur permet de greffer 4 personnes en moyenne.

5- La répartition des organes est gérée par l'Agence de Biomédecine qui propose aux équipes médico-chirurgicales les greffons pour un ou plusieurs patients selon des règles strictes.

6- Les greffons sont placés dans des glacières puis transportés très rapidement vers les hôpitaux où auront lieu les greffes. Les moyens de transport peuvent varier : ambulances, train, avion ? Pour un rein, le délai entre le prélèvement et la greffe ne doit pas excéder 24h, pour un pancréas, 8h.

7- La préparation préalable du rein par les chirurgiens dure environ 1h30 puis 3h pour la greffe en elle-même. Pour le prélèvement, le transport et la greffe rein-pancréas, la durée opératoire totale atteint une quinzaine d'heures.

8- Après l'intervention chirurgicale, la personne greffée est hospitalisée une douzaine de jours à minima dans le service de néphrologie. Elle suivra un traitement à base de médicaments anti-rejets pour éviter le rejet de l'organe greffé."

Source : Agence de la Biomédecine

La Lettre "Réseau-CHU"
N° 560 - 22 février 2011
Pour plus d'informations contacter :

Secrétaire Générale
CHU d'Amiens, Place Victor Pauchet
80054 AMIENS CEDEX 1
Téléphone : 03 22 66 80 22
Fax : 03 22 66 80 19
email : Dupaigne.bergamote@chu-amiens.fr

Death, brain death, and the limits of science: why the whole-brain concept of death is a flawed public policy

J Law Med Ethics. 2010 Sep;38(3):667-83. doi: 10.1111/j.1748-720X.2010.00520.x.

Death, brain death, and the limits of science: why the whole-brain concept of death is a flawed public policy. Nair-Collins M., Clinical Trials Support Division, Nathan Kline Institute for Psychiatric Research.

Abstract

Legally defining "death" in terms of brain death unacceptably obscures a value judgment that not all reasonable people would accept. This is disingenuous, and it results in serious moral flaws in the medical practices surrounding organ donation. Public policy that relies on the whole-brain concept of death is therefore morally flawed and in need of revision.

© 2010 American Society of Law, Medicine & Ethics, Inc.

Télésanté 2011 : 31/03/2011 à Castres

Castres-Mazamet Technopole (CEEI) renouvelle son partenariat avec le CATEL pour l’organisation de la Journée TELESANTE annuelle. Organisée par le CATEL et ses partenaires, elle aura lieu pour la 11ème année consécutive le jeudi 31 mars 2011, en émission simultanée par visioconférence dans plusieurs villes de France et à l’étranger.

Voir le programme, s'inscrire (c'est gratuit) : cliquer ici.

Production de greffons vasculaires

"Aux Etats-Unis, des chercheurs sont parvenus à produire des greffons vasculaires obtenus par génie tissulaire : leurs résultats ont été publiés dans Science Translational Medicine*. Ces greffons apparaissent comme une alternative prometteuse aux greffons vasculaires autologues ou synthétiques. Ces derniers sont souvent utilisés pour effectuer un pontage artériel périphérique ou coronarien en cas de maladie cardio-vasculaire.
Les nouveaux greffons obtenus ont des propriétés mécaniques semblables à celles des vaisseaux d'origine. Pour les produire, les chercheurs ont cultivé des cellules musculaires lisses, issues de donneurs cadavériques, sur un tube en polymère biodégradable, dans un bioréacteur. En se développant, ces cellules secrètent des protéines de matrice cellulaire, notamment du collagène, formant ainsi un tissu vasculaire biosynthétique. Les chercheurs ont ensuite débarrassé le tissu de ces cellules par des détergents (décellularisation), pour ne conserver que la matrice collagène. Celle-ci n'est pas immunogène, elle est utilisable chez tout type de receveur.
Ces greffons vasculaires ont été testés avec succès sur des modèles animaux : ils s'intégraient bien avec les vaisseaux natifs, ils sont peu sujets à l'infection, à la thrombose ou à l'obstruction. Pouvant être conservés pendant un an à 4° C, ils sont disponibles pour des implantations de greffons artérioveineux. Ils peuvent aussi être utilisés pour remplacer des vaisseaux de petit calibre. Shannon Dahl qui a participé à l'étude et co-fondatrice de la compagnie Humacyte, qui développe ces greffons, explique que 'ce sont les premières veines créées par bioingénierie à partir de cellules humaines qui conservent leur solidité durant une conservation simple prolongée'. Ces veines sont non seulement 'disponibles lorsque le patient en a besoin, mais la capacité à produire un grand nombre de greffons à partir d'une banque cellulaire permettra de réduire les coûts de production, en comparaison des autres stratégies de médecine régénérative'. A l'avenir, plus de 500 000 patients pourraient chaque année bénéficier de cette technologie. Les recherches sur les animaux ont montré que ces veines de petit et grand diamètres peuvent être 'utilisées dans des procédures chirurgicale allant des hémodialyses pour les patients atteints d'insuffisances rénales à des pontages coronariens' précise Shannon Dahl, ajoutant que 'sur la base de ces résultats encourageants, nous préparons des essais dans le cadre de l'hémodyalise'."
http://www.genethique.org/revues/revues/2011/Fevrier/16_02_11.html#4

* Science Translational Medicine, "Readily Available Tissue-Engineered Vascular Grafts", Shannon L. M. Dahl, Alan P. Kypson, Jeffrey H. Lawson, Juliana L. Blum, Justin T. Strader, Yuling Li, Roberto J. Manson, William E. Tente, Louis DiBernardo, M. Taylor Hensley, Riley Carter, Tiare P. Williams, Heather L. Prichard, Margaret S. Dey, Keith G. Begelman and Laura E. Niklason, 02/02/11
Le Quotidien du médecin (Dr. Véronique Nguyen) 04/02/11 - Cyberpresse.ca 03/02/11

Changer les systèmes de santé en Europe – à quel niveau ?

"Alors que les systèmes de santé sont à un tournant critique, les réformes actuelles concentrées sur l'objectif de réduction des coûts ne ratent-elles pas l'opportunité d'améliorer la qualité des prestations ? Une médecine personnalisée et une stratégie de prévention seront-elles efficaces ou mobiliseront-elles des ressources qui auraient été mieux utilisées dans des services traditionnels ? Les acteurs influents du monde de la santé se réuniront pour débattre de l'avenir du système de santé lors de notre conférence Healthcare in Europe.

Rejoignez nous le 17 mars 2011 à Genève pour :

- rencontrer 26 orateurs européens de qualité notamment de Belgique, de Finlande, d' Espagne, de France, d'Inde, de Suisse et du Royaume Uni
- apprendre de sociétés innovantes à travers le retour d'expérience de Vishal Bali, CEO de Fortis Hospitals, un des leaders des chaines d'hôpitaux privés en Inde
- échanger avec plus de 120 acteurs influents du monde de la santé : organismes publics, services de santé, fournisseurs, groupes de patients, ONG ..."

Pour prendre connaissance du programme et des orateurs : www.economistconferences.com/healthcare
 
Pour vous inscrire, cliquer ici.
 
Dougal Thomson

Head of Programming – Europe
Economist Conferences
Pour vous inscrire :

Email: cemearegistrations@economist.com
Phone: +44 (0)20 7576 8534

Source :
Le Quotidien du Médecin du 16/02/2011, en partenariat avec The Economist



Sponsors de l'événement

Le projet de loi de bioéthique en débat

"Libération qualifie le projet de loi sur la bioéthique de 'rendez vous manqué', et 'd’un étonnant statut quo' qui maintient l'interdiction de de la recherche sur l'embryon humain et de la gestation pour autrui et maintient l'anonymat des dons de gamètes (...).
'Concevoir avec un géniteur mort, c’est légitime. Avec un homo, toujours pas' résume Libération, évoquant le transfert d’embryons. [Bravo !!! Ndlr.]
Le diagnostic prénatal a 'fait l’objet d’un long débat', notamment le dépistage de la trisomie 21, qui amène à un taux de 96 % de grossesses interrompues. Désormais, le médecin proposera à la femme des informations sur des associations qui pourront l'aider et un délai d’une semaine lui sera proposé avant toute décision concernant la grossesse.
Pour certains députés PS, le projet de loi est 'un texte de régression'.
Jean Leonetti pense que ce texte est équilibré et 'qu’il y a eu des avancées'. Il déplore qu''au final, on va aboutir à un vote droite contre gauche, ce qui n’était pas mon souhait'.
Pour Marine Le Pen, ce débat sur la bioéthique est un 'sujet fondamental, qui touche à notre vision de l’homme et aux racines de notre civilisation'.
Dans un entretien avec le journal La Croix, elle affirme que le Front National et les Français ont été écartés de ce débat. 'On l’a bien vu avec le bébé médicament : ils ont appris du jour au lendemain que l’on pouvait faire un bébé pour en soigner un autre' dénonce-t-elle. On bascule vers 'la transformation de l’être humain en objet. Avec des notions de rentabilité, d’utilité de la procréation'.
Elle explique vouloir revenir sur la Loi Veil qui a été 'dénaturée'. L’avortement qui devait être un 'ultime choix' en cas de détresse, est devenu la seule proposition que l’on donne à une femme qui se rend au Planning familial : 'on lui propose l'avortement ou... l'avortement'. Elle s'oppose au remboursement de l’avortement, jugeant qu''il existe suffisamment de moyens de contraception' et préfère placer les aides financières dans l’adoption prénatale."
Libération (Charlotte Rotman, Eric Favereau) 15/02/11 - La Croix (Laurent de Boissieu, Marine Lamoureux) 15/02/11
http://www.genethique.org/revues/revues/2011/Fevrier/15_02_11.html#4

Bioéthique : la révision de la loi adoptée en première lecture

"L’Assemblée a adopté, en première lecture, le projet de révision de la loi bioéthique par 272 voix contre 216. Le Parti socialiste, qui prône une autorisation encadrée de la recherche sur l’embryon et les cellules souches embryonnaires, a voté contre.
Cette révision n’entraîne aucun changement majeur si ce n’est l’autorisation du transfert d’embryon post-mortem, l’ouverture du don d’ovocytes aux femmes sans enfants et l’élargissement du cercle des donneurs vivants. 'Sur des questions cruciales comme la recherche sur l’embryon, la majorité parlementaire a choisi de maintenir une situation hypocrite d’interdiction avec dérogations, refusant ainsi de reconnaître et de soutenir la légitimité et l’intérêt de ces recherches, et portant une atteinte durable à la recherche française dont le carcan juridique fait figure d’exception parmi les démocraties d’Europe', s’indigne le PS. L’option d’autoriser cette recherche avait pourtant été retenue par le Conseil d’État, le Comité d’éthique, les états généraux, l’Académie de médecine, l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et techniques.
Le groupe GDR (PCF, Verts, PG) s’est dit partagé. Noël Mamère, avec deux autres députés Verts, a voté contre et dénoncé 'un grand gâchis qui aboutit à un statu quo'. Paul Jeanneteau (UMP) y voit au contraire 'un texte équilibré'. 'Pourquoi changer en profondeur la loi de bioéthique puisque notre société demeure attachée à ces valeurs sur lesquelles elle repose ?', s’est-il demandé."
› S. H
Le Quotidien du Médecin, 15/02/2011

Amiens : 10 médecins et infirmières haïtiens en formation au CHU

"Le 13 janvier 2011, un an après le séisme à Haïti, 10 professionnels de santé haïtiens sont arrivés à Amiens pour débuter des formations médicales et soignantes au sein du CHU d'Amiens Picardie. Ces médecins et infirmières sont les premiers d'un groupe de 60 haïtiens qui seront formés durant les 18 prochains mois au sein de l'hôpital.

L'équipe haïtienne arrivée jeudi 13 janvier est composée de cinq jeunes médecins de cinq spécialités différentes : chirurgie générale, chirurgie orthopédique, médecine interne, gynécologie-obstétrique et pédiatrie et de cinq infirmières (2 infirmières sages-femmes, 1 puéricultrice et 2 infirmières-chefs). Les formations de ces professionnels sont d'une durée s'étalant de 1 mois à un an. Ils seront encadrés par des professionnels amiénois connaissant déjà le contexte haïtien et qui pourront ainsi adapter au plus près des besoins ces formations professionnelles.
De retour à Haïti, ils pourront bénéficier d'un tutorat par les équipes amiénoises grâce à un dispositif de télé-enseignement qui sera installé durant le premier trimestre 2011 et permettra de réaliser des formations à distance ainsi que la discussion de cas médicaux difficiles. Ces professionnels seront le relais, au sein de leur établissement, pour la formation de l'ensemble du personnel.
Une fois l'ensemble du personnel formé, un chantier d'un montant prévisionnel de 30 Millions d'Euros et d'une durée de 4 ans, mené par le Ministère de la Santé Publique et de la Population d'Haïti et appuyé techniquement et logistiquement par le CHU d'Amiens Picardie, sera réalisé afin de fournir les moyens matériels à ces personnels pour mettre pleinement en oeuvre leurs nouvelles compétences. Ce deuxième volet du projet est en cours d'étude pour financement par la Commission Intérimaire pour la Reconstruction d'Haïti (CIRH), co-présidée par le Président de la République d'Haïti, Monsieur René Préval et Monsieur William Clinton.
Fortement engagé engagé à Haïti depuis 2001 le CHU d'Amiens Picardie est jumelé avec l'Hôpital Universitaire Justinien de Cap Haïtien depuis 2006
Quelques jours après le séisme, le CHU d'Amiens Picardie avait envoyé une équipe de professionnels de chirurgie et d'urgence pour aider à prendre en charge l'afflux massif de blessés aux urgences. Le CHU a ensuite obtenu un financement de 500.000 ? de la Mission Interministérielle pour la Reconstruction d'Haïti (MIRH) afin de former l'ensemble du personnel de direction, médical, soignant et technique de cet hôpital. Ce projet, d'une durée de 18 mois, est conçu comme le premier volet d'un projet ambitieux de reconstruction de l'Hôpital Universitaire Justinien afin de mieux répondre aux besoins de la population et d'être aux normes anti-sismiques."

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N° 559 - 15 février 2011

Bébé du double espoir : 1ère naissance en France à l'Hôpital Antoine Béclère

"Grâce au diagnostic génétique pré-implantatoire, une famille dont les deux premiers enfants sont atteints d'une maladie génétique grave et invalidante (beta-thalassémie, a donné naissance à un enfant sain au groupe tissulaire compatible (HLA). Son sang de cordon a été conservé afin d'être greffé dans un proche avenir à l'un des aînés malade.
Le petit Umut-Talha qui signifie en turc 'notre espoir' est né le 26 janvier 2011 à l'hôpital Antoine Béclère (AP-HP). Il pèse 3 650g et est aujourd'hui en très bonne santé.
La loi de bioéthique de 2004 et le décret 2006 autorisent cette pratique après accord de l'Agence de Biomédecine. Sept transferts après diagnostic pré-implantatoire (DPI) et recherche du groupe antigènes des leucocytes humains (HLA) ont eu lieu dans le cadre de la collaboration Béclère-Necker. Ces transferts ont abouti à 3 grossesses et à cette première naissance HLA compatible.
Cette naissance est le fruit de la collaboration des équipes médicales et biologiques de l'Assistance Publique-Hôpitaux de Paris : celles de l'hôpital Necker (Pr A. Munnich, et Dr J. Stephann, Dr N. Gigarel, Dr Ph. Burlet, Dr J.P. Bonnefond et Pr M. Vekemans) et celles de l'hôpital Antoine Béclère (Dr N. Achour-Frydman, Dr L. Hesters, Dr F. Lamazou, Mme V. Kerbrat et Pr R. Fanchin), au sein des Universités Paris Descartes (Paris V) et Paris Sud (Paris XI).
En France 2 autres centres sont autorisés à pratiquer des diagnostics pré-implantatoires : le CHU de Montpellier et le CHU de Strasbourg mais Antoine Béclère-Necker enfants malades est le seul à prendre en charge cette situation.
Le Diagnostic pre-implantatoire*, DPI, consiste à rechercher certaines anomalies génétiques sur des embryons obtenus par fécondation in vitro (FIV). Les embryons non porteurs de l'anomalie sont transférés dans l'utérus et les embryons atteints sont détruits.
Le DPI se présente comme une alternative au diagnostic anténatal et s'adresse aux couples à risques génétiques, soit que l'un des membres du couple ou les deux, ait une anomalie génétique connue dans la famille, soit qu'un premier, voire un deuxième enfant, ait révélé l'existence d'une transmission génétique d'une maladie."
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*Source www.genetique.org

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N° 559 - 15 février 2011

En Irlande, la crise touche aussi les dons d'organes

"En 2010, l'Irlande n'a pas seulement été touchée par une crise économique sans précédent l'ayant obligée à recevoir le soutien de l'Union européenne, elle a aussi connu une crise du don d'organes. Le nombre de donneurs d'organes a chuté de façon spectaculaire. Certains grands hôpitaux universitaires n'ont pas recruté plus d'un ou deux donneurs sur douze mois, alors qu'ils fournissent le service national des greffes. Pour l'Irish Kidney Association, l'association irlandaise du rein, il est préoccupant de voir que personne n'est là pour approcher les familles des donneurs potentiels en raison d'une pénurie de personnel et de la charge de travail dans les services de soins intensifs.
Le National Organ Procurement Service, l'organisme chargé de l'approvisionnement en organes, a estimé qu'en 2010 seules 58 personnes décédées avaient été prélevées pour tous les types de greffe en Irlande, soit un tiers de moins qu'en 2009 où 90 donneurs ont été dénombrés. C'est la plus forte baisse enregistrée dans les annales de ce service et elle a entraîné un effondrement du nombre de transplantations, 92 de moins que l'année précédente.
La mauvaise performance de certains hôpitaux universitaires est un motif de préoccupation. A l'hôpital universitaire de Cork, l'un des deux centres de neurochirurgie en Irlande, où les patients avec les blessures à la tête les plus graves sont traités, une seule personne a donné ses organes, l'an dernier. En revanche, l'hôpital Beaumont de Dublin a reçu le consentement de 14 familles de donneurs, un établissement qui fait office de bon élève dans la capitale irlandaise quand on compare ses résultats à ceux d'autres grands hôpitaux de la ville. L'hôpital universitaire St Vincent a, par exemple, une moyenne de seulement 1,5 donneur par an sur plus de 12 ans. Il faut dire que l'hôpital Beaumont est le siège du National Organ Procurement Service...
Commentant ces derniers chiffres, Mark Murphy, directeur général de l'Association irlandaise du rein, a déclaré que les hôpitaux semblent avoir besoin d'aide pour inverser la tendance. 'Il y a besoin d'au moins 12 coordonnateurs supplémentaires au sein des équipes de soins intensifs à travers le pays', selon lui.
Il y a eu 51 greffes de rein en moins en 2009, soit 50 personnes de plus en dialyse en 2010, ce qui représente un coût non négligeable pour un système de santé comme celui de l'Irlande.
Pourtant, tout a été mis en place aux pays des Celtes pour favoriser le don d'organes et, malgré ces chiffres, l'Irlande a un des taux les plus élevés de dons dans le monde grâce à une législation adaptée. Mais elle ne doit pas se reposer sur ses lauriers, si l'on en croit les propos de M. Murphy. Pour son association, la politique de transplantation en Irlande doit être alignée sur celle des autres pays européens en élargissant les sources potentielles d'organes en incluant les patients décédés d'un problème cardiaque ou ayant une atteinte du tronc cérébral. On estime qu'une telle mesure serait susceptible d'augmenter immédiatement le nombre de donneurs décédés de 150 par an.
En 2009, 261 greffes d'organes ont eu lieu en République d'Irlande. En France, ce chiffre était de 4 580 sur la même période.
Dans l'Hexagone, 'un donneur permet de greffer 4 personnes, en moyenne. 32 % des prélèvements possibles sont refusés. Dans près de 4 cas sur 10, c'est parce que le défunt a déclaré son opposition au don d'organes durant sa vie. Dans les 6 autres cas, l'opposition vient de la famille. Le manque d'informations sur la volonté du défunt est l'une des principales causes de refus de la famille', selon l'Agence de la biomédecine."

[Sources : BMJ 2011;342:d982 et National Organ Procurement Service]
Écrit par Droit-medical.com

Dimanche, 13 février 2011 08:06
http://droit-medical.com/actualites/4-evolution/911-irlande-crise-touche-aussi-dons-organes

Bernard Devauchelle, chirurgien du visage

Le professeur Bernard Devauchelle a effectué la première greffe partielle du visage en novembre 2005 au CHU d'Amiens. (AFP PHOTO DENIS CHARLET)

"'Je m’occupe de la figure des gens depuis trente ans. Et puis voilà que, depuis le 27 novembre 2005, je suis devenu une espèce de star. Mais il y a des centaines de personnes qui font un travail tout aussi honorable et sont inconnues du public.'
L’homme qui tient ces propos est Bernard Devauchelle , 61 ans, chef du service de chirurgie maxillo-faciale et stomatologie au CHU d’Amiens, auteur de la première greffe de visage au monde.

Du triangle nez-bouche-menton très exactement, en étroite collaboration avec l’équipe de Jean-Michel Dubernard du CHU de Lyon, lui-même auteur de la première greffe de main en 1998. Alors, sincérité ou politesse de bon aloi ?

Le professeur René Frydman dénonce des entraves au progrès

Le Pr Frydman a dénoncé mardi les entraves au progrès dans le domaine de l’aide médicale à la procréation.

"Après avoir annoncé la première naissance en France d’un 'bébé du double espoir' – ou 'bébé-médicament' – (lire notre édition d’hier), le Pr René Frydman a déploré mardi 'le maquis de précautions sur le plan législatif' qui contribue au retard français dans ce domaine. 'A force de vouloir mettre de l’idéologie sans cesse', cela 'bloque les choses'. Alors que l’examen de la loi de bioéthique a débuté mardi après-midi à l’Assemblée nationale, il a également pointé les influences idéologiques à l’œuvre qui font peser des 'menaces' sur l’exercice de cette médecine de la procréation alors qu’on est dans un 'état laïc'. De son côté, le généticien Axel Kahn ne manquait pas de relever que les députés 'sont souvent attachés à des stéréotypes, à des idéologies, religieuses, politiques, etc., dont progressivement j’ai appris à faire totalement l’économie'. 'La définition du bien, c’est tout ce qui concourt à la reconnaissance de la valeur de l’autre', affirme ce chercheur, qui aimerait voir les élus se servir de cette définition lors de leur discussion du projet de loi bioéthique.

Au-delà de cette naissance pour l’instant exceptionnelle de 'bébé-médicament', le diagnostic préimplantatoire (DPI), après fécondation in vitro, sert simplement à détecter des maladies extrêmement graves afin de permettre aux parents d’espérer un bébé qui en soit indemne. 'Cela fait dix ans que l’on fait du DPI – 165 enfants sont nés grâce au DPI (leur évitant de voir le jour avec des maladies telles que la mucoviscidose, l’amyotrophie spinale, des maladies mitochondriales, des maladies amyloïdes du foie, des translocations chromosomiques…) dans notre centre' Béclère-Necker, selon le professeur Frydman. 'Treize autres sont en route', a-t-il indiqué."

http://www.francesoir.fr/actualite/sante/professeur-rene-frydman-denonce-des-entraves-au-progres-71602.html
http://www.leparisien.fr/societe/procreation-le-pr-frydman-denonce-des-lois-qui-entravent-la-recherche-08-02-2011-1305920.php

Loi bioéthique : statu quo sauf pour le transfert d’embryon post-mortem

"Les députés ont terminé tard dans la nuit de jeudi à vendredi l’examen du texte de loi bioéthique, qui fera l’objet d’un vote solennel mardi. Rien ne change pour l’anonymat des dons de gamètes et la recherche sur l’embryon mais le transfert d’embryon post-mortem a été adopté contre l’avis du gouvernement.

MALGRÉ les demandes des chercheurs, la recherche sur l’embryon et les cellules souches embryonnaires reste interdite sauf dérogations expresses. Selon le ministre de la Santé 'la position française permet de continuer d’avancer'. 'Je mets au défi quiconque de nous prouver que nous avons pris du retard', dit Xavier Bertrand. Pour Jean-Louis Touraine (PS), au contraire, 'le retard pris' se révélera 'insurmontable' et le message envoyé aux chercheurs est 'extrêmement négatif'. 'On va rester dans une ambiguïté qui ne sera favorable ni à la recherche ni aux malades', a estimé Alain Claeys (PS), rapporteur de la commission spéciale.

The Next Big Thing in Health Care: How to Profit From Immunotherapy and Regenerative Medicine

"The procedure has been called 'one of the most barbaric mistakes ever perpetrated by mainstream medicine.' Back when medicine was highly primitive, the process involved shoving an ice pick-like instrument between the upper eyelid and the eye in hopes of severing certain nerves of the frontal lobe. This was the early method of performing a lobotomy. And just 50 years ago, they were carried out not only on severely mentally ill people, but also on moody teenagers, or housewives who’d lost their enthusiasm for domestic work. Seriously. Over 40,000 Americans were lobotomized, often with catastrophic results.
Thankfully, they’re a thing of the past. But it made me think about how medicine has changed over the years and what practices were once acceptable. Just a few hundred years ago, for example, you wouldn’t have questioned the 'doctor' for putting leeches on you any more than you do today for prescribing an antibiotic.
What other common medical practices will be outdated in the years to come – and more importantly what will replace them? As someone who follows the health care sector, I believe I have the answer to the next big thing in health care: Immunotherapy and regenerative medicine

How Immunotherapy is Changing the Playing Field

Immunotherapy has been around for decades in the forms of vaccines, allergy shots, etc. It involves introducing something into the body to create an immune response. For example, when you receive a flu shot, you’re essentially training your body’s immune system to respond to specific infectious agents.
And then there are more serious diseases – like cancer.
Over the past few years, we’ve seen new cancer medicines receive approval, with even more in development.
With greater technology and intensive ongoing research, we may one day look back at chemotherapy (the equivalent of carpet-bombing your body in order to kill cancer) as barbaric as we do lobotomies.
And with regard to immunotherapy drugs, the body’s immune system specifically targets the cancer, typically resulting in fewer side effects than chemotherapy.
Several well-known cancer drugs already employ this technique – for example, Genentech’s Avastin and Herceptin and Bristol-Myers Squibb (NYSE: BMY) and ImClone’s (now Eli-Lilly) joint-partnership with Erbitux. All three have become blockbuster drugs for these companies.

Three Small-Cap Firms That Could Cash in on Immunotherapy

But there are also many small-cap health care companies engaged in immunotherapy research, which stand to make piles of money for shareholders if they develop a successful drug. Here are some names to look into…

Dendreon Corp. (Nasdaq: DNDN): Prostate cancer is the most common cancer among American men and is the second-highest cause of cancer deaths. Dendreon’s leading drug candidate for prostate cancer, Provenge, could be approved in 2010.

Cel-Sci Corp. (AMEX: CVM): The company’s Multikine drug, which treats head and neck cancer has completed Phase II trials and its scientists are currently working on an H1N1 flu drug, too.

Northwest Biotherapeutics (OTC BB: NWBO): The firm has several drugs in various phases of clinical trials for brain, prostate and lung cancers, including DCVax-Brain, DCVax-Prostate and DCVax-LB for non-small cell lung cancer. It also has DCVax-Direct, which treats ovarian, head and neck cancer.

Three 'Regenerators' for Your Health Care Sector Watchlist

In addition to immunotherapy drugs, the field of regenerative medicine is also flourishing and holds some excellent growth potential, as we’re still in the early stages of understanding the power of stem and other regenerative cells. Here are a few names to kick off your research…

Cytori Therapeutics (Nasdaq: CYTX): The company already has a product approved in Europe (Celution 800/CRS) and Asia (Celution 900/MB) for breast reconstruction following a partial mastectomy. The firm is currently running clinical trials in several cardiac areas, too.

StemCells Inc. (Nasdaq: STEM): The company currently has clinical trials in progress for drugs that treat diseases of the central nervous system and liver.

Geron (Nasdaq: GERN): It’s involved in both immunotherapy research for cancer and stem cell investigation in spinal cord injuries.

Keep in mind that most of these stocks are very small, so their trading can be volatile. In addition, they may need to raise funds to aid research and development, so do your due diligence.

However, I’m confident that over the coming years, firms like these will be at the forefront of new, more effective and safer ways to treat some of the world’s worst diseases.

Hoping your longs go up and your shorts go down,"

Marc Lichtenfeld, Advisory Panelist, Health Care Expert

http://www.investmentu.com/2009/October/the-next-big-thing-in-health-care.html

"Early-Bir​d II" THE Doctors 2.0 Conference Paris- June 2011

"What ? Attend Doctors 2.0 & You (22-23 June 2011) and learn how doctors in Europe, North America, and Israel use new technologies, collaborative 2.0 tools,and social media to communicate with patients, colleagues, insurors, government, industry, and others

4 Key Reasons to Participate :
Social Media, 2.0 Collaborative tools, and Mobile Apps dominate the "e" landscape. This is the 1st conference dedicated to the indispensable physician's use of communities, tools and services
Unique occasion to meet speakers from leading online physician communities, the Mayo Clinic Social Media Center, the European Commission, Israel's high-tech health organization, patient advocates, medical associations, pharmaceutical managers, governments payers, and start-ups....
The variety of learning environments and stimuli: workshops, Mobile Application Demo Party, networking, exhibit stands, keynotes, panels, Twitterscreen, start-up contest, iPad contest,...
Three NEW workshops in English:
What is a great external corporate social media policy? (John Mack, US)
Why does participatory medicine benefit doctors and patients? Pres. Royal Dutch Medical Asso (KNMG, Prof. Dr. A. C. N. Kruseman, NL), CML Advocates (J. Geissler, D), Wissit (Dr. M. Endemann, AUT)
Why do blogging doctors blog? (US and Europe)

Who will participate? Those who propose digital services to physicians : technology companies, pharmaceutical and device industries, public health organizations, and, did we say: professional and patient associations... Doctors 2.0 & You will be the event you've dreamt about to get a concrete picture about what's going on in the ever-growing virtual world!
See you soon and on Twitter: #doctors20 !"

VIDEO :
http://www.doctors20.com/video

Source:
http://www.doctors20.com/register

Contact:
Denise Silber
+33 (0)1 45 04 27 94
denise.silber@basilstrategies.com

Transplantations d'organes : vers la "marchandisation"?

"La première transplantation d'organes solides chez l'humain a eu lieu aux États-Unis en 1954 : c'était une transplantation rénale entre jumeaux homozygotes. Depuis, on a aussi appris à greffer des foies, des pancréas, des coeurs. Plus récemment, des mains et même... des visages. Sans oublier des veines, des cornées et de la moelle osseuse.
Aujourd'hui, cette procédure chirurgicale, jugée exceptionnelle il n'y a pas si longtemps, fait désormais partie de la routine dans le monde médical. On fait, au bas mot, une centaine de milliers de greffes chaque année dans le monde.
Questions
Qu'est-ce que la montée en force des greffes d'organes a changé dans nos sociétés ? Dans nos représentations de la mort (puisque la très grande majorité des greffons proviennent de donneurs décédés) ? Dans nos conceptions de la solidarité (puisque certains greffons, comme le rein, proviennent parfois de donneurs vivants) ?
Après la phase expérimentale du début, la greffe d'organes est devenue un véritable service médical. Qu'est-ce que ce changement d'échelle a provoqué comme modifications dans les façons de chercher les organes, de solliciter les donneurs éventuels, de récolter les greffons (puisqu'il faut les prélever le plus vite possible après le décès du donneur) ?
Et comme il y a toujours, et même de plus en plus, pénurie d'organes, ne risque-t-on pas de voir s'instaurer une 'marchandisation' de la transplantation? Si les organes donnés ont une valeur humaine, pourquoi ne pourraient-ils pas être vendus et acquérir ainsi une valeur marchande ? Mais si cette idée répugne à l'esprit, comment rechercher plus activement des organes, tout en évitant ou interdisant leur vente et leur achat ?
Espoir, désespoir
Ces questions, le sociologue Philippe Steiner, de la Sorbonne, les pose avec beaucoup d'acuité et de profondeur dans son livre La transplantation d'organes : Un commerce nouveau entre les êtres humains, paru aux éditions Gallimard.
Certaines personnes, note-t-il, avancent qu'avec une approche mercantile du domaine, on pourrait trouver plus de greffons, diminuer les coûts de santé et sauver davantage de vies. Ces personnes préconisent donc de mettre en place un marché des organes destinés à la transplantation.
Philippe Steiner s'oppose à cette dérive. On ne peut pas faire n'importe quoi, n'importe comment, sous prétexte qu'on va aider certains malades à guérir ou à vivre plus longtemps, dit-il en substance.
Par exemple, on ne saurait accepter un commerce (un trafic?) d'organes entre donneurs pauvres et receveurs riches. On ne peut accepter que s'organise ce qu'il appelle 'une traite de transplantation', comme on a déjà eu la traite des Noirs.
Avec beaucoup d'à propos, il rappelle aussi qu'on ne peut céder aux mirages de la 'thérapeutique du désespoir', cette approche qui justifie n'importe quelle sorte de procédure médicale ou chirurgicale, même la plus incertaine ou étrange, sous prétexte qu'on n'a rien d'autre à offrir à des patients désespérés.
Cette remarque, soit dit en passant, n'est pas seulement valable pour les greffes : elle l'est tout autant pour des maladies graves contre lesquelles on n'a pas de traitement curatif."
http://virginielejeu.com/nouvelles/carnets/2011/02/04/132247.shtml?auteur=2091

Du tissu hépatique à partir de cellules de foie

"Des chercheurs de la Clinique universitaire de Hambourg-Eppendorf ont pu obtenir du tissu hépatique à partir d’une culture de cellules de foie humain cultivées dans une matrice autodégradable.
Cette matrice, faite en matériau semblable à du fil de suture chirurgicale résorbable, a permis aux hépatocytes de se former en amas tissulaires réagissant comme du tissu hépatique normal.
Jusqu’ici, les cellules étaient isolées et congelées, ce qui altérait leur état et donnait des résultats de transplantation médiocres.
Les patients atteints de maladies métaboliques hépatiques et d’insuffisance hépatique pourraient recourir à une transplantation de tissu hépatique plutôt qu’à une transplantation de foie.
Cette nouvelle technique permettrait de sauver plusieurs patients à partir d’un seul foie et ouvre de nouvelles perspectives thérapeutiques."
Bulletins-electroniques.com 27/01/11
http://www.genethique.org/revues/revues/2011/Fevrier/10_02_11.html#3

L'ADMD à l'hôpital Georges-Pompidou

"Une convention entre l’hôpital européen Georges-Pompidou (HEPG) et l’association pour 'le droit de mourir dans la dignité' (ADMD) a été signée, autorisant cette dernière à entrer en contact avec les patients hospitalisés en fin de vie.
Bien qu’elle n’ait rien d’inégale, cette signature faite en toute discrétion a indigné les médecins qui ont demandé, en urgence, une réunion avec la direction.
'Ce qui me choque, et nous sommes nombreux, c’est l’opacité totale dans laquelle cette convention a été signée. La moindre des choses aurait été d’organiser un débat avec les soignants. Pourquoi offre-t-on une tribune à l’ADMD et seulement à elle ? Ce n’est même pas une association comme les autres !' s’indigne Nicole Pélicier, psychiatre au pôle cancérologie.
L’ADMD, qui fait partie depuis 2006, de la liste des associations de patients autorisés à siéger, est considérée comme 'intrus' dans cette liste. Cette autorisation avait déjà provoqué la colère de nombreux médecins qui jugent l’ADMD plus comme un groupe de lobbying politique qu’une association de patients.
Pour le porte parole de l’HEPG, il n’existe pas de risque de dérive : 'l’intervention de l’ADMD auprès des patients est clairement cadrée. Il est convenu dans la convention qu’elle tienne une permanence d’information une fois par mois, et principalement pour les informer sur les dispositions de la loi Leonetti' qui limite l’acharnement thérapeutique.
Mais les médecins craignent que cette association pro-euthanasie, qui juge cette loi insuffisante, aille plus loin avec les patients mais aussi avec le personnel."
Le Parisien (Alexandra Echkenazi) 09/02/11 - La Croix 10/02/11
http://www.genethique.org/revues/revues/2011/Fevrier/10_02_11.html#3

Réflexions sur la greffe cardiaque à la Réunion

http://www.cardioblog.fr/Greffes/Sommaire.html

Greffes : avancées techniques

"Le Figaro publie un dossier sur les progrès techniques notables effectués dans le domaine des greffes d'organes. En 2010, 4705 greffes d'organes ont été réalisées et plus de 14 400 personnes auraient eu besoin d'une greffe. Le Dr. Alain Atinault, directeur de la direction opérationnelle du prélèvement et de la greffe à l'Agence de la biomédecine, explique que le 'don d'organes n'est possible que dans les cas de décès bien particuliers, car il ne faut pas que les organes aient souffert'. Ainsi, le prélèvement est souvent effectué sur des défunts en état de mort encéphalique mais ils constituent moins de 1% des décès à l'hôpital. Des alternatives se développent comme le prélèvement sur des donneurs décédés après arrêt cardiaque (Cf. Synthèse de presse du 24/03/10) ou à partir de donneurs vivants. Pour ceux qui ne veulent pas donner leurs organes après leur mort, un registre national de refus existe. Il arrive que les proches d'un défunt refuse tout prélèvement faute de connaître la volonté de ce dernier ou par ignorance de la façon dont se déroule le prélèvement.
Aujourd'hui, tout est mis en oeuvre pour optimiser le recueil des précieux greffons. Plusieurs pistes sont évoquées. D'abord, celle de prélever tous les organes sur un donneur, et pas uniquement son rein et son foie. Le Dr. Atinault précise que 'l'âge du donneur n'est pas un frein' contrairement aux idées reçues. 'C'est vraiment l'état des organes qui compte'. Une deuxième piste consiste dans une meilleure préservation des greffons prélevés. Le Dr. Corinne Antoine, spécialisé dans la greffe de reins à l'hôpital Saint-Louis, explique qu' 'à la mort d'un donneur, ses organes subissent de nombreuses altérations [...] Or le transport classique - à 4°C dans un liquide de conservation - augmente les risques de séquelles'. Toutefois des 'machines capables de maintenir l'organe dans des conditions aussi physiologiques que possible sont actuellement en cours d'évaluation' : elles permettent de s'assurer que les organes sont bien fonctionnels. Dans les années qui viennent, ces machines pourraient éventuellement traiter certaines altérations d'un organe qui ne pourrait être greffé tel quel. Une troisième piste est de préserver au maximum le greffon pendant et après l'intervention chirurgicale. La greffe pulmonaire a par exemple 'largement bénéficié de l'oxygénation extracorporelle (ECMO), ces dernières années. Contrairement à la circulation extracorporelle (CEC) [...] cette technique de suppléance des fonctions pulmonaires est beaucoup mieux tolérée. Utilisée pendant et après l'intervention, l'ECMO permet au nouveau poumon greffé de récupérer plus vite et cela se traduit concrètement par un meilleur taux de survie à un an' indique le Dr. Stern. La dernière piste consiste à trouver de nouveaux immunosuppresseurs moins toxiques pour les patients greffés. Les traitements visant à empêcher le rejet de l'organe greffé sont toxiques pour les reins en plus d'augmenter 'les risques d'infections et de cancers, car ils agissent sur l'ensemble du système immunitaire et pas seulement sur les cellules qui reconnaissent le greffon comme un corps étranger'. Des progrès sont déjà là et dans les années à venir des avancées permettront de cibler mieux l'action des immunosuppresseurs."
Le Figaro (Dr. Szapiro-Manoukian) 07/02/11
http://www.genethique.org/revues/revues/2011/Fevrier/07_02_11.html#2

Un docu-fiction sur la greffe cardiaque

Une histoire de solidarité France 2 diffuse le 8 février « Un cœur qui bat », le premier documentaire-fiction sur l’histoire de la greffe cardiaque à travers celle de Maud, la transplantée, et de Julien, le donneur.
Le Quotidien du Médecin du 07/02/2011

L'Allemagne veut relancer le don d'organes

Frank-Walter Steinmeier, ancien ministre des Affaires étrangères, a donné l'un de ses reins à son épouse, une opération qui avait fait la Une des journaux.

"Les deux principaux partis de droite et de gauche, l'Union démocrate-chrétienne (CDU) de la chancelière Angela Merkel et le Parti social-démocrate (SPD) souhaitent que les Allemands prennent position, pour ou contre un don de leurs organes. 'Les citoyens doivent être confrontés une fois dans leur vie à cette question', justifie Volker Kauder, président du groupe parlementaire CDU.

Le vœu exprimé serait enregistré dans la puce électronique des cartes d'identité ou des permis de conduire, et pourrait être modifié à tout moment. Cette possibilité doit encore être étudiée à la chambre des députés avant qu'éventuellement une proposition de loi ne soit déposée.
Mais le débat actuel pourrait redonner espoir aux quelque 12 000 personnes en attente de greffe et contraintes de patienter de cinq à six ans pour une greffe de reins, par exemple. 'On sait désormais avec mon cas personnel que beaucoup de gens souffrent, que certains meurent parce qu'il n'y a pas assez de dons d'organes', a expliqué l'ancien ministre des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, en défendant l'idée d'une reforme. En septembre dernier, il a donné l'un de ses reins à son épouse gravement malade. Ce don, très médiatisé, l'a conduit à se retirer de la vie politique durant plusieurs mois. "
http://www.lessentiel.lu/fr/news/story/L-Allemagne--veut-relancer-le-don-d-organes-20518798

L'Agence de la biomédecine (ABM) et la recherche sur l'embryon humain

"Le moratoire de 5 ans autorisant, à titre dérogatoire, la recherche sur l'embryon humain prendra fin le 6 février 2011. La discussion parlementaire sur le projet de loi de bioéthique débutant le 8 février 2011, la question de la recherche sur l'embryon humain ne sera pas résolue avant la fin du régime dérogatoire. L'Agence de la biomédecine (ABM) qui délivre les autorisations de recherche sur l'embryon humain et les cellules souches embryonnaires humaines ne pourra plus accepter de nouvelles demandes à partir du 6 février 2011 mais les recherches déjà commencées 'peuvent se poursuivre normalement' précise l'Agence.
Selon La Croix, cette situation ne serait que provisoire : lors d'une récente réunion entre les ministères de la recherche et de la santé, 'il a été décidé qu'une instruction [...] serait envoyée à l'ABM pour qu'elle continue à instruire les dossiers'. Cela permettrait donc à l'ABM de poursuivre la réception et l'étude des demandes des équipes voulant commencer une recherche sur l'embryon humain.
Toutefois, l'ABM dispose d'un délai de 4 mois pour faire part de sa décision aux demandeurs : la délivrance des autorisations ne sera pas possible si la loi n'est pas votée entre-temps.
Après la discussion du projet de loi à l'Assemblée nationale le 8 février et son examen en première lecture au Sénat au plus tôt en avril, le texte sera revu par les deux chambres. La nouvelle loi de bioéthique pourrait donc ne pas être adoptée avant juillet 2011."
La Croix (Marianne Gomez) 04/02/11
http://www.genethique.org/revues/revues/2011/Fevrier/04_02_11.html#1

Loi de bioéthique : approche du débat parlementaire

"Le 8 février 2011 à l'Assemblée nationale aura lieu le débat sur le projet de loi de bioéthique. Si la gauche défend globalement des positions très libérales en matière de bioéthique, malgré quelques exceptions comme la question des mères porteuses (...), la droite, qui fait figure d'arbitre, apparaît divisée.
A gauche se distinguent les figures d'Alain Claeys (PS) et de Noël Mamère (Verts). Alain Claeys, président de la mission d'information parlementaire sur la révision des lois de bioéthique, se positionne pour les options les plus libérales. Noël Mamère est symptomatique d'une gauche qui sur les sujets de bioéthique 'surfe sur l'émotion en refusant de voir les questions éthiques qui se cachent derrière'. Favorable à la gestation pour autrui, il considère que 'les progrès de la médecine peuvent en effet ouvrir la voie à un droit à l'enfant'.
Parmi les députés de la majorité se détachent Jean Leonetti et Hervé Mariton. Rapporteur de la mission d'information parlementaire, Jean Leonetti est opposé aux mères porteuses mais s'est clairement prononcé pour une libéralisation de la recherche sur l'embryon humain. Il déclarait en effet dans le Journal du dimanche qu'il est 'urgent d'autoriser la recherche sur l'embryon non destiné à naître, de (la) permettre une bonne fois pour toutes, en mettant à bas le système actuel de dérogations' (Cf. Synthèse de presse du 08/11/10). Hervé Mariton plaide pour le maintien de l'actuel système d'interdiction de la recherche sur l'embryon humain avec un régime strict de dérogations. Il souhaite aussi que 'l'Agence de la biomédecine (ABM) - à qui est laissé le soin d'accorder ces dérogations - soit davantage contrôlée par la représentation nationale' (...).
Notons qu'une pétition citoyenne signée par plus de 10 000 personnes et demandant un moratoire sur la recherche sur l'embryon humain a été lancée par Stanislas de Larminat (...). 'Pourquoi la France ne donnerait-elle pas l'exemple au monde ? Progrès doit-il forcément rimer avec transgression ?' interroge-t-il. "
http://www.genethique.org/revues/revues/2011/Fevrier/03_02_11.html

Mon commentaire :
Merci Docteur Jean Leonetti pour votre prise de position sur la question de la recherche sur l'embryon humain.