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Congrès sur les greffes d’organes : intervention de Benoît XVI

"Au cours du congrès de l’Académie Pontificale pour la Vie qui a eut lieu à Rome du 6 au 8 novembre dernier sur le thème : 'Un don pour la vie. Considérations sur le don d’organes', le pape a souligné l’importance du don et du fait d’être conscient de sa valeur, car la personne destinataire reçoit 'un don qui va au-delà du bénéfice thérapeutique', et cela doit susciter en elle 'une réponse aussi généreuse, afin de promouvoir la culture du don et de la gratuité'. Benoit XVI a rappelé que ces dons d’organes ne peuvent entrer dans la logique du marché, le corps ne pouvant être considéré comme un simple objet.

Concernant la constatation de la mort et le don d’organes vitaux (cf. synthèse de presse du 04/11/2008), Benoit XVI a rappelé que le consentement informé est la condition nécessaire pour que 'la greffe ait la caractéristique d’un don'. Les organes vitaux peuvent être prélevés uniquement ex cadavere. Les résultats obtenus pour établir un critère de déclaration de mort doivent recevoir 'un consensus de la communauté scientifique toute entière pour favoriser la recherche de solutions qui donnent certitude à tous'. Certitude qui, si elle n’est pas atteinte doit laisser prévaloir le principe de précaution."

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Zenit 07/11/08 – La Croix 10-11/11/08

2 commentaires:

Catherine a dit…

"Vatican: Pope condemns organ transplant abuses as ‘abominable’"

Vatican City, Nov 7, 2008 / 11:54 am (CNA).- "The Holy Father praised the generosity involved in the donation of organs or tissues and condemned the abuses in the transplant and trafficking of organs as he addressed an international congress on organ donation in Rome today.

Pope Benedict began his address to the conference entitled, 'A Gift for Life. Considerations on Organ Donation.' by applauding the great advances of medical science in the realm of issue and organ transplants. Though these measures give hope to people who are suffering, he lamented the problem of a limited availability of organs, as evidenced 'in the long waiting lists of many sick people whose only hopes of survival are linked to a minimal supply which in no way corresponds to effective need.'

Despite the fact that the supply of organs is limited, the Pontiff emphasized that people can only donate, 'if the health and identity of the individual are never put at serious risk, and always for morally-valid and proportional reasons. Any logic of buying and selling of organs, or the adoption of discriminatory or utilitarian criteria ... is morally unacceptable,' he stressed.

The Pope went on to address abuses in the transplant plant of organs and tissues such as organ trafficking, which often affect innocent people such as children. These abuses, he said, 'must find the scientific and medical community united in a joint refusal. These are unacceptable practices which must be condemned as abominable.'

Pope Benedict also strongly criticized the idea of creating human embryos for organ harvesting. 'The same ethical principle must be reiterated when it is suggested that human embryos be created and destroyed for therapeutic purposes. The very idea of considering the embryo as therapeutic material contradicts the cultural, civil and ethical foundations upon which the dignity of the person rests.'

The Holy Father then spoke about the necessity of informed consent being 'a precondition of freedom,' ensuring 'that transplants have the nature of a gift and are not interpreted as acts of coercion or exploitation.'

He then recalled the dignity of a dead persons reminding the congress that 'vital organs must not be removed save from a dead body, which also has a dignity that must be respected. Over recent years science has made further progress in ascertaining the death of a patient. ... In an area such as this, there must be no suspicion of arbitrariness, and where certainty has not been reached the principle of precaution must prevail.'

The Pope also spoke to organ recipients saying that they 'should be aware of the value' of the donation. 'They are recipients of a gift that goes beyond its therapeutic benefit. What they receive, in fact, ... [it] is a testimony of love, and this must arouse an equally generous response so as to enhance the culture of giving and gratuity.'

Transplants, 'require all sides to invest every possible effort in formation and information, so as increasingly to awaken consciences to a problem that directly affects the lives of so many people,' the Holy Father concluded. 'It is important, then, to avoid prejudices and misunderstandings, to overcome diffidence and fear replacing them with certainties and guarantees, so as to create in all people an ever- greater awareness of the great gift of life.'"

Source:
http://www.catholicnewsagency.com/new.php?n=14270

Catherine a dit…

http://eucharistiemisericor.free.fr/index.php?page=1111083_don_organes

"Benoît XVI : le corps ne pourra jamais être considéré comme un simple objet"

Synthèse du discours du Saint-Père :

Le 11 novembre - Eucharistie Sacrement de la Miséricorde - "'Le don d’organes est une forme particulière de témoignage de la charité', déclare le Pape Benoît XVI, s’adressant aux participants au Congrès International organisé par l’Académie pour la Vie, en collaboration avec le Fédération Internationale des Associations Médicales Catholiques et le Centre National 'Trapianti', qui s’est tenu sur le thème suivant : 'Un don pour la vie. Considérations sur le don d’organes'. Ils ont été reçus en audience par le Saint-Père le 7 novembre en fin de matinée.

'Les greffes de tissus et d’organes, représentent une grande conquête de la science médicale, et sont certainement un signe d’espérance pour de nombreuses personnes qui se trouvent dans des situations cliniques graves et parfois extrêmes' a déclaré le Saint-Père en parlant aussi de 'la longue liste d’attente de nombreux malades, dont les seules possibilités de survie sont liées aux petit nombre d’offrandes qui ne correspondent pas aux besoins objectifs'. Puis il a déclaré : 'Qu’il n’arrive pas que la multiplication des demandes de greffe n’en vienne à changer les principes éthiques qui sont à sa base. Comme je l’ai déclaré dans ma première Encyclique, le corps ne pourra jamais être considéré comme un simple objet ; la logique du marché, autrement, aurait l’avantage. Le corps de chaque personne, avec l’esprit qui est donné à chacun personnellement, constitue une unité indivisible dans laquelle est imprimée l’image de Dieu lui-même. Ne pas tenir compte de cette dimension amène à des perspectives incapables de saisir la totalité du mystère présent en chacun.'

Le Saint-Père a indiqué que c’était à la première place que devait toujours se trouver 'le respect pour la dignité de la personne, et la protection de son identité personnelle. Pour ce qui concerne la technique de la greffe des organes, cela veut dire que l’on peut les donner seulement si cela ne représente jamais un péril sérieux pour sa propre santé et pour sa propre identité, et toujours pour un motif moralement valable et proportionné. Des logiques éventuelles de ventes des organes, mais aussi l’adoption de critères discriminatoires ou utilitaristes, détonneraient tellement avec la signification qui est à la base du don, qu’elles se mettraient elles-mêmes hors jeu, en se qualifiant comme étant des actes moralement illicites. Les abus dans les greffes et leur trafic, qui touchent souvent des personnes innocentes comme les enfants, doivent trouver la communauté scientifique et médicale fortement unie pour les refuser comme étant des pratiques inacceptables. Elles doivent donc être condamnées de manière ferme comme étant abominables. Il faut rappeler le même principe éthique quand on veut arriver à la création et à la destructions d’embryons humains destinés à un but thérapeutique'.

Du moment que, souvent, la greffe d’organes provient d’un geste de totale gratuité de la part des parents des malades dont la mort a été vérifiée, le Saint-Père a déclaré : 'Dans ces cas, le consentement conscient est une condition préalable de liberté, pour que la greffe ait la caractéristique d’un don, et ne soit pas interprétée comme un acte coercitif ou d’exploitation. Il est utile de rappeler, en tous cas, que chacun des organes vitaux ne peut être prélevé que sur un cadavre, qui possède par ailleurs aussi sa propre dignité qu’il faut respecter. La science, durant ces années, a fait de nouveaux progrès pour s’assurer de la mort du malade. Il est donc bien que les résultats obtenus reçoivent le consentement de la communauté scientifique tout entière, afin d’aider à la recherche de solutions qui donnent une certitude à tous. Dans un domaine comme celui-ci, en effet, il ne peut y avoir le plus petit doute d’arbitraire, et, là où la certitude n’est pas encore atteinte, doit prévaloir le principe de précaution'.

Après avoir souhaité le développement de la recherche et de la réflexion interdisciplinaire 'de manière telle que l’opinion publique elle aussi soit placée devant la vérité la plus transparente sur les implications anthropologiques, sociales, éthiques et juridiques de la pratique de la greffe', le Saint-Père a rappelé : dans ces cas 'le critère principal qui doit toujours prévaloir, est le respect pour la vie du donateur, en sorte que le prélèvement des organes soit permis seulement en présence de sa mort réelle. L’acte d’amour qui s’exprime par le don de ses propres organes vitaux, demeure comme un témoignage authentique de charité qui sait regarder au-delà de la mort pour que la vie puisse vaincre. La voie maîtresse à suivre, jusqu’à ce que la science parvienne à découvrir des formes nouvelles éventuelles et plus perfectionnées de thérapie, devra être la formation et la diffusion d’une culture de solidarité qui s’ouvre à tous sans exclure personne. Une médecine des greffes correspondant à une éthique du don, exige de la part de tous, l’engagement à investir tout effort possible dans la formation et dans l’information, afin de sensibiliser toujours plus les consciences vers un problème qui touche directement la vie de nombreuses personnes'."