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13 687 patients en attente d’une greffe d’organe en France

"Lors du congrès bi-annuel de la Société européenne de transplantation d’organes, l’Agence de biomédecine a indiqué qu’en 2008, 13 687 patients étaient en attente de transplantation d’organe. Et plus de 200 sont décédés fautes de greffe. Selon l’Agence, 4 600 greffes sont pratiqués chaque année grâce à près de 1 500 donneurs. Au rythme actuel des dons, il faudrait donc trois ans pour épuiser le 'stock' de patients en attente. Les responsables de l’Agence de biomédecine ont proposé plusieurs mesures pour réduire la pénurie de dons. Parmi celles-ci, une plus grande attention au repérage des donneurs potentiels dans les hôpitaux [1], une meilleure communication en direction du public sur le don d’organes, et une action d’explication plus forte en direction des familles de donneurs potentiels. L’Agence estime enfin qu’il faut élargir le champ des donneurs, par exemple en prélevant des organes sur des donneurs décédés d’arrêt cardiaque, ce qui n’est pas le cas actuellement."

[1] Une enquête menée en 2003 dans les services de réanimation des hôpitaux de Rouen et du Havre montrait que, si 77 % des personnes décédées étaient des donneurs potentiels, 46 % n’avaient pas été signalées comme tels.
Le site de l’Agence de biomédecine : www.agence-biomedecine.fr
Le site de la Fédération des Associations pour le Don d’organes et de Tissus humains : www.france-adot.org

http://www.viva.presse.fr/13-687-patients-en-attente-d-une_12465.html

1 commentaire:

Catherine a dit…

"Dans le cadre du 14ème Congrès de la Société européenne de transplantation d'organes (ESOT), à Paris, les professeurs Charpentier et Lebranchu ont proposé dix mesures pour augmenter de 10 pour cent le nombre de transplantations d'organes en France. Ces dix mesures visent à baisser le refus familial et à élargir le champ des donneurs, grâce à trois grands points : plus d'efficacité des équipes médicales, diversifier le prélèvement d'organes, et améliorer l'acceptation du don d'organes. Sur les 13.687 malades nécessitant une greffe en 2008, 222 sont décédés faute d'être greffés à temps, selon des chiffres de l'agence de biomédecine publié en mars 2009.

Les professeurs Charpentier et Lebranchu, respectivement directeur du département de néphrologie, de dialyse et de transplantation du CHU de Kremlin-Bicêtre et directeur de néphrologie et d'immunologie clinique du CHU de Tours, estiment que l'écart se creuse entre le nombre de greffes réalisées et les malades qui en auraient besoin.

Les dix mesures présentées devraient contribuer à résoudre deux problèmes majeurs : réduire le refus familial, et élargir le champ des donneurs. Faire baisser le taux de refus familial de 30 à 20 pour cent permettrait de retrouver 500 greffons supplémentaires, selon ces deux experts.

Concernant l'augmentation du nombre de donneurs, développer rapidement un prélèvement sur un donneur décédé par arrêt cardiaque pourrait augmenter le nombre de greffons.

Les dix mesures présentées visent à améliorer trois points : renforcer l'efficacité des équipes médicales, élargir le champ des organes prélevés, et améliorer l'acceptation du don d'organes.

Pour optimiser l'efficacité des équipes médicales, les deux professeurs proposent tout d'abord de mettre en place dans chaque hôpital un coordinateur chargé de recenser les décès par mort encéphalique, une mort survenue à la suite d'un accident vasculaire cérébral ou d'un traumatisme crânien, pour connaître précisément le nombre de ce type de morts en France.

Les professeurs proposent aussi de remédier à la disparité de prélèvements d'organes de différents établissements d'une même région, en valorisant les établissements qui prélèvent le plus.

Ils proposent aussi de favoriser les avancées technologiques et de soutenir financièrement les programmes de recherche sur le prélèvement et la transplantation.

Autre grand point à améliorer : élargir le champ des organes prélevés, notamment en optimisant la qualité des greffons prélevés. Les deux professeurs proposent pour cela de généraliser l'usage des machines de perfusion pour les greffons dits 'marginaux'.

Ils proposent également de développer la possibilité de réaliser des prélèvements sur des patients décédés par arrêt cardiaque, ainsi que d'augmenter les prélèvements réalisés sur des donneurs vivants.

Enfin, les deux professeurs désirent améliorer l'acceptation du don d'organes. Pour cela, ils proposent d'informer le grand public aux enjeux du don d'organes, pour diminuer le taux de refus. Ils prévoient aussi de dispenser une information sur le prélèvement et la transplantation d'organes, au collège, pour sensibiliser les plus jeunes.

Ils proposent également de rendre l'accueil médico-psychologique plus humain et d'améliorer la prise en charge des familles.

Enfin, ils envisagent de faire signer un appel en faveur du développement du don d'organes aux députés et aux sénateurs."

Source :
http://www.larep.com/bien_etre-12377.html