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"Comment limiter la pénurie d'organes disponibles en France ?"

"Les experts proposent des pistes. Les prouesses techniques réalisées ces derniers mois en matière de greffes du visage, en particulier en France, ne sauraient masquer cette réalité : aujourd'hui en France, les dons d'organes ne suffisent pas à combler les besoins des patients. En 2008 par exemple, sur 13 687 malades qui nécessitaient une greffe, 222 d'entre eux sont décédés, faute de pouvoir en bénéficier à temps. Et ce, alors même qu'entre 2000 et 2008, le nombre de greffes s'est accru de 40 pour cent, notamment grâce à une meilleure coopération interhospitalière et au développement de l'Agence de Biomédecine.

En 2008 par exemple, sur 13 687 malades qui nécessitaient une greffe, 222 d'entre eux sont décédés, faute de pouvoir en bénéficier à temps.
Durant le 14e congrès de la Société européenne de transplantation d'organes (ESOT) qui vient de s'achever à Paris, le Pr Charpentier, chef du service de dialyse au CHU de Kremlin-Bicêtre (93), rappelait qu'il suffirait de faire baisser le taux de refus de 30 pour cent à 20 pour cent, pour trouver environ 500 greffons supplémentaires. Il faut en effet savoir que, en cas de décès par mort encéphalique, le refus des familles atteint 30 à 35 pour cent en France, contre 17,5 pour cent en Espagne par exemple.

C'est pourquoi les deux présidents de l'ESOT (le Pr Chaprentier et le Pr Lebranchu, chef de néphrologie au CHU de Tours) avancent 10 propositions précises :
1. Mettre en place dans chaque hôptial un coordinateur pour rencenser les décès par mort encéphalique.
2. Mesurer la disparité existant entre les établissements et/ou entre les régions dans le domaine des prélèvements et essayer d'expliquer ces disparités.
3. Soutenir financièrement les programmes de recherches sur les transplantations.
4. Optimiser la qualité des greffons prélevés.
5. Développer la possibilité d'effectuer des prélèvements sur des patients décédés par arrêt cardiaque.
6. Améliorer l'information apportée aux familles.
7. Mener des actions de sensibilisation du grand public, sur la durée.
8. Développer de façon systématique des infomrations dans les collèges
9. Rendre plus humain l'accueil médico-psychologique et la prise en charge des familles.
10. Faire signer un appel solennel en faveur du développement du don d'organes aux députés et aux sénateurs."

Source :
http://www.lexpress.fr/actualite/sciences/sante/10-mesures-pour-augmenter-les-transplantations_784236.html

2 commentaires:

Catherine a dit…

"Selon l'Agence de la biomédecine, 13.687 patients étaient en attente de transplantation d'organe en 2008 et 222 sont décédés faute d'être greffés à temps. Par an, les prélèvements, eux, se maintiennent autour de 1.500 donneurs et l'activité est d'environ 4.600 greffes. Ces chiffres ont été rappelés hier, à l'occasion du congrès bi-annuel de la Société européenne de transplantation d'organes, dont la 14e édition rassemble actuellement 4.000 experts, pour la première fois à Paris. Les professeurs Bernard Charpentier (hôpital Bicêtre) et Yvon Lebranchu (CHU de Tours), qui coprésident cette manifestation, en ont profité pour présenter dix mesures qui, selon eux, permettraient d'augmenter de 10 % le nombre de transplantations.

Pour ces deux experts, "les avancées thérapeutiques rendent encore plus douloureuse la pénurie d'organes : un plan visant à réduire cette pénurie est nécessaire." Ils proposent notamment de mettre en place dans chaque hôpital, quelle que soit sa taille, un coordinateur chargé de recenser les décès par mort encéphalique, afin d'avoir une vision plus précise des donneurs potentiels, mais aussi de mieux comprendre les disparités régionales. Cette mesure a, selon Bernard Charpentier, rencontré un "grand succès" en Espagne. De plus, avec sa "politique volontariste", notre voisin ne serait qu'à 17,5 % de refus familial après le décès, contre 30 % en France. Or, baisser le taux de refus de 30 à 20 % permettrait de trouver environ 500 greffons. Pour y arriver, Jean-Pierre Scotti, le président de la Fondation Greffe de Vie, insiste sur le fait que la loi portant sur le consentement présumé est méconnue et que le problème n'est pas suffisamment abordé, ni en famille ni à l'école. Il y a donc urgence à communiquer plus fortement.

Les spécialistes plaident aussi pour un élargissement du champ des donneurs. Sachant que "des progrès ont été effectués aux différentes étapes de la 'chaîne' de la transplantation", a souligné l'un d'eux, "il faut développer rapidement le prélèvement sur donneur décédé par arrêt cardiaque pour se donner toutes les chances d'augmenter le nombre de greffons." Concernant le don du vivant, les experts estiment que le cadre français reste limité aux cas apparentés de manière encore trop stricte et qu'il devrait être élargi. D'autres mesures visent à optimiser l'efficacité des équipes et à favoriser les avancées technologiques."
Source :
http://www.lepoint.fr/actualites-sciences-sante/2009-09-02/greffes-d-organes-il-faut-combattre-la-penurie/1055/0/373550

Catherine a dit…

"Dix mesures pour augmenter les greffes : Alors que le nombre de patients en attente de greffe continue d’augmenter, les professeurs Bernard Charpentier et Yvon Lebranchu ont présenté au congrès de l’ESOT (European Society for Organ Transplantation) dix mesures visant à augmenter de 10 pour cent le don d’organes.

Toutes visent principalement à faire baisser le refus familial (30 pour cent lors de la mort encéphalique en France) en formant les équipes hospitalières à recueillir l’accord des proches lors de l’entretien 'post-mortem' et à élargir le cercle des donneurs d’organes.

Il souhaitent également 'développer rapidement la possibilité d’effectuer des prélèvements sur patients décédés par arrêt cardiaque' et 'augmenter les prélèvements effectués sur donneurs vivants par une simplification des procédures administratives, une modification de la loi de bioéthique permettant l’échange entre donneurs en cas d’incompatibilité.'

Les avancées médicales permettraient de développer le prélèvement d’organes sur les personnes décédées par arrêt cardiaque. Ce prélèvement n’est autorisé à ce jour qu’à titre expérimental (212 transplantations en France en 2008 contre 411 aux pays bas et 914 aux Royaume-Uni)."

Source :
Le Quotidien du Médecin (Micheline Fourcade) 07/09/09
Copyright Gènéthique 07/09/09